L’ineffable Guillaume Roquette

On connaît déjà les exploits journalistiques de Guillaume Roquette, patron du Fig-Mag, mais il faut bien avouer qu’il nous surprend toujours plus au gré de ses chroniques polémiques à courte vue. Celle du 12 juin dernier, sobrement intitulée : Inconséquence d’Etat, traite du sujet délicat de l’immigration. Face au phénomène de l’immigration Guillaume Roquette saute comme un cabri sur son fauteuil Louis XV en criant : « répression, répression, répression » sans autre forme de procès. Laissons-le s’égosiller mais regrettons que Le Figaro, un des plus anciens journaux français qui a connu tant de grandes plumes, laisse publier un pareil néant de la réflexion dans ses colonnes.

L’immigration qu’elle soit légale ou illégale est un sujet qui hante le débat politique français et même mondial d’ailleurs, tout en créant son lot de nuisances et de bienfaits. Que ce soient des mexicains qui rentrent aux Etats-Unis, des syriens en Italie, des roumains en France, des maliens au Gabon ou des français en Suisse, quand il s’agit de pauvres qui émigrent vers un pays plus riche que celui d’origine (tout est dans la différence de richesse, pas dans son niveau) cela crée un phénomène de rejet sur le thème « on n’est plus chez soi, renvoyons donc ces va-nu-pieds d’où ils viennent ». Par contre, quand un magnat russe milliardaire migre vers Londres, ou un joueur de tennis surpayé vers Lausanne, son intégration se déroule en principe sur un mode relativement apaisé, surtout quand il achète au passage un club de fouteballe local. Il y a parfois des exceptions et quelques monarques du Golfe persique ne sont plus forcément accueillis avec le sourire dans la vieille Europe, mais leur rejet reste rare.

Aujourd’hui notre monde globalisé a considérablement facilité le transport et les flux de population. C’est ainsi. Tous les continents ont suivi le mouvement, qu’ils soient riches ou pauvres, gouvernés par des conservateurs, des centristes ou des socialistes ; voire même des communistes, on peut maintenant faire facilement du tourisme en Chine ou au Vietnam, où très certainement se vend le Fig-Mag. D’ailleurs les enfants de Guillaume Roquette profitent sans doute de ces facilités d’émigration/immigration pour aller faire des stages Erasmus dans des pays européens, voire même travailler et vivre dans des contrées plus lointaines où certainement leur papa ira les visiter.

A cela se greffent les situations politiques de pays d’émigration où règnent guerre, impéritie ou dictature, ou les trois à la fois, poussant encore plus de monde vers la sortie en direction des démocraties qui, en plus d’être riches, présentent l’avantage attractif d’à peu près respecter les droits de l’Homme.

Une fois répétées ces évidences il reste à constater que l’on arrivera sans doute pas à endiguer le flux d’une partie des citoyens des pays pauvres et en guerre vers les pays plus riches et démocratiques. Comme disait Snoopy dans les années 30’ : « il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade ». Mais que Guillaume Roquette se rassure, seule une partie infinitésimale de ces va-nu-pieds cherche à rentrer dans l’Europe forteresse. Il propose d’endiguer le flux « avec des mesures répressives fortes » sans vraiment donner plus de détails mais faisant référence à la politique australienne en la matière.

Guillaume Roquette n’ayant pas eu le temps de s’informer sur le régime australien de l’immigration, ni sur les conditions de son éventuelle réplication en France, nous allons donc le faire ici. Il est vrai que Monsieur Roquette n’a pas pour habitude de documenter ses saillies il se contente seulement de les utiliser pour démolir tout ce qui ressemble à un dirigeant un peu plus à gauche que le courant de la droite forte de Les Républicains. Et que Mme. Michu s’y retrouve dans son galimatias immature.

