Bataille d’égos au MEDEF

Le coup d’Etat de la Parisot sur le syndicat patronal MEDEF échoue en rase campagne. La modification des statuts proposée par l’impétrante pour lui ouvrir la voie à un nouveau mandat a été repoussée par les membres de ce syndicat. Après deux mandats, la Parisot va aller planter ses choux ailleurs qu’au MEDEF pour y guérir ses blessures d’égo. Elle sera remplacée par un nouveau chef à élire d’ici l’été. Il fera l’affaire, avec ses défauts et ses qualités, et saura rappeler ainsi à son prédécesseur que personne n’est irremplaçable.

Perlman Elliot, ‘Ambiguïtés’.

Sortie : 2003, Chez : 10/18 3881. Un grand roman comme on les aime : complexe, inventif, moderne, mystérieux, humain… Une histoire d’amour étudiant jamais bien cicatrisée qui ressort dix ans plus tard sous forme d’un enlèvement d’enfant qui finalement rapprochera les amoureux avec un cortège d’incidents, de rencontres, d’analyses où se croisent des Hommes d’aujourd’hui.
Perlman fait preuve de brio littéraire et d’une incroyable créativité dans ce roman.

Pamuk Orhan, ‘Le musée de l’Innocence’.

Sortie : , Chez : Folio 5481. L’histoire d’un immense amour dans la années 70 à Istanbul. Elle, Füsun, a 20 ans, lui, Kemal, en a 30 et va se fiancer avec une autre, avant de rompre et d’attendre 8 années durant que cette femme désirée si follement revienne à lui. 8 années d’attente, de calcul et de fréquentation de la famille de sa dulcinée pour la reconquérir. C’est une époque où la Turquie se modernise et sa jeunesse dorée profite de la vie mais notre héros consacre la sienne à son amour qu’il va conquérir de nouveau un court instant avant une fin de bruit et de fureur, et un musée qu’il élèvera à l’innocence de cet amour le restant de sa vie.
Un très beau roman sur l’obsession amoureuse et la nostalgie du temps qui passe seulement peuplé de vaine espérance.

Lindon Mathieu, ‘Ce qu’aimer veut dire’.

Sortie : , Chez : Folio 5518. Mathieu Lindon, fils de Jérôme, créateur mythique des éditions de Minuit, lui-même chroniqueur culturel de presse, narre la période de sa jeunesse où il fréquentait Michel Foucault dans son appartement de la rue de Vaugirard. Il y est question de foisonnement intellectuel, d’homosexualité, de l’image du père, de l’expérience de la drogue, de fascination pour ce petit monde de penseurs-philosophes-écrivains post-soixantuitards qui voulaient comprendre le Monde. Mathieu raconte avec émotion sa modeste participation à cette époque, et avec tendresse sa relation avec Foucault, jusqu’à la mort de ce dernier, parmi les premières victimes de l’épidémie de Sida.