Dugain Marc, ‘Une exécution ordinaire’.

Sortie : 2007, Chez : . Dugain donne ici sa thèse romancée de la tragédie du sous-marin russe Kourks dans une Russie en pleine déliquescence après l’effondrement de l’Union soviétique. On suit le parcours d’un jeune sous-marinier, de son mentor à bord, de leurs familles respectives après la catastrophe, des pressions exercées sur eux par l’Etat pour gérer la communication officielle sur cette affaire. Cela se lit comme un roman d’espionnage mais une fois le livre refermée on n’est pas certain que cette version soit celle de la vérité !

Mitterrand Frédéric, ‘La Mauvaise Vie’.

Sortie : 2005, Chez : . Frédéric dévoile ses aventures homosexuelles, cela va de « l’adoption » de jeunes garçons nord-africains qu’il loge et dont il finance les études à Paris (« rien d’ouvertement sensuel » sic), à des passes payantes dans des bordels à jeunes hommes à Djakarta ou Bangkok (on ne connaît pas l’âge des intéressés), un retour sur ses émois adolescents et les évocations de quelques amours déçus. C’est bien écrit, nostalgique et dépourvu d’ambigüités. On se demande ce qui pousse cet homme à mettre sa « Mauvaise vie » sur la place publique ? Sans doute un fond de culpabilité, une recherche de libération, à la poursuite d’un bonheur qu’il ne semble pas avoir trouvé.

Mendelsohn Daniel, ‘Les Disparus’.

Sortie : 2006, Chez : . Daniel Mendelsohn, juif new-yorkais, né en 1960, part à la recherche d’une branche de sa famille massacrée par les nazis en Europe centrale entre 1941 et 1942, qui n’avait pas pu/su émigrer aux Etats-Unis à temps comme le reste de la famille Jager. Au contact des rares survivants juifs de ce petit village de Pologne, Bolechow (devenu ukrainien par la suite), qu’il retrouve à travers la planète, il reconstitue les dernières années de Shmiel, sa femme et leurs quatre filles dans une Pologne livrée à la barbarie. Un retour émouvant sur un passé douloureux que la génération américaine de Shmiel ne semblait pas vouloir/pouvoir faire remonter à la surface. Les multiples entretiens menés avec les rares survivants juifs de Bolechow et leurs descendants, des voyages dans le village lui ont permis d’approcher de ce qu’a du être la fin des Jager. Et c’est aussi l’occasion de revenir sur l’antisémitisme local, la police juive, l’action des justes et surtout la fin définitive de l’existence des juifs en Europe centrale.