Zone-libre, zone-occupée, comme en 40’

La République prépare un déconfinement progressif de ses citoyens dont une bonne moitié est calfeutrée chez elle en espérant que le coronavirus reste dehors. Une carte des départements a été publiée avec un code couleur rouge lorsque le virus est virulent et les hôpitaux surchargés, vert dans le cas contraire et jaune quand on ne sait pas encore.

En gros, l’attaque est venue par l’Est qui est en rouge et, un peu comme en 1940 nous avons une zone libre et une zone occupée. La seule différence est que la ligne de démarcation est plutôt nord-sud quand elle était est-ouest après l’armistice du 22 juin 1940…

Le nouveau contexte du transport de masse

Les reportages se multiplient sur les conditions de transport dans le cadre de la pandémie de coronavirus. Des passagers de compagnies aériennes s’étonnent que leurs avions soient pleins, idem pour les trains à grande vitesse (TGV). Il leur échappe sans doute que compte tenu du modèle économique de ces activités, un avion ou un TGV à moitié rempli, si cela devait être durable, va déclencher un prix du billet à peu près multiplié par deux, ou alors la prise en charge par les contribuables de pertes conséquentes.

L’augmentation des prix de vente du transport est d’ailleurs probablement la seule solution efficace pour revenir sur le modèle du transport de masse si tel était l’objectif. Idéalement il conviendrait que l’augmentation de ces prix soit plus le fait d’application de taxes écologiques plutôt que l’accroissement des coûts du fait d’une moindre productivité, mais si l’on continue à pouvoir acheter un aller-retour pour la Thaïlande pour 400 EUR ou à 120 EUR pour le Maroc, les classes moyennes continueront à aller passer en masse leurs vacances à Phuket ou leurs week-ends à Marrakech.

Ce sera l’un des sujets sur la table post épidémie.