L’Australie fait face (comme bien d’autres démocraties) à des afflux de réfugiés venant des zones de guerre du Moyen-Orient : Irak, Afghanistan, Syrie, etc. le plus souvent de confession musulmane. Elle a passé des accords diplomatiques avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée qui, contre financements des contribuables australiens, réserve une de ses iles (Manus Island) à l’accueil des boat-people que la marine australienne intercepte en mer et reconduit donc sur cette ile sous souveraineté papoue. De cette façon les immigrants ne mettent pas le pied sur le territoire australien et ils ne peuvent pas se targuer de la protection de la loi australienne. On imagine aisément que la loi papoue est moins protectrice et avantageuse… C’est de là que les candidats font leur demande d’immigration. S’il est acceptée ils peuvent se rendre en Australie, dans le cas contraire c’est l’affaire des papous de les garder ou de les expulser dans un autre pays. Le processus d’immigration est sous-traité, externalisé à une autre nation. Manus Island c’est une espèce de Sangate délocalisé en dehors des frontières.

Le gouvernement australien est relativement discret vis-à-vis de sa population sur les méthodes employées pour refouler les bateaux car il y a sans doute de la violence au moins de temps en temps pour empêcher les rafiots de passer les barrages de sa marine de guerre. Il y a en tout cas régulièrement des émeutes dans les centres de tri de Manus Island. On jette un voile pudique sur le sujet à Cambera et on espère que personne ne posera trop de questions.

L’Australie dispose d’un territoire à Christmas Island, une ile dans l’océan indien au sud de l’Indonésie, très éloignée du pays continent, une sorte de DOM-TOM australien. Evidemment, étant proche de l’Indonésie, l’une des plus grands pays musulmans de la planète, et très loin de l’Australie, Christmas Island est l’un des points d’entrée préférés des migrants illégaux. Afin la aussi de les décourager, le parlement australien a exclu Christmas Island de la zone d’immigration australienne ce qui veut dire que les immigrants touchant l’Australie à Christmas Island ne peuvent pas faire de demande d’immigration. C’est un peu comme si le parlement français accordait un statut d’extraterritorialité à Nice pour que les immigrants en provenance de Vintimille ne puissent arguer de leur présence à Nice pour y déposer une demande officielle d’immigration.

L’Australie diffuse par ailleurs des campagnes de publicité dans les pays d’émigration sur le thème : « ce n’est pas la peine de tenter le voyage vers l’Australie car vous serez systématiquement refoulés sur Manus Island ».

Malgré tout quelques bateaux d’immigrants passent quand même les barrages et échouent sur le sol australien, certains obtiennent un statut leur permettant de rester, les autres sont a priori destinés à être renvoyés d’où ils viennent mais dans le cadre de la loi qui n’autorise pas à faire n’importe quoi. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la stratégie numéro 1 est d’abord de les empêcher de mettre le pied en Australie.

Voilà comment se passent les choses en Australie monsieur Guillaume Roquette. Il eut été intéressant que vous les exposassiez dans votre chronique afin de donner à vos lecteurs une présentation complète du sujet. Il aurait même été encore plus productif que vous expliquassiez comment les répliquer en France ! Car le plus affligeant dans cette histoire c’est que les pays du Sud de l’Europe s’inspiraient d’assez près de cette tactique il y a encore quelques années quand des accords étaient passés (contre espèces sonnantes et trébuchantes) avec les dictatures en Lybie et en Tunisie notamment pour qu’elles bloquent les réfugiés africains à leurs frontières. Mais les printemps arabes sont passés par là, et parfois avec l’aide des armées occidentales dans le cas de la Lybie, pour bouter les dictateurs hors du pouvoir. Il semble même nous souvenir qu’à l’époque de la guerre contre la Lybie la gauche française honnie par le Fig-Mag n’était pas au pouvoir… Depuis le chaos règne dans ces territoires qui ne sont plus capables de maintenir les accords passés. Ils n’en ont d’ailleurs pas vraiment la volonté compte tenu du moyen de pression que cela représente sur les démocraties européennes. Entre temps le nombre des réfugiés a cru de façon considérable avec les conflits en Syrie, en Irak et depuis peu en Turquie.

