Elections régionales en France

Hier s’est déroulé le premier tour des élections régionales en France. Résultat : 50% d’abstention ; sur les votes exprimés 27,8% Front National (FN), 27,3% Les Républicains, 23,3% Parti Socialiste ; soient près de 80% pour ces trois partis, la consécration pour le Front National qui est en tête dans 6 régions sur 13 et qui devrait en remporter deux ou trois dimanche prochain.

De fronts républicains éphémères en retraits de liste, l’opposition au FN ne sait plus quoi faire pour endiguer cette irrépressible montée de l’extrême droite en France qui n’effraie finalement plus grand monde mise à part quelques bobos de la rive gauche et autres gaullistes historiques, espèce en voie d’extension. De tactiques aux petits pieds en révoltes de salon, les partis républicains s’essoufflent à crier au loup et le FN va sans doute prendre le pouvoir de certaines régions. Il sera difficile de l’empêcher, Mme. Michu vote pour l’extrême droite, eh bien elle aura le FN aux commandes de sa région. Il va être maintenant compliqué d’arrêter la machine !

Les stratèges de Café du Commerce tirent des plans sur la comète et expliquent ce score en assénant :

C’est simplement que les gens en chient et n’ont plus d’espoir, les gens en ont marre de se faire insulter dans leur cage d’escalier, les calaisiens en ont marre des clandestins, les gens qui sont au chômage voudraient bien re-bosser, les petites vieilles en ont marre des récidivistes…

C’est la vision un peu misérabiliste de la situation. Il n’y a sans doute pas que ces catégories défavorisées qui ont voté pour le FN en région Provence-Alpes-Côte d’Azur où il a emporté 40,55% des voix, ou en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne (36,06%), ou en Nord-Pas de Calais-Picardie (40,64%)… La réalité est sans doute plus terre-à-terre, fruit d’un mixage délétère entre abstention, taux de chômage, abrutissement des masses par les matchs de fouteballe et les journaux télévisés de Claire Chazal, délitement d’une classe politique qui ne sait pas se renouveler et préfère Twitter à l’intelligence, effondrement moral d’une population plus intéressée par les sextapes de ses pousseurs de balle que par les leçons de l’Histoire…

Bref, on a les dirigeants que l’on mérite et notre société qui se bat contre son taux de chômage et son taux de cholestérol n’a pas fini de sombrer dans l’abîme de sa décadence, poussée encore un peu plus vers le fond par un terrorisme national qui se développe comme du chiendent sur un tas de fumier.

Il est facile d’accuser le monde politique de toutes ces errances dont nous portons une responsabilité collective indéniable. Le spectacle sur les plateaux télévisés depuis hier soir est d’ailleurs édifiant à cet égard. En fait le FN ne fait plus vraiment peur à grand monde, pas en tous cas aux 50% d’abstentionnistes, ni plus aux 30% (des 50% restants) qui ont voté FN. Au moins 65% des électeurs sont donc favorables ou indifférents au FN, il est difficile dans ces conditions d’endiguer son ascension.

Alors comme un enfant qui met ses doigts dans la prise électrique il semble bien que le peuple français va goûter de près au Front National au pouvoir ! Le risque du fascisme est sans doute moindre que celui du ridicule, pour le moment.

Pourquoi les filles ont-elles toujours froid ?

Enfin une réponse scientifique à ce grand mystère de l’humanité : pourquoi les filles ont-elles toujours plus froid que les garçons ? Vous avez certainement remarqué que dès qu’une femme s’assoit en été dans une voiture climatisée la première chose qu’elle fait est d’ouvrir la fenêtre pour aspirer de l’air chaud, ou que dans les bureaux modernes où règne désormais l’air conditionné les filles sont constamment en train de se plaindre du froid !

La rubrique Science du New-York Times nous donne une explication à ce phénomène de genre en résumant une étude théorisant que pour des raisons métaboliques diverses et variées un homme de 40 ans pesant 154 livres génère 35% de plus et plus vite de chaleur qu’une femme de corpulence et âge moyen. La formule de calcul est très simple à comprendre : PMV = [0.303e-0.036M + 0.028]{(M – W) – 3.96E-8ƒcl[(tcl + 273)4 – (tr + 273)4] – ƒclhc(tcl – ta) – 3.05[5.73 – 0.007(M – W) – pa] – 0.42[(M – W) – 58.15] – 0.0173M(5.87 – pa) – 0.0014M(34 – ta)}

Les systèmes de climatisation/chauffage des bureaux ayant été formatés sur base de cette formule et au temps où il y avait peu de femme dans les bureaux, cela explique qu’aujourd’hui où il y a grosso-mode 50% celles-ci y ont plus froid que les hommes. L’étude recommande de prendre en compte cette nouvelle répartition de genre dans les bureaux et donc de remonter la température moyenne ce qui, accessoirement, irait en faveur de l’écologie :

If you have a more accurate view of the thermal demand of the people inside, then you can design the building so that you are wasting a lot less energy, and that means the carbon dioxide emission is less.

