No Filter

La tournée européenne des Rolling Stones « No Filter Tour » a débuté à Hambourg et sera à Paris fin octobre.

Festival de musique de chambre de Perros-Guirec

David Bismuth (piano), Pierre Génisson (clarinette) et Camille Thomas (violoncelle) ont joué ce soir au festival de musique de chambre de Perros-Guirec dans le cadre enchanteur du Palais des congrès dont l’immense baie vitrée donne sur le soleil se couchant sur la mer dans la baie de Trestraou. Les musiciens eux-mêmes se diront touchés par cette situation. Ils jouèrent avec la fougue de leur belle jeunesse et tout l’amour qu’ils portent à la musique des œuvres de Glinka, Poulenc, Schumann et Brahms.

Trio pathétique en ré mineur pour clarinette, violoncelle et piano de Mikhail Glinka, Sonate pour clarinette et piano de Francis Poulenc, Fantasiestücke pour violoncelle et piano op. 73, Trio pour clarinette, violoncelle et piano en la mineur op. 114.

Midnight Oil – Paris Olympia – 25 juillet 2017

Midnight Oil – 2017

Midnight Oil s’est reformé et passe par l’Olympia pour la deuxième fois en ce mois de juillet. Emmené par Peter Garrett le groupe joue bon et fort. La personnalité de son leader emporte l’enthousiasme des spectateurs qui réécoutent avec un plaisir non dissimulé la bande-son du rock australien des années 80’. Une soirée surchauffée !

Feist – Paris Olympia – 19 juillet 2017


Feist présente son nouvel album Pleasure à l’Olympia. L’artiste canadienne anglophone se produit avec trois musiciens. Ensemble ils nous délivrent un folk électrifié plein de subtilité et d’originalité. Leslie joue de la guitare et chante merveilleusement. Sensible et délurée, souriante et charmeuse, c’est une artiste assumée qui réjouit une assistance conquise.

Lady Sir – Paris Philharmonie II – 30 juin 2017

Gaëtan Roussel et Rachida Brakny ont créé Lady Sir qui ouvre ce soir le festival Days Off à la Philharmonie de Paris avec trois musiciens en renfort. Un concert plein de douceur et de poésie par cette alliance inattendue entre un musicien d’exception et une actrice de rencontre. Le résultat est probant et vraiment touchant. C’est un duo au sens propre du terme qui joue de ses deux voix qui se superposent et se complètent. Les mots sont en français, en anglais ou en arabe, sur le temps qui passe, l’absence, l’amour… C’est délicieusement mélancolique et doux comme du velours. Une jolie révélation pour un été qui commence.

The Pretenders – Paris Salle Pleyel – 26 juin 2017

Chrissie Hynde reforme les Pretenders à 65 ans. Ensemble ils sortent un disque, Alone, et partent en tournée en passant par Paris ce soir. De vrais rockers qui ont du cœur et nous délivrent une soirée musclée. Nos cœurs chavirent quand de sa voix puissante elle entame Nigh in my Veins, I’ll Stand by you ou Brass in Pocket, références à la période post-punk durant laquelle cette artiste américaine s’est épanouie. Les nouvelles compositions sont du même moule : des guitares et une voix irremplaçable, bref, du rock brut et bon.

Bryan Ferry – Paris l’Olympia – 23 juin 2017

Un concert de Bryan Ferry à l’Olympia, en passant ; pas de nouveau disque, pas d’évènement particulier à fêter, les pisses-froid le qualifieront d’alimentaire. Les admirateurs n’ont pas boudé leur plaisir d’une soirée avec l’ex-Roxy Music. Une setlist classique extraite de son volumineux catalogue. Un artiste un peu moins habité que lors de la tournée Avonmore de 2014, un chanteur à la voix plus hésitante, une audience qui a pris encore trois ans depuis la dernière tournée, mais une excellente soirée.

Setlist : The Main Thing (Roxy Music song)/ Slave to Love / Ladytron (Roxy Music song)/ Out of the Blue (Roxy Music song)/ Where or When (Rodgers & Hart cover)/ Simple Twist of Fate (Bob Dylan cover)/ A Waste Land/ Windswept/ Bête Noire/ Zamba/ Stronger Through the Years (Roxy Music song)/ Like a Hurricane (Neil Young cover)/ Tara (Roxy Music song)/ Re-make / Re-model (Roxy Music song)/ In Every Dream Home a Heartache (Roxy Music song)/ If There Is Something (Roxy Music song)/ More Than This (Roxy Music song)/ Avalon (Roxy Music song)/ Love Is the Drug (Roxy Music song)/ Virginia Plain (Roxy Music song)/ Let’s Stick Together (Wilbert Harrison cover)/ Do the Strand (Roxy Music song)/ Jealous Guy (John Lennon cover)

SMITH Patti, ‘M Train’.

