Thévenoud s’occupe

Thomas Thévenoud, vous souvenez-vous ? Il fut un éphémère ministre sous la présidence Hollande, forcé à la démission quelques jours après sa nomination pour avoir oublié de payer ses impôts plusieurs années durant. Il avait régularisé sa situation mais à fait se tordre de rire le pays entier (à l’exception sans doute de ses collègues du gouvernement) en expliquant que lui et sa femme étaient atteints d’une « phobie administrative » qui leur faisait renoncer à faire leurs déclarations de revenus à l’administration ou de payer les frais de cantine de leurs enfant.

Après cette franche et rafraichissante rigolade, l’impétrant a payé ce qu’il devait aux contribuables floués par sa « maladie » plus quelques pénalités et une condamnation en justice. Aujourd’hui la poilade continue car on apprend que le garçon a déposé la marque « phobie administrative » à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Il pourra ainsi toucher des subsides en cas d’utilisation de cette « marque » et en tout cas bloquer son utilisation selon sa volonté.

On reste confondu devant un tel cynisme d’une personne qui gagnerait à se faire oublier et se recycler dans une activité anonyme. N’a-t-il rien d’autre à faire que de ressasser ce péché finalement véniel de fraude fiscale et ses conséquences ? Ce n’est guère brillant.

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Un p’tit tweet pour la route

Allez : il n’a pas de mal à se faire du bien. Un petit tweet de Laurent Wauquiez avant d’aller se coucher :

On est toujours étonné de voir comment ce garçon au parcours universitaire si brillant réussit à s’abaisser vers autant de beaufitude. Il doit se faire sacrément violence pour atteindre un tel niveau. Il n’est pas sûr que cette tactique le fasse revenir en grâce auprès des électeurs de droite qui finalement semblent plutôt apprécier la politique du gouvernement actuel. La morale voudrait que ceux qui font le pari de la stupidité perdent, mais la politique n’est pas toujours très morale sur ce sujet…

Un dirigeant socialiste en fin de parcours

Gérard Filoche, 71 ans, ancien militant trotskiste reconverti en frondeur socialiste dans les années 2000 a publié un tweet sur son compte représentant le président de la République française grimé en nazi (la croix gammée sur son brassard étant remplacée par le sigle du dollar) et laissant planer l’idée qu’il est associé avec des lobbyistes de confession juive.

Aussitôt publié aussitôt retiré quand l’impétrant s’est rendu compte que ce montage avait été confectionné par des groupes extrémistes, mais ce fut trop tard et ce « retweet » de M. Filoche a été largement commenté et lui vaut une exclusion de parti socialiste malgré ses plates excuses publiques.

Tout ceci relève de la tempête dans un verre d’eau et n’a guère d’importance, il suffit de traiter ce non-évènement par l’indifférence, s’agissant d’un homme âgé qui devrait d’ailleurs s’être retiré de la vie politique depuis déjà longtemps. Le plus frappant dans cette petite histoire est la constance de ces hommes publics à perdre leur temps sur leurs comptes Tweeter où ils publient tout et n’importe quoi. On dirait que la perspective d’envoyer dans la nature des messages de 140 signes génère une excitation pavlovienne qui décérèbre immédiatement le titulaire du compte.

Les seuls qui lisent ces messages insignifiants sont des journalistes qui s’empressent de les relayer dès que l’amorce d’une polémique susceptible de faire vendre leurs papiers s’annonce à l’horizon. Tous les hommes et femmes se disant « politiques » se sont plus ou moins déjà fait prendre les doigts dans la porte. Croyez-vous que cela leur servit de leçon ? L’affaire Filoche montre avec éclat que ce n’est pas le cas !

M. Filoche n’est pas content et conteste son exclusion devant la commission des litiges de son parti. Encore beaucoup de temps perdu pour pas grand-chose pour un parti à la dérive. Ce garçon sera oublié sous peu, il est peu probable qu’il ne soit jamais réélu à quoi que ce soit désormais, le mieux pour lui est maintenant de tirer sa révérence et de goûter les joies d’une retraite bien méritée après des décennies d’engagement politique qui l’ont beaucoup usé.