En France il est de tradition que ceux qui ont froid emporte le morceau sur les autres dans les lieux publics ou les bureaux, hiver comme été. Lorsque le chauffage ou la climatisation sont réglables, les hommes galants desserrent leurs cravates et laissent les femmes prendre les commandes de la température. Et lorsqu’ils assurent un suivi scientifique de celle-ci à l’aide du mercure d’un thermomètre ils s’entendent généralement répondre : « ce thermomètre ne fonctionne pas bien ! ». L’éternel féminin est très éternel… et très féminin.

Le communautarisme encore à l’œuvre

Des manifestants communautaires brûlent des voitures, bloquent routes et voie ferrée une journée durant à Moirans dans l’Isère en réclamant la possibilité pour l’un des leurs, emprisonné, de pouvoir sortir temporairement de prison pour assister aux obsèques de son frère, celui-ci étant décédé dans un accident de la route au volant d’une voiture volée et de retour d’un cambriolage… Le refus de sortie temporaire a été motivé par des violences en détention. Finalement, le jeune homme décédé sera enterré dans le calme et sans son grand frère.

Cette affaire, comme bien d’autre, marque la dérive du communautarisme qui aboutit à la négation de l’intérêt général au profit de celui des communautés, voire des individus concernés. On atteint ici un sommet dans l’absurde quand on voit le passif judiciaire des impétrants. Mais nous sommes dans un monde où plus personne n’est responsable de rien, chacun évoque ses droits et néglige ses devoirs, alors on casse, on brûle, on se plaint, on exige et qu’importe l’intérêt général. Il s’agissait à Moirans de la communauté gitane mais cela aurait pu en être bien d’autres. Ainsi va la vie aujourd’hui, tristement.

Déconnexion et découplage

Quelques nouvelles affaires animent l’actualité ces derniers temps, à mi-chemin entre la corruption illégale et l’absence de moralité non punissable par la justice.

  • Guéant, ancien secrétaire général de la présidence de la République, ancien ministre, ancien préfet, etc. a perçu durant plusieurs années de « primes de cabinet » en liquide, même à une époque où celles-ci étaient en principe prohibées. Ces sommes n’ont pas été soumises à l’impôt. Au ministère de l’intérieur il les aurait prélevées sur les enveloppes destinées à rémunérer les indicateurs de police… Les enquêteurs ont retrouvé chez lui des factures d’électroménager assez importantes payées avec ce cash financé par les contribuables nationaux.
  • Platini, candidat à la présidence de la fédération internationale de fouteballe (FIFA) et actuel chef de la fédération européenne (UEFA) a perçu 1,8 million d’euros comme solde d’un « travail effectué » pour la FIFA qui a donc été facturé plusieurs millions d’euros. Ces sommes ont été soumises à l’impôt en Suisse.

Ces deux cas assez récents illustrent le copinage financier dans lequel se complait une certaine partie de l’élite française. Le problème n’est pas tant les sommes en jeu qui ont enrichi les impétrants pour un « travail » dont la réalité reste à déterminer, mais leur déconnexion complète avec l’air du temps. Après les nombreux scandales financiers qui ont émaillé nos Républiques successives, du canal de Panama à Stavisky en passant par les emprunts russes, les plus optimistes ont pu croire qu’en ce début de XXIème siècle un Guéant, au poste qu’il occupait, réaliserait que percevoir de l’argent public (c’est-à-dire venant de la poche des contribuables) en liquide non déclaré en plus de son salaire et de ses indemnités, qui doivent sans doute lui permettre un niveau de vie décent, est quelque chose qui ne se fait pas. Ou qu’un Platini qui encaisse des millions d’euros de la fédération d’à côté alors qu’il doit déjà percevoir des revenus élevés s’interroge sur la transparence de cet arrangement. La rapacité de cette élite laisse pantois.

Du découplage des citoyens entre recettes et dépenses, qui réclament plus de dépenses publiques et moins d’impôts, à la déconnexion d’une certaine élite avec les réalités, qui se sert dans la caisse, on a les ingrédients de notre société moderne où l’individualisme est porté à son paroxysme et l’intérêt particulier placé au-dessus de tout et surtout de l’intérêt général.

Les avis de Mme. Michu sur la fraude à Pôle Emploi

Conversation de machine à café au bureau :

– Ce ministre de l’emploi ne vaut rien, il n’est pas même capable de lutter contre la fraude des faux chômeurs.

– Ah, tu as des informations particulières sur le sujet, les chiffres montrent une aggravation de la situation s’aggrave ?

– Pas besoin de chiffres, c’est évident, tout le monde sait que ce ministre ne fait rien contre les fraudeurs à Pôle Emploi !