Sortie : 2016, Chez : Gallimard.

Patti Smith poursuit et nous fait partager ses pérégrinations littéraires avec ce nouvel ouvrage dont les chapitres sont autant de pages de son journal tenu dans ses années sexagénaires (on fête ses 66 ans au milieu du livre). Tenue par un besoin d’écriture compulsif elle noircit un carnet moleskine au hasard des voyages intérieurs comme ceux à travers la planète. « Ce n’est pas si facile d’écrire sur rien » note-t-elle en nous faisant découvrir sa vie new-yorkaise avec ses chats à nourrir, sa petite bicoque à Rockaway Beach, sa bibliothèque chérie où cohabitent tous ses héros, ses doutes des petits matins au Café ‘Ino où elle eut ses habitudes avant sa fermeture.

Evidemment plane tout au long de cette introspection le souvenir des êtres aimés : Fred « Sonic » Smith, le père de ses deux enfants, guitariste de MC5 décédé en 1994, ses parents à qui elle dédit tous les matins une prière de remerciement pour lui avoir donné la vie, Sylvia Path, poétesse britannique chantre du féminisme, décédée violement, et tous les poètes qu’elle vénère depuis son adolescence. Il y a beaucoup d’étapes dans les cimetières, ponctuées de photos polaroïd, Patti est à l’âge, hélas, où l’on fréquente trop ces lieux. L’âme de tous ces êtres chers imprègne les pages de ce livre touchant : « Avec le temps, il arrive souvent que nous ne fassions plus qu’un avec ceux que nous ne parvenions pas à comprendre. »

Tout au long de son parcours artistique Patti a porté un regard poétique et littéraire sur le monde qui l’entoure, des vers du combat punk de « Horses » à cet ouvrage tout en délicatesse en passant par l’hommage bouleversant à Mapplethorpe dans « Just Kids » et quelques uns des disques marquants de l’histoire du Rock ‘n Roll. Ce livre est la poursuite de ce chemin, un peu crépusculaire mais plein d’espoir devant la force de l’art et de la culture pour sortir du chaos.

Elle conclut son « M Train » par un souhait : « Tous les écrivains sont des clochards… Puissé-je un jour être comptée parmi vous. » On peut gager que l’Histoire répondra positivement à ce rêve.

SMITH Patti, ‘Glaneurs de rêves’.

Sortie : 1992, Chez : Gallimard.

Patti Smith a écrit ce petit livre dédié à son père, plein de poésie et de rêve comme un regard sur le temps qui passe et la vie qui coule. Parsemées de photos de famille et de souvenirs d’enfance, ces pages révèlent la simplicité de son auteur pour décrire ces moments fugaces qui restent en mémoire comme des évènements fondateurs de ce que l’on est devenu. Un dessin, un bijou, le vent dans les arbres, tout est sujet à une mélancolique introspection, parfois au mysticisme. Patti ponctue ses pensées de quelques poèmes de sa composition dénotant toute la sensibilité de cette artiste américaine qui sait autant déchaîner la fureur sur la scène rock que la douceur dans ces lignes émouvantes.

Patti Smith acquiert la maison de Rimbaud

Patti poursuit son parcours rimbaldien en acquérant près de Charleville-Mézières une maison construite sur l’emplacement de la ferme où Arthur Rimbaud a écrit Le Bateau Ivre et Une Saison en Enfer. L’attachement de la rockeuse au plus lumineux des poètes maudits est touchant et une nouvelle fois confirmé.

John Wetton est mort le 31 janvier 2017

C’est l’hécatombe chez nos héros du rock progressiste des années 70-80’ : John Wetton est décédé ce 31 janvier. Keith Emerson et Greg Lake l’an passé, c’est leur compère John Wetton aujourd’hui. Il remplaça Greg Lake comme bassiste-chanteur de King Crimson et commit parmi les plus belles pièces de ce groupe novateur. Red reste sans doute le disque le plus accompli du groupe et John y est pour beaucoup. Après la dissolution du groupe il s’éloigna quelque peu de la veine si originale des Crimson et poursuivit avec Uriah Heep, Asia, UK (avec Eddie Jobson et Terry Bozzio) et d’autres. Il joua également de loin en loin avec Roxy Music. Un très beau parcours pour un bassiste exceptionnel et une voix de légende. Réécoutez Starless, un monument du rock progressiste.