Bref, la situation est complexe et ne se résoudra pas facilement. Elle reste quand même assez marginale quand on la compare aux flux de millions de migrants apparus après la deuxième guerre mondiale alors que le découpage de l’Europe se mettait en place (le partage dit de Yalta), ou, plus récemment lors de la crise des boat-people vietnamiens et cambodgiens fuyant le communisme en Asie du Sud-est. A long terme, seuls l’apaisement et l’enrichissement des pays d’émigration permettra de réduire le flux de candidats au départ. Cela va prendre du temps… En attendant il va sans doute falloir se résoudre à ce que le monde occidental accueille et finance chaque année quelques dizaines de milliers de ces migrants.

On peut être pour, on peut être contre, le principe de réalité va devoir primer. Aucun pouvoir en France, qu’il soit de droite ou de gauche, n’a réussi à bloquer cette immigration. On se souvient des charters Pasqua que le corse gouailleur alors ministre de l’intérieur sous la présidence Chirac avait tenté de mettre en place (une mesure répressive forte comme les aime Guillaume Roquette) : les immigrés clandestins que, déjà, même Pasqua le matamore, n’arrivait pas à empêcher de rentrer en France, étaient censés être reconduits dans leurs pays. Dans un premier temps par vols réguliers avant que les compagnies aériennes ne s’y opposent compte tenu du grabuge provoqué par ces opérations (auxquelles votre serviteur a assisté à de nombreuses reprises). Puis la République a affrété des vols charters qui ont connus le même sort. Et enfin des avions officiels ont été utilisés jusqu’à ce que l’un d’entre eux soit mis à sac sur l’aéroport de Bamako par la population locale sans doute largement inspirée par ses dirigeants… Et on a plus parlé des charters Pasqua… c’était il y a 35 ans !

Guillaume Roquette, la solution forte est sans doute possible, probablement moins facilement qu’en Australie qui est… une ile, mais si un pouvoir démocratiquement élu la décide, eh bien allons-y. Mais que diable Guillaume Roquette : investiguez, informez, fouillez, analysez, faites votre métier de journaliste avant de lancer des slogans comme de la bouillie pour chat. Vous avez des neurones en état de fonctionnement, vous avez fait des études supérieures, vous travaillez dans un journal qui a des moyens : faites le pari de l’intelligence Monsieur Roquette, c’est aussi votre devoir d’informer.

Rappelons que l’Etat inconséquent vilipendé par Guillaume Roquette à longueur de colonnes verse au nom de ses contribuables, lecteurs ou pas du Fig-Mag, des subventions annuelles pour aider la presse. Le Figaro a perçu 16 millions d’euros en 2014.

Le FigMag et la famille

Poussé au crime par son environnement, le chroniqueur éploré mais curieux a acheté le Figaro ce week-end dernier. Contre 4,80 EUR il reçut 5 kg de papier dont :

  • Le quotidien papier
  • Le Figaro TV
  • Le Figaro Madame
  • Un encart publicitaire Galeries Lafayette double-format
  • Le Figaro Magazine

Sans parler d’innombrables encarts petit modèle qui tombe des journaux comme les feuilles des marronniers parisiens en automne. La majorité des centaines de pages de ces 5 kg de papier est d’ailleurs dédiée à la publicité.

