Alicia Gallienne lue au théâtre de l’Athénée

Alicia Gallienne est morte à 20 ans d’une maladie de sang génétique en 1990 après avoir écrit furieusement des centaines de poèmes, jamais publiés, au cours des quatre dernières années de sa vie. Cousine de l’acteur de la Comédie française Guillaume Gallienne, ce dernier se décida 30 ans plus tard à tenter d’exaucer le vœu d’Alicia qui disait : « j’écris pour être lue ! », avec l’aide d’une éditrice de la collection Gallimard « Blanche » consacrée à la poésie, par ailleurs marraine du printemps de poètes 2020. Le livre est sorti en février de cette année et, ce soir, Guillaume Gallienne et Marina Hands font une lecture d’un choix de ses poèmes une heure durant, entrecoupée d’intermèdes musicaux violon/piano joués par Renaud Capuçon et Guillaume Bellom.

C’est la soirée d’ouverture du Printemps des poètes, sur le thème du courage en cette année 2020. Qu’aurait-elle pu rêver de mieux pour un premier contact avec le public ? Hantée par l’urgence de la maladie (son frère Eric est décédé du même mal lorsqu’elle avait 7 ans), l’atmosphère est forcément tragique mais les mots sont habités par la vie, ceux d’une post-adolescente encore si jeune mais si attentive à ce qui l’entoure, la noirceur du monde comme la puissance des sentiments. On ressort de cette lecture bouleversés mais irradiés par l’énergie créatrice et communicative de cette auteure, et, surtout, tellement heureux qu’elle put enfin être publiée.

Sur sa pierre tombale du cimetière du Montparnasse, non loin de celle de Charles Baudelaire, est écrit :

« (…) Mon âme saura s’évader et se rendre (…). » 

Platini indécent

Juin/Charlie-Hebdo (14/10/2015)

Platini, un nunuche de 64 ans pris la main dans le sac de petits arrangements entre copains-mafieux lorsqu’il œuvrait dans une fonction incertaine à la Fédération internationale de fouteballe (FIFA), est allé jusqu’à présenter son dossier devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) qui a confirmé que l’interdiction d’exercer une activité professionnelle liée au football était bien justifiée… Ah mais !!!

On se souvient que le garçon avait touché 2 millions de francs suisses (équivalents à 1,8 million d’euros) de la FIFA comme solde d’un contrat dont on ignore le montant total, et sans que l’on ait pu vraiment déterminer le travail qu’il avait délivré en échange. Mais alors qu’il ambitionnait de devenir le chef de la FIFA cette affaire était malencontreusement sortie brisant tout net les ambitions du fouteux. Pis, la FIFA prise soudain d’une frénésie de nettoyage des écuries d’Augias allât jusqu’à licencier son président, un suisse, Platini et quelques autres forbans en leur interdisant d’endosser toute fonction dirigeante dans le fouteballe pour quelques années. Il ne leur a cependant pas été demandé de rendre l’argent volé.

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Touché dans son égo, après différents recours infructueux devant la justice suisse, Platini a soumis son cas à la CEDH pour « rétablir son honneur ». Comme si cette Cour n’avait pas de sujets plus importants à traiter que l’honneur perdu d’un fouteballeur oublié mais enrichi ? A 64 ans, que Monsieur Platini prenne sa retraite et cesse d’encombrer les Cours et les médias. Il a trempé sa cuillère dans la bonne soupe des organisations multilatérales, qu’il se fasse discret désormais.

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