Israël se déchaîne

Israël fait parler d’elle ces derniers temps et pas toujours de la meilleure façon. En effet, face à des manifestations palestiniennes faisant mine de traverser leur frontière nord pour envahir Israël l’armée tire sur ces manifestants. Il y a des dizaines de morts et ce, le jour où le pouvoir inaugure en grande pompe la nouvelle ambassade américaine transférée de Tel-Aviv à Jérusalem marquant ainsi le soutien des Etats-Unis au fait que cette ville est la capitale unique d’Israël bien que l’organisation des Nations Unies ait voté plusieurs résolutions prônant Jérusalem comme capitale partagée entre Israël et le futur Etat palestinien à créer.

Et revient la petite musique religieuse rappelant que « Dieu a promis Israël au peuple juif » et que c’est ainsi, non discutable. C’est la vieille histoire des références historiques (et, pire, bibliques) pour justifier des conquêtes territoriales. Ces références peuvent être vraies, elles n’en sont pas moins subjectives par nature car jusqu’où remonte-t-on, à quel siècle s’arrête-t-on, la parole de quel vainqueur retient-on ? C’est sans fin et ce sont des fondements ne reposant ni sur le droit, ni sur la science, et encore moins sur la raison. Depuis Neandertal il y a toujours eu des peuples ou des tribus qui ont existé sur un territoire avant d’autres, cela ne leur donne pas pour autant de prééminence sur un territoire, sinon il faudrait rendre les Etats-Unis aux Apaches, les Antilles aux Arawaks, la Savoie à l’Italie et l’Algérie aux descendants d’Homo-Sapiens (qui étaient là bien avant les Kabyles).

Les israéliens et leurs soutiens se réfèrent à l’ancien testament de la Bible pour justifier le « grand Israël », la colonisation des territoires occupés et l’annexion de Jérusalem-Est. Les israéliens et leurs soutiens se réfèrent à l’ancien testament de la Bible pour justifier le « grand Israël », la colonisation des territoires occupés et l’annexion de Jérusalem-Est. Là c’est encore plus contestable car on ne sait même pas qui a écrit ce livre, qui l’a traduit. Il nous dit « Dieu a promis Israël au peuple juif », mais on ne sait pas bien qui est Dieu ; Henri IV ou César, on voit à peu près, mais Dieu on ne l’a jamais vu, il n’a jamais signé de traité international, il ne s’est jamais présenté non plus au cadastre avec un acte de propriété du territoire qu’il « donne au peuple juif » ! Et si l’on commence à croire la Bible sur le « Grand Israël » pourquoi ne faudrait-il pas croire non plus toutes les « vérités » assénées dans le Coran et qui justifient nombre de pratiques d’un autre âge. Non, les livres religieux sont des fables littéraires qui doivent rester dans les bibliothèques à la disposition des théologiens, et n’en point sortir.

Le gouvernement des Hommes doit reposer sur le droit et la Raison. Et il se trouve que le droit et la Raison après lui avoir octroyé un territoire en 1948 demandent à Israël de revenir dans ses frontières de 1967 en restituant les territoires conquis par la force et de partager Jérusalem comme capitale de deux Etats, dont celui de la Palestine à créer un jour. C’est sans doute la raison pour laquelle les conservateurs israéliens se réfèrent à la Bible plutôt qu’à l’ONU.

Après les dirigeants visionnaires, Ben Gourion, Golda Meir, Begin, Rabin, Peres, Israël est maintenant dans les mains d’un clan d’affairistes qui balancent entre l’extrême-droite et l’extrême-judaïsme et ne font pas honneur à l’esprit des fondateurs. Ils colonisent à tour de bras en violation des décisions de la communauté internationale pour imposer le fait accompli. Mais il y a un combat qui est perdu d’avance, c’est celui de la natalité : celle des arabes israéliens (20% de la population, en majorité musulmans) comme celle des pays arabes alentour qui est bien supérieure à celle des israéliens non arabes. L’Histoire est tragique et à terme ceux-ci seront balayés à la fois de l’intérieur de leur pays et de l’extérieur, un peu comme les occidentaux qui perdent progressivement de leur puissance face au reste du monde, ce qui n’est d’ailleurs pas une mauvaise nouvelle. Déjà sous cette pression démographique, Israël en est au point de devoir faire faire du tir au pigeon sur la frontière sud sur les arabes de Gaza pour les bloquer. Cela ne pourra pas durer éternellement, il leur faudra bien composer.