Dans son éditorial, le patron du Figaro Magazine, Guillaume Roquette expose sa théorie sur la politique anti-famille de la majorité actuelle, avec la subtilité propre au style de cet organe de presse. L’attaque est frontale contre l’annonce de la baisse des prestations sociales en faveur des familles, et plus exactement les mesures financières en faveur de la natalité qui consistent à faire subventionner les citoyens-parents par les citoyens-contribuables, les deux catégories ne se recouvrant pas forcément. Le projet prévoit la réduction de la prime versée pour le deuxième enfant et les suivants de 923,08 à 308,00 EUR. Elle resterait à 923,08 EUR pour le premier marmot. S’ajouteraient quelques mesures d’économie comme le décalage de 14 à 16 ans de la majoration des allocations familiales, la réduction de l’aide à la garde d’enfants à domicile, et autres. Il s’agit du projet de loi sur le financement de la sécurité sociale, il n’est pas encore voté par le parlement. Continuer la lecture de « Le FigMag et la famille »

Le FigMag et l’euro

Le même FigMag publie une interview de Philippe Villin, ex-patron du Figaro et intitulé « Mme. Merkel, sortez de l’euro ! ». Passons sur les habituels jugements à l’emporte-pièce sur le parfait ratage de la politique économique, sur la fonction publique qui ruine le pays, tout ça n’est pas faux mais manque tellement de mesure que c’en est inutile.

Venons-en au fond de l’analyse qui estime que nous ne pouvons pas vivre avec l’euro rhénan qui a succédé au franc fort et joue le rôle d’aspirateur de richesses au profit de nos voisins de l’Est [l’Allemagne, autant être clair NDLR]. Villin constate que la France n’arrive pas à maîtriser ses dépenses publiques ce qu’elle ne peut plus cacher sous le tapis en dévaluant sa monnaie nationale. Citant l’exemple de l’industrie automobile, il insiste sur l’incompétence industrielle française qui n’a pas su prendre le virage de la qualité et n’arrive plus à exporter ses gammes moyennes alors que, du fait de l’euro fort, les consommateurs français peuvent acheter de la deutsche qualitat… Continuer la lecture de « Le FigMag et l’euro »

Les chaînes d’info et la concurrence

Lassant : après que les opérateurs de téléphonie nous aient expliqué en long et en large que la concurrence c’est bien, mais chez les autres, car le secteur des télécommunications en France ne peut pas vivre avec plus de 3 opérateurs ! Voici aujourd’hui les chaînes d’information en continue qui nous servent le même charabia : LCI, chaîne payante veut être diffusée gratuitement sur la télévision numérique terrestre (TNT) où existent déjà deux chaînes jumelles iTélé et BFM qui s’époumonent à asséner en encore plus long et plus large que 3 chaînes gratuites ne pourront pas survivre.

Il est vrai qu’on voit mal ce qu’apporterait à la qualité de l’information du citoyen une troisième chaîne là où les 2 existantes débitent déjà grosso-modo la même information voyeuriste entre les mêmes séquences de réclame, et avec la même absence de réflexion.

LCI menace de cesser d’émettre si on ne lui donne pas accès au gratuit. Et bien laissons parler la libre concurrence si chère au cœur des économistes libéraux qui s’expriment majoritairement sur LCI et BFM, et que les meilleurs survivent.

En tout état de cause les économistes mondains prévoient que seules deux chaînes d’information en continue survivront, alors faut-il sélectionner les survivantes administrativement ou faut-il laisser Monsieur le Marché omniscient décider ? Une solution serait d’organiser un sondage auprès des économistes chroniqueurs de ces 3 chaînes pour connaître ce qu’ils suggèrent !

Simplisme et journalisme

Maître Collard, avocat des plateaux de télévision depuis toujours, député pro-extrême droite depuis quelques années, répond plutôt malicieusement à un journaliste mondain le critiquant pour prôner le principe d’une véritable réclusion à perpétuité afin de décourager les partisans de la peine de mort de la rétablir, en lui proposant d’accueillir chez lui Francis Heaulme quand il sortira de prison… C’est un peu facile il est vrai, mais cela incitera peut-être ce journaliste mondain (Dominique Souchier) à poser à l’avenir les problèmes de façon un peu moins simpliste !

