Blouin Patrice, ‘Une coupe du monde – Télégénie du football’.

Sortie : 2011, Chez : Actes Sud / Villa Arson. Encore un livre style thèse universitaire sur la télévision et le fouteballe. C’est assez verbeux, autosatisfait et inintéressant. On a l’impression que l’auteur s’emploie plus à trouver des mots savants qu’à analyser les complicités louches entre foot et télé, les deux monuments de la beaufitude française, voire européenne.

Thibault Matthieu, ‘La Trilogie Bowie-Eno’.

Sortie : 2011, Chez : . Rédigée comme une thèse de musicologie, c’est le déroulé des trois disques majeurs de David Bowie : Low, ‘Heroes’ et Lodger. L’auteur détaille les influences, les inspirations, les origines et les recettes de l’équipe de musiciens et de techniciens qui autour de Bowie et Eno vont jouer et produire cette trilogie qui va bouleverser le rock de la fin du XXème siècle.

Régner ou mourir

Avec constance et cynisme la famille Assad met tout en œuvre pour se maintenir au pouvoir. Au point où elle en est c’est aussi une question de survie : régner ou mourir. Soutenue sur la scène internationale par quelques puissances émergentes, effrayante pour les pays occidentaux qui n’ont pas envie d’envoyer leurs enfants mourir pour Damas, établie sur une position clé du chaudron moyen-oriental, sûre de son bon droit la famille Assad déploie ses chars contre ceux qui contestent son pouvoir.

Au passage lorsque l’occasion se présente elle règle ses comptes avec l’Occident qui s’est tant compromis avec elle depuis des décennies : on fait (ou on laisse) flinguer quelques journalistes encore présents en Syrie, on en bloque d’autres blessés à Homs afin de faire comprendre (à la France en l’occurrence) qui est le patron.

Le plus intéressant dans cette tragédie syrienne est que le monde arabe dans son ensemble a pris position contre la famille félonne. C’est une première. La famille Assad devrait logiquement tomber un jour ou l’autre et il est peu probable que les enfants de Bachar poursuivent la dynastie. Le moment venu il faudra des dirigeants visionnaires pour empêcher une épuration qui s’annonce violente, et faire rendre des comptes sereinement à Bachar, les siens et leurs affidés. Ce jour devrait venir.

Libéralisation constitutionnelle en Syrie

Le référendum organisé en Syrie proposait de modifier la constitution pour instaurer la pluralité politique et supprimer la prééminence du parti Baas. Il a été adopté. Cela ne peut pas faire de mal mais si c’est toujours la famille Assad qui est chargé de mettre en œuvre ces évolutions politiques cela risque de prendre un peu de temps…

MM. Dray et Emmanuelli veulent plus de dettes publiques

Très intéressant le site web de l’assemblée nationale, on y voit les noms des votants en scrutin public. Tout citoyen électeur devrait le consulter régulièrement. C’est ainsi que le vote du mécanisme européen de stabilité (MES) a été adopté malgré l’abstention du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, et le vote contre de Julien Dray et Henri Emmanuelli. Ces bonnes âmes veulent renégocier ce mécanisme avec les 26 autres pays si François Hollande est élu président, ils veulent y ajouter le concept de croissance, comme toujours.

Extrait du texte adopté :

Le MES a pour but de mobiliser des ressources financières et de fournir, sous une stricte conditionnalité de politique économique, adaptée à l’instrument d’assistance financière choisi, un soutien à la stabilité de ses membres qui connaissent ou risquent de connaître de graves problèmes de financement, si cela est indispensable pour préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble et de ses États membres. À cette fin, il est autorisé à lever des fonds en émettant des instruments financiers ou en concluant des accords ou des arrangements financiers ou d’autres accords ou arrangements avec ses membres, des institutions financières ou d’autres tiers (article 3).