La détestation du monde arabe partagée en Occident, teintée d’une admiration des capacités militaires israéliennes font que ce pays bénéficie d’une indulgence excessive de nos pays. Gageons que l’intelligence et la raison vont prendre un jour le pas sur les sornettes religieuses, bibliques ou coraniques. C’est déjà plus ou moins le cas dans les démocraties occidentales et nombre de pays asiatiques, il n’y a pas de raison que cela ne diffuse pas un jour au Moyen-Orient. Cela prendra des générations mais c’est leur intérêt et celui du reste de la planète.

Attaque terroriste religieuse à Liège

Un extrémiste islamiste tue ce 29 mai trois personnes, dont deux policières, à Liège en Belgique. Il apparaît qu’il en assassiné une quatrième le matin même, un ancien codétenu retrouvé mort chez lui. L’assaillant est un citoyen belge, repris de justice pour trafic de drogue, et converti à l’islam. Le groupe Etat islamique a revendiqué ce nouvel attentat.

Attaque terroriste religieuse à Strasbourg

Un extrémiste islamiste tue ce 12 mai une personne à Strasbourg et en blesse trois autres avant d’être tué par une patrouille de police. Le groupe terroriste religieux Etat islamique revendique l’attaque. L’assaillant est un citoyen français ayant obtenu sa naturalisation après que sa famille ait émigré de Tchétchénie.

Le président tchétchène, un forban de première catégorie à la sinistre réputation, déclare que la France est responsable de cette attaque puisque le terroriste y a grandit.

Que faire avec les djihadistes français survivants ?

Les parents de trois gamines françaises parties en Syrie rejoindre le groupe terroriste religieux Etat islamique, et actuellement détenues par les kurdes syriens, ont porté plainte contre l’Etat français sur la base de son « inaction » face à une « détention illégale ou arbitraire ». On ne sait pas bien ce que sont allé faire ces femmes sur le terrain des combats religieux moyen-orientaux. Il apparaît qu’en général les terroristes islamiques qui les recrutaient mettaient plutôt les étrangères à faire le ménage et des enfants quand les hommes étrangers pouvaient participer aux combats, massacres en tous genres et attentats terroristes le cas échéant. Mais tout est possible ; elles ont été capturées sur un terrain de guerre civile par la partie qui l’a emporté, au moins provisoirement, dans le camp de ceux qui ont perdu, tout aussi provisoirement sans doute. Le mieux aurait certainement été qu’elles restent dans leurs familles en France.

Elles ont compromis (et parfois fait des enfants) avec des terroristes religieux qui ont pris les armes contre la France et commis le pire. Elles sont maintenant aux mains de bandes armées, probablement sans foi ni loi. Bien sûr les parents préfèreraient certainement que leur progéniture soit jugée par la démocratie française plutôt que par la justice sans doute expéditive de ces bandes. On peut imaginer leur effarement face à la dérive, parfois meurtrière, de leurs enfants mais le dépôt de plainte contre l’Etat est indécent même si représentatif de notre société moderne : plus personne n’est responsable de rien ni n’assume ses actes et l’Etat (donc les contribuables) doit payer pour tout. On se souvient que le père de Mohamed Mehra avait également porté plainte contre l’Etat français depuis l’Algérie après que son fils eut tué sept personnes dont trois enfants, puis trouva lui-même la mort lors de l’assaut donné par la police dans l’appartement où il était enfermé.

Ceci étant dit la République se trouve confrontée à un véritable dilemme : que faire de ses citoyens qui ont pactisé avec des puissances ennemies, combattu sur le terrain syro-irakien et éventuellement commis des actes de terrorisme contre la France et des français. Ceux qui ont survécu aux combats souhaitent généralement revenir en France plutôt que d’être jugés par les autorités qui les détiennent. La République a déjà eu affaire à des traîtres, ce fut le cas des collaborateurs avec l’occupant allemand durant la deuxième guerre mondiale. Quelques-uns furent exécutés lors de la courte période d’épuration après la défaite nazie, nombre d’autres furent jugés et certains passèrent à travers les mailles du filet. Dans le cas des terroristes religieux français de retour au pays la situation est plus tendue car on peut craindre que ceux-ci n’aient pas abdiqué leur idéologie mortifère. Les collaborateurs de 1945, une fois leur peine accomplie ont généralement cherché à se réinsérer dans la société civile, certains y ont même très bien réussi, mais ils ont globalement admis leur défaite idéologique et plutôt cherché à passer à autre chose. Le djihadiste jugé en France, une fois sa peine accomplie, risque de reprendre les armes contre ses concitoyens : djihadiste un jour, djihadiste toujours ? Quant à ceux qui seraient jugés dans les pays où ils commirent leurs forfaits, eux aussi sortiront de prison dans quelques mois ou années, ils resteront un facteur de risque élevé pour encore longtemps.

