Un premier ministre sans histoires

Les chroniqueurs mondains et les journalistes savants continuent à s’attaquer au premier ministre Ayrault accusé de tous les maux. En fait ces stars des médias sont déconfites car elles aimeraient voir à Matignon un présentateur télé en costume cintré, affublé d’un compte Twitter et d’une page Facebook sur lesquels il publierait la couleur de ses chaussettes et les photos de bombasses hollywoodiennes qui fréquenteraient ses soirées dans un Ryad à Marrakech.

Hélas pour la vente de leurs journaux, elles ont écopé d’un premier ministre un peu tristoune en costume gris, dont la principale activité est de récolter les 40 milliards qu’il manque à la République pour son budget 2013, et non pas d’écouter les conseils sans intérêt de conseilleurs dont les papiers ne dépassent guère les 20 lignes et les chroniques les 45 secondes.

Tous ces mondains ont également été désespérés par l’absence de violences verbales entre Copé et Fillon qui passaient à la télévision en vue de l’élection du futur président de l’UMP. Enfer et damnation, les deux impétrants sont restés polis et mesurés, les chroniqueurs en restent muets car ils n’ont pas de temps à perdre à analyser le fond des programmes et des propositions. Alors ils ont qualifié le débat d’inintéressant et terne.