En premier lieu, le MES ne pourra fournir à un État membre du MES un soutien à la stabilité que « si cela est indispensable pour préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble et de ses États membres ». Ce soutien à la stabilité est subordonné à une stricte conditionnalité, adaptée à l’instrument d’assistance financière choisi. Cette conditionnalité peut prendre la forme, notamment, d’un programme d’ajustement macroéconomique, ou de l’obligation de continuer à respecter des conditions d’éligibilité préétablies (article 12-1).

Les pertes éventuelles sont couvertes, par ordre de priorité : (i) par le fonds de réserve, (ii) par le capital appelé, et enfin (iii) par un montant approprié de capital appelable, qui sera appelé en conséquence.

En gros, rien de bien illégitime : ceux qui prêteront (les contribuables des Etats) sont ceux qui paieront en cas de pertes éventuelles. Il est donc prévu une stricte conditionnalité avant de prêter.

Il y a toujours quelqu’un qui paye la dette

Les journalistes nunuches à la Stéphane Paoli sur France Inter continuent à gloser sur le sort de la Grèce et échafauder des solutions de café du commerce. Ils constatent que ce pays est surendetté et aura du mal à payer ce qu’il doit à ses créanciers, ils abjurent avec naïveté les gouvernants européens d’abandonner leurs créances mais sans expliquer comment celles-ci seront finalement couvertes ! Car la dette, hélas, est un jeu à sommes nulles, et si la Grèce ne paye pas d’autres vont payer à sa place.

Les 100 milliards d’euros qui ont été annulés par les banques privées vont être payés par leurs actionnaires et bien sûr aussi par leurs consommateurs qui voient les taux de leurs crédits augmenter. Les prêts du Fonds monétaires international et Etats européens à la Grèce s’ils ne sont pas remboursés seront donc payés par les contribuables des pays prêteurs. C’est ainsi. 230 milliards d’euros divisés par 250 millions de citoyens européens cela fait 920 euros par personne, voilà ce que coûterait l’effacement de la dette grecque.

Et puis ce qu’oublie aussi de préciser les nunuches des plateaux médias c’est qu’un créancier une fois qu’il a été planté par son débiteur, va hésiter à prêter de nouveau, évidemment. Les banques privées à qui l’on vient de tordre le bras vont probablement y regarder à deux fois avant de remettre la main à la poche.

Aurevoir Borloo

La baudruche Proglio / Borloo (Lire : Bataille de potaches) s’avachit en un pet de lapin dans un bel ensemble de démentis. En tout cas cela ne se fera pas pour le moment et sans doute jamais si la gauche l’emporte aux élections présidentielles. Dans une telle hypothèse le Proglio (62 ans) peut sans doute numéroter ses abattis. Quant à Borloo (60 ans), c’est un vieux grognard de la politique et des affaires françaises, il rebondira et trouvera toujours une soupe où aller tremper sa cuillère.

La presse est assez unanime pour dire que quelque chose se tramait sur cette cabale Véolia. Comment savoir mais que ce soit vrai ou faux ce sera porté au débit de Sarko l’agité car même s’il ne l’a pas fait, tout le monde sait qu’il aurait été capable de le faire…

En parlant de soupe d’ailleurs, il y a deux nouveaux convives autour de l’écuelle de l’UMP : Hervé Morin, centriste-ennuyeux, et Nicolas Nihous, représentant des chasseurs.

Snipper : un drôle de métier !

Le métier de snipper relève tout de même d’une drôle de vocation : on en a vu à l’œuvre dans les ruines de Stalingrad assiégée, c’était sans doute pour la bonne cause (au moins pour les russes), mais on en voit désormais de plus en plus dans les guerres civiles. Sarajevo fut un point d’orgue en la matière où des crétins planquaient des jours entiers dans des étages d’immeuble pour prendre des rues en enfilade et tirer sur tout ce qui bouge. Il y a eu la Lybie et c’est maintenant à Homs en Syrie qu’ils exercent leurs talents.

