Quoi de neuf ?

Fiscalité et fouteballe

Le gouvernement repasse le plat de sa taxe à 75% sur les salaires de plus d’1 million d’euros par an qui avait été rejetée une première fois par le conseil constitutionnel. Cette nouvelle version verrait les employeurs qui rémunèrent des employés plus d’un million d’euros par an être redevables d’une taxe de 75% sur le surplus dépassant le million.

Un tel impôt, annoncé comme temporaire, sera économiquement inefficace mais il est symbolique. Si le parlement le vote, à moins d’envoyer la légion sauter sur le palais Bourbon, il sera applicable. On peut d’ailleurs faire confiance aux entreprises concernées pour élaborer des schémas d’optimisation fiscale qui leur permettront d’y échapper.

Oui mais les clubs de fouteballe se rebellent. Ils font évidemment partie des entreprises qui rémunèrent des collaborateurs plus d’un million d’euros par an et sont en train de crier sur les toits que cette taxe va marquer la fin du fouteballe professionnel de qualité en France, du coup ils prononcent une grève des matchs lors d’une journée de novembre et doivent rencontrer le président de la République sur cet épineux sujet.

Tout ceci serait assez croquignolet s’il n’existait pas un risque certain que la démagogie ne l’emporte et que le fouteballe ne soit exonéré. Certes cette taxe est inopportune mais si elle ne venait à s’appliquer qu’aux entreprises productives et non aux clubs de fouteballe surpayant des pousseurs de baballe ce serait le comble de l’injustice et du ridicule.

En attendant les footeux professionnels font la grève :

  • Effet sur la croissance économique : nul
  • Effet sur l’inversion de la courbe de l’abrutissement des masses : maximum

Mme. Michu n’aime pas payer des impôts

Avec constance les sondagiers interrogent Mme. Michu pour savoir si elle approuve la hausse des impôts. Avec permanence la presse analyse pourquoi Madame Michu répond toujours « Non » à cette question. Avec obstination les politiques continuent à dépenser l’argent public pour payer ce type de sondages crétins.

Pour ceux qui en doutait encore, il semble maintenant confirmé de multiple sources que Madame Michu n’aime pas voir augmenter ses impôts.

Buzzcoks & Frustration – 2013/10/24 – Paris Cité de la Musique

La Cité de la Musique rend hommage au mouvement punk dans le cadre d’une belle exposition Europunk et, comme à son habitude, organise des concerts thématiques. Ce soir les Buzzcoks sont de retour. Groupe emblématique de ces années, fondé en 1975, il allie vitesse, énergie décapante et inspiration nerveuse. Pete Shelley (chant et guitare) et Steve Diggle (guitare) sont toujours sur le devant de la scène, le temps a fait son œuvre mais les garçons tiennent la route, épaulés par deux gamins à la basse et la batterie.

Les guitares sont tranchantes et aigues, Pete a pris un peu d’embonpoint mais sa voix est toujours aussi claire, Pete est sec et déchainé, et notre joyeuse bande déclenche toujours cette joyeuse pagaille musicale, ébouriffante et énergisante. Les tubes s’enchaînent et un peu de nostalgie plane dans l’atmosphère, rapidement emporté par l’ouragan Buzzcocks.

L’affiche est partagée ce soir avec le groupe français Frustration fondé en 2002, qui fait bien plus que chauffer la salle avec un punk sombre virant vers la new-wave. Un chanteur charismatique et un guitariste virtuose, le groupe est monté sur ressorts dans une inspiration noire et obsessionnelle. Seule sa rythmique sur-vitaminée permet d’éviter la dépression.

Setlist Buzzcocks : Boredom/ Fast Cars/ I Don’t Mind/ Autonomy/ Get On Our Own/ Whatever Happened To?/ When Love Turns Around You/ Why She’s A Girl From The Chainstore/ Sick City/ Fiction Romance/ Pulsebeat/ Nothing Left/ Noise Annoys/ Breakdown/ You Say You Don’t Love Me/ Promises/ Love You More/ What Do I Get?

Encore : Harmony In My Head/ Ever Fallen in Love (With Someone You Shouldn’t’ve)/ Orgasm Addict/ Oh Shit!