En fait, les personnes voulant aller plus loin sur ce sujet et se faire une idée documentée de l’action de leur ministère du travail peuvent cliquer sur le site de Pôle-Emploi et trouver assez rapidement le document disponible ici. S’ils veulent aller encore un peu plus avant, un deuxième click les mènera sur un rapport de la cour des comptes référencé dans le premier document et disponible là.

Qu’apprend-t-on dans ces documents, rien de bien révolutionnaire sinon que Pôle-Emploi dispose d’une équipe de 150 auditeurs qui font leur possible pour détecter et analyser les processus de fraude. La cour des comptes explique que 32 milliards d’euros d’allocations d’assurance et de solidarité chômage ont été versés en 2012 et qu’un total de 76 millions d’euros de préjudices ont été détectés ou évités cette même année. Est-ce assez ? Certainement pas. Est-ce insignifiant ? Non plus. Faut-il faire encore plus et mieux ? Bien sûr. Les auditeurs de Pôle-Emploi sont-ils efficaces ? On ne le sait pas bien mais on peut imaginer qu’ils le sont au moins autant que les auditeurs de la Société Générale qui ont laissé un de leurs traders-fraudeurs engager cette banque à hauteur de 50 milliards d’euros sans que personne ne s’en rende compte !

On peut bien sûr penser ce que l’on veut de ces analyses et il doit en exister bien d’autres, à charge et à décharge, mais à tout le moins existent elles et méritent d’être prises en compte pour fonder un jugement. Ce qui est clair c’est que les machines à café et les bistrots sont des endroits peu propices à la réflexion. On y entend des cadres supérieurs, diplômés des meilleures écoles de la République, y assener des slogans partisans qui relèvent plus de la propagande que de l’information. Il ne faut pas abandonner l’espoir de l’intelligence pour autant et un petit coup d’œil sur ces deux documents nous rendra plus avisés.

Tournée générale au Café du commerce

Mme. Michu est inénarrable et la rubrique Café du commerce reste inépuisable. Alors que sortent les chiffres mensuels du chômage tout ce que la République compte de commentateurs à courte vue, de politicards malveillants, de journalistes incompétents et de citoyens bougons, bref toute une population abrutie par les journaux télévisés de TF1 et les matchs de fouteballe crie haro sur le baudet socialiste accusé de tous les maux dont souffre la France.

En fait il suffit à n’importe quel citoyen de cliquer sur le site de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) pour confirmer que le chômage en France est un mal profond dont notre pays souffre depuis des décennies. Hélas, les courbes du chômage sont assez indépendantes de la couleur politique de la majorité en place mais répondent plutôt à des cycles économiques, à l’inertie et la rigidité de notre société engourdie par son cholestérol.

INSEE_Chomage

On voit que la hausse récente du taux de chômage date de début 2008 et n’a quasiment pas cessé depuis, que ce soit avant ou après le changement de majorité en 2012. De la même façon il a baissé sur la durée entre 1999 et 2001, gouvernement socialiste Jospin sous la présidence conservatrice de Chirac, puis entre 2006 et 2008, gouvernement conservateur de Villepin puis Fillon, sous présidences du même bord, Chirac puis Sarkozy.

On souhaiterait que nos dirigeants passent un peu plus de temps à travailler sur ces sujets de long terme plutôt que de chercher sur quelle tête faire porter la responsabilité de cette situation qui de toute évidence est collective plus que partisane. Ensuite, que Mme. Michu surfe sur les sites web de recettes de cuisine que sur celui de l’Insee on peut le comprendre, par contre on pourrait s’attendre à ce que Guillaume Roquette (patron du FigMag) fasse preuve d’un peu d’analyse, bref, qu’il fasse le boulot pour lequel il est payé (et son journal subventionné par les contribuables) et consulte, lui, les statistiques économiques pour en édifier ses lecteurs qui, à défaut, répètent en les ânonnant les slogans dont il ponctue ses éditoriaux, notamment celui voulant que le chômage serait arrivé en France avec le gouvernement socialiste en 2012.

La même désinformation est de rigueur avec le déficit des finances de la République et sa dette conséquente : l’un et donc l’autre sont en accroissement constant depuis des décennies quelle que soit la majorité politique.

 

INSEE_Deficit_EURINSEE_Deficit_PIB

Le dernier exercice budgétaire équilibré date de 1974… une époque où Sarkozy avait 20 ans.

INSEE_Dette

La courbe de la dette montre évidemment une hausse constante puisqu’il a fallu financer des déficits tout aussi constants. La série actuelle commence en 1995 mais la précédente a la même allure.

La vérité c’est que personne n’a encore réussi à inverser les tendances perverses de notre économie depuis les années 70 car nous, les citoyens, sommes résistants au changement en attendant désespérément un leader éclairé qui sera capable de diminuer les déficits de la République tout en continuant à augmenter les dépenses publiques. La venue d’un tel magicien étant improbable à court terme il convient d’investir sur l’intelligence et le bon sens.

