Contorsion sémantique

Contorsion : le ministre français de finances explique que si l’objectif de réduction du déficit des dépenses publiques n’est pas atteint, ce n’est pas parce que la République dépense trop ou que les impôts rentrent mois, mais que c’est à cause de l’inflation qui n’est pas assez forte. Il faut oser le dire pour un ministre !
De tous temps, gouvernements et ministres savent que l’inflation favorise les débiteurs-emprunteurs à taux fixe sur le thème que leurs revenus augmenteront plus ou moins avec l’inflation alors que leur dette nominale restera au même niveau, son poids relatif diminuant ainsi progressivement.
Ce que l’on dit moins c’est que l’inflation ronge également progressivement l’épargne, en tout cas celle des classes moyennes qui n’ont pas un patrimoine d’un niveau suffisant pour en obtenir un rendement supérieur à l’inflation, et consomme le pouvoir d’achat des ménages. Comme toujours les plus riches s’en sortent mieux que les plus pauvres (Mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade !)
Nombre d’Etats et de ménages endettés ont utilisé ce levier pour apurer tout ou partie de leurs dettes, supportant aussi par ailleurs ses inconvénients. Certes, mais qu’un ministre des finances justifie publiquement la non atteinte d’objectifs financiers par l’insuffisance d’inflation, il fallait le faire, eh bien c’est désormais fait, par un français bien entendu.

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