La crise économique couve

Alors que la guerre au Moyen-Orient dure depuis trois mois entre la coalition Etats-Unis/Israël et l’Iran, sans espoir d’en sortir à court terme, malgré un cessez-le-feu fragile toujours en vigueur, l’économie mondiale subit déjà les conséquences de ce bouleversement géopolitique qui rebat les cartes de la puissance dans cette région d’une façon qui s’annonce durable, et pas vraiment en faveur de « l’Occident collectif »

La France, toujours insouciante, se préoccupe plus des frasques sexuelles d’un chanteur pour midinettes ou de savoir si le groupe Bolloré continuera à financer le cinéma national, que de se préparer à affronter la crise qui couve. Le prix des carburants en forte hausse pénalise déjà quelques professions mais les milliers de kilomètres de bouchons sur les routes à l’occasion des habituels week-ends prolongés du mois de mai montrent que tout le monde ne semble pas atteint de la même façon.

Beaucoup se questionnent pour savoir où et comment ils passeront leurs vacances d’été alors que les nuages s’accumulent sur le pays : blocages politiques non résolus avec une majorité introuvable, année électorale propice aux annonces inconsidérés, croissance 0 au premier trimestre de l’année, retour de l’inflation, déficits des finances publiques hors de contrôle, hausse des taux d’intérêt qui pèsent sur un pays surendetté, aggravation du chômage, système de retraite et de santé non financés, guerres commerciales en cours…

Bref, le réveil risque d’être dur pour les cigales… et les vacances estivales incertaines !

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