Il faut quand même avoir les neurones bizarrement disposés pour faire le boulot de snipper contre une population en générale civile. Il faut sans doute aimer, non seulement tuer, mais surtout terroriser les siens. Ce doit vraiment être un job pour psychopathe ! Mais a priori il y a de la demande pour ces postes.

Bataille de potaches

La rumeur journalistique annonce ce matin que Proglio (pédégé d’EDF et ancien pédégé et Véolia) aurait pris la tête d’une cabale, avec le soutien de Sarko l’agité, pour avoir la tête de son successeur chez Véolia et y faire nommer à la place… on vous le donne en mille… Jean-Louis Borloo !

Borloo président de Véolia c’est un peu comme si l’on désignait Christine Boutin à la tête de Goldman Sachs, ou Jean Sarkozy à la tête de l’Eepad ! Il est gentil le Borloo mais il n’a jamais dirigé une entreprise au-delà de son cabinet d’avocats et il ne connaît sans doute le monde des affaires qu’à travers celles de Bernard Tapie qu’il a défendu des années durant. Tout ceci est hautement risible, pourvu que cela ne soit que blague de potache.

La campagne de doite

Sarkozy et l’UMP placent leur campagne électorale sous le signe du peuple pour contourner les corps intermédiaires quand ils ne donnent pas satisfaction. Allez-y franco, plus c’est gros plus ça passe !

Alain Carignon, repris de justice, fait partie de l’équipe de Sarkozy, officieusement, discrètement, mais on le voit tout de même subrepticement dans des reportages à la télévision sur l’UMP. Il doit bien servir à quelque chose et pas uniquement à servir le café. Il se dit que même au cœur de sa tragédie judiciaire Sarkozy continuait à lui manifester sa sympathie. Cette fidélité est respectable mais il n’était peut-être pas indispensable de le faire revenir en politique.

A l’image du personnage

Ça c’est l’organigramme de campagne de Hollande… Complexe et sans doute pas facile à gérer, la plupart des quadra-quinquas du socialisme et de l’écologie sont présents, ce sont sans doute les futurs responsables d’un gouvernement Hollande s’il était élu. On y retrouve quelques vieux caïmans qui nagent dans le marigot depuis très longtemps : Jack Lang (73 ans), Jean-Michel Baylet (65 ans), Gérard Collomb (64 ans), Jean-Yves Le Drian (64 ans), Daniel Vaillant (63 ans), Jean-Marc Ayrault (62 ans), Titine (62 ans). Il faudrait débrancher symboliquement tous les plus de 60 ans de toute fonction de responsabilité dans un futur éventuel pouvoir de gauche. Qu’on les laisse à la limite conseiller de quelque chose, s’il faut préserver leurs égos, à la rigueur, mais pas plus. La place aux jeunes !

Quelle énergie !

L’agité du bocal qui nous préside confirme qu’il est candidat pour de nouveau s’agiter durant 5 ans à la présidence de la République. Il rentre dans l’arène avec un sourire carnassier et un plaisir non dissimulé.

Les journalistes adorent ça et rivalisent d’analyses pour ne rien dire. Au milieu des tics verbaux habituels : la séquence, le clivage, la cristallisation, le marqueur ; on entend un tic de première catégorie avec un sondeur qui parle « du candidat dans sa verticalité » (c’est vrai qu’on avait déjà eu « la latéralisation politique ») ! C’est un nouveau concept que nous n’avions encore jamais approché. Tout ceci fleure bien la masturbation intellectuelle, la ventilation de gogos, le je-m’écoute-parler-parce-que-c’est-trop-bon, l’autosatisfaction mondaine, l’autoallumage du microcosme parisien-rive-gauche, bref, un immense vertige nous saisit devant ce grand vide.

Le candidat dans sa verticalité réaffirme son engagement de parler au peuple, il a son compte Facebook avec 500 000 amis, son compte Twitter avec 77 000 suiveurs, un site internet tout à sa gloire et il va faire des référendums pour contourner les parlementaires qui s’opposent et les syndicats qui sabotent.

Cela étant dit, quel énergie ce bonhomme !