Voyez-vous souvent les trois courbes ci-dessus dans les journées télévisés ou les chroniques de Guillaume Roquette ? Non, évidemment, elles sont pourtant emblématiques des défaillances de notre économie. Elles sont pourtant simples et parlantes, il faudrait les montrer et de les commenter aux citoyens avec un peu de pédagogie et ce serait la première étape vers une prise de conscience salvatrice propice à un nouveau départ. Les gens intelligents devraient se faire un devoir de mettre leurs neurones au service de la pédagogie plutôt qu’à les perdre dans la divulgation d’argumentaires de bas étage bons à semer le désordre dans le bon sens populaire. Guillaume Roquette a choisi le parti des bonimenteurs, ne le suivons pas sur cette pente glissante, faisons preuve de sens de l’intérêt général : censurons la désinformation et diffusons la connaissance.

 

Des journalistes de rencontre

Vendredi dernier le chroniqueur a été retenu 4 heures dans un wagon de la SNCF à Bordeaux suite à un accident ayant endommagé la voie vers Angoulême. A son retour à Paris il entendit les chaînes d’information en continue délayer en long et en large cet incident de transport tout en précisant que les voyageurs seraient remboursés à 100% du prix de leur billet. Rassuré le chroniqueur s’est couché serein pour une bonne nuit de réparation de ses émotions.

Quelques jours plus tard quelle ne fut pas sa surprise de recevoir un courrier de la SNCF lui adressant des bons de voyage correspondant à 75% du prix de son voyage initial, valables un an. Le remboursement n’est donc pas de 100%, pas en cash, pas illimité, contrairement à ce que des journalistes de rencontre ont affirmé des heures durant le soir et le week-end suivant l’accident.

Les conditions de remboursement sont contractualisées dans la « garantie voyage » issue par le transporteur et elles prévoient effectivement un plafond de 75% du prix du billet en cas de retard supérieur à trois heures. Il aurait sans doute été trop demandé à ces journalistes de faire le métier pour lequel ils sont payés et de lire les termes de cette garantie avant de diffuser en boucle de fausses informations. Une bonne partie de la presse française pourtant subventionnée par les contribuables fait mal son travail. Ce n’est pas bien.

Les mains sales

Avez-vous remarqué à la cantine de votre bureau ou la sandwicherie du coin de la rue le regard haineux du consommateur reprochant à la serveuse de ne pas porter de gants en latex alors qu’elle touche les aliments qu’elle lui délivre ?

Les normes d’hygiène se sont renforcées au cours des années : lorsque votre chroniqueur était jeune le latex était réservé à des usages plus récréatifs que le service des croissants en boulangerie. Le barman du bistrot nous composait un « sec-beurre ballon-de-rouge » à la mimine et si des épidémies avaient ravagé la population des piliers de bar cela ce serait su.

Autre temps, autre époque, on a aujourd’hui peur de son ombre, le principe de précaution est désormais introduit dans la Loi de la République et la France est congestionnée dans son immobilisme avec des jambon-beurre servis en latex pour préserver la flore intestinale de Mme. Michu devenue bien fragile avec le temps !

Le syndrome français de retour

L’économie numérique présente bien des inconvénients et quelques dommages collatéraux. Elle offre notamment la possibilité aux râleurs nationaux de déverser leurs incohérences, voire leur bile, sur leur compatriotes. Nombre de sites internet se sont développés pour héberger les pétitions des français en colère. Sur https://www.change.org/ on trouve tout et n’importe quoi, de la pétition pour autoriser le don de sang des homosexuels à celle contre le taux de TVA sur les protections féminines, en passant par celle qui nous occupe aujourd’hui sur les deux orchestres classiques émargeant sur le budget de Radio France.

La radio publique française est en grève depuis plusieurs semaines. Elle n’a plus assez de ressources pour financer ses prestations qui sont pourtant de qualité. Ses ressources viennent de la redevance audiovisuelle et de dotations budgétaires, bref, de la poche des contribuables. Il va falloir restructure Radio-France, c’est-à-dire ajuster les dépenses et les recettes, comme pour le reste de la République, comme à la maison, comme en entreprise. C’est la vie.

Mais bien entendu le syndrome français du découplage entre recettes et dépenses se manifeste une nouvelle fois : les contribuables qui veulent une baisse de leurs impôts veulent en même temps que l’Etat soutienne Radio France, en gros augmente ses subventions. Il se trouve que cette radio publique finance deux orchestres classiques, un chœur et une maîtrise. L’un des points étudiés pour la restructuration était de fusionner les deux orchestres. Ce n’est pas plus idiot qu’autre chose et pourrait aider à redresser la barre. Est-ce mieux d’avoir deux orchestres qu’un seul ? Sans doute, mais lorsqu’il n’y a plus de sous il faut faire des choix, comme à la maison.