Les doigts dans le pot de confiture…


Laurent Wauquiez, haut fonctionnaire surdiplômé reclassé dans la politique depuis des années, est pris les doigts dégoulinant de confiture après les avoir trempé dans le pot avec délectation et profit. Détaché de l’administration du conseil d’Etat depuis 2004, il a continué à cotiser au régime de retraite et accumulé les droits conséquents de ces années. Le même avait raillé « l’assistanat, cancer français » sur les plateaux télévisés où il passe pas mal de temps…

Il eut un peu de mal à justifier de maintenir plusieurs fers au feu de la fonction publique tout en prônant le libéralisme et la responsabilité. Il vient d’admettre « son erreur » en ajoutant qu’il comprend que cet avantage « puisse choquer » et bla-bla-bla. Il déclare :

« Je mets fin à mon détachement et je me mets en disponibilité de la fonction publique et du juge administratif que je suis. »

On note qu’il se « met en disponibilité » et qu’il ne « démissionne » de la fonction publique !

Au-delà de ce cas particulier, plutôt comique concernant ce personnage, mais de guère d’importance, le problème de fond est que perdure ce communautarisme des grands corps d’Etat. Cette situation permet à cette élite de passer du public au privé et de revenir dans la fonction à leur demande. Que les membres de ces grands corps d’Etat soient des gens brillants ne fait guère de doutes et il est sain qu’ils puissent accéder aux fonctions dirigeantes de la République, il est fort peu justifié qu’ils puissent y garder une place au chaud pour le restant de leurs jours après être allé planter leurs choux dans le secteur privé. Après avoir travaillé pour l’Etat les années nécessaires au remboursement des études d’élite que le contribuable leur a financées, il est très sain qu’ils puissent partir dans le secteur privé ou humanitaire ou dans les ordres, mais cela doit être sans retour automatique garanti, et encore moins en gardant ses avantages de retraite comme l’a fait Laurent Wauquiez.

Cette sécurité spécifique aux fonctionnaires est de moins en moins compréhensible dans le monde libéral qu’une partie de cette corporation nous vante à longueur de journées. Une fois partis dans le privé, s’ils veulent revenir au service de l’Etat il serait opportun qu’ils en repassent les concours d’accès ou y retournent sous un statut contractuel. La République a toujours besoin de ces grands corps formés aux meilleures écoles sur fonds publics mais ceux qui en sortent doivent pouvoir largement se passer d’avantages d’un autre âge qui participent à leur rejet.

Nadine Morano s’ennuie

Ce matin Nadine Morano s’ennuie, aussi elle commet ce tweet inoubliable :
Nadine Morano qui était candidate aux élections primaires de la droite pour les présidentielles de 2017 n’a pu recueillir le nombre de signatures nécessaires pour que sa candidature soit validée. Elle exprime dans ce tweet une partie de sa frustration.

Woerth tweete

Dans la journée du 25 juillet, Eric Woerth, député Les Républicains a adressé 6 tweets à ses fans dont celui-ci-dessous marquant ses doutes sur la baisse de l’aide au logement de 5 EUR/mois :

Il est croustillant de lire l’opposition conservatrice s’opposer à la baisse des prestations sociales quand on se souvient du programme présidentiel du candidat qu’elle a soutenu et dont Eric Woerth fut le penseur et rédacteur du volet économique.

Wauqiez félicite Trump

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Il fallait bien que Laurent Wauqiez se sente solidaire du nouveau président élu américain. Voilà qui est fait, sur Tweeter bien entendu, car on ne sait pas bien à ce stade ce que M. Wauquiez retient ou rejette dans le programme de gouvernement de Donald Trump. Les 150 signes de Tweeter permettent d’éviter de trop s’engager sur le fond et offre un rétropédalage plus facile le cas échéant.

Laurent Wauquiez, libéral quand ça l’arrange

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L’Etat privatise partiellement la gestion de divers aéroports régionaux.  C’est une décision normale de gestion, de cession d’actifs, qui va rapporter quelques sous à une République qui en a bien besoin. Les Infrastructures restent publiques, seule la gestion est privatisée. On peut d’ailleurs se demander ce que faisait encore l’Etat dans le tour de table des sociétés de gestion de ces aéroports ? La puissance publique y restera via les régions et les chambres de commerce, mais avec moins de pouvoir. Le secteur privé devrait gérer sans trop de problème ces aéroports.

