CUSSET Catherine, ‘Vie de David Hockney’.

Sortie : 2018, Chez : Folio 6702.

La vie du peintre David Hockney (né en 1937) a été immaginée par Catherine Cusset sur la base des lectures approfondies qu’elle a faîte de tout ce qui est paru sur cet artiste. Elle précise dans son prologue qu’elle ne l’a jamais rencontré mais que « tout les faits sont vrais… [et qu’elle n’a inventé que] les sentiments, les pensées, les dialogues. »

Il en résulte un récit-roman illuminé par la passion du dessin et de la peinture qui a guidé, et continue de le faire, tous les instants de l’artiste. Il connut la réussite et la reconnaissance plutôt jeune, affichat ses préférences artistiques pour l’hyperréalisme sans égard pour une critique un peu élitiste. Qu’importe, ses œuvres ont toujours trouvé preneurs ce qui lui a permis de (bien) vivre comme il l’entendait. Partageant son temps entre Los Angeles et l’Europe, il s’est aussi consacré à la gravure, à la photographie et même à la numérisation quant il produit des œuvres sur iPhone et iPad. Il a également créé des décoords d’opéra.

Une vie très « Californie », très gay aussi, pleine de fêtes et de soleil comme ses célèbres toîles sur les piscines de la cité des anges. Une vie d’artiste inspiré, un peu miraculeuse par son succès et sa créativité, ainsi que les risques auxquels il s’est confronté dans son œuvre et son mode de vie. Toujours il a crée sous les bonnes étoiles qui l’on abrité et Catherine Cusset arrive à bien rendre ce climat plutôt joyeux et productif. On ne sait pas s’il est la réalité d’Hockney, c’est en tout cas l’idée que l’on s’en donne lorsque l’on admire ses toiles.

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La Chine s’amuse

En période de pandémie planétaire, le Café du commerce international est en pleine activité. Ce fameux coronavirus est parti, a priori, de la ville de Wuhan en Chine. Le président américain l’a donc requalifié de « virus chinois » ce qui a tendance à légèrement énerver les dirigeants de Pékin. Comme certains autres Etats occidentaux en profitent également pour émettre des doutes sur la gestion de cette maladie par la Chine : aurait-elle déclaré ou pas tous les morts ? Le virus ne se serait-il pas échappé par accident d’un de ses laboratoires ? Et patati et patata. Bref, « des gouvernants de rencontre ont pu capituler, cédant à la beaufitude, oubliant l’intelligence, livrant le pays à l’abrutissement[1] ».

La Chine se défend avec la subtilité d’un nunuche de 8 ans dans une cour d’école primaire, un porte-parole du ministre des affaires étrangères accuse à son tour les Etats-Unis d’avoir diffusé le virus et les ambassadeurs chinois relaient la petite guéguerre. Un passage sur le site de l’ambassade de Chine permet de s’en persuader :

Certains présomptueux ont affirmé que « tant que le gouvernement garantira son bonheur et sa sécurité, le peuple chinois tolèrera ce régime autoritaire », mais que l’épidémie « met à mal le contrat entre le peuple et le régime ». Quelle ânerie ! La vocation première et la mission originelle des communistes chinois a toujours été la recherche du bonheur pour le peuple, et de la renaissance pour la nation.
C’est un engagement solennel vis-à-vis de la population. Face aux difficultés, le parti communiste chinois s’est toujours tenu aux côtés de son peuple. Jamais il ne l’abandonnera et le peuple chinois lui fait entièrement confiance. Ceux qui tentent de discréditer le PCC et de créer la discorde entre le peuple et le Parti se condamnent à l’échec et à l’humiliation. Pardonnez ma question mais, la vocation des partis de gouvernement en Occident est-elle autre que d’œuvrer pour le bonheur et la sécurité de leurs peuples ?

Chine Magazine 01/03/2020

Or, dans le même temps, en Occident, on a vu des politiciens s’entre-déchirer pour récupérer des voix ; préconiser l’immunisation de groupe, abandonnant ainsi leurs citoyens seuls face à l’hécatombe virale; s’entre-dérober des fournitures médicales ; revendre à des structures privées les équipements achetés avec l’argent public pour s’enrichir personnellement ; on a fait signer aux pensionnaires des maisons de retraite des attestations de « Renonciation aux soins d’urgence »; les personnels soignants des EHPADs (* *)ont abandonné leurs postes du jour au lendemain, ont déserté collectivement, laissant mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie ; on a vu le Commandant d’un porte-avions demander à ses supérieurs l’autorisation d’accoster pour permettre à des marins infectés d’être traités à terre. Il a été limogé…, et j’en passe. Et pourtant, je n’ai pas vu beaucoup de reportages ou d’enquêtes approfondies des grands médias occidentaux révélant ces faits. Ces médias et ces experts, tant épris d’objectivité et d’impartialité, ont-ils donc une conscience ? Ont-ils la déontologie ?

Ambassade de Chine 12/04/2020

Le mieux serait que tous ces dirigeants bien payés par leurs contribuables, à l’Ouest comme à l’Est, fassent leur boulot au lieu de parader dans les médias pour savoir qui a « la plus grosse ». La Chine se serait honorée à ne pas répondre à cette querelle de bas étage mais à laisser parler les faits. Outres quelques centaines de milliers de morts, le coronavirus aura fait une nouvelle victime : l’intelligence collective des dirigeants politiques de la planète. Heureusement, les échos reçus du monde scientifique semblent démontrer que la collaboration entre scientifiques mondiaux est bonne et menée sur des bases de transparence et de sens de l’intérêt général, du moins pour ceux d’entre eux qui travaillent dans leurs laboratoires et non sur les plateaux télévisés.


[1] Inspiré par Mongénéral