Alors les citoyens découplés crient au scandale et pétitionnent à qui mieux mieux expliquant que ces deux formations musicales sont vitales pour la survie de Radio France : …une richesse unique au monde, qu’aucune autre radio ne peut se targuer d’abriter… Les mêmes contestent sans doute par ailleurs les impôts qu’ils payent. C’est la plaie de la France : les libéraux de salons, les chicago-boys de la rive gauche, les capitalistes de circonstances…

  • Je suis libéral mais comment, l’Etat envisagerait de ne plus financer deux orchestres chez Radio France, c’est un scandale ?
  • Je suis libéral mais comment, l’Etat envisage de laisser les sociétés d’autoroute augmenter les tarifs de péage et faire des profits, c’est un scandale ?
  • Je suis libéral mais comment, l’Etat vend ses parts dans l’aéroport de Toulouse, c’est un scandale ?
  • Je suis libéral mais comment, mon rejeton doit payer des droits d’entrée à l’université, c’est un scandale ?
  • Etc. etc.

Tous ces citoyens ressassant les éditoriaux de Guillaume Roquette (le patron du FigMag) adhèrent au libéralisme mais à conditions que ses effets se fassent sentir uniquement chez leurs voisins, pas dans leurs jardins. C’est un des problèmes gaulois qui nuit à l’unité nationale qui serait pourtant nécessaire en ces périodes de crise financière et politique.

La pétition des citoyens déphasés :

Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre,

Depuis quelques semaines Radio France est secouée par une grève sans précédent. Les formations musicales de cette maison ne cessent d’être la cible d’attaques récurrentes qui menacent leur existence même. L’Orchestre National de France et l’Orchestre Philharmonique de Radio France sont pointés du doigt. Depuis l’origine les chefs les plus prestigieux dirigent ces formations. Le niveau et la réputation internationale de ces orchestres sont un atout majeur dans le rayonnement de Radio France, dont la vocation de service public, rappelons-le, est d’informer, d’éduquer, de divertir. En association avec les antennes qui se font l’écho de leur travail, les formations musicales participent avec ferveur à cette mission avec des programmes audacieux, soutenant la création, les jeunes talents, et les projets pédagogiques. Les formations musicales de Radio France (les deux orchestres, le chœur et la maîtrise) ont des identités fortes : c’est une richesse unique au monde, qu’aucune autre radio ne peut se targuer d’abriter. C’est cette richesse dont on veut priver aujourd’hui Radio France, ses antennes et ses auditeurs. Ces formations reflètent par ailleurs toutes les valeurs que nos politiques veulent défendre, à raison : la Culture contre la barbarie, l’exception française, la jeunesse (avec le recrutement de musiciens issus des conservatoires supérieurs et la formation grâce au travail de la maîtrise), la parité hommes-femmes que beaucoup d’entreprises devraient nous envier. Pour honorer ces missions et ces valeurs, les formations musicales ne représentent que 6% du budget global de Radio France. La menace qui pèse sur elles, au nom d’une logique de rentabilité absurde, est la preuve du désengagement de l’état. Le paysage musical français se désertifie peu à peu… Les conservatoires, les festivals, les orchestres sont mis à mal partout en France… A l’heure où l’actualité nous livre les dérives de l’ignorance, dans une brutalité et une intolérance grandissantes, nos dirigeants doivent prendre conscience de la nécessité de PROTEGER et de COMMUNIQUER LE SAVOIR et la CULTURE qui en sont les remparts. Alors que la réouverture de Radio France au public vient de révéler les qualités et le potentiel d’un nouvel auditorium, nous réclamons une politique artistique digne du service public, et qui préserve l’avenir des formations en son sein.

La presse de caniveau

Un avion s’écrase dans les Alpes françaises, 150 morts. Comme de bien entendu en de telles dramatiques circonstances, la presse fait assaut d’indécence et de bêtise. Nous avons droit aux questions stupides aux familles larmoyantes du genre « que ressentez-vous ? » posée au frère ou à la sœur d’un malheureux passager décédé.

L’absence d’analyse tourne en boucle sur les écrans avec des slogans comme : « les enquêteurs n’excluent aucune hypothèse ! ». Evidemment qu’ils n’excluent aucune hypothèse puisqu’ils enquêtent sur l’accident, c’est même exactement ce pour quoi ils sont payés : n’exclure aucune hypothèse et trouver l’explication à l’accident.

Mais la presse ne peut se satisfaire d’attendre, drapée derrière son devoir d’informer, un devoir qui se transforme en droit de raconter des sornettes à des consommateurs qui ne pourraient pas attendre de la vraie information. Comme si Mme. Michu devant sa télé était à quelques jours près pour savoir si un avion s’est écrasé pour ci ou pour ça.

On ne le dira jamais assez, la presse française est aussi responsable de l’acculturation des masses et de la pauvreté du débat. Les tristes évènements comme celui-ci ne font que le démontrer, de façon toujours aussi consternante.

