« Le lac aux oies sauvages » de Diao Yinan

Un film chinois, polar-noir, qui se déroule de nuit dans les bas quartiers de quelque province chinoise déshéritée où un chef de gang et une prostituée fuient la police, la seconde aidant le premier qui a tué un flic par accident. On erre dans ce monde interlope, éclairé par des néons où des bandes de voyous tiennent le pavé. Tout est sale et repoussant, personne ne rit, l’atmosphère est lourde et humide, la mort est au bout du chemin visqueux.

Les seules images de jour sont éclatantes et ensoleillées, ce sont celles du « lacs aux oies sauvages », un lac où se retrouvent des prostitués et leurs clients. L’homme se sachant condamné veut orchestrer sa dénonciation par cette prostituée afin qu’elle perçoive la récompense et la reverse à sa femme et son fils. Ils réussiront.

Bien loin des images habituelles de la Chine triomphante ce film noir donne à voir l’envers du décor qui existe aussi très certainement. Des voyous, des putes et la police, la recette parfaite d’un polar glaçant à la lumière des néons.

Grandeur d’âme de Martine Aubry

Ça y est, Martine Aubry, 69 ans, maire de Lille depuis plus de 18 ans, les cheveux noirs de teinture, fait don de son corps à la municipalité de Lille en se représentant à l’élection municipale pour la quatrième fois ce qui, si elle est élue, lui ferait donc 24 ans à l’hôtel de ville. C’est au moins 12 ans de trop ! Cela la mènerait jusqu’à 75 ans

Elle a largement dépassé l’âge légal de la retraire comme le futur âge pivot. Elle dépasse surtout les bornes de la décence. Comment n’arrive-t-elle pas à réaliser que, même si ses électeurs lui promettent une réélection, elle devrait passer la main à la nouvelle génération. On a du mal à réaliser les niveaux de nombrilisme et d’autosatisfaction qui peuvent amènent à une telle décision. Cela dépasse l’entendement, mais cela est, hélas, hélas, hélas !