Egos, ambitions et inutilité

Qu’est ce qui peut bien pousser des individus tels Michèle Alliot-Marie (70 ans), Henri Guaino (59 ans) Sylvia Pinel (39 ans), quasiment inconnus du grand public, à présenter leurs candidatures aux élections présidentielles, ou à des primaires partisanes auxdites élections ?

On ne sait pas très bien. Sans doute un mélange d’ambition et de frustration. Il s’agit de personnages à égos surdimensionnés qui chacun pense que sa vision politique est originale et peut seule s’avérer capable de « redresser le pays ». Qui, chacun, est persuadé que sa valeur n’a jamais été reconnue à hauteur de ce qu’elle mérite, par son parti, par le peuple, par ses adversaires.

Une très haute idée de sa valeur personnel, agrémentée d’un furieux besoin de reconnaissance donnent ce résultat un peu grotesque, plutôt pathétique, de gens ordinaires qui se lancent dans une course où ils ne récupèrent qu’opprobre et ridicule. Ces démarches sont inutiles et couteuses pour la République. Elles restent malgré tout symboliques de la vigueur de l’esprit démocratique qui fonde nos sociétés occidentales et elles alimentent les dessins humoristiques de la presse.

Michèle Alliot-Marie et consorts doivent se sentir bien seuls le soir quand ils rentrent chez eux et allument leur télévision pour constater que l’on y parle pas d’eux.

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