La météo trouble la migration

Nous sommes en hiver, il neige, nombre de français en vacances migrent vers les stations de sport d’hiver et se retrouvent bloqués sur les routes par… la neige. Comme c’est bizarre ! Ils n’ont pas du écouter les bulletins météo diffusés depuis deux jours avertissant de cet épisode. Comme c’est étrange !

Attirés par leurs réjouissances hivernales comme un troupeau de gnous par un point d’eau en saison sèche dans le parc du Ngorongoro, les voici forcés de passer la nuit dehors à défaut de pouvoir grimper la montagne enneigée pour atteindre leurs stations d’altitude. 14 000 péquins en déshérence sur les routes de Savoie. Heureusement la République, bonne mère, trouve en urgence de quoi les abriter et les nourrir dans les écoles, gymnases et autres salles municipales. L’action publique a encore parfois du bon.

La journée de l’orgasme

C’est la journée mondiale de l’orgasme, puisqu’il faut pour tout avoir désormais une journée ou une fête, mondiale si possible. Une presse de circonstance explique à Mme. Michu combien jouir permet de vivre serein et longtemps. Elle va sûrement être attentive au conseil ainsi donné, plus sympathique que celui de son gouvernement sur la réduction des déficits budgétaires.

Martine Aubry se teint toujours les cheveux

Manuel_Valls_2013-08Martine Aubry, maire de Lille, fait des déclarations dans la presse pour critiquer la politique du gouvernement socialiste. A l’occasion on l’a vue à la télévision et la vérité est éclatante : elle continue à se teindre le cheveux de façon toujours aussi ridicule.

Rappelons la haine politique qu’elle voue au premier ministre Manuel Valls qui nous avait valu cette exceptionnelle lettre signée par elle en 2009 en tant que cheftaine du parti socialiste où elle recommandait à l’impétrant de démissionner du parti. Il faut relire car c’est une vraie leçon de morale et de socialisme à celui qui est devenu premier ministre et essaye de moderniser la gauche française quand Aubry-qui-se-teint-les-cheveux-si-ridiculement continue à défendre ces vieilles lunes du socialisme français : cliquez ici pour la lettre et sa réponse.

La Morano en peine déprime

Nadine_MoranoNadine Morano, pom-pom girl de la sarkozie, prix Nobel du Tweet politique le plus stupide, récompensée pour l’ensemble de son œuvre (https://twitter.com/nadine__morano), la Morano donc, exprime sa déception de ne pas avoir nommée à un poste de responsabilité dans la nouvelle équipe de l’UMP menée désormais par Sarkozy, le héros de Nadine.

Selon Le Figaro, elle aurait refusé un poste de secrétaire national à l’apprentissage et à la formation professionnelle au sein de l’UMP alors qu’elle visait la vice-présidence du mouvement. Elle se répand depuis dans la presse pour expliquer que Sarkozy fait une erreur en ne s’entourant pas de ses plus proches et en voulant au contraire ouvrir le jeu dans son parti désigné faux-facturier de l’année.

Fidèle parmi les fidèles, elle fait sans doute plus de mal que de bien compte tenu de ses capacités limitées. Il est des amis proches dont il faut se méfier tant leurs actions peuvent être irréfléchies et néfastes. La Morano est de cette trempe. La simple lecture de ses tweets permet de se rendre compte de l’étendue du désastre. Sarkozy a dû en convenir et s’est résolu à renoncer à récompenser cet aficionado. C’est sûrement douloureux pour lui mais la République lui en sera reconnaissante. On frémit quand on se souvient que Nadine fut ministre. On se rassure à l’idée qu’elle ne sera pas en tête de liste pour le redevenir si la droite revient au pouvoir.

Citoyens à courte vue

Une réaction de plus en plus entendue dans les dîners en ville et au Café du commerce : les taux d’intérêt de la dette publique française sont si bas qu’il ne faut pas se priver de s’endetter. Dans ces conditions ces citoyens à courte vue se demandent si la dette publique est un véritable problème et s’il est vraiment nécessaire de réduire les déficits de la République. Ce type de raisonnement est largement soutenu par les Mélanchon, Montebourg et autres ayatollahs de la dépense.

Il est certes agréable de s’entendre dire que l’on peut continuer à dépenser sans limite, mais il est étonnant que ce discours reniant les basiques de l’économie rencontre un tel écho auprès de citoyens qui appliquent ces mêmes basiques à la gestion de leur budget personnel.

La note de la dette française a été de nouveau dégradée aujourd’hui par l’agence de notation Fitch. Elle l’avait déjà été par d’autres agences ces derniers mois, sans effet significatif sur les taux d’intérêt. On ne sait si ce nouveau bonnet d’âne entraînera une augmentation des taux, mais de toute façon, il va bien arriver un jour où les prêteurs exigeront plus de rémunération de leurs prêts à la France. Ce semble être, hélas, le seul moyen pour que la République comprenne son surendettement est un poids pour l’avenir et non une gloire.

