Mais que fait le gouvernement ?

Entendu au Café du commerce :

L’interdiction dans Paris intra-muros à partir du 1er juillet 2016 les jours de semaine des véhicules particuliers motorisés avant le 31/05/2000 ne sera pas applicable car « la Maire de Paris » n’a rien fait pour véritablement favoriser la diffusion des véhicules électriques en installant des bornes de rechargement en nombre suffisant !

Le conseil municipal de Paris, fruit de l’élection municipale de mars 2014, a arrêté un plan d’interdiction progressive de la circulation des véhicules « polluants » classés par catégories selon l’âge de leur motorisation. La première vague d’interdiction est intervenue en septembre dernier, les suivantes doivent suivre :

  • Depuis le 01/09/2015 la circulation des bus, cars et poids lourds de motorisation antérieure au 01/10/2001 est interdite dans la capitale de 8 à 20 heures, y compris le week-end.
  • A partir du 01/07/2016, cette interdiction s’étendra aux camionnettes et véhicules particuliers antérieurs à 1997 ainsi qu’aux deux-roues motorisés antérieurs au 31/05/2000 (les deux-roues motorisés concernés par la mesure représentent 1% du parc actuel). Ces véhicules individuels et utilitaires légers pourront eux continuer à circuler le week-end.
  • Entre 2017 et 2020 la circulation d’autres catégories de véhicules sera progressivement interdite.

Des mesures d’accompagnement ont également été votées pour allouer une partie des impôts payés par les contribuables vers des investissements susceptibles d’inciter les propriétaires de véhicules concernés par ces interdictions à en changer ou à faire évoluer leur mode de transport : subvention sur les abonnements pour location de véhicules électriques Autolib’, location de bicyclettes Velib’ ou achat de vélocipèdes, électriques ou non, remboursement de pass Navigo, subventions aux copropriétés désireuses d’installer des abris vélos sécurisés ou des bornes de rechargement dans leurs locaux, ainsi qu’un programme de développement de bornes de recharge publiques.

L’arrêté municipal n°2015 P 012 du 28/08/2015 qui régit la première interdiction en vigueur depuis le 01/09/2015 est provisoire jusqu’au 01/01/2017 et on peut donc imaginer qu’un bilan sera alors fait sur le renouvellement, l’adaptation ou la modification de la mesure et le conseil municipal en place à l’époque décidera démocratiquement de la suite à donner.

En l’état actuel des mesures d’incitation on peut s’interroger :

  • Le subventionnement par le contribuable de l’utilisateur d’un véhicule « polluant » est-il suffisant pour déclencher un mouvement massif de changement de véhicule ou de mode de transport ? Sans doute pas !
  • Est-ce que néanmoins une partie de ces utilisateurs peuvent d’ores-et-déjà bénéficier de bornes de rechargement sur leurs parcours habituels ? On ne peut pas l’exclure totalement !
  • Aurait-il été préférable que l’argent prélevé sur les contribuables soit affecté au renforcement des mesures incitatives plutôt qu’à financer la coupe d’Europe de fouteballe ou les jeux olympiques de 2024 ? Certainement oui !
  • Est-ce une raison pour tout jeter avec l’eau du bain ? Non !

Le syndrome français continue de diffuser ses effets délétères : le citoyen maugrée, râle, peste, conteste, attend tout de l’action publique et rejette systématiquement ce qui vient troubler sa situation personnelle. Que les conducteurs se rassurent, il est probable que si l’étape d’interdiction au 01/07/2016 n’est pas gérable, eh bien elle sera rapportée ou décalée ou modifiée comme le furent nombre de textes comme ceux de l’écotaxe, de l’accès des lieux publics aux handicapés, etc. etc.

Ainsi va la vie publique en France, faîte d’à coups et d’imperfections, mais à la fin les choses finissent par avancer à leur rythme. Si les mesures actuelles ne plaisent pas, il suffit de voter pour d’autres élus aux prochaines élections municipales, ou de créer son propre lobby pour influer ou de se présenter avec un programme. Le chroniqueur voterait, par exemple, sans barguigner pour tout candidat s’engageant à renoncer à l’organisation des jeux olympiques, comme l’ont déjà fait les villes de Boston, de Toronto et de Hambourg.

Programme contre image

Entendu au Café du commerce :

– Je vais voter pour Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) c’est l’avenir de la droite!

– Ah bon, a-t-elle dévoilé un programme politique quelconque ?

– On s’en fout des programmes, ce qui compte c’est l’image !

C’est des problèmes de notre République : la mise en plis de NKM et ses pantalons taille-basse suffisent à lui attirer les suffrages sans que l’on ait à ce stade la moindre idée sur la façon dont elle gouvernerait la France si elle arrivait au pouvoir.

Changer la politique et blablabla…

Avec héroïsme un certain nombre des combattants des dernières élections régionales démissionnent de leurs précédents mandats lorsqu’ils ont été élus pour un nouveau, ou réintègrent les anciens lorsqu’ils ont été battus.

