Bercy change de nom

Entendu au Café du commerce :

Le POPB s’appelle désormais Accor Hotel  Arena ! Demain va-t-on vendre aussi l’Arc de triomphe ?

Cette émotion fait suite à la location du nom de cette arène à un marchand, en l’occurrence la chaîne hôtelière Accor. C’est une pratique désormais assez courante de confier à Monsieur le Marché le co-financement de ce type de lieux ou d’évènements mondains que s’empressent de louer des marques. Par exemple on ne dit plus le concours de saut d’obstacles de Paris, mais le Saut Hermès ; on ne dit plus le trophée de champions de golf mais le Trophée Lancôme, et il y a bien d’autres exemples de ce type.

Alors à la question technique sur la vente de l’Arc de Triomphe la réponse est évidemment positive : oui le propriétaire (l’Etat ou la municipalité) de ce monument peut en vendre le nom à une marque. Politiquement c’est peu probable à court terme mais qui sait si un jour l’état des finances publiques ne poussera pas à regarder de plus près cette éventualité.

On se souvient que l’Hôtel de la Marine sur la place de la Concorde devait être transformé en galeries marchandes après le départ du ministère du même nom vers le complexe militaire récemment inauguré dans le XVème arrondissement de Paris. Cette éventualité a également provoqué quelques levées de bouclier bien que le bâtiment ne devait pas être vendu mais simplement loué à bail ce qui revenait à en transférer les coûts d’entretien sur le secteur privé. Finalement le projet a été abandonné et l’Hôtel de la Marine continuera à être entretenu par les contribuables et non pas par le secteur privé (les consommateurs).

Contradiction française permanente jamais résolue : ce sont souvent les mêmes qui se plaignent de payer des impôts qui veulent malgré tout continuer à payer l’entretien d’actifs non utilisés de l’Etat. Il peut parfois être acrobatique d’être libéral pour la baisse des impôts et étatiste pour le maintien des bijoux de famille dans le patrimoine national !

Combats de coqs dans la basse-cour des élections

Deux têtes de liste candidates à l’élection régionale en Ile de France s’invectivent dans les médias et se préparent à poursuivre ce combat de basse-cour devant les tribunaux. L’un est président en exercice de l’assemblée nationale, l’autre est ancienne ministre. Les deux montrent ainsi leur incompétence pour assurer le poste de président de région pour lequel ils briguent les votes des électeurs. Qu’on en juge :

Claude Bartolone :

« Que reste-t-il de leurs valeurs républicaines lorsque, sans cesse, ils font cette insupportable danse du ventre aux électeurs du FN, à grands coups de “race blanche” ? Que reste-t-il de leurs valeurs républicaines quand ils laissent les clés du camion à La Manif pour tous, ce mouvement obscène de négation de la modernité, menaçant ainsi le droit de s’aimer ? »,

« Notre région, ils veulent la mettre en rang, en uniforme, un serre-tête sur les cheveux »,

« Ecoutez-la, La Versaillaise, dénigrer systématiquement la Seine-Saint-Denis, un des départements les plus pauvres de France »

La Pécresse n’ayant guère été plus brillante bien que légèrement moins agressive, le chroniqueur ne votera donc ce dimanche ni pour l’une ni pour l’autre afin de ne pas apporter son bulletin à l’un de ces deux sales gosses mal éduqués qui se croient toujours dans leur cour d’école maternelle.