Il faut travailler à tarir les vocations au djihadisme de citoyens français, cela passe par de l’éducation et du développement socio-économique, mais c’est une œuvre de plusieurs générations En attendant les premiers résultats il faudra bien vivre avec les risques que font porter à la société française ses enfants perdus, et le faire avec les voies et moyens de notre Etat de droit. Ce sera l’honneur de notre démocratie de s’imposer face à la déraison religieuse.

Lire aussi : Le retour des combattants religieux dans leur pays d’origine

La réalité dépasse la fiction en Afghanistan

Un salve d’attentats religieux particulièrement violents ensanglante l’Afghanistan ces derniers jours, généralement revendiqués par les talibans, rebelles de profession, fous de Dieu et trafiquants de drogue particulièrement efficaces : 20 morts le 20 janvier dans un hôtel international, 5 morts dans une organisation non gouvernementale le 25 janvier, plus de 200 morts dans une rue bondée du centre de Kaboul le 27 janvier. D’habitude les talibans déclenchent leur « offensive de printemps », au printemps, cette année ils prennent de l’avance et ne reculent devant vraiment rien.

Lire aussi : ‘Pukhtu : Primo (tome 1) & Secundo (tome 2)’ par DOA

BADIOU Alain, ‘Notre mal vient de plus loin – Penser les tueries du 13 novembre’.

Sortie : 2016, Chez : Ouvertures Fayard

Ce court texte est la transcription d’un séminaire prononcé le 23/11/2015 par le philosophe aux idées sérieusement ancrées dans le marxisme. Tentant de surmonter l’hébétement qui s’est emparé du pays après la tuerie de masse islamiste il cherche à rendre intelligibles ces actes qui dépassent l’entendement pour nombre d’entre nous.

Evidemment c’est du Badiou, donc le capitalisme et ses pratiques impériales sont au centre de tout, c’est lui qui définit les notions de « barbarie » ou de « civilisation », c’est lui qui qualifie de « coloration religieuse » les massacres perpétrés par « les bandes fascistes » des groupes terroristes Etat islamiste et assimilés. Badiou considère que ces bandes armées ne font qu’occuper le terrain dévasté par le système capitaliste, leur engagement religieux de façade étant similaire aux bondieuseries de la mafia, ou au soutien de l’Eglise catholique aux massacres des troupes de Franco en leurs temps.

Les inégalités mondiales générées par le libéralisme occidental auraient enfanté ce nihilisme qui n’est pour le penseur qu’un nouveau fascisme contemporain dont les tueurs développent ce coté « Viva la Muerte » qui anima aussi les jeunes français collabos des nazis qui profitait de leurs positions pour faire n’importe quoi et tuer tout le monde. Leur imam alors était Pétain !

Comme Phèdre à qui Racine fait avouer son amour qu’elle estime criminel, Alain Badiou conclut :

« Nous pouvons dire aussi que notre mal vient de plus loin que l’immigration, plus loin que l’islam, que le Moyen-Orient dévasté, que l’Afrique soumise au pillage… Notre mal vient de l’échec historique du communisme. Donc il vient de loin, en effet. »

S’il n’est pas sûr qu’un communisme victorieux eut permis d’éviter ces tueries à « coloration religieuse » ont peut au moins convenir avec Badiou que le capitalisme occidental n’a pas su les empêcher d’arriver.

Le pape des catholiques discourt

Comme le veut la tradition, le pape François 1er discours à tout va en ces périodes de fête de la nativité : bénédiction dite urbi et orbi (à la ville [de Rome] et à l’univers) dans laquelle on prie pour tous les malheurs du monde et on appelle à l’humilité et l’amour du prochain, messe de minuit, homélies diverses mais surtout les vœux à la Curie, sorte de gouvernement de l’Eglise catholique, une Curie que le bon François cherche à réformer avec difficultés et assez peu de résultats. Il a donc asséné à une assemblée de prélats pourpres et campés sur leurs conservatismes quelques vérités censées remuer ceux qui ne s’étaient pas endormis :

Et parlant de la réforme me vient à l’esprit l’expression sympathique et significative de Mgr Frédéric-François-Xavier De Mérode : «faire les réformes à Rome c’est comme nettoyer le Sphinx d’Égypte avec une brosse à dents». Ceci met en évidence combien il faut de patience, de dévouement et de délicatesse pour atteindre cet objectif, dans la mesure où la Curie est une institution ancienne, complexe, vénérable, composée d’hommes provenant de diverses cultures, langues et constructions mentales, et que, structurellement et depuis toujours, elle est liée à la fonction de primauté de l’Evêque de Rome dans l’Eglise, c’est-à-dire à l’office “sacré” voulu par le Christ Seigneur lui-même pour le bien de tout le corps de l’Eglise (ad bonum totius corporis).