Parmi les exploits de cette fin d’élection on note le président de l’assemblée nationale, Claude Bartolone, 64 ans, qui a fait campagne en tête de liste (tout en restant président de l’assemblée), a été élu mais sa liste n’ayant pas la majorité il n’aurait été que conseiller régional et pas président du conseil général. Du coup, le garçon démissionne de son poste de conseiller régional acquis depuis trois jours pour reprendre sa position plus gratifiante de président de l’assemblée nationale.

Jean-Yves Le Drian, 68 ans, ministre de la défense, qui a été élu et dont la liste est arrivée en tête de la région Bretagne. Il va cumuler les deux fonctions : président de région et ministre. Tout le monde se gausse pour répéter en boucle qu’il s’agit d’un ministre exceptionnel dont la République n’aurait pas pu se passer et que le cumul est donc acceptable. On ne sait pas bien si ce ministre est aussi exceptionnel que l’on veut bien le dire, disons qu’il est un peu moins envahissant et plus discret que la moyenne, bien que titulaire d’un compte tweeter. Et même s’il était vraiment exceptionnel il lui suffisait de ne pas se présenter aux élections régionales pour ne pas cumuler ! Il a préféré, à 68 ans, l’option du cumul.

Xavier Bertrand, 50 ans, a été élu et sa liste est en tête dans le Nord, il sera donc président de la région. Du coup il a démissionné de ses mandats de député et de maire pour lesquelles il avait obtenu les suffrages pour une durée de 5 ans comme député, et de 6 ans pour son mandat de maire. Rendons-lui grâce qu’il n’a pas voulu trop cumuler mais il aurait été plus honnête qu’il aille au bout des mandats précédents avant de se représenter à un nouveau au milieu du gué. Dans ces conditions il trahit forcément un engagement, le nouveau ou l’ancien.

Tout ceci manque de sérieux et de sens des responsabilités ! Peut-être faudrait-il interdire à un élu de se présenter à un nouveau mandat tant qu’il n’a pas achevé celui pour lequel il a été élu (et payé par le contribuable) précédemment.

Décorations inutiles

Jean-Pierre Elkabbach, journaliste, et Ramzi Khiroun, communiquant du CAC 40, ont reçu la légion d’honneur des mains du président de la République le 20 novembre dernier devant un parterre de mondains. Quel peut bien l’intérêt de la République de décorer ces deux personnes ? La première est un homme de presse de 78 ans qui s’écoute parler depuis des décennies sur les antennes publiques comme privées, la seconde un affairiste payé pour vendre de l’image quand il n’y a guère de fond.

Ils ont sans doute connu ce qui s’appelle de la réussite dans leurs métiers respectifs. Ces décorations flattent les égos déjà surdimensionnés de ces personnages qui se croient influents au-delà des salons qu’ils fréquentent. Elles sont inopportunes. Accessoirement elles sont couteuses et ont mobilisé sous les ors de l’Elysée toute une clique de ministres, patrons et journalistes pendant leurs heures de travail pour pignocher des petits fours au frais des contribuables tout en s’auto-congratulant.

Ces décorations sont détestables.

Bercy change de nom

Entendu au Café du commerce :

Le POPB s’appelle désormais Accor Hotel  Arena ! Demain va-t-on vendre aussi l’Arc de triomphe ?

Cette émotion fait suite à la location du nom de cette arène à un marchand, en l’occurrence la chaîne hôtelière Accor. C’est une pratique désormais assez courante de confier à Monsieur le Marché le co-financement de ce type de lieux ou d’évènements mondains que s’empressent de louer des marques. Par exemple on ne dit plus le concours de saut d’obstacles de Paris, mais le Saut Hermès ; on ne dit plus le trophée de champions de golf mais le Trophée Lancôme, et il y a bien d’autres exemples de ce type.

Alors à la question technique sur la vente de l’Arc de Triomphe la réponse est évidemment positive : oui le propriétaire (l’Etat ou la municipalité) de ce monument peut en vendre le nom à une marque. Politiquement c’est peu probable à court terme mais qui sait si un jour l’état des finances publiques ne poussera pas à regarder de plus près cette éventualité.

On se souvient que l’Hôtel de la Marine sur la place de la Concorde devait être transformé en galeries marchandes après le départ du ministère du même nom vers le complexe militaire récemment inauguré dans le XVème arrondissement de Paris. Cette éventualité a également provoqué quelques levées de bouclier bien que le bâtiment ne devait pas être vendu mais simplement loué à bail ce qui revenait à en transférer les coûts d’entretien sur le secteur privé. Finalement le projet a été abandonné et l’Hôtel de la Marine continuera à être entretenu par les contribuables et non pas par le secteur privé (les consommateurs).

