Archive – 2012/11/16-17 – Paris le Zénith


Un peu plus de douze mois après la sortie des deux CD’s « Controlling Crowds » et les tournées conséquentes, dont le final de Rock en Seine 2011 avec orchestre symphonique, un DVD enregistré live à Athènes, les revoici avec un nouveau disque « With Us Until You’re Dead », nouvelle tournée, nouvelle chanteuse, showcase à la FNAC et déjà des clips et des tubes. On peut dire que la bande ne manque pas d’énergie ni de projets. Ils sont pour deux soirs au Zénith de Paris.

La musique est renouvelée, plus rock : des batteries en pagaille et des rythmes de cogneur à tout va. Holly Martin est la nouvelle chanteuse du groupe, un peu lisse, des cheveux blonds lui tombant sur les reins, une belle voix, forcée parfois dans les aigues, elle remplace numériquement Rosko-les-dreadlocks (au moins pour le moment) et y va parfois de ses refrains rappés (Hatchet).

Alors que les lumières tombent une bande joue à plein volume une farandole de cloches, on se croirait sur la place Saint-Pierre de Rome un jour de Pâques, qui se fondent progressivement dans l’ouverture martelée de Wiped Out, une longue envolée romantique de Pollard sur la destruction de l’amour, dont la voix qui monte comme celle d’un soprano impubère ne suffit à masquer l’effroi. C’est la première plage du disque, le show est lancé ! Et se poursuit sur You Make Me Feel chanté en duo par Maria et Holly notre nouvelle recrue, qui a d’ailleurs un tout petit peu de mal à placer sa voix sur ce morceau emblématique du groupe datant de 1999. Après un passage par Sane, retour vers la nouveauté avec l’enchaînement de trois longues pièces aux accords de guitare bien gras appuyés par une rythmique bien lourde, à peine adoucies par la voix éthérée de Pollard et les boucles de claviers. C’est la nouvelle marque des Archive, un son plus urbain, plus urgent, des lumières agressives et saccadées. On est éblouis, martyrisés, écrasés par ce mur de son et lumière, et on adore.

Puis vient l’heure du repos avec un merveilleux et inédit morceau chanté par Maria accompagnée par le piano seul : Build and Construct enchaîné sur Again en acoustique ; sortez vos mouchoirs, les Archive savent toujours vous tournebouler les tripes. Maria continuera à nous renverser sur le récent Silent, une valse dédiée à l’amour : It feels impossible/ Not this time/ I could die/ Silently I love.

La suite et fin du show est tonitruante : Hatchet en premier rappel où Holly scande ce morceau rappé et enlevé, sanglant et amoureux : If I gave you an army/ It would be your command/ Kick me in the ground break both my hands/ Every time you hurt me/ I want you even more/ I’ll never win the battle and I’ll never win the war/ If I had an army/ It would be yours to have/ No amount of pain would ever stop me coming back/ To you… Elle apparaît bien plus à l’aise sur ce genre qu’en voix d’appoint de Maria sur des thèmes plus romantiques, question d’âge et de cœur sans doute.

Et puis Bullets, rythmes effrénés et roucoulades de claviers, Kings of Speed : Time isn’t slowin/ just speed/ it’s all we’re knowing…, et le deuxième soir une chanson de plus et le final sur Waste pour clôturer en beauté cette étape parisienne avec en prime une déclaration d’amour de Dave : « We fucking love you Guys ! Merci beaucoup ! »

Archive rechargé en adrénaline, relooké avec la Miss Holly (qui ne laissera sans doute pas un souvenir impérissable dans l’histoire du groupe), mais Archive toujours créatif et surprenant, « Just speed/ It’s all we’re knowing! » on ne saurait mieux dire

Set list 16 novembre :

Wiped Out/ You Make Me Feel/ Sane/ Interlace/ Stick Me in My Heart/ Conflict/ Violently/ Build and Construct/ Again (Acoustic Version)/ Fuck U/ Pills/ Black and Blue/ Dangervisit/ Damage

Encore: Rise/ Silent/ Hatchet/ Controlling Crowds

Encore 2: Twisting/ Bullets/ Kings of Speed

Set list 17 novembre :

Wiped Out/ You Make Me Feel/ Sane/ Interlace/ Stick Me in My Heart/ Conflict/ Violently/ Build and Construct/ Again (Acoustic Version)/ Fuck U/ Pills/ Black and Blue/ Dangervisit/ Damage

Encore: Rise/ Silent/ Hatchet/ Controlling Crowds

Encore 2: Twisting/ Bullets/ Kings of Speed/ Waste

Clémentines françaises

Les encagoulés corses continuent à se massacrer hardi petit. Personne ne comprend grand-chose à ces histoires mafieuses, il y est question de familles, d’histoires ancestrales, de gains faramineux dans le jeu, les filles, l’immobilier, on parle d’omerta, de complicités politiques. Rien, ou pas grand-chose, n’est élucidé dans tous ces crimes d’un autre âge. Les gouvernements passent, les élus locaux trépassent, les discours s’enflamment mais surtout rien de neuf ne se passe et les armes continuent à parler sur un territoire de la République.

Simply Market semble avoir fait son deuil d’une Corse française et affiche déjà ses clémentines origine « Corse » et non plus « France » ou « Espagne » comme pour les autres fruits et légumes. i

Made in Europe

Ça c’est une cafetière achetée aujourd’hui chez Darty. Rien d’exceptionnel a priori, du très classique ! Eh bien détrompez-vous : c’est un collector, une pièce unique qui bientôt n’existera plus. C’est la seule cafetière non fabriquée en Chine. Elle est produite en Pologne, ce qui est quand même mieux, mais pour la trouver il faut parcourir tout Paris. Inutile de préciser qu’aucun modèle n’est plus made in France.