Ceci est très important pour dépasser cette logique déséquilibrée et dégénérée des complots et des petits cercles qui, en réalité, représentent – malgré toutes leurs justifications et leurs bonnes intentions – un cancer qui conduit à l’autoréférentialité, qui s’infiltre aussi dans les organismes ecclésiastiques en tant que tels, et en particulier chez les personnes qui y travaillent. Mais quand cela se produit, la joie de l’Evangile, la joie de communiquer le Christ et d’être en communion avec lui, se perd ; la générosité de notre consécration se perd (cf. Ac 20, 35 et 2Co 9, 7).

En d’autres termes : « remuez-vous bande de fainéants improductifs et incapables sinon vous allez disparaître ! » Pas sûr que ce discours fasse vraiment bouger une Eglise figée sur ses principes et ses corporatismes. L’avenir le dira !

La suite sur : Vœux à la Curie : le texte intégral du discours du Pape François

La famille Merah

La première manche du procès d’Abdelkader Merah s’est terminée à Toulouse début novembre par la condamnation de celui-ci à 20 ans de prison pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste (et son acquittement pour complicité d’assassinat). On se souvient que son jeune frère Mohamed avait, en mars 2012, tué trois militaires, blessé grièvement un quatrième, puis avait abattu à bout portant quatre personnes dans une école juive dont trois enfants de 4, 5 et 7ans, et blessé un autre enfant de 15 ans. Il filma l’ensemble de ses actes avec une caméra portable. Ces crimes furent inspirés par la religion de Mohamed qui s’était radicalisé dans différentes zones de combat du Moyen-Orient. Après une courte cavale, il fut tué par la police.

Son frère Abdelkader a été assez rapidement arrêté, soupçonné d’avoir participé matériellement et intellectuellement à cette campagne macabre et d’une violence inédite. Son procès a permis de découvrir de l’intérieur les tenants et aboutissants de cette famille française d’origine algérienne qui aboutirent à ce massacre.

Parents mariés et divorcés à plusieurs reprises, père condamné et incarcéré pour trafic de stupéfiants (il portera plainte contre l’Etat français après la mort de son fils), leurs cinq enfants nés en France ont tous eu plus ou moins maille à partir avec la justice, la mère leur infuse un antisémitisme féroce et leur fait rejeter tout ce qui n‘est pas musulman. Trois d’entre eux vont adhérer aux thèses islamistes extrémistes. Ils fréquentent les propagandistes Clain, fratrie de deux frères convertis, voyagent dans les pays où sévissent le terrorisme religieux et ses inspirateurs. Ils sont violents, selon les circonstances battent leur mère, se poignardent entre eux, vénèrent les armes et les pitbulls.

Abdelkader sera le prosélyte du lot. Ne reconnaissant que l’autorité de Dieu il veut détruire la démocratie et les mécréants qui sont pour lui un régime et un statut juste inconcevables. Au cours du procès il donne l’image d’un homme réfléchi qui sait où il va et où il ne faut pas montrer qu’il est allé. Invoquant Dieu à toutes occasions, il admet ses « dérapages » par rapport aux préceptes religieux (escroquerie aux crédits notamment), il revendique la possibilité d’être un salafiste radical sans être un assassin. Il finira par condamner les actes de son jeune frère mais s’en remet à Allah pour juger celui-ci.

On redécouvre avec effarement comment une famille française d’origine immigrée dont les enfants, nés dans l’hexagone, ont été élevés à l’école de la République, a pu devenir la proie consentante d’une idéologie religieuse délirante au point d’y plonger et d’en devenir le prosélyte pour Abdelkader, l’exécutant des basses œuvres pour Mohamed. Le mélange détonnant du rejet de la démocratie, de la haine des autres, du message mal digéré de textes religieux abscons, d’une mémoire de la colonisation occidentale, d’un engagement politique de café du commerce en faveur d’opprimés du Moyen-Orient, sur des esprits étroits a donné cette famille destructrice et en dehors de tout.

L’apparition d’une telle dérive marque l’échec de notre société, française en l’occurrence, à intégrer ses enfants. Elle est aussi le symbole de ce à quoi aboutit la haine érigée en philosophie de vie. D’autres exemples ont existé dans l’histoire récente qui ont pu être réduits par la raison. Lorsque l’on détaille le comportement d’Abdelkader Merah lors de son procès, et avant dans sa vie, on se demande bien comment cette fois-ci l’intelligence arrivera à vaincre une telle régression et une pareille déraison, d’autant plus que le cas de cette famille Merah n’est bien sûr pas unique en France comme dans d’autres pays occidentaux. Le futur procès du seul terroriste religieux survivant des attentats de Paris de 2015 « du Bataclan et des Terrasses » marquera une nouvelle étape dans la connaissance de ce phénomène idéologique criminelle qui marque le début du XXIème siècle.

