Anonyme, ‘La Bible – Genèse’.

Une édition de la Bible datant de 1910 dans laquelle comme il se doit la Genèse est le premier livret, en principe commun aux religions monothéistes. On y lit ou relit l’histoire de la création. Celle du monde et de l’Homme avec Adam et Eve. On suit ensuite les aventures agitées de la descendance de ce couple fondateur dont le mâle a vécu 930 ans et fut à l’origine d’une nombreuse progéniture qui commença avec Caïn et Abel. Noé arriva plusieurs générations après et emmena sa femme et leurs fils ainsi que des spécimens d’animaux sur son arche pour sauver la vie alors que l’Eternel déclencha le déluge pour punir la corruption du genre humain qu’il avait pourtant créé :

#6.6. « L’Eternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur. Et l’Eternel dit : J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel ; car je me repens de les avoir faits. »

Après le déluge, Noé et les survivants reboot la vie sur terre et s’en suivent les pérégrinations de sa descendance dont celle d’Abraham à qui l’Eternel va donner le pays de Canaan et sauver son fils de l’égorgement infanticide. Tout ce petit monde voyage, se bat, se reproduit, échange avec l’Eternel, assiste à la destruction de Sodome et Gomorrhe. Il y a des meurtres, des sacrifices, de l’inceste, de la vente d’êtres humains, des négociations entre peuples, des récoltes, des famines, des jeunes et des vieillards, bref, la vie dans une antiquité pas vraiment datée.

On ne sait pas trop qui a écrit ces textes, ni en combien d’épisodes, ni d’ailleurs exactement quand. Tout le monde religieux a trouvé son inspiration dans ces légendes : les juifs comme les catholiques, les protestants ou les musulmans. Chacun y voyant d’ailleurs midi à sa porte. On est tellement dans le symbolique que l’on peut en déduire ce que l’on veut.

Le plus étonnant est sans doute que cette Genèse et les livrets qui l’ont suivi aient pu ainsi traverser les millénaires et encore continuer à fonder tant de politiques (voire de guerres) dans les pays qui mélangent le pouvoir temporel avec le spirituel. A l’heure de la science moderne, tout ceci laisse un peu rêveur…

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