Setlist Frustration : Worries/ Around/ For them no premises/ As they say/ Midlife crisis/ It’s gonna be the same/ Premeditation/ Just wanna hide/ Uncivilized/ We miss you/ No trouble/ Assassination/ Angle grinder/ Too many questions/ Cos you ran away/ Blind/ Dying city

Les sinusoïdes de la connerie

Les chiffres du chômage de septembre croissent de 60 000 individus après avoir baissé de 50 000 en août. On sait qu’en août cette baisse inattendue était aussi le fait d’un bug qui avait bloqué les SMS de rappel adressés aux chômeurs pour leur annoncer la fin de leurs droits et leur conseiller de se réinscrire. Bien.

En principe compte tenu de cet évènement, n’importe quel gamin ayant son certificat d’études aurait compris que les chiffres du mois d’août et de septembre étaient faussés, pris individuellement et qu’il convenait simplement de faire la moyenne des deux mois pour avoir une idée de la réalité, soit +60 000 – 50 000 = 10 000 divisé par deux, faisant ainsi une croissance de 5 000 par mois. Je pense même qu’en primaire on doit être capable de comprendre cette petite opération mathématique et qu’il n’est sans doute pas nécessaire d’avoir atteint le certificat d’études pour maîtriser la complexité de cet algorithme…

Hélas, hélas, nos élus brillamment diplômés n’en sont pas là. Alors en voulant commenter ces chiffres ils ont dit des conneries en août, en redisent en septembre. Si l’on pouvait faire la moyenne des conneries assénées par les politiques capables de dire tout et son contraire, on pourrait avoir un résultat reposant !

Texas – 2013/10/21 – Paris le Zénith

Texas au Zénith ce soir pour un revival de Sharleen Spiteri et de son groupe que l’on avait un peu oubliés.  Un nouveau disque The Conversation et une tournée avec six musiciens et un light show un peu clinquant. Habillée en costume noir avec gilet et chemise blanche, Sharleen attire les spots généreusement concentrés sur elle et sa guitare… noire et blanche.

Energique et détendue, elle parcourt la scène de long en large, assène quelques petits déhanchements sexy et dirige une musique sympathique à la tête de son groupe tout entier dédié à sa charmante leader.

Après Detroit City, le tube du dernier disque elle replonge de suite dans le Texas d’antan, celui que l’on préfère, avec Halo et In our Lifetime. Une voix puissante et chaude, un sourire éclatant et une musique qui pulse, bref, une soirée qui passe sans que l’on ne s’en aperçoive.

On sent Texas plus inspiré sur les morceaux bluesy anciens que par l’ambiance popy insufflée dans les dernières compositions, mais le show roule, mené par une bande de pro roulant leur bosse depuis 25 ans sur la scène rock mondiale. Ça manque parfois un peu de profondeur mais qu’importe on se laisse volontiers emporter par la houle de cette voix si superbe pour un concert qui se termine avec une reprise de Ike & Tina Turner.

Setlist : Detroit City/ Halo/ In Our Lifetime/ If This isn’t Real/ I Need Time/ When We Are Together/ Big World/ Dry Your Eyes/ In Demand/ So Called Friend/ Everyday Now/ I Don’t Want a Lover/ Summer Son/ Black Eyed Boy/ Say What You Want

Encore: The Conversation/ Inner Smile

Encore2 : River Deep, Mountain High (cover Ike et Tina Turner)

Le spectacle des élections primaires

C’est la nouvelle mode en politiques participative et marketing : on fait des élections internes aux partis politiques pour élire un candidat qui ne se distingue pas par la puissance de sa vision. Et on en fait des élections publiques, précédées de débats télévisés où s’affrontent des nains politiques sans programme. Evidemment c’est un happening sans pareil pour la presse à court d’idée qui en fait ses choux gras, provoquant, titillant, abaissant puis plaçant des jugements à l’emporte-pièces.

Ce week-end c’était au tour des candidats socialistes pour la mairie de Marseille de se présenter devant des électeurs socialisant, à grands coups de méthodes marseillaises et d’accents sentant bon la bouillabaisse et les règlements de comptes. Une beurette des quartiers populaires est battue par un cacique grassouillet et auto-satisfait. Cette piétaille risque de faire un peu léger contre l’indéboulonnable Gaudin, qui a 74 ans bien tapés, est en place à la mairie de Marseille depuis 18 ans, et veut rempiler en faisant croire que seule son immense personne est capable de diriger cette ville.
Quel spectacle !