Une première privatisation a été menée avec la gestion de l’aéroport de Toulouse il y a quelques mois. Aux dernières nouvelles les avions continuent à décoller et atterrir à Toulouse ! Aujourd’hui ce sont les sociétés de gestion des aéroports de Lyon et de Nice qui sont partiellement privatisées. Laurent Wauquiez, chef de Les Républicains et de la région Auvergne-Rhône-Alpes s’oppose à celle de Lyon. La région qu’il préside détient quelques % de l’aéroport de Lyon et n’a donc pas le pouvoir capitalistique suffisant pour bloquer une opération à laquelle il s’oppose, arguant que « notre aéroport est un outil de souveraineté ». Alors il cherche à la remettre en cause par d’autres voies juridiques.

Comme souvent les libéraux de plateaux télévisés reculent lorsqu’ils sont mis en face des effets pratiques de leur idéologie. Privatiser veut bien dire céder le pouvoir capitalistique de la puissance publique à des actionnaires privés. Entendre Laurent Wauquiez se battre pour garder une société de gestion aéroportuaire dans le domaine étatique ne manque pas de sel. Privatiser veut dire perdre du pouvoir et Laurent Wauquiez tout libéral qu’il est, n’aime pas voir son pouvoir s’éroder, même si c’est pour privatiser…

A Nice dont la région est présidée par un autre trublion libéral, Christian Estrosi, ex-coureur à motocyclette (élu grâce au désistement de la gauche pour faire échec à l’extrême droite), l’opposition est la même : on est pour l’économie libérale mais si possible pas chez nous…

Si cela continue, ces deux nouveaux convertis aux vertus du capitalisme public vont soutenir la grève des naviguant d’Air France !

Incompétence, insignifiance et nombrilisme

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Impayable : une partie de notre classe politique et médiatique brille encore par son incompétence, son insignifiance et un nombrilisme qui force l’admiration. Une fausse information diffusée par la ministre de la justice sur une radio algérienne a laissé croire que le principe de déchéance de la nationalité pour fait de terrorisme pour les binationaux, qui existe déjà dans le code civil pour les français ayant acquis la nationalité, ne serait finalement pas inclus dans la constitution. Le texte final qui sera présenté au vote du congrès n’était pas encore connu mais immédiatement les porte-flingues de l’opposition ont envahi les ondes pour tomber à bras raccourcis sur cette nouvelle reculade du pouvoir de la gauche-laxiste, attisés par les journalistes se réjouissant de cette montée de tension politicarde permettant d’animer les conflits sur leurs plateaux désertés à cette veille de Noël.

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Finalement le texte approuvé aujourd’hui par le conseil des ministres intègre cette constitutionnalisation de la déchéance de nationalité pour les binationaux. Il n’est pas sûr qu’elle sera votée mais l’option en a été retenue par le pouvoir en place.

Les portes-flingues précités ont donc commenté un texte qu’il n’avait pas lu puisqu’il n’avait pas été encore finalisé. Ils avaient le choix entre travailler sur le programme de gouvernement pour 2017 puisqu’ils ambitionnent de revenir au pouvoir, ou faire de l’agit-prop et de la désinformation, ils ont évidemment opté pour cette seconde option et déclenché un concours de tweets abêtissant et d’imbécilités médiatiques attisant les réactions geignardes de Mme. MIchu au Café du commerce.

Cette affaire est un désastre en ce qu’elle démontre l’immobilisme de la classe politique : rien ne bouge, rien ne change et le seul débat consiste à enfoncer celui d’en face. A l’issue de cet incident, du programme de l’opposition on ne sait rien de plus, de sa capacité à jouer aux billes dans la cour d’école on reçoit une confirmation forte.

Sur le fond il n’y a rien de bien grave : la déchéance de la nationalité existe déjà dans le code civil depuis des décennies et est appliqué régulièrement pour une dizaine d’individus chaque année :

Article 25 du Code Civil

Créé par Loi 1803-03-08 promulguée le 18 mars 1803

Créé par Loi n°93-933 du 22 juillet 1993 – art. 29 JORF 23 juillet 1993 en vigueur le 1er mars 1994

L’individu qui a acquis la qualité de français peut, par décret pris après avis conforme du Conseil d’Etat, être déchu de la nationalité française :

  1. S’il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ;
  2. S’il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit prévu et réprimé par le chapitre II du titre III du livre IV du code pénal ;
  3. S’il est condamné pour s’être soustrait aux obligations résultant pour lui du code du service national ;
  4. S’il s’est livré au profit d’un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de français et préjudiciables aux intérêts de la France ;
  5. S’il a été condamné en France ou à l’étranger pour un acte qualifié de crime par la loi française et ayant entraîné une condamnation à une peine d’au moins cinq années d’emprisonnement.