L’Italie privilégie ses équilibres budgétaires à ses musculeux

L’Italie renonce à se porter candidate à l’organisation des jeux olympiques de 2020 pour cause de crise budgétaire. Il est vraiment bien ce Monti qui a remplacé le pervers transalpin aux commandes à Rome : calme, posé, rigoureux et prenant des décisions intelligentes.

La France reste à l’avant-garde des mauvais gestionnaires à poches percées avec l’organisation des mondiaux d’équitation en 2014, de la coupe d’Europe de fouteballe en 2016 et une candidature pour les jeux olympiques de d’hiver de 2018. Les deux premiers postes de dépenses sont déjà en cours, espérons qu’Annecy ne sera pas retenue pour 2018 !

Christine Boutin : pathétique !

Christine Boutin, un vrai poème, après avoir promis des révélations « nucléaires » si elle n’obtenait pas les 500 signatures lui permettant de se présenter à l’élection présidentielle, après avoir entamé la marche vers Saint-Jacques de Compostelle pour que Dieu l’aide dans cette quête de signatures, après avoir annoncé qu’elle créerait un eurofranc qui cohabiterait avec l’euro international et avec la même parité, Christine Boutin donc, s’est finalement décidée à manger dans la soupe de Sarko l’agité après l’avoir entendu dire qu’il était contre le mariage des homosexuels.

Cela veut dire que Sainte Boutin aura un maroquin de ministre si Sarkozy est réélu. Encore une bonne raison de na pas voter pour lui.

Les traders-fraudeurs jamais à court d’idées

Des traders-fraudeurs encore pris la main dans le sac des arrangements avec les règles de la libre concurrence (et accessoirement de la morale) : différentes autorités boursières aux Etats-Unis, au Japon, en Grande Bretagne et en Suisse (pour le moment) enquêtent sur des manipulations auxquelles se seraient livrées en 2008 ces traders-fraudeurs pour minorer le LIBOR (London interbank offered rate) qui est une sorte de taux de référence censé indiquer le coût de financement des banques. A l’époque le LIBOR explosait puisque par suite de la faillite de Lehman Brothers les banques ne se prêtaient plus entre elles et de ce fait il n’y avait sur le marché que des demandeurs et pas d’offreurs. Afin d’éviter de paniquer le bon peuple et les soi-disant analystes financiers, ils auraient fraudé les forces de marché pour que le LIBOR affiché soit inférieur à ce qu’il aurait dû être selon les lois de l’offre et de la demande, et ainsi démontrer que tout n’allait pas si mal que ça.

Si tout ceci se confirme cela risque d’améliorer encore la réputation du monde de la finance… et de faire beaucoup de bruit car le LIBOR est utilisé comme taux de référence sur des volumes colossaux de financement à travers la planète.

Les brutes avinées ont des idées budgétaires

Il semble que les brutes avinées qui nous servent de pousseurs de ballon ovale soient des lopettes ! Un match international a été récemment annulé au stade de France parce qu’il fasait trop froid… Des plaques de pelouse gelée auraient effrayé nos rambos vitaminés. Il n’est pas bien sûr que le gel soit plus dangereux que les mêlées mais si maintenant même les joueurs de rugby font appel au principe de précaution on est mal barrés.

Du coup, les brutes avinées ont une idée pour éviter d’annuler les matchs de rugby quand il fait froid : on va construire un stade avec un toit et une pelouse rétractable. Ben voyons, comment n’y avait-on pas pensé plus tôt. Ça tombe très bien, la République a justement un peu de sous de côté par les temps qui courent…

On croit rêver, il faut leur faire lire les rapports de la cour des comptes à ces pousseurs de ballons du dimanche !

Nada Surf – 2012/02/12 – Paris le Bataclan

Nada Surf au Bataclan ce soir : 3 garçons américains proprets, qui sont passés à 5 sur scène, un groupe des années 90 aux débuts alternatifs, plus célébré en Europe qu’outre Atlantique, et qui depuis ronronne tranquillement de disques en tournées.