Contradiction française permanente jamais résolue : ce sont souvent les mêmes qui se plaignent de payer des impôts qui veulent malgré tout continuer à payer l’entretien d’actifs non utilisés de l’Etat. Il peut parfois être acrobatique d’être libéral pour la baisse des impôts et étatiste pour le maintien des bijoux de famille dans le patrimoine national !

Cyril Hanouna : le fond du fond !

Cyril Hanouna vous connaissez ? C’est un présentateur de télévision qui sévit sur D8 et dont l’absence quasi-totale de neurones laisse pantois. Tentez l’expérience et passez trente minutes devant l’émission de télé-poubelle « Touche pas à mon poste » sur D8. C’est une épreuve difficile dont on ne ressort pas indemne tant il se complaît dans la bêtise et la vulgarité.

La chaîne sur laquelle il sévit est gratuite sur la TNT donc à la disposition de tous. Il y rencontre un franc succès d’audience et y remplit ses poches. Ce garçon est un concentré de toute la décadence crasse de notre société d’aujourd’hui : abrutissement des téléspectateurs, exploitation du gogo, décérébration du peuple ; tout est là pour aboutir à l’effondrement de notre civilisation. Complaisance et compromission sont les deux mamelles de son mode de fonctionnement. Le résultat est terrifiant sur le niveau intellectuel des téléspectateurs, ravageur sur le QI de la population, déprimant sur le moral des citoyens qui ont encore une certaine idée de la culture, bref, affligeant pour le futur de l’Humanité.

Bien entendu Cyril Hanouna continue son embrigadement des cerveaux sur Tweeter où il compte à ce jour 2 670 000 suiveurs. Oui, vous avez bien lu, plus de 2 millions et demi de moutons bêlants qui lisent des tweets journaliers du genre :

Tweet_Cyril-Hanouna_20151207

Deux-tiers des moins de 35 ans ne se sont pas déplacés pour voter dimanche dernier et, dans le tiers qui reste, une bonne partie a voté pour le Front National. Que des gamins de 25 ans préfèrent prendre du temps pour lire les tweets de ce crétin des Alpes plutôt que d’aller mettre un bulletin dans l’urne de leur quartier, ou pire qui le dépose en faveur du clan Le Pen, c’est l’échec de nos vieilles démocraties dont elles auront du mal à se remettre, la Bérézina de l’école de Jules Ferry qui doit se retourner dans sa tombe. Le mouvement de rééducation va être long à mener pour éviter cette déroute de la pensée.

Il faudrait qu’un jour un tribunal de l’intelligence demande des comptes à de tels déplorables personnages qui sont plus destructeurs pour l’avenir de la République que bien des déficits publics.

Elections régionales en France

Hier s’est déroulé le premier tour des élections régionales en France. Résultat : 50% d’abstention ; sur les votes exprimés 27,8% Front National (FN), 27,3% Les Républicains, 23,3% Parti Socialiste ; soient près de 80% pour ces trois partis, la consécration pour le Front National qui est en tête dans 6 régions sur 13 et qui devrait en remporter deux ou trois dimanche prochain.

De fronts républicains éphémères en retraits de liste, l’opposition au FN ne sait plus quoi faire pour endiguer cette irrépressible montée de l’extrême droite en France qui n’effraie finalement plus grand monde mise à part quelques bobos de la rive gauche et autres gaullistes historiques, espèce en voie d’extension. De tactiques aux petits pieds en révoltes de salon, les partis républicains s’essoufflent à crier au loup et le FN va sans doute prendre le pouvoir de certaines régions. Il sera difficile de l’empêcher, Mme. Michu vote pour l’extrême droite, eh bien elle aura le FN aux commandes de sa région. Il va être maintenant compliqué d’arrêter la machine !

Les stratèges de Café du Commerce tirent des plans sur la comète et expliquent ce score en assénant :

C’est simplement que les gens en chient et n’ont plus d’espoir, les gens en ont marre de se faire insulter dans leur cage d’escalier, les calaisiens en ont marre des clandestins, les gens qui sont au chômage voudraient bien re-bosser, les petites vieilles en ont marre des récidivistes…

C’est la vision un peu misérabiliste de la situation. Il n’y a sans doute pas que ces catégories défavorisées qui ont voté pour le FN en région Provence-Alpes-Côte d’Azur où il a emporté 40,55% des voix, ou en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne (36,06%), ou en Nord-Pas de Calais-Picardie (40,64%)… La réalité est sans doute plus terre-à-terre, fruit d’un mixage délétère entre abstention, taux de chômage, abrutissement des masses par les matchs de fouteballe et les journaux télévisés de Claire Chazal, délitement d’une classe politique qui ne sait pas se renouveler et préfère Twitter à l’intelligence, effondrement moral d’une population plus intéressée par les sextapes de ses pousseurs de balle que par les leçons de l’Histoire…

Bref, on a les dirigeants que l’on mérite et notre société qui se bat contre son taux de chômage et son taux de cholestérol n’a pas fini de sombrer dans l’abîme de sa décadence, poussée encore un peu plus vers le fond par un terrorisme national qui se développe comme du chiendent sur un tas de fumier.