L’étendre aux binationaux et intégrer le tout dans la constitution permettrait simplement de le rendre plus durable car plus difficile à modifier qu’une simple loi. Comme personne n’a vraiment l’intention d’en demander la suppression ou l’affaiblissement, sauf quelques écologistes de circonstance, lui laisser son statut de simple loi ne changerait pas grand-chose.

Un conseil pour les élus et les journalistes : il est préférable de lire un texte avant de le commenter. En principe cette évidence est censée être enseignée dans les écoles de la République et celles de journalisme. Sans doute les Ciotti, Wauqiez et autres Woerth ont séché les cours lorsque ce sujet était au programme… En attendant de rattraper leur retard en ce domaine, ils attaquent la ministre de la justice Christiane Taubira, cela ne peut pas faire de mal.

Tweet_Woerth_20151223_NationalitéCe qu’il faudrait constitutionaliser c’est une interdiction à appliquer aux élus de perdre leur temps à asséner des slogans sur Tweeter. Ces personnes sont rémunérées par les contribuables pour gérer la France et réfléchir à son futur. On attend d’eux qu’ils analysent des faits, préparent des programmes, pensent l’éducation de notre jeunesse, statuent sur les options de puissance de la Nation… pas qu’ils bêtifient en 140 signes. Eric Woerth s’est particulièrement distingué dans cette polémique de bas étage : nous le faisons donc entrer dans la rubrique de Tweets crétins de notre site !

Les Tweets

Les Tweets CrétinsLes Tweets MalinsLes Tweets Copains
La MoranoXavier TimbeauJulia
La BalkanyTerra NovaChris
La BoutinJacques Sapir
La Dati
Wauquiez le cornecul
Eric Woerth
Henri Guaino le colérique

En conclusion et pour ajouter au désopilant de cette affaire, on rappellera que lors de son « discours de Grenoble » en 2010 le président Sarkozy avait proposé d’étendre la déchéance de nationalité aux personnes naturalisées depuis moins de 10 ans et condamnées pour crime sur dépositaires de l’autorité publique. Cette proposition qui ne portait pas sur la constitution mais uniquement sur le code civile avait finalement été abandonnée devant son rejet par les alliés centristes du pouvoir conservateur de l’époque. Il n’est donc pas impossible que la droite, désormais retournée dans l’opposition, qui a rêvé de cette mesure quand elle était au pouvoir, ne soit obligée de la voter sur une proposition d’un pouvoir de gauche… La suite des évènements sur ce sujet risque d’être croquignolesque, à moins que l’intelligence ne prenne le dessus ?

Laurent Wauquiez toujours dans la nuance

La proposition de Wauquiez le cornecul, secrétaire général de Les Républicains, pour lutter contre le terrorisme religieux :

Tweet_Wauquiez_20151116_Attentas

En gros il propose de rouvrir des stades pour y enfermer « les ennemis de la République ». La dernière fois qu’un tel procédé a été mis en œuvre en France ce fut en 1942 et cela laissa quelques mauvais souvenirs. Une telle proposition émise par ce grand cornichon de Wauquiez, qui est quand même député-maire de la République et agrégé d’Histoire, pose le problème des limites de l’action d’une démocratie face à des acteurs utilisant contre elle des armes non démocratiques. C’est un vrai dilemme auquel les pays occidentaux sont aujourd’hui confrontés.

L’instauration de l’état d’urgence en France depuis les attaques terroristes religieuses du 13 novembre à Paris, qui ont fait 130 morts et des dizaines de blessés, a permis le lancement de milliers de perquisition extra-judiciaires. L’adoption de la loi « Police  et sécurité : renseignement » en juillet 2015 permet désormais le recours à des écoutes et captations de données informatiques, ainsi que la surveillance plus poussée des apprentis terroristes, y compris ceux déjà emprisonnés. Personne de vraiment sérieux ne conteste ces mesures dans le cadre des attaques terroristes en France et dans le reste du monde, mais les extrémistes religieux qui les mènent doivent se réjouir de ces coups de canif que s’infligent elles-mêmes les démocraties. Ils appliquent en effet le tristement célèbre principe des révolutionnaires maoïstes : « action, répression, révolution ». On provoque des actions terroristes qui vont déclencher une réaction répressive des Etats attaqués, réaction qui va pousser les peuples à lancer la révolution libératrice… Dans le cas d’espèce, la phase révolution est plutôt remplacée par l’espérance de l’apocalypse biblique.