Les corporatistes dans la rue

Notaires-propagande_201409Notaires-propagande_201411La corporation protégée des notaires continue à inonder la presse de placards publicitaires pour justifier leur revendication de ne pas toucher à leur profession. Il convient de la pas avoir de réponse a priori sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire avec les professions protégées : notaires, pharmaciens ou autres. Par contre expliquer par presse interposée qu’il faut surtout ne rien changer n’est pas un comportement positif ni opérationnel. Cela ne fait qu’attiser les discussions de Café du commerce de Mme. Michu.

Des gens intelligents et bien éduqués (comme les notaires) doivent pouvoir se réunir autour d’une table avec les représentant de l’Etat et des consommateurs pour voir s’il y besoin, ou pas, de faire évoluer le statut d’une profession. C’est ce qu’on appelle un comportement démocratique. Mais c’est surtout une méthode efficace.

L’économie libérale chère à Guillaume Roquette sera sans doute pour le démantèlement des protections dont bénéficient ces professions. Il faut surtout ne pas avoir de position idéologique sur le sujet mais juste l’espérance que les responsables en charge de ces dossiers mesurent le pour, le contre, ainsi que les coûts pour le contribuable, et ensuite décident. C’est ce qu’on appelle un comportement responsable. Nous faisons ça en entreprise tous les matins en arrivant au bureau… Ce n’est pas si compliqué.

Hélas, c’est rarement la méthode employée dans notre République par ses citoyens !

Citoyens ! Réjouissons-nous !

Philharmonie-projetLe monde de la culture est déjà à feu et à sang pour la nouvelle salle philharmonique de musique classique construite à la Porte de Pantin sur financement du contribuable, et pas même encore inaugurée.

L’Etat qui en est propriétaire de même que la salle Pleyel veut administrer cette nouvelle offre culturelle en concentrant la musique classique sur ce nouveau site et en réservant la salle Pleyel à d’autres genres musicaux. Et déjà le monde de la culture et Mme. Michu pétitionnent et contestent en chœur cette nouvelle organisation qui n’a pas encore vu le jour. Un adjoint à la culture de la mairie de Paris 17ème lance une pétition sur un site spécialisé en coups de gueule franchouillards :

À l’attention : de la Ministre de la Culture et de la Communication et du Directeur Général de la Cité de la Musique

Madame la Ministre, Monsieur le Directeur,

La Salle Pleyel fermera temporairement fin 2014 et son exploitation sera concédée à un prestataire dont le cahier des charges sera exclusivement centré sur les spectacles de musique (rock, pop, chanson…) et de divertissement.

Nous nous opposons à cette fin programmée de la musique classique à la Salle Pleyel, lieu mythique chargé d’histoire.

L’argument invoqué par les responsables de la Philarmonie [avec une belle fôte d’orthographe, NDLR], d’une éventuelle concurrence entre les deux salles, ne nous paraît pas suffisant pour décider arbitrairement d’une réduction drastique de la présence de la musique classique symphonique dans le centre de Paris.

De même que Bastille n’a jamais vidé Garnier, une complémentarité peut certainement être trouvée entre la Philarmonie et Pleyel, permettant à cette dernière de conserver tout ou partie de sa vocation classique.

Nous faisons donc appel à votre pragmatisme pour que le bon sens l’emporte et permette à la Salle Pleyel de continuer à accueillir des concerts de musique classique.

Les musiciens se sont plaints des années durant de l’absence de salle de musique classique digne de ce nom à Paris. Leurs vœux ont été exaucés aux frais du contribuable puisque bien entendu le secteur privé n’a pas semblé intéressé par un tel investissement. La salle existe désormais et doit être inaugurée dans les prochaines semaines. Croyez-vous que lesdits musiciens se réjouissent, remercient le contribuable de ses efforts et l’Etat d’avoir mené à bien ce chantier ? Que nenni, les quémandeurs sont déjà à leurs pétitions…

En l’occurrence l’Etat se propose d’administrer l’offre musicale parisienne plutôt que de laisser jouer la libre concurrence. Pourquoi pas en attendant de consolider la demande ? Une autre solution est effectivement de laisser agir les forces du marché (chères à Guillaume Roquette du FigMag) pour désigner le vainqueur et pleurer sur la défaite du vaincu. La logique libérale voudrait alors que l’on laisse fermer la salle qui ne drainerait pas assez de spectateurs. Dans une telle hypothèse on peut compter sur une nouvelle pétition des quémandeurs pour exiger que le contribuable paye les déficits de la salle moribonde plutôt que de la laisser mourir.