Le parquet a par ailleurs fait appel du jugement Merah puisque le condamné a été acquitté du chef de complicité d’assassinat. Un nouveau procès aura donc lieu.

Attentat religieux en Egypte

Des terroristes islamiques égyptiens ont attaqué une mosquée dans le Sinaï égyptien ce vendredi 24 novembre. Il y aurait près de 250 morts. Il s’agit d’une mosquée pour des fidèles pratiquant le soufisme, une variante de l’islam que les radicaux sunnites considèrent comme hérétique pour des subtilités théologiques qui échappent à l’entendement du commun des mortels.

250 morts pour une querelle théorique au sein de la même religion, cela rappelle les massacres entre catholiques et protestants, ou les staliniens tuant les trotskistes, bref, cela ramène à l’âge de pierre de l’humanité et pourtant cela se passe à côté de chez nous.

Visa et religion

Dans sa demande de visa faite auprès du consulat Indien de Paris, le citoyen français doit mentionner sa religion.

Pour ceux qui en doutaient, la laïcité n’a guère traversé les frontières hexagonales. Cette laïcité paraissait un principe de gouvernement de la Cité normal et admis de tous mais le concept prend l’eau de toutes parts en France, quant à l‘étranger, il n’y a jamais été vraiment exporté.

Le retour des combattants religieux dans leurs pays d’origine

Au fur et à mesure de la chute des villes tenues par le groupe Etat Islamique en Irak et en Syrie, certains des occidentaux venus se battre aux cotés des extrémistes religieux locaux sont tués au cours des combats, le plus souvent, fait prisonniers, parfois. Compte tenu de la violence des batailles il semble qu’il y ait peu de survivants mais, lorsque des troupes gouvernementales irakiennes ou syriennes, ou des milices diverses et variées font des prisonniers non irakiens ni syriens, se pose le problème du sort à leur réserver, d’autant plus que nombre d’entre eux ont fait le voyage du djihad avec femmes et enfants, voire ont fait des enfants durant leur séjour. Certains de ces rejetons semblent d’ailleurs avoir été élevés avec les habitudes locales et il existe quelques vidéos du groupe Etat Islamique et affidés montrant des gamins exécutant des prisonniers.

Au regard du droit international si un citoyen, français par exemple, a commis des actes répréhensibles dans un pays tiers, il devra rendre des comptes à la justice de ce pays quitte à ce que la France l’aide dans son parcours judiciaire, voire cherche à le rapatrier en France pour lui faire exécuter dans la mère patrie tout ou partie de la peine à laquelle il aura été condamné. Selon les cas de figure il y a, ou pas, des accords de coopération judiciaire entre les Etats, dans la mesure où il reste encore des Etats…

Avec les extrémistes islamistes partis soutenir une insurrection religieuse dans un pays étranger, nous nous trouvons sans doute dans une situation inédite. Une partie de ces personnes ont de plus fomenté, voire exécuté, depuis leur exil des attentats dans les capitales européennes tuant des dizaines de leurs concitoyens.

Certaines rumeurs dans la presse ces dernières semaines affirment que les autorités françaises auraient signifié à leurs contacts locaux en Irak et en Syrie, officiels ou officieux, qu’elles ne souhaitaient pas voir revenir sur le territoire national ces mercenaires d’un genre nouveau, autant dire « pas de prisonnier ». L’hypothèse est possible.

La ministre des Armées a récemment déclaré :

S’il y a des djihadistes qui périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux et s’ils tombent entre les mains des forces syriennes et bien ils dépendront de la juridiction des forces syriennes.