Les aspects novateurs de leur lancement se sont un peu érodés et les Nada Surf sont devenus un groupe de rock élégant et sympatoche. Appréciés en France car ils parlent un français parfait, la légende veut que Matthew Caws (chant et guitare) et Daniel Lorca (dreadlocks, cigarettes et bass) se soient connus sur les bancs du lycée français de New York.

Ce soir ils jouent gaiment un rock de copains, un soir de Saint Valentin devant un parterre énamouré. Il y a du professionnalisme, de la virtuosité, des riffs vigoureux, des voix élastiques, mais une inspiration limitée. Une bonne soirée quand même.

Warmup : Water

Suzanne Vega – 2014/02/12 – Paris le Divan du Monde

Suzanne Vega au Divan du Monde : quelle douceur, quelle intelligence des mots et de la musique, quel talent ! Et cette année elle nous revient avec un nouveau disque : Tales From the Realm of the Queen of Pentacles dont un exemplaire est exposé sur le tabouret où l’artiste pose ses ustensiles musicaux.

Formation à deux sur scène, l’inséparable Gerry Leonard officie aux guitares. Comme il se doit Suzanne démarre sur Marlene on the Wall, habillée de noir, chapeau claque et rouge à lèvres, ses yeux bleus pétillants sous sa chevelure rousse, elle nous raconte l’histoire de Marlene on the wall qui regarde ses prétendants vaincre et périr, un sourire en coin, alors que le narrateur est amoureux :

But the only soldier now is me/ Im fighting things I cannot see/ I think its called my destiny that I am changing/ Marlene on the wall!

Cette chanson emblématique doit dater de 1985…

Enchaînement sur Caramel, puis l’entrée dans le nouveau disque avec Fool’s Complaint : des cartes du tarot qui s’affrontent, la Reine de Pentacles contre le Fou. La presque totalité du nouveau disque sera jouée avec parfois des moments plutôt rocks comme sur I Never Wear White et les guitares cinglantes de Gerry. Une succession de très belles chansons aux textes troublants. Ces nouvelles et belles compositions sont entrecoupées de retours sur le passé : Tom’s Dinner (avec un superbe arrangement de guitares), Solitude Standing, Gypsy… qui plongent l’assistance dans une douce mélancolie.

Un premier rappel, émouvant hommage à Lou Reed, lui aussi new-yorkais, avec Take a Walk On the Wild Side, la légendaire rythmique de ce morceau jouée sur une guitare acoustique 12 cordes par Gerry. Et puis In Liverpool demandé à l’applaudimètre, précédé de la petite histoire que certains connaissent déjà : celle d’un amoureux de Suzanne lorsqu’à 18 ans elle faisait un séjour en Angleterre et vécut une première romance estivale qui se termina lorsque l’un retourna à Liverpool et l’autre à New-York City, la mort dans l’âme. Elle lui a écrit Gypsy et envoyé la chanson. Des années plus tard, de passage à Liverpool, elle écrira In Liverpool en souvenir de cette amour inoubliable. Cette chanson nostlagique clôt notre soirée :

In Liverpool/ On Sunday/ No reason to even remember/ you now…

Et Suzanne reprend sa route : passagère romantique du temps qui passe, poète élégiaque de nos innocences perdues, musicienne agile, artiste fidèle qui nous enchante depuis tant d’années de sa voix brumeuse et de ses harmonies en mode mineure, Suzanne Vega, une artiste qui tient une place à part dans nos cœurs.

Setlist : Marlene on the Wall/ Caramel/ Fool’s Complaint/ Crack in the Wall/ Jacob and the Angel/ Small Blue Thing/ Gypsy/ The Queen and the Soldier/ Don’t Uncork What You Can’t Contain/ Song of the Stoic/ Solitude Standing/ Left of Center/ I Never Wear White/ Luka/ Tom’s Diner/ Walk on the Wild Side (Lou Reed cover)/ Horizon (There Is a Road)/ In Liverpool