Tame Impala – 2016/01/31 – Paris le Zénith

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Tame Impala est au Zénith ce soir pour y dérouler sa musique psychédélique, un genre que l’on croyait un peu périmé amis que le groupe australien remet à l’ordre du jour avec brio. Originaire de Perth, sur la côte ouest sur l’océan indien, apparu en 2008, le groupe est celui d’un homme : Kevin Parker, sorcier de l’électronique et du home-studio, auteur-compositeur, guitariste et chanteur. Jeune, grand et mince, les cheveux longs sur les épaules, grand foulard autour du cou il joue pieds nus sur la scène du Zénith pendant que des images de synthèse sont projetées sur le fond. On croirait les fonds d’écran de Windows 95.

Le reste du groupe porte à peu près le même âge et d’identiques vêtements. Ils ressemblent à une bande d’étudiants poètes mais lorsque parle la musique c’est une toute autre histoire ! Ils sont de vrais pros et jouent un son très sophistiqué, traité à l’électronique à un niveau assez élevé. Les guitares se mêlent aux boucles de claviers pour enrober la voix haut placée de Kevin, qui paraît presque surnaturelle. Le son est fort et le rythme enlevé, le concert coule dans nos veines comme un fleuve de modernité. Cela ressemble à une sorte de mélange entre Pink Floyd et Supertramp, revu et corrigé à l’aune de l’électronique de notre siècle numérique.

Une fois passé le vent vigoureux de cette musique, il n’en reste plus grand-chose dans nos esprits, seulement le souvenir d’un show exécuté à la perfection et de cette voix planant très haut dans les octaves sur des boucles obsessionnelles en un résultat étrange et coloré.

Setlist :  Intro/ Let It Happen/ Mind Mischief/ Why Won’t They Talk to Me?/ It Is Not Meant to Be/ The Moment/ Elephant/ Yes I’m Changing/ The Less I Know the Better/ Eventually/ Why Won’t You Make Up Your Mind?/ Oscilly/ ‘Cause I’m a Man/ Apocalypse Dreams

Encore : Feels Like We Only Go Backwards/ New Person, Same Old Mistakes

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