Personne de sérieux ne s’oppose… disions-nous ! Pas tout-à-fait quand même puisque quelques députés ont voté contre la loi sur le renseignement lors du scrutin public du 5 mai du texte en première lecture. On note dans les votants contre quelques têtes connues comme Aurélie Filipetti (parmi les 10 votes négatifs du PS), Patrick Balkany, Bernard Debré, Patrick Devedjian, Claude Goasgen, Henri Guaino, Pierre Lellouche, Franck Riester, Thierry Solère (parmi les 35 votes contre de LR) ainsi que 11 écologistes sur un groupe de 18.

Si M. Wauquiez veut rouvrir les stades eh bien plutôt que d’envoyer des tweets programmatiques de 140 signes à Mme. Michu il va falloir qu’il convainc au moins la moitié de ses 576 collègues députés de voter une loi en ce sens, ou alors qu’il fasse un coup d’Etat et se transforme en dictateur pour passer au-dessus des lois. Tout est possible, par contre la seule chose qui est certaine c’est que les tweets de Laurent Wauquiez ne servent pas à grand-chose.

Thévenoud parade

Libe_ThevenoudReconnaissez-vous cet hurluberlu en couverture de Libération du 2 juin 2015 ? Non ? Et c’est normal, c’est un député ex-socialiste qui fut sous-ministre quelques jours durant, le temps d’être démasqué comme fraudeur fiscal et débarqué du gouvernement où il avait été bien imprudemment nommé en charge du commerce extérieur et du tourisme.

Thévenoud ne déclarait pas ses revenus, ne payait pas ses impôts ainsi que nombre de factures. En fait, il s’acquittait de ses dettes avec plusieurs années de retard et uniquement après que ses créanciers n’aient entamé des procédures judiciaires. Il déclarera qu’il est atteint d’une « phobie administrative » qui expliquerait ces comportements. Plutôt comique, le garçon a siégé dans la commission d’enquête parlementaire sur la fraude fiscale du ministre Cahuzac.

Thévenoud est toujours député de la République, personne ne peut le forcer à démissionner. Il a par contre quitté le Parti socialiste. L’administration fiscale a porté plainte contre lui pour fraude fiscale.

Croyez-vous que le député félon ferait preuve d’un peu de discrétion, pas de repentir, juste se mettre un peu en retrait pour quelques temps ? Que nenni il fait le zouave en première page de Libération en braillant au complot contre sa petite personne. Affligeant.

Et Wauquiez continue de tweeter…

Tweet_Wauquiez_20150530_Republicains

Wauquiez le cornecul, accessoirement secrétaire à l’UMP, semble avoir sauvé sa tête à ce poste malgré le changement de nom du parti conservateur devenu Les Républicains. Du coup il n’en tweet que plus frénétiquement son vide d’idées. On ne sait d’ailleurs pas bien ce que lui reprochait la direction de l’UMP car le garçon semble à sa place à ce poste de propagande où il déploie toutes les qualités nécessaires ?

Wauqiez toujours incohérent

Comme Mme. Michu et nombre de citoyens français, Laurent Wauquiez est atteint du syndrome du découplage entre recettes et dépenses qui consiste à réclamer dans le même temps une baisse des impôts et une hausse des dépenses publiques. On voit ainsi trois semaines d’intervalle les deux messages suivants.

Tweet_Wauquiez_20150419_Impot

Tweet_Wauquiez_20150506_Impot
Que Mme. Michu tiennent des propos contradictoires au Café du Commerce devant un petit blanc sec, on peut le comprendre. C’est plus difficile à admettre venant du chef de l’UMP, ancien (et probablement futur) ministre de la République, qui plus est normalien et agrégé d’histoire. Sans doute le serrage de paluches sur les marchés du Puy de Dôme l’a un peu ramolli.

Pourquoi un « Instant Laurent Wauqiez » ?

Laurent_WauquiezCertains se demanderont : mais pourquoi un instant Laurent Wauqiez ? La réponse est très simple, dans cette société libérale tellement vantée par ce cornecul, la performance individuelle est portée aux nues, souvent au détriment du collectif. Eh bien en matière d’action permanente au profit de l’abrutissement des masses, Laurent Wauquiez est un des plus performants de la classe politique actuelle. Il mérite donc d’être reconnu et récompensé pour ses exploits. C’est l’objet de cette petite chronique.