Un dimanche à l’Eglise

Notre-Dame-de-la-Gare, Paris XIIIème


Paris, place Jeanne-d’Arc, l’église paroissiale Notre-Dame-de-la-Gare se dresse devant un petit square. A l’intérieur, en ce dimanche après-midi se déroule une « Veillée de prière – Louange, Adoration, confessions ». Un sympathique prêtre officie en appelant à la prière, notamment en faveur des chrétiens d’orient faisant ainsi écho à la visite en cours du Pape en Irak. Une assistance attentionnée, parfois agenouillée sur le carrelage (il n’y a plus de prie-Dieu ?) partage avec ferveur les incantations du prêtre sur fond du chœur peint par Anders Osterlind, peintre suédois aux attaches bretonnes.

Les indications pédagogiques nous apprennent que Cette église consacrée en 1859 sous le nom de « Notre-Dame de l’Immaculée-Conception » a été dénommée par la suite « de la Gare » car partie du « quartier de la Gare » dont subsiste la station de métro « Quai de la Gare » sise à l’endroit où devait être construit un port fluvial communiquant avec la Seine au niveau de l’actuel Pont de Bercy.

Le site web de l’Eglise nous rappelle que « Ce temps [de prière] est source de nombreuses grâces : le Seigneur nous y donne les forces et la joie pour avancer dans ce monde avec Lui. »

Et puis, il faut laisser la place, la messe de 18h va commencer.

Buffon

Buffon (1707-1788) contemple la galerie de l’évolution au Jardin des Plantes

Les tulipes de Jeff Koons au Petit-Palais

Après une polémique bobo-mondano-culturelle comme seule notre pays sait en provoquer sur des non-sujets, l’œuvre de l’artiste américain Jeff Koons, cadeau en hommage à Paris par suite des attentats terroristes islamiques de 2015, est exposée dans les jardins du Petit-Palais. La polémique a porté sur le côté kitsch de l’œuvre (10 mètres de haut, 30 tonnes), sa localisation, la publicité gratuite qu’elle rapportera à son auteur, le coût de l’entretien, les déductions fiscales dont bénéficieront les mécènes qui financeront ce dernier, et, enfin et surtout, le fait que le dossier s’est retrouvé sur la table de la maire de Paris, Anne Hidalgo, honnie par une partie de la ville.

Bref, les tulipes sont installées et Anne Hidalgo a été réélue pour six années comme maire de Paris lors des élections municipales de juin 2020. Si l’on veut se débarrasser des unes comme de l’autre, il suffit de le décider et de voter différemment aux municipales de 2028, bref, être cohérents. Rien, ni personne, n’est éternel sur ce bas monde. Gageons que la polémique ne va pas manquer de ressurgir dès que quelques tâches de rouille vont apparaître, à moins que d’ici là les bobos parisiens n’aient trouvé des sujets plus vitaux à prendre en compte.

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Une pissotière survivante

Les pissotières de Paris se font rares. Celle-ci est aux pieds du mur de la prison de la Santé boulevard Arago, elle sent toujours aussi mauvais mais a été repeinte en couleurs d’automne comme les maroniers qui l’entourent. Elles étaient vertes « dans le temps ».