Une émission stupide pour remplacer un programme crétin

France 2 change à nouveau sa programmation de la tranche de 19 à 20 heures. Cet horaire est semble-t-il important car il conditionnerait les audiences de la soirée. Bref, une fois Mme. Michu branchée sur France 2 à 19h, elle n’en décollerait plus du restant de la soirée.

Cette tranche est surtout le plus débilitante du PAF (paysage audiovisuelle français). On a l’impression que les chaînes rivalisent de créativité pour confier cet horaire aux producteurs les plus cyniques, ceux dont le marché de prédilection est celui de la beaufitude, et qui font tout pour accroître ce marché. Alors dans le cas d’espèces un Laurent Ruquier a succédé à une Sophie Aram, une émission stupide a remplacé un programme crétin, des animateurs benêts posant des questions idiotes à des spectateurs qui n’ont sans doute pas été sélectionnés sur leur cv.

L’un comme l’autre se sont fait fermer leur émission au bout de trois mois pour « manque d’audience ». Et si un jour une chaîne faisait le pari de l’intelligence ! On pourrait peut-être mettre en place une émission qui cherche à stimuler les neurones des spectateurs plutôt que de les congeler, un programme de débats sur des sujets philosophiques, littéraires, politiques ? Les producteurs crétins produisent des « audiences insuffisantes » qui ne satisfont ni Mme. Michu ni les pédégés des télévisions, alors qui prendra la décision un jour de consacrer ce prime time à la pensée plutôt qu’à l’abrutissement ? Si jamais cela produit des audiences insuffisantes il sera toujours temps d’arrêter comme avec une Sophie Aram ou un Laurent Ruquier.

Enfer et damnation

On apprend avec consternation que les hôtels construits à la hâte à Sotchi en Russie pour accueillir les journalistes venus couvrir les jeux olympiques ne seraient pas complètement finis. Certains reporters n’auraient pas de rideaux dans leurs chambres, ou que de l’eau colorée non potable coulerait des tuyaux ! Mon Dieu quelle horreur, vont ils survivre à un tel traitement ?

Si tel n’était pas le cas et que ces plumitifs au cœur tendre ne résistent pas à ce dénuement, ils rentreront chez eux et la couverture de ces mondanités sportives sera moins abrutissante.

Courbes et contortions de l’économie française

C’est la fin de l’année et les chaines de télévision d’information en continu nous servent les incontournables replay qui leur permettent de meubler leur manque d’analyse et d’inspiration. Evidemment les engagements du président Hollande d’inverser la courbe du chômage sont repassées jusqu’à la nausée et chacun de lui tomber dessus : la droite, la gauche, les syndicats, le patronat, la presse et ma concierge mettent en valeur le fait que cet engagement n’a pas été formellement respecté et ont l’air de s’en réjouir.

Il faut dire que le gouvernement s’emmêle dans des contorsions sémantiques pour expliquer que la courbe n’est pas vraiment inversée mais qu’on est en voie de le faire. Pas bien sûr que ces explications oiseuses portent auprès des électeurs. En tout cas les journaux satiriques adorent.

Un certain nombre d’économistes admettent, parfois du bout des lèvres, que la situation est un peu meilleure en décembre qu’en janvier et que les accords conclus entre les partenaires sociaux (crédit d’impôt pour la compétitivité des entreprises, formation professionnelle, flexi-sécurité) pourraient avoir des effets positifs sur l’économie à terme, mais la presse préfère attiser la beaufitude de Mme. Michu en lui demandant si elle est pour ou contre la hausse des impôts…

La presse pourrait aussi bien se pencher sur l’opportunité de renoncer à la niche fiscale dont bénéficient encore les journalistes, ou les subventions que les contribuables versent chaque année pour soutenir les journaux… pour montrer le cap à suivre pour la réduction de la dépense publique qu’ils appellent de leurs vœux avec une touchante unanimité sur les plateaux télévisés.