L’escroquerie électorale perdure

Les élections municipales prochaines déclenchent l’habituelle vague de candidatures au poste de maire tout en sachant pertinemment que lesdits candidats n’assureront pas le poste car ils sont ministres et veulent garder leur maroquin ce que les lois sur le non-cumul interdisent. S’ils sont élus, ils démissionneront immédiatement du poste de maire pour conserver celui de ministre. Ce tour de passe-passe leur permettra, en principe, de récupérer la place de maire s’ils abandonnaient celle de ministre. Mais cela ne fonctionnera que si la potiche nommée maire transitoire accepte de démissionner le moment venu. Pour résumer : on se fait élire pour se débiner immédiatement. Ce n’est pas bien.

La justification officielle de tels comportements est la nécessité d’un « l’attachement local » éternellement ressassée. En réalité c’est un parachute qui peut être matériellement bien utile compte tenu de la précarité du poste de ministre. Les impétrants font semblant de croire que leur présence en tête de liste favorisera le vote des électeurs en leur faveur même s’ils se débinent aussitôt élus, ce qui pour le moins prétentieux

Ces manipulations sont un dommage collatéral de la loi sur le non-cumul des mandats. L’actuel premier ministre Edouard Philippe est dans ce cas et vient d’annoncer sa candidature pour la mairie du Havre tout en précisant qu’il continuera sa mission de premier ministre tant qu’elle ne sera pas terminée.

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