Espérons que tous ces grands artistes font maintenant des jam au paradis des rockers !

Amy Macdonald – 7 mars 2017 – Paris Le Trianon

Amy MacDonald en concert au Trianon, à Paris, le 7 mars 2017

Amy Macdonald au Trianon ce soir pour la sortie de son dernier disque, Under Stars ; toujours maquillée comme une voiture volée, en équilibre instable sur des Platform-boots de 30 cm, vêtue d’un frou-frou noir ajouré, elle distille avec son groupe une musique plutôt calibrée midinette mais elle a une voix formidable et une énergie sans pareil sur sa guitare rythmique pour accompagner ses chansons. Elle n’a plus reproduit d’aussi agréables compositions depuis son premier et touchant album This is Life sorti en 2007 mais on l’aime quand même.

Setlist : Under Stars/ Don’t Tell Me That It’s Over/ Spark/ Youth of Today/ Mr. Rock & Roll/ Dream On/ Slow It Down/ 4th of July (Acoustic)/ Pride (Acoustic)/ Listen to the Music (The Doobie Brothers cover) (Acoustic)/ Poison Prince/ Automatic/ Love Love/ The Rise and Fall/ Run/ This Is the Life/ Never Too Late/ Life in a Beautiful Light
Encore : Prepare to Fall (Amy solo Acoustic)/ Down by the Water/ Let’s Start a Band
Warmup : Newton Faulkner

SPRINGSTEEN Bruce, ‘Born to run’.

Sortie : 2016. Chez : Albin Michel.

C’est l’autobiographie d’un rocker de légende, Bruce Springsteen, qui a développé l’un des groupes de rock les plus puissants de l’époque contemporaine : le E Street Band, avec lequel il a écumé les plus grands stades du monde pour y décliner une musique énergique chantant l’Amérique profonde. Tout l’art de Springsteen réside dans ce talent de songwriter tout en subtilité emmené par un rock furieux.

Bruce raconte son enfance dans une famille d’origine italo-irlandaise du New-Jersey, qu’il qualifie lui-même de « prolo », en se glorifiant d’ailleurs de cette origine à laquelle il se raccrochera tout au long de sa carrière. Un père taiseux et psychologiquement malade, une mère énergique qui a toujours soutenu les projets musicaux de son fils, une sœur vaillante et travailleuse ; Bruce adolescent abandonne le lycée après avoir acheté sa première guitare. Sa vie désormais sera toute entière tournée vers la musique, il monte des groupes, joue dans les bars du Jersey shore, squatte de ci de là et déjà pose les premières pierres de ce qui sera le E Street Band, composé majoritairement de ses potes du New Jersey. 40 ans plus tard, les mêmes jouent toujours avec lui, moins deux tombés au front de la maladie.

Il est The Boss au sein du groupe et reconnu comme tel même si quelques frictions créatrices se produisent régulièrement dans ce milieu d’artistes aux ambitions affirmées. Le Boss revendique le pouvoir du créateur, gère la situation et emmène sa bande au plus haut du succès avec les disques Born to Run, Darkness on the Edge of Town, The River, suivis de tournées retentissantes dans le monde entier. Mais Bruce commet aussi quelques disques intimistes : Nebraska, Evil & Dust… retour aux sources profondes du folk américain de ses héros Woody Guthrie, Pete Seeger ou Bob Dylan. Et ce sont là parmi ses œuvres les plus émouvantes où sa voix et ses textes grattent le cœur de chacun et surtout de l’Amérique si grande mais parfois si dure avec son peuple.

Bruce dévoile aussi quelques aspects de sa vie personnelle et notamment une tendance à la dépression qui le fait fréquenter les cabinets de psychanalystes depuis des décennies. Quand on voit la force musicale et scénique du personnage on a du mal à l’imaginer sur le divan de Freud, mais ainsi va la vie. « There is a crack in everything, And that’s how the light gets in! » chantait Leonard Cohen.
Il raconte aussi la force partagée avec le public lorsqu’il joue et chante ses notes et ses mots, emmenés par la fantastique machine du E Street Band.

Il écrit comment la chanson « The River« , un énorme succès, est en fait l’histoire de sa sœur qui rencontre son amoureux. Ils sont jeunes, font un enfant, travaillent à l’usine, connaissent les affres du chômage et, chaque fois qu’il faut se ressourcer descendent « down to the river… » à la recherche des bons souvenirs. Après des années de vie besogneuse et de soucis affrontés, la rivière s’est asséchée mais la roue continue de tourner. La première fois que Virginia entendit ce morceau en live elle dit à Bruce en le serrant dans ses bras : « c’est ma vie », ce qu’il a reçu avoir été la plus belle critique jamais reçue.