Il est facile d’accuser le monde politique de toutes ces errances dont nous portons une responsabilité collective indéniable. Le spectacle sur les plateaux télévisés depuis hier soir est d’ailleurs édifiant à cet égard. En fait le FN ne fait plus vraiment peur à grand monde, pas en tous cas aux 50% d’abstentionnistes, ni plus aux 30% (des 50% restants) qui ont voté FN. Au moins 65% des électeurs sont donc favorables ou indifférents au FN, il est difficile dans ces conditions d’endiguer son ascension.

Alors comme un enfant qui met ses doigts dans la prise électrique il semble bien que le peuple français va goûter de près au Front National au pouvoir ! Le risque du fascisme est sans doute moindre que celui du ridicule, pour le moment.

Pourquoi les filles ont-elles toujours froid ?

Enfin une réponse scientifique à ce grand mystère de l’humanité : pourquoi les filles ont-elles toujours plus froid que les garçons ? Vous avez certainement remarqué que dès qu’une femme s’assoit en été dans une voiture climatisée la première chose qu’elle fait est d’ouvrir la fenêtre pour aspirer de l’air chaud, ou que dans les bureaux modernes où règne désormais l’air conditionné les filles sont constamment en train de se plaindre du froid !

La rubrique Science du New-York Times nous donne une explication à ce phénomène de genre en résumant une étude théorisant que pour des raisons métaboliques diverses et variées un homme de 40 ans pesant 154 livres génère 35% de plus et plus vite de chaleur qu’une femme de corpulence et âge moyen. La formule de calcul est très simple à comprendre : PMV = [0.303e-0.036M + 0.028]{(M – W) – 3.96E-8ƒcl[(tcl + 273)4 – (tr + 273)4] – ƒclhc(tcl – ta) – 3.05[5.73 – 0.007(M – W) – pa] – 0.42[(M – W) – 58.15] – 0.0173M(5.87 – pa) – 0.0014M(34 – ta)}

Les systèmes de climatisation/chauffage des bureaux ayant été formatés sur base de cette formule et au temps où il y avait peu de femme dans les bureaux, cela explique qu’aujourd’hui où il y a grosso-mode 50% celles-ci y ont plus froid que les hommes. L’étude recommande de prendre en compte cette nouvelle répartition de genre dans les bureaux et donc de remonter la température moyenne ce qui, accessoirement, irait en faveur de l’écologie :

If you have a more accurate view of the thermal demand of the people inside, then you can design the building so that you are wasting a lot less energy, and that means the carbon dioxide emission is less.

En France il est de tradition que ceux qui ont froid emporte le morceau sur les autres dans les lieux publics ou les bureaux, hiver comme été. Lorsque le chauffage ou la climatisation sont réglables, les hommes galants desserrent leurs cravates et laissent les femmes prendre les commandes de la température. Et lorsqu’ils assurent un suivi scientifique de celle-ci à l’aide du mercure d’un thermomètre ils s’entendent généralement répondre : « ce thermomètre ne fonctionne pas bien ! ». L’éternel féminin est très éternel… et très féminin.

Le communautarisme encore à l’œuvre

Des manifestants communautaires brûlent des voitures, bloquent routes et voie ferrée une journée durant à Moirans dans l’Isère en réclamant la possibilité pour l’un des leurs, emprisonné, de pouvoir sortir temporairement de prison pour assister aux obsèques de son frère, celui-ci étant décédé dans un accident de la route au volant d’une voiture volée et de retour d’un cambriolage… Le refus de sortie temporaire a été motivé par des violences en détention. Finalement, le jeune homme décédé sera enterré dans le calme et sans son grand frère.

Cette affaire, comme bien d’autre, marque la dérive du communautarisme qui aboutit à la négation de l’intérêt général au profit de celui des communautés, voire des individus concernés. On atteint ici un sommet dans l’absurde quand on voit le passif judiciaire des impétrants. Mais nous sommes dans un monde où plus personne n’est responsable de rien, chacun évoque ses droits et néglige ses devoirs, alors on casse, on brûle, on se plaint, on exige et qu’importe l’intérêt général. Il s’agissait à Moirans de la communauté gitane mais cela aurait pu en être bien d’autres. Ainsi va la vie aujourd’hui, tristement.

Déconnexion et découplage

Quelques nouvelles affaires animent l’actualité ces derniers temps, à mi-chemin entre la corruption illégale et l’absence de moralité non punissable par la justice.