Quoi qu’il en soit, il y aura forcément des survivants, mercenaires eux-mêmes ou leurs familles. Il y en a déjà d’ailleurs qui sont revenus en France par une voie ou une autre. Ceux qui de façon évidente ont combattu dans les bandes religieuses ou commis des atrocités diverses relèvent de la justice et passent par la case prison, avant d’en sortir un jour ! Parmi les autres, certains se présentent comme des victimes, admettant certes être allés de leur plein gré en Syrie ou en Irak, mais pour suivre leurs maris, ou pour « aider » les populations locales contre leurs dictateurs, etc. Quant aux enfants, soit nés là-bas, soit arrivés avec leurs parents, leur situation est inextricable d’autant plus que certains d’entre eux ont également commis des atrocités malgré leur âge, comme si les leaders religieux et leurs parents voulaient définitivement des compromettre dans ce vertige mortifère. La justice démocratique voudrait qu’en tant que mineurs ils ne soient pas juridiquement responsables, mais comment les absoudre ? Que penser de parents qui ont sciemment laissé embrigader leurs enfants par des « fous de Dieu » ? Il y avait déjà eu des enfants-soldats lors de guerres en Afrique au Liberia ou en Sierra-Leone, mais cette fois c’est chez nous que cela se passe et ces gamins sont de retour au pays avec leur cortège de souvenirs moribonds et religieux. Les programmes de rééducation en cours en Afrique, qui rencontrent plus ou moins de succès, vont pouvoir être transposés en Europe

Pour nombre de ces individus il n’y a sans doute aucun espoir de les voir revenir à plus de tolérance envers leurs prochains, à des sentiments plus humains et moins divins. Il est probable que, prison ou pas, revenus dans leurs pays d’origine ils auront toujours le même objectif de massacrer les mécréants et les apostats jusqu’à la fin de leur existence. Après les excès commis et l’embrigadement idéologique subis on voit mal ce qui pourrait les faire penser et agir différemment. La raison est perdue pour longtemps. Nos nations vont devoir vivre avec ces menaces de l’intérieur pour encore  plusieurs générations et elles ne savent pour le moment pas bien comment les traiter, au-delà des déclarations à l’emporte-pièce de dirigeants immatures, dignes du Café du Commerce mais fort peu opérationnelles ni pratiques pour résoudre le dilemme.

Attaque islamiste à Marseille

Un citoyen tunisien, délinquant islamiste tue deux jeunes femmes dans la gare de Marseille, dont l’une par égorgement. Il est abattu par une patrouille militaire. Ce terrorisme connoté de religion n’en finit pas, la France en est la cible depuis les campagnes des années 90’, trente années de bombes et d’assassinats au hasard des rues, des actions souvent menées par des citoyens français élevés à l’école de la République.

Le groupe Etat islamique a revendiqué les meurtres.

L’attaquant ne semble avoir été particulièrement en vue pour ses idées islamistes mais était plutôt connu pour des actes de délinquance ordinaire. On a un peu l’impression que désormais n’importe quel individu gérant son mal-être et ses frustrations historiques de racines emmêlées entre immigration, colonisation et dictature de son pays d’origine, cet individu, par mimétisme et volonté d’une gloire éphémère, va se lever, égorger son voisin au nom de son Dieu et mourir à son tour sous les balles d’une nation qui cherche à se défendre. Nos sociétés n’ont pas encore trouvé le mode d’emploi pour mettre fin à toute cette barbarie, hélas ! La solution n’est pas simple.

Une nouvelle salve d’attentats religieux islamistes

L’idéologie islamiste continue de frapper les « mécréants et apostats » en Europe. Deux attentats ont eu lieu en Espagne (Catalogne) ce 17 août : quinze morts à ce jour et une centaine de blessés, écrasés par des voitures béliers conduites par des gamins marocains, très jeunes, immigrés dans un village tranquille où ils avaient organisé une cellule djihadiste. Le groupe Etat islamique a rapidement revendiqué ces deux attaques. Certains membres de la cellule ont été arrêtés après les attentats, marocains également sauf un de nationalité espagnole, issu de l’enclave de Melilla eu Maroc.

L’Espagne enterre les victimes (qui relèvent d’une trentaine de nationalités différentes), les chaines d’information en continu mobilisent leurs habituels « experts » en terrorisme qui servent leur logorrhée ordinaire sur ce phénomène sanguinaire et incompréhensible pour le commun des mortels. Les journalistes ponctuent leurs commentaires vides de « il faut rester prudent » toutes les deux phrases illustrant si besoin en était qu’ils n’ont rien à dire de notable sinon les ragots autoentretenus dans les salles de rédaction sous couvert de « devoir d’informer », le tout dans des émissions live à n’en plus finir diffusées sous un logo ridicule créé à toute vitesse pour faire journalisme réactif près du terrain. Les discours des spécialistes sont ponctués d’interviews devenues maintenant tellement communes des victimes survivantes, touristes en goguette à Barcelone à qui le frôlement d’une camionnette conduite par un cinglé-barbu a fait redescendre en vitesse leur taux d’alcoolémie, ou des familles des terroristes supposés qui vantent les mérites de leurs petits si angéliques… On oublie pas les tweets de Nadine Morano et d’Eric Ciotti qui attisent la haine du populo et attaquent le pouvoir français. Bref, on s’installe dans la routine du terrorisme.