Cette autobiographie de tout de même 630 pages parcourt au galop l’histoire incroyable de ce gamin du New Jersey et de sa bande de potes qui ont su rester unis 40 ans durant pour dérouler à un public toujours ébahi et renouvelé le tapis rouge et flamboyant du ROCK ‘N’ ROLL.

Blonde Redhead – Paris le Trianon – 1er mars 2017


Blonde Redhead est sur la route pour une tournée d’une quinzaine de dates en Europe qui passe ce soir par Le Trianon. Il n’y a pas de disque sorti récemment, le dernier : Barragan, remonte à 2014. Le groupe jouera quand même deux ou trois nouveautés et nous emportera sous le charme de son catalogue pour le reste. Rock arty et léger délivré par ces trois new-yorkais aux origines italienne et japonaise, un délicieux cocktail !

Gimme Danger

Jim Jarmush revisite l’histoire des Stooges. Basé sur une interview d’Iggy Pop, le scénario alterne entre les souvenirs du vieux rocker et les images d’archive pour revenir sur ce groupe proto-punk qui a dynamité le Rock des années 70. Iggy est touchant dans sa façon de revenir sur son passé, bronzé et souriant, il narre de sa voix grave l’histoire incroyable des Stooges. Beaucoup de ses amis sont morts, on sent à la fois de l’émotion et un certain détachement lorsqu’il parle d’eux, peut-être aussi du soulagement d’être encore en vie…

The Stooges furent le groupe de trois disques majeurs qui ont marqué la petite histoire du rock, les singeries nihilistes d’Iggy sur scène n’ont finalement que peu d’importance dans cette réussite musicale. La suite de sa carrière en solo a d’ailleurs confirmé qu’il est un vrai artiste. Jarmush porte un regard admiratif sur l’homme, les passages consacrés à la musique sont un peu frustrants car plutôt hachés.

Greg Lake est mort le 9 décembre 2016

 

King Crimson : Greg Lake (à gauche) & Robert Fripp

Greg Lake est mort il y a quelques jours. Il fut la première voix de King Crimson sur In the Court of… et In the Wake of Poseidon, une voix puissante et bouleversante qui fut remplacée ensuite par celle John Wetton, du même acabit. Guitariste et bassiste il poursuivit ensuite sa route avec Emerson, Lake & Palmer (ELP) avec plus ou moins de bonheur dans ce super-groupe. Il a marqué la rock progressiste des années 70-80.

Bob Dylan reçoit son prix Nobel de littérature par contumace

Bob Dylan n’est finalement pas venu en personne recevoir son prix Nobel de littérature à l’académie de Stockholm. L’ambassadrice des Etats-Unis a lu son discours et Patti Smith a interprété avec émotion A Hard Rain’s A-Gonna Fall :

Oh, where have you been, my blue-eyed son?
And where have you been my darling young one?
I’ve stumbled on the side of twelve misty mountains
I’ve walked and I’ve crawled on six crooked highways
I’ve stepped in the middle of seven sad forests
I’ve been out in front of a dozen dead oceans
I’ve been ten thousand miles in the mouth of a graveyard
And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, and it’s a hard
It’s a hard rain’s a-gonna fall.

Oh, what did you see, my blue eyed son?
And what did you see, my darling young one?
I saw a newborn baby with wild wolves all around it
I saw a highway of diamonds with nobody on it
I saw a black branch with blood that kept drippin’
I saw a room full of men with their hammers a-bleedin’
I saw a white ladder all covered with water
I saw ten thousand talkers whose tongues were all broken
I saw guns and sharp swords in the hands of young children
And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, and it’s a hard
It’s a hard rain’s a-gonna fall.

And what did you hear, my blue-eyed son?
And what did you hear, my darling young one?
I heard the sound of a thunder that roared out a warnin’
I heard the roar of a wave that could drown the whole world
I heard one hundred drummers whose hands were a-blazin’
I heard ten thousand whisperin’ and nobody listenin’
I heard one person starve, I heard many people laughin’
Heard the song of a poet who died in the gutter
Heard the sound of a clown who cried in the alley
And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard
And it’s a hard rain’s a-gonna fall.

Oh, what did you meet my blue-eyed son ?
Who did you meet, my darling young one?
I met a young child beside a dead pony
I met a white man who walked a black dog
I met a young woman whose body was burning
I met a young girl, she gave me a rainbow
I met one man who was wounded in love
I met another man who was wounded in hatred
And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard
And it’s a hard rain’s a-gonna fall.

