« Brahms, un requiem allemand » par l’ensemble Sequentiae (chœur et orchestre) à la salle Gaveau

L’ensemble Sequentiae a délivré un beau programme ce soir à la salle Gaveau de Paris, centré sur le Requiem allemand de Brahms. Dirigé par Mathieu Bonnin le chœur et l’orchestre introduit cette soirée musicale par la merveilleuse Elégie op. 24 de Gabriel Fauré (1845-1924) et son déchirant thème de violoncelle joué ce soir par le soliste Lucien Debon.

Deux pièces de Mendelssohn et Bruckner sont jouées, avant une rapsodie composée par Maxence Grimbert-Barré, premier alto de l’orchestre à qui le Maestro laisse la parole pour la présenter. Ecrite et créée il y a sept ans au moment de la mort de son père et de la naissance de sa fille, cette rapsodie est dédiée à cette dernière qui assiste dans la salle pour la première fois à son interprétation. L’œuvre moderne est d’une écoute agréable, les chœurs sont sans paroles, et ces chants sans mots laissent l’esprit des spectateurs divaguer au gré des harmonies des cordes et des voix.

Le Requiem est joué en deuxième partie et nous emmène sur sa voie majestueuse. Curieusement il sort un peu du mode tragique habituellement propre à ce genre, la musique est légère, parfois presque guillerette, profondément romantique comme l’œuvre de l’immense compositeur allemand. Les textes, traduits dans le programme, nous ramènent à la réalité :

Bienheureux sont ceux qui supportent la souffrance,
car ils seront consolés
Ceux qui sèment dans les larmes, moissonneront dans la souffrance.
Ils s’en vont pleurant en portant les précieuses semences,
et reviennent avec joie en rapportant leurs gerbes.

Seigneur, enseigne-moi que je dois avoir une fin, et que ma vie a un terme et que je dois la quitter.