L’agonie de la sidérurgie européenne

Eh bien voilà ! Après force cris, débats et menaces sur les plateaux télévisés la République ne va pas nationaliser Arcelor-Mittal pour sauver des hauts-fourneaux lorrains, sans doute condamnés à terme. C’est la solution raisonnable qui prévaut, un deal temporaire avec un capitaliste métallo mondialisé dont les promesses ne l’engagent guère au-delà de quelques semaines, comme celles de l’Etat d’ailleurs.

Il aurait sans doute fallu réfléchir à toute cette question en 2006 lorsque la France, l’Espagne, la Belgique et le Luxembourg ont laissé Mittal avaler Arcelor dans le fracas d’une OPA hostile, après les restructurations colossales menée en Europe dans la sidérurgie dans les années 80. En cherchant bien, il y aurait sans doute eu des moyens de mettre des bâtons dans les roues du fibustier indien de l’acier mondial.

Bref, le contribuable européen a payé des décennies durant pour remettre la marié en état, la mise a été emportée par Mittal qui a racheté sauvagement l’entreprise et qui maintenant en ferme certains éléments qui contrecarrent sa stratégie mondiale. Si l’entreprise et son management étaient restés européen on peut imaginer que les décisions concernant Florange eurent été différentes, et encore, rien n’est sûr.

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