And what’ll you do now, my blue-eyed son?
And what’ll you do now my darling young one?
I’m a-goin’ back out ‘fore the rain starts a-fallin’
I’ll walk to the depths of the deepest black forest
Where the people are a many and their hands are all empty
Where the pellets of poison are flooding their waters
Where the home in the valley meets the damp dirty prison
And the executioner’s face is always well hidden
Where hunger is ugly, where souls are forgotten
Where black is the color, where none is the number
And I’ll tell and speak it and think it and breathe it
And reflect from the mountain so all souls can see it
And I’ll stand on the ocean until I start sinkin’
But I’ll know my song well before I start singing
And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, and it’s a hard
It’s a hard rain’s a-gonna fall.

Banquet speech by Bob Dylan given by the United States Ambassador to Sweden Azita Raji, at the Nobel Banquet, 10 December 2016.

Good evening, everyone. I extend my warmest greetings to the members of the Swedish Academy and to all of the other distinguished guests in attendance tonight.

I’m sorry I can’t be with you in person, but please know that I am most definitely with you in spirit and honored to be receiving such a prestigious prize. Being awarded the Nobel Prize for Literature is something I never could have imagined or seen coming. From an early age, I’ve been familiar with and reading and absorbing the works of those who were deemed worthy of such a distinction: Kipling, Shaw, Thomas Mann, Pearl Buck, Albert Camus, Hemingway.

These giants of literature whose works are taught in the schoolroom, housed in libraries around the world and spoken of in reverent tones have always made a deep impression. That I now join the names on such a list is truly beyond words.

I don’t know if these men and women ever thought of the Nobel honor for themselves, but I suppose that anyone writing a book, or a poem, or a play anywhere in the world might harbor that secret dream deep down inside. It’s probably buried so deep that they don’t even know it’s there.

If someone had ever told me that I had the slightest chance of winning the Nobel Prize, I would have to think that I’d have about the same odds as standing on the moon. In fact, during the year I was born and for a few years after, there wasn’t anyone in the world who was considered good enough to win this Nobel Prize. So, I recognize that I am in very rare company, to say the least.

I was out on the road when I received this surprising news, and it took me more than a few minutes to properly process it. I began to think about William Shakespeare, the great literary figure. I would reckon he thought of himself as a dramatist. The thought that he was writing literature couldn’t have entered his head. His words were written for the stage. Meant to be spoken not read. When he was writing Hamlet, I’m sure he was thinking about a lot of different things: « Who’re the right actors for these roles? » « How should this be staged? » « Do I really want to set this in Denmark? » His creative vision and ambitions were no doubt at the forefront of his mind, but there were also more mundane matters to consider and deal with. « Is the financing in place? » « Are there enough good seats for my patrons? » « Where am I going to get a human skull? » I would bet that the farthest thing from Shakespeare’s mind was the question « Is this literature? »

When I started writing songs as a teenager, and even as I started to achieve some renown for my abilities, my aspirations for these songs only went so far. I thought they could be heard in coffee houses or bars, maybe later in places like Carnegie Hall, the London Palladium. If I was really dreaming big, maybe I could imagine getting to make a record and then hearing my songs on the radio. That was really the big prize in my mind. Making records and hearing your songs on the radio meant that you were reaching a big audience and that you might get to keep doing what you had set out to do.

Well, I’ve been doing what I set out to do for a long time, now. I’ve made dozens of records and played thousands of concerts all around the world. But it’s my songs that are at the vital center of almost everything I do. They seemed to have found a place in the lives of many people throughout many different cultures and I’m grateful for that.

But there’s one thing I must say. As a performer I’ve played for 50,000 people and I’ve played for 50 people and I can tell you that it is harder to play for 50 people. 50,000 people have a singular persona, not so with 50. Each person has an individual, separate identity, a world unto themselves. They can perceive things more clearly. Your honesty and how it relates to the depth of your talent is tried. The fact that the Nobel committee is so small is not lost on me.
But, like Shakespeare, I too am often occupied with the pursuit of my creative endeavors and dealing with all aspects of life’s mundane matters. « Who are the best musicians for these songs? » « Am I recording in the right studio? » « Is this song in the right key? » Some things never change, even in 400 years.

Not once have I ever had the time to ask myself, « Are my songs literature? »
So, I do thank the Swedish Academy, both for taking the time to consider that very question, and, ultimately, for providing such a wonderful answer.

My best wishes to you all,

Bob Dylan