  • Guéant, ancien secrétaire général de la présidence de la République, ancien ministre, ancien préfet, etc. a perçu durant plusieurs années de « primes de cabinet » en liquide, même à une époque où celles-ci étaient en principe prohibées. Ces sommes n’ont pas été soumises à l’impôt. Au ministère de l’intérieur il les aurait prélevées sur les enveloppes destinées à rémunérer les indicateurs de police… Les enquêteurs ont retrouvé chez lui des factures d’électroménager assez importantes payées avec ce cash financé par les contribuables nationaux.
  • Platini, candidat à la présidence de la fédération internationale de fouteballe (FIFA) et actuel chef de la fédération européenne (UEFA) a perçu 1,8 million d’euros comme solde d’un « travail effectué » pour la FIFA qui a donc été facturé plusieurs millions d’euros. Ces sommes ont été soumises à l’impôt en Suisse.

Ces deux cas assez récents illustrent le copinage financier dans lequel se complait une certaine partie de l’élite française. Le problème n’est pas tant les sommes en jeu qui ont enrichi les impétrants pour un « travail » dont la réalité reste à déterminer, mais leur déconnexion complète avec l’air du temps. Après les nombreux scandales financiers qui ont émaillé nos Républiques successives, du canal de Panama à Stavisky en passant par les emprunts russes, les plus optimistes ont pu croire qu’en ce début de XXIème siècle un Guéant, au poste qu’il occupait, réaliserait que percevoir de l’argent public (c’est-à-dire venant de la poche des contribuables) en liquide non déclaré en plus de son salaire et de ses indemnités, qui doivent sans doute lui permettre un niveau de vie décent, est quelque chose qui ne se fait pas. Ou qu’un Platini qui encaisse des millions d’euros de la fédération d’à côté alors qu’il doit déjà percevoir des revenus élevés s’interroge sur la transparence de cet arrangement. La rapacité de cette élite laisse pantois.

Du découplage des citoyens entre recettes et dépenses, qui réclament plus de dépenses publiques et moins d’impôts, à la déconnexion d’une certaine élite avec les réalités, qui se sert dans la caisse, on a les ingrédients de notre société moderne où l’individualisme est porté à son paroxysme et l’intérêt particulier placé au-dessus de tout et surtout de l’intérêt général.

Les avis de Mme. Michu sur la fraude à Pôle Emploi

Conversation de machine à café au bureau :

– Ce ministre de l’emploi ne vaut rien, il n’est pas même capable de lutter contre la fraude des faux chômeurs.

– Ah, tu as des informations particulières sur le sujet, les chiffres montrent une aggravation de la situation s’aggrave ?

– Pas besoin de chiffres, c’est évident, tout le monde sait que ce ministre ne fait rien contre les fraudeurs à Pôle Emploi !

En fait, les personnes voulant aller plus loin sur ce sujet et se faire une idée documentée de l’action de leur ministère du travail peuvent cliquer sur le site de Pôle-Emploi et trouver assez rapidement le document disponible ici. S’ils veulent aller encore un peu plus avant, un deuxième click les mènera sur un rapport de la cour des comptes référencé dans le premier document et disponible là.

Qu’apprend-t-on dans ces documents, rien de bien révolutionnaire sinon que Pôle-Emploi dispose d’une équipe de 150 auditeurs qui font leur possible pour détecter et analyser les processus de fraude. La cour des comptes explique que 32 milliards d’euros d’allocations d’assurance et de solidarité chômage ont été versés en 2012 et qu’un total de 76 millions d’euros de préjudices ont été détectés ou évités cette même année. Est-ce assez ? Certainement pas. Est-ce insignifiant ? Non plus. Faut-il faire encore plus et mieux ? Bien sûr. Les auditeurs de Pôle-Emploi sont-ils efficaces ? On ne le sait pas bien mais on peut imaginer qu’ils le sont au moins autant que les auditeurs de la Société Générale qui ont laissé un de leurs traders-fraudeurs engager cette banque à hauteur de 50 milliards d’euros sans que personne ne s’en rende compte !

On peut bien sûr penser ce que l’on veut de ces analyses et il doit en exister bien d’autres, à charge et à décharge, mais à tout le moins existent elles et méritent d’être prises en compte pour fonder un jugement. Ce qui est clair c’est que les machines à café et les bistrots sont des endroits peu propices à la réflexion. On y entend des cadres supérieurs, diplômés des meilleures écoles de la République, y assener des slogans partisans qui relèvent plus de la propagande que de l’information. Il ne faut pas abandonner l’espoir de l’intelligence pour autant et un petit coup d’œil sur ces deux documents nous rendra plus avisés.

Tournée générale au Café du commerce

Mme. Michu est inénarrable et la rubrique Café du commerce reste inépuisable. Alors que sortent les chiffres mensuels du chômage tout ce que la République compte de commentateurs à courte vue, de politicards malveillants, de journalistes incompétents et de citoyens bougons, bref toute une population abrutie par les journaux télévisés de TF1 et les matchs de fouteballe crie haro sur le baudet socialiste accusé de tous les maux dont souffre la France.

