Des breloques à bannir pour les civils

Thomas Picketty, économiste auteur d’une sommité sur la formation des inégalités aujourd’hui : « Le Capital au XXIème siècle », était inscrit, semble-t-il sans qu’il en ait été préalablement informé, sur la promotion du nouvel an à la légion d’honneur. Dans un communiqué, le garçon estime que ce n’est pas à l’Etat de décider qui est honorable ou pas et du coup refuse la breloque, ce qui fait un peu de tintamarre sur les plateaux médias-mondains qui n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent.
On apprend à cette occasion que le compositeur Hector Berlioz a également refusé la Légion d’honneur en 1864 car l’Etat désargenté [déjà ! NDLR] entendait le payer d’une messe de Requiem avec le ruban rouge au lieu de lui verser les 3 000 francs promis. Il se serait alors emporté : « Je me fous de votre croix. Donnez-moi mon argent ! »
La vérité c’est que l’on pourrait aisément se passer de ces décorations qui relèvent d’un autre âge, ou alors ne les réserver exclusivement qu’aux faits militaires. Cela éviterait les gonflements d’égos inutiles, les prétentions et les ambitions de tous ordres. Cela éviterait enfin de faire cohabiter dans une même promotion Mimie Mathy et un prix Nobel d’économie… ou de décorer des forbans du genre d’Isabelle Balkany ou d’Arcadi Gaydamak !

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