Délétère implication française dans la guerre civile ivoirienne

Des roquettes tombent sur la villa de l’ambassadeur de France située, comme par hasard, à deux pas de la présidence ivoirienne. Des années durant cette proximité a favorisé toutes les compromissions, aujourd’hui elle facilite l’ajustement des mortiers.

L’armée française riposte et part canonner les faubourgs pro-Gabgbo, s’impliquant encore un peu plus dans cette dérive guerrière. Pendant ce temps le Gbagbo continue à faire la nique au reste du monde, refusant de signer une reddition admettant le succès politique de Ouattara et sortir de sa résidence. Il est, comme toujours, extrêmement malin et sûr de sa capacité de nuisance. Comme depuis des années, il gagne du temps et en fait perdre aux autres. Les communiqués rageurs des uns et des autres annoncent à grands renforts de manchettes sa reddition imminente, mais Gbagbo est toujours là, défendu par sans doute plus qu’un dernier carré de mercenaires. Sinon, comment expliquer que l’armée de son adversaire soutenue par des forces de l’ONU et de la France n’arrivent pas à l’arrêter ?

Les manchettes du Monde ces derniers jours :

  • 01/04 => Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara prend le dessus
  • 02/04 => La bataille d’Abidjan, la chute de Gbagbo
  • 03-04/04 => En Côte d’Ivoire, la capitale livrée au pillage
  • 05/04 => Abidjan s’Abidjan s’installe dans la guerre
  • 06/04 => Abidjan : la reddition de Gbagbo, enjeu des derniers combats
  • 07/04 => Laurent Gbagbo, jusqu’au dernier moment, l’ancien président a négocié les conditions de son départ
  • 08/04 => Abidjan en proie aux pillages, Gbagbo toujours retranché

Eh oui, Gbagbo n’est toujours pas défait et les derniers combats se poursuivent…

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