En fait il suffit à n’importe quel citoyen de cliquer sur le site de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) pour confirmer que le chômage en France est un mal profond dont notre pays souffre depuis des décennies. Hélas, les courbes du chômage sont assez indépendantes de la couleur politique de la majorité en place mais répondent plutôt à des cycles économiques, à l’inertie et la rigidité de notre société engourdie par son cholestérol.

INSEE_Chomage

On voit que la hausse récente du taux de chômage date de début 2008 et n’a quasiment pas cessé depuis, que ce soit avant ou après le changement de majorité en 2012. De la même façon il a baissé sur la durée entre 1999 et 2001, gouvernement socialiste Jospin sous la présidence conservatrice de Chirac, puis entre 2006 et 2008, gouvernement conservateur de Villepin puis Fillon, sous présidences du même bord, Chirac puis Sarkozy.

On souhaiterait que nos dirigeants passent un peu plus de temps à travailler sur ces sujets de long terme plutôt que de chercher sur quelle tête faire porter la responsabilité de cette situation qui de toute évidence est collective plus que partisane. Ensuite, que Mme. Michu surfe sur les sites web de recettes de cuisine que sur celui de l’Insee on peut le comprendre, par contre on pourrait s’attendre à ce que Guillaume Roquette (patron du FigMag) fasse preuve d’un peu d’analyse, bref, qu’il fasse le boulot pour lequel il est payé (et son journal subventionné par les contribuables) et consulte, lui, les statistiques économiques pour en édifier ses lecteurs qui, à défaut, répètent en les ânonnant les slogans dont il ponctue ses éditoriaux, notamment celui voulant que le chômage serait arrivé en France avec le gouvernement socialiste en 2012.

La même désinformation est de rigueur avec le déficit des finances de la République et sa dette conséquente : l’un et donc l’autre sont en accroissement constant depuis des décennies quelle que soit la majorité politique.

 

INSEE_Deficit_EURINSEE_Deficit_PIB

Le dernier exercice budgétaire équilibré date de 1974… une époque où Sarkozy avait 20 ans.

INSEE_Dette

La courbe de la dette montre évidemment une hausse constante puisqu’il a fallu financer des déficits tout aussi constants. La série actuelle commence en 1995 mais la précédente a la même allure.

La vérité c’est que personne n’a encore réussi à inverser les tendances perverses de notre économie depuis les années 70 car nous, les citoyens, sommes résistants au changement en attendant désespérément un leader éclairé qui sera capable de diminuer les déficits de la République tout en continuant à augmenter les dépenses publiques. La venue d’un tel magicien étant improbable à court terme il convient d’investir sur l’intelligence et le bon sens.

Voyez-vous souvent les trois courbes ci-dessus dans les journées télévisés ou les chroniques de Guillaume Roquette ? Non, évidemment, elles sont pourtant emblématiques des défaillances de notre économie. Elles sont pourtant simples et parlantes, il faudrait les montrer et de les commenter aux citoyens avec un peu de pédagogie et ce serait la première étape vers une prise de conscience salvatrice propice à un nouveau départ. Les gens intelligents devraient se faire un devoir de mettre leurs neurones au service de la pédagogie plutôt qu’à les perdre dans la divulgation d’argumentaires de bas étage bons à semer le désordre dans le bon sens populaire. Guillaume Roquette a choisi le parti des bonimenteurs, ne le suivons pas sur cette pente glissante, faisons preuve de sens de l’intérêt général : censurons la désinformation et diffusons la connaissance.

 

Des journalistes de rencontre

Vendredi dernier le chroniqueur a été retenu 4 heures dans un wagon de la SNCF à Bordeaux suite à un accident ayant endommagé la voie vers Angoulême. A son retour à Paris il entendit les chaînes d’information en continue délayer en long et en large cet incident de transport tout en précisant que les voyageurs seraient remboursés à 100% du prix de leur billet. Rassuré le chroniqueur s’est couché serein pour une bonne nuit de réparation de ses émotions.

Quelques jours plus tard quelle ne fut pas sa surprise de recevoir un courrier de la SNCF lui adressant des bons de voyage correspondant à 75% du prix de son voyage initial, valables un an. Le remboursement n’est donc pas de 100%, pas en cash, pas illimité, contrairement à ce que des journalistes de rencontre ont affirmé des heures durant le soir et le week-end suivant l’accident.

Les conditions de remboursement sont contractualisées dans la « garantie voyage » issue par le transporteur et elles prévoient effectivement un plafond de 75% du prix du billet en cas de retard supérieur à trois heures. Il aurait sans doute été trop demandé à ces journalistes de faire le métier pour lequel ils sont payés et de lire les termes de cette garantie avant de diffuser en boucle de fausses informations. Une bonne partie de la presse française pourtant subventionnée par les contribuables fait mal son travail. Ce n’est pas bien.

