Transactions déprimantes

Voilà déjà bien longtemps que les chaînes de distribution culturelle consacrent de moins en moins d’espace à la vente des CDs. Le marché de ces produits n’est guère en forme, les nouvelles générations préférant télécharger la musique sur leurs aïe-phones plutôt que d’encombrer leurs bibliothèques avec des CD. C’est ainsi ! Le chroniqueur attristé est donc contraint de passer ses commandes sur Internet et de se les faire livrer dans un point relais de son quartier, généralement la supérette du coin de la rue. Cette fois-ci le point relais désigné était une machine où après avoir tapé deux mots de passe reçu sur son smartphone le chroniqueur ébahi a vu une petite porte métallique s’ouvrir dans le mur et lui donner accès à sa commande.

Résumons : la commande passée sur un écran d’ordinateur via un réseau numérique été payée par une transaction bancaire automatique et délivrée par une machine, le paquetage ayant probablement été également confectionné par un robot. Sans doute un ou deux humains ont touché, peut-être, cette commande au cours de son cheminement. Mais deux est probablement un chiffre encore trop optimiste.

De modernisation de l’économie en amélioration de la compétitivité du travail, il faudra un jour faire le bilan exact et englobant de cette numérisation forcenée de nos vies.

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