Et personne n’a vraiment d’idée nouvelle pour mettre fin à ce processus mortifère, celui d’une idéologie religieuse basée sur le totalitarisme et le crime de masse. Comment faire pour extirper de la tête de jeunes gens entre 20 et 30 ans (le plus jeune du gang de Catalogne a 17 ans…), immigrés, d’origine immigrée ou nationaux convertis, l’idée qu’une religion peut être vécue pleinement sans forcément massacrer son prochain ou égorger son voisin ? A ce stade on ne sait pas bien faire pour lutter contre cette tendance jusque-là inédite, en tout cas relevant d’un autre âge. Il semble que le remplissage des prisons soit une solution de court terme qui n’endigue pas le flot des candidats aux attentats suicides, d’autant plus que les dernières attaques ont été commises par des citoyens qui n’avaient pas encore attiré l’attention des services de sécurité et encore moins enfreint aucune loi. Comment faire entendre raison à ces djihadistes pour qu’au moins durant leur passage sur terre ils coopèrent avec les Hommes au lieu de les tuer ? Personne n’a aujourd’hui la recette miracle. On pressent que l’éducation devrait permettre d’accélérer la résilience comme elle permit de passer de l’inquisition à un culte chrétien aujourd’hui plus ou moins apaisé. On n’est même pas sûr que ce qui a fonctionné pour l’un des religions monothéistes puisse marcher pour une autre, on essaye…

Au même moment, des attentats religieux islamistes se déroulaient en Finlande (deux morts et huit blessés à Turku sous le couteau d’un jeune marocain demandeur d’asile, blessé et arrêté par la police) et en Russie (un terroriste tué par la police à Sourgout, peu d’informations communiquées par les autorités sur le nombre des victimes).

La religion prend le dessus de l’éducation en Turquie

Les autorités en charge de l’éducation en Turquie annoncent que les programmes scolaires du pays ne mentionneront plus la théorie de l’évolution de Darwin faute « de pertinence » mais incluront désormais l’enseignement du « bon jihad », celui qui exalte l’amour de la patrie. C’est le début de la fin du principe de la laïcité turque encore inscrit dans la constitution pour le moment. C’est en tout cas le crépuscule d’une époque, celle lancée par Atatürk de la modernisation du pays basée sur son virage vers l’Ouest.

Le créationnisme qui va à l’encontre du darwinisme est inscrit dans l’ancien testament et le jihad l’est dans le Coran. Ils sont donc privilégiés par le pouvoir religieux démocratiquement élu : la foi plutôt que la raison. C’est une vieille histoire. Rien n’est éternel et gageons que ce pays reviendra un jour sur les chemins abandonnés aujourd’hui. Il aura simplement pris du retard.

Nouvel attentat islamiste au Royaume-Uni

Trois terroristes islamistes tuent huit personnes à Londres ce 3 juin. Trois victimes sont françaises. Les trois agresseurs ont écrasé des passants sur un pont dans une première étape puis, après être sortis du véhicule fou avec des couteaux, ils ont poursuivi leurs meurtres au hasard dans les pubs du quartier. Le groupe Etat islamique a revendiqué cette action.

Agitation diplomatique au Moyen-Orient

L’Arabie-Saoudite et les Emirats Arabes Unis, plus quelques satellites comme l’Egypte et les Iles Maldives, rompent leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils accusent cet Etat gazier de soutenir le terrorisme et l’Iran et veulent l’en punir en organisant de plus un embargo aérien, maritime et terrestre de l’émirat. Tous ces pays du Golfe sont de confession musulmane-sunnite et leurs gouvernements largement connectés avec l’Occident à qui ils achètent un armement sophistiqué et onéreux, investissent lourdement leurs pétrodollars sur les bourses américaines et européennes. Ils comptent plus ou moins sur le parapluie protecteur de Washington qui a déjà servi une fois ou deux pour libérer le Koweït, sous mandat des Nations Unies, envahi par l’Irak en 1990, puis destituer le dictateur Hussein de Bagdad en 2003, sans mandat cette fois-ci. On sait que cette dernière guerre s’est très mal déroulée et est en partie à l’origine de la flambée de terrorisme qui brule le monde, et tout particulièrement le Moyen-Orient qui est à feu et à sang sans discontinuer depuis ces évènements.