Les mains sales

Avez-vous remarqué à la cantine de votre bureau ou la sandwicherie du coin de la rue le regard haineux du consommateur reprochant à la serveuse de ne pas porter de gants en latex alors qu’elle touche les aliments qu’elle lui délivre ?

Les normes d’hygiène se sont renforcées au cours des années : lorsque votre chroniqueur était jeune le latex était réservé à des usages plus récréatifs que le service des croissants en boulangerie. Le barman du bistrot nous composait un « sec-beurre ballon-de-rouge » à la mimine et si des épidémies avaient ravagé la population des piliers de bar cela ce serait su.

Autre temps, autre époque, on a aujourd’hui peur de son ombre, le principe de précaution est désormais introduit dans la Loi de la République et la France est congestionnée dans son immobilisme avec des jambon-beurre servis en latex pour préserver la flore intestinale de Mme. Michu devenue bien fragile avec le temps !

Le syndrome français de retour

L’économie numérique présente bien des inconvénients et quelques dommages collatéraux. Elle offre notamment la possibilité aux râleurs nationaux de déverser leurs incohérences, voire leur bile, sur leur compatriotes. Nombre de sites internet se sont développés pour héberger les pétitions des français en colère. Sur https://www.change.org/ on trouve tout et n’importe quoi, de la pétition pour autoriser le don de sang des homosexuels à celle contre le taux de TVA sur les protections féminines, en passant par celle qui nous occupe aujourd’hui sur les deux orchestres classiques émargeant sur le budget de Radio France.

La radio publique française est en grève depuis plusieurs semaines. Elle n’a plus assez de ressources pour financer ses prestations qui sont pourtant de qualité. Ses ressources viennent de la redevance audiovisuelle et de dotations budgétaires, bref, de la poche des contribuables. Il va falloir restructure Radio-France, c’est-à-dire ajuster les dépenses et les recettes, comme pour le reste de la République, comme à la maison, comme en entreprise. C’est la vie.

Mais bien entendu le syndrome français du découplage entre recettes et dépenses se manifeste une nouvelle fois : les contribuables qui veulent une baisse de leurs impôts veulent en même temps que l’Etat soutienne Radio France, en gros augmente ses subventions. Il se trouve que cette radio publique finance deux orchestres classiques, un chœur et une maîtrise. L’un des points étudiés pour la restructuration était de fusionner les deux orchestres. Ce n’est pas plus idiot qu’autre chose et pourrait aider à redresser la barre. Est-ce mieux d’avoir deux orchestres qu’un seul ? Sans doute, mais lorsqu’il n’y a plus de sous il faut faire des choix, comme à la maison.

Alors les citoyens découplés crient au scandale et pétitionnent à qui mieux mieux expliquant que ces deux formations musicales sont vitales pour la survie de Radio France : …une richesse unique au monde, qu’aucune autre radio ne peut se targuer d’abriter… Les mêmes contestent sans doute par ailleurs les impôts qu’ils payent. C’est la plaie de la France : les libéraux de salons, les chicago-boys de la rive gauche, les capitalistes de circonstances…

  • Je suis libéral mais comment, l’Etat envisagerait de ne plus financer deux orchestres chez Radio France, c’est un scandale ?
  • Je suis libéral mais comment, l’Etat envisage de laisser les sociétés d’autoroute augmenter les tarifs de péage et faire des profits, c’est un scandale ?
  • Je suis libéral mais comment, l’Etat vend ses parts dans l’aéroport de Toulouse, c’est un scandale ?
  • Je suis libéral mais comment, mon rejeton doit payer des droits d’entrée à l’université, c’est un scandale ?
  • Etc. etc.

Tous ces citoyens ressassant les éditoriaux de Guillaume Roquette (le patron du FigMag) adhèrent au libéralisme mais à conditions que ses effets se fassent sentir uniquement chez leurs voisins, pas dans leurs jardins. C’est un des problèmes gaulois qui nuit à l’unité nationale qui serait pourtant nécessaire en ces périodes de crise financière et politique.

La pétition des citoyens déphasés :

Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre,

Depuis quelques semaines Radio France est secouée par une grève sans précédent. Les formations musicales de cette maison ne cessent d’être la cible d’attaques récurrentes qui menacent leur existence même. L’Orchestre National de France et l’Orchestre Philharmonique de Radio France sont pointés du doigt. Depuis l’origine les chefs les plus prestigieux dirigent ces formations. Le niveau et la réputation internationale de ces orchestres sont un atout majeur dans le rayonnement de Radio France, dont la vocation de service public, rappelons-le, est d’informer, d’éduquer, de divertir. En association avec les antennes qui se font l’écho de leur travail, les formations musicales participent avec ferveur à cette mission avec des programmes audacieux, soutenant la création, les jeunes talents, et les projets pédagogiques. Les formations musicales de Radio France (les deux orchestres, le chœur et la maîtrise) ont des identités fortes : c’est une richesse unique au monde, qu’aucune autre radio ne peut se targuer d’abriter. C’est cette richesse dont on veut priver aujourd’hui Radio France, ses antennes et ses auditeurs. Ces formations reflètent par ailleurs toutes les valeurs que nos politiques veulent défendre, à raison : la Culture contre la barbarie, l’exception française, la jeunesse (avec le recrutement de musiciens issus des conservatoires supérieurs et la formation grâce au travail de la maîtrise), la parité hommes-femmes que beaucoup d’entreprises devraient nous envier. Pour honorer ces missions et ces valeurs, les formations musicales ne représentent que 6% du budget global de Radio France. La menace qui pèse sur elles, au nom d’une logique de rentabilité absurde, est la preuve du désengagement de l’état. Le paysage musical français se désertifie peu à peu… Les conservatoires, les festivals, les orchestres sont mis à mal partout en France… A l’heure où l’actualité nous livre les dérives de l’ignorance, dans une brutalité et une intolérance grandissantes, nos dirigeants doivent prendre conscience de la nécessité de PROTEGER et de COMMUNIQUER LE SAVOIR et la CULTURE qui en sont les remparts. Alors que la réouverture de Radio France au public vient de révéler les qualités et le potentiel d’un nouvel auditorium, nous réclamons une politique artistique digne du service public, et qui préserve l’avenir des formations en son sein.

La presse de caniveau

Un avion s’écrase dans les Alpes françaises, 150 morts. Comme de bien entendu en de telles dramatiques circonstances, la presse fait assaut d’indécence et de bêtise. Nous avons droit aux questions stupides aux familles larmoyantes du genre « que ressentez-vous ? » posée au frère ou à la sœur d’un malheureux passager décédé.

L’absence d’analyse tourne en boucle sur les écrans avec des slogans comme : « les enquêteurs n’excluent aucune hypothèse ! ». Evidemment qu’ils n’excluent aucune hypothèse puisqu’ils enquêtent sur l’accident, c’est même exactement ce pour quoi ils sont payés : n’exclure aucune hypothèse et trouver l’explication à l’accident.

Mais la presse ne peut se satisfaire d’attendre, drapée derrière son devoir d’informer, un devoir qui se transforme en droit de raconter des sornettes à des consommateurs qui ne pourraient pas attendre de la vraie information. Comme si Mme. Michu devant sa télé était à quelques jours près pour savoir si un avion s’est écrasé pour ci ou pour ça.

On ne le dira jamais assez, la presse française est aussi responsable de l’acculturation des masses et de la pauvreté du débat. Les tristes évènements comme celui-ci ne font que le démontrer, de façon toujours aussi consternante.

La météo trouble la migration

Nous sommes en hiver, il neige, nombre de français en vacances migrent vers les stations de sport d’hiver et se retrouvent bloqués sur les routes par… la neige. Comme c’est bizarre ! Ils n’ont pas du écouter les bulletins météo diffusés depuis deux jours avertissant de cet épisode. Comme c’est étrange !

Attirés par leurs réjouissances hivernales comme un troupeau de gnous par un point d’eau en saison sèche dans le parc du Ngorongoro, les voici forcés de passer la nuit dehors à défaut de pouvoir grimper la montagne enneigée pour atteindre leurs stations d’altitude. 14 000 péquins en déshérence sur les routes de Savoie. Heureusement la République, bonne mère, trouve en urgence de quoi les abriter et les nourrir dans les écoles, gymnases et autres salles municipales. L’action publique a encore parfois du bon.

La journée de l’orgasme

C’est la journée mondiale de l’orgasme, puisqu’il faut pour tout avoir désormais une journée ou une fête, mondiale si possible. Une presse de circonstance explique à Mme. Michu combien jouir permet de vivre serein et longtemps. Elle va sûrement être attentive au conseil ainsi donné, plus sympathique que celui de son gouvernement sur la réduction des déficits budgétaires.

Martine Aubry se teint toujours les cheveux

Manuel_Valls_2013-08Martine Aubry, maire de Lille, fait des déclarations dans la presse pour critiquer la politique du gouvernement socialiste. A l’occasion on l’a vue à la télévision et la vérité est éclatante : elle continue à se teindre le cheveux de façon toujours aussi ridicule.

Rappelons la haine politique qu’elle voue au premier ministre Manuel Valls qui nous avait valu cette exceptionnelle lettre signée par elle en 2009 en tant que cheftaine du parti socialiste où elle recommandait à l’impétrant de démissionner du parti. Il faut relire car c’est une vraie leçon de morale et de socialisme à celui qui est devenu premier ministre et essaye de moderniser la gauche française quand Aubry-qui-se-teint-les-cheveux-si-ridiculement continue à défendre ces vieilles lunes du socialisme français : cliquez ici pour la lettre et sa réponse.