Nous sommes en France et nous connaissons cette tendance tenace à consacrer son énergie à la contestation de tout et son contraire plutôt qu’à avancer, mais celle-ci est parfois un peu déconcertante et peu productive. Laissons démarrer les choses doucement, les gestionnaires de cette offre culturelle nouvelle s’adapteront aux réalités de ce marché aux contours encore incertains au fur et à mesure de leur apparition. Et qui sait il y aura peut-être assez de spectateurs et de fonds publics pour faire vivre ces deux salles en plus de l’auditorium de Radio-France, du théâtre des Champs-Elysées, les salles Gaveau, du Chatelet et des deux opéras de la capitale.

Citoyens ! Réjouissons-nous ! Merci aux contribuables d’avoir financé cette belle salle et d’être déjà engagés à en payer une partie du fonctionnement pour les années à venir. Merci aux maîtres d’œuvre et d’ouvrage d’avoir mené ce chantier. Merci aux artistes qui s’y produiront et aux spectateurs qui s’y rendront. Sourions, laissons-nous aller, cette nouvelle salle ce n’est que du plaisir et enfin une bonne nouvelle. Les pisse-froid ne nous feront pas perdre notre bel enthousiasme, les râleurs ne gagneront pas face aux gens heureux, Guillaume Roquette du FigMag n’appliquera pas ses théories libérales à l’exception culturelle française !

Accessoirement, l’exposition David Bowie is… y est programmée à partir du 3 mars.

 

Supporters mal élevés

Nicolas_Sarkozy

Rigolo : Sarkozy en campagne pour la présidence de la République en passant par une étape de d’élection à la présidence de l’UMP tient un meeting à Bordeaux où il invite Juppé, maire de cette ville, et lui aussi candidat à la présidence de la République. Les militants venus soutenir Sarkozy sifflent bruyamment leur opposition audit Juppé lorsque celui-ci évoque son projet d’alliance de l’UMP avec le centre.

La presse se gausse de l’incident car Sarkozy alors assis dans un fauteuil n’a rien fait pour calmer ce mouvement d’humeur. L’attaqué réagit avec philosophie sur son blog : 

Les campagnes électorales finissent toujours dans l’effervescence et l’énervement. On l’a vu samedi après-midi à Bordeaux. Il n’y a pas de quoi en faire tout un plat. Pour ma part, j’ai vu pire. Restons sereins.

tout en redemandant des éclaircissements sur le ligne politique que suivra le futur nouveau président de l’UMP !

Il en ressort que les militants qui assistent à ce genre de meetings sont des gens qui… militent, plutôt mal élevés et moutonniers, mais engagés pour une politique à laquelle ils croient. Il en faut pour faire vivre la démocratie. Alors un petit bonhomme de la droite dure a fait chahuter un vieux bonhomme de la droite molle, par des supporters qui n’aiment pas ce dernier. C’est un peu la même chose quand l’Olympique de Marseille rentre sur le Parc des Princes face au Paris Saint-Germain…

Pour ceux qui en doutaient, il se confirme que ces deux produits politiques n’ont pas la même cible commerciale, et d’ailleurs pas la même politique. Le plus roublard devrait l’emporter en 2017.

Nabilla ou l’effondrement intellectuel d’une population

NabillaNabilla, bombasse à gros seins, ex-vedette de télé-réalité, est mise en examen et emprisonnée, soupçonnée d’avoir poignardé son compagnon qui est blessé. Ce fait divers remet en haut de l’affiche ce personnage tellement symbolique de l’effondrement intellectuel de la société d’aujourd’hui.

La miss est devenue célèbre dans une émission dite de télé-réalité où en fait de réalité des chaînes de télévision avides laissent s’affronter la bêtise humaine devant des spectateurs hélas captivés. Elle utilisa ensuite cette célébrité pour lancer une marque de lingerie féminine où s’afficher sur des calendriers pour camionneurs et dans la presse de caniveau pour salon de coiffure.

Nabilla c’est le fruit d’une société abrutie depuis plusieurs générations par les matchs de fouteballe et les journaux télévisés de TF1, une société où l’on préfère Zemmour à Zola, où quand on demande à un gamin à quoi sert la Marseillaise il répond : « c’est utile pour être fouteballeur », où un ministre confond Voltaire avec Zadig et Voltaire, où la maîtresse d’un président de la République à peine virée de la chambre conjugale publie un livre vengeur, etc…

Une société où les messages tweets en 140 signes ont pris le pas sur la pensée ne peut guère espérer ériger de grands intellectuels comme modèles pour ses enfants. Nabilla est une pauvre gamine à qui la gloire éphémère dans la presse pipole est montée dans une tête un peu vide et qui s’est transformée en criminelle. C’est regrettable, surtout pour son compagnon poignardé, c’est affligeant pour l’évolution du genre humain.

Nabilla relève de la psychiatrie, elle sera soignée d’une façon ou d’une autre. Le relèvement de notre civilisation risque d’être plus long et difficile.