Voir l’Arabie-Saoudite critiquer l’implication du Qatar dans le terrorisme ne manque pas de faire sourire. C’est l’hôpital qui se moque de la charité… Ces Etats musulmans ont tous été les promoteurs de l’Islam politique qui est, avec le pétrole, le socle de leur pouvoir. Tous ont œuvré à diffuser cette idéologie à travers la planète par tous les moyens dont ils disposent, financiers bien sûr, mais aussi théologique via des imams, centres culturels, mosquées prêchant le wahhabisme et le salafisme à travers la planète, cherchant à prendre le contrôle des neurones des citoyens musulmans pour leur imposer ce mode de pensée et de vie.

L’étape ultime de ce totalitarisme religieux est le terrorisme mis en œuvre actuellement par une multitude de groupes armés qui ne cherchent pas à convaincre mais à imposer leurs vues par les armes. Aujourd’hui, les plus barbares parmi ces clans sont de confession sunnite (groupe Etat islamique, Al Qaïda,…). Ils s’écharpent sur les terrains de combat en Irak et en Syrie, et commettent des attentats sanglants en massacrant des civils indistinctement chez ceux qui n’ont pas, ou pas assez, les mêmes croyances qu’eux.

L’Iran de confession musulmane-chiite a beaucoup donné dans l’action terroriste contre l’Occident dans les années 80/90 mais semble s’être calmé avec le XXI siècle. Là encore il n’est pas sans ironie de voir ces Etats sunnites menés par l’Arabie-Saoudite désigner l’Iran comme grand méchant loup acteur principal du terrorisme mondial !

Tous ces Etats religieux, obsédés par ce qu’ils croient être leur mission divine ont passé, et continuent à passer, un temps infini à diffuser une idéologie d’un autre âge plutôt que de se consacrer au développement de leurs pays pour le bien de leurs peuples. Comme tous les régimes idéologiques la guerre est un des moyens à disposition et ils n’ont pas manqué de l’utiliser. Ils ont dépensé pour ce faire des sommes faramineuses. Sans doute le monde contemporain eut été différent, peut-être plus apaisé, s’ils avaient passé plus de temps à s’occuper de l’Homme plutôt que de chercher à plaire à Dieu. L’Occident a réglé le compte de ses idéologies les plus dévastatrices : la chrétienté, le nazisme, le communisme. Il lui reste à gérer quelques remugles de nationalisme et de populisme, ou plutôt de bêtise à courte vue. Gageons qu’ils seront moins violents. Il faut maintenant que l’Orient mène la bataille de l’intelligence et de la raison humaines.

Attentats religieux en Orient

Des religieux islamistes continuent les massacres aveugles au Proche et Moyen-Orient, toujours au nom de Dieu.

  • En Egypte le 27 mai 2017 un bus transportant des citoyens cooptes est attaqué, il y a au moins 29 personnes tuées.
  • En Afghanistan le 31 mai 2017 un camion lourdement piégé explose dans un quartier animé de Kaboul, il y a 80 morts et des centaines de blessés.

Le Groupe Etat islamique a revendiqué ces actions et rappelé que le mois de ramadan qui a commencé fin mai doit être utilisé pour renforcer les meurtres contre les mécréants. Il a été suivi.

Attentat du groupe Etat islamique au Royaume-Uni

Un nouvel attentat suicide s’est déroulé à Manchester à la sortie du concert d’une artiste américaine pour pré-adolescents ce 22 mai. Il y a une vingtaine de morts et de nombreux blessés, souvent très jeunes. Le terroriste qui s’est fait exploser est citoyen britannique d’origine libyenne d’une vingtaine d’années. Son père et son frère ont été arrêtés en Lybie et auraient déclaré qu’ils étaient au courant du projet d’attentat.

Le groupe Etat islamique a revendiqué ce massacre et continue consciencieusement la mission de terreur dont il se croit investi par Dieu.

Attentat religieux islamiste à Paris

Le groupe Etat islamiste se rappelle au bon souvenir de la France en cette fin de campagne électorale avec un nouvel attentat commis dans l’hexagone. Une repris de justice multirécidiviste, se réclamant de l’option islamiste, assassine un policier sur les Champs-Elysées et en blesse deux autres, ainsi qu’une passante plus légèrement atteinte. Il est tué lors de la riposte des forces de l’ordre. Le tueur est un citoyen français né en France.

La politicaille française avec une indécence habituelle désormais assumée récupère l’assassinat à son bénéfice, croit-elle, pour s’accuser les uns les autres de laxisme, d’immobilisme et d’autres joyeusetés, le tout sur des messages Tweeter de 140 signes marqués par un simplisme et un populisme navrants quand on songe que leurs auteurs aspirent à gouverner la République. Racolage, affichage et courtermisme semblent, hélas, être les qualités les mieux partagées de ces apprentis-sorciers de la politique française.