Vaclav Havel et Lou Reed


Prague, les Tchèques continuent à vouer un culte sans limite à Vaclav Havel ex-rebelle ayant mené la révolution de velours, devenu président d’une nouvelle République débarrassée de ses oripeaux communistes, ami des rockers et de Lou Reed, ayant permis à son peuple de jeter un voile pudique sur les années du rideau de fer, mort d’un cancer, toujours célébré à Prague. On a dit que le qualitatif de velours associé à la révolution venait de son admiration pour le Velvet Underground… légende invérifiée.

Mais que fait l’Europe !

Devant la multiplication des naufrages de bateaux de réfugiés en Méditerranée et leurs cortèges de morts, les Etats membres de l’Union européenne crient avec une touchante unanimité : « Mais que fait l’Europe ! »

Faux-jetonnerie diplomatique de premier ordre, la seule question qui vaille est de savoir quel pourcentage de ces flux d’immigrants chaque Etat est prêt à accueillir sur son sol national ? La réponse est proche de zéro alors chacun regarde ailleurs en se pinçant le nez, et comme cela ne fait pas de mal, les politiques des différents pays tapent sur l’Europe en laissant les Etats méditerranéens se dépatouiller comme ils le peuvent avec ce problème.
Comment aller expliquer à Mme. Michu que l’on va installer un camp de réfugiés dans son champs et espérer ses suffrages pour les élections municipales ? Il est vrai que nos élus, même les moins cyniques et les plus humanistes, sont soumis à ce dilemme kafkaïen.

Et pendant ce temps une gamine kosovare, expulsée de France avec sa famille en situation illégale, déclenche une tempête politique en faisant la nique à la République face à une horde de journalistes français tellement friands de ce genre d’anecdotes. Nos politicards du coup s’en donnent à cœur joie sur les plateaux télévisés, dans un déferlement d’invectives et de propositions aussi démagogiques qu’inapplicables, la presse adore et Mme. Michu en redemande.

En matière d’immigration, le mieux serait d’appliquer la loi sans en faire de publicité, mais c’est sans doute trop demander à nos responsables en ces temps de démocratie participative.

Spéculation sur la dette publique de Detroit

La ville de Detroit aux Etats-Unis d’Amérique pourrait être déclarée en faillite dans les prochains jours. Des fonds vautours spéculent sur la dette colossale de la ville en rachetant à vil prix, à des porteurs inquiets, les obligations émises par Detroit au cours des années. Chacun fait un pari sur l’avenir, c’est le jeu de la spéculation, dommage qu’il s’applique également sur des biens publics.

Un peu plus de discrétion M. Schuller

Didier Schuller, 65 ans, ex-fonctionnaire, ex-politicien de la ville de Clichy impliqué dans de multiples affaires de financement occulte de partis politiques, condamné à 5 années d’inéligibilité et une peine de prison ferme en 2005, il a fui les foudres de la justice et s’est exilé en République Dominicaine avant de revenir en France.

Didier Schuller sort de sa boîte ces dernières semaines, balance ses anciens copains dans un livre écrit par deux journalistes : French Corruption, et veut se faire réélire maire de Clichy-la-Garenne en 2014. Tout ceci est désolant.
Est-ce que la République a besoin de ce garçon de 65 ans ? Définitivement non.

Schuller, 65 ans, peut-il être réélu ? Ce n’est pas impossible tant les politiciens repris de justice en France se font généralement réélire triomphalement.

Didier Schuller, 65 ans, pourrait-il faire preuve d’un peu de décence, prendre sa retraite et se faire oublier ? Hélas, c’est trop lui demander.

Les fréquentations douteuse d’un avocat sulfureux

Karim Achoui, beau gosse à l’air Alain Delon des débuts, ex-avocat médiatique du grand banditisme, impliqué dans de nombre affaires douteuses qui se sont conclues par des condamnations et des acquittements, victime d’une tentative d’assassinat à Paris (il a pris deux balles dans le buffet), radié du barreau de Paris en 2011, Karim Achoui donc, passait en justice contre six voyous impliqués dans sa tentative d’assassinat. Il était la victime devant six accusés, dont l’un qu’il a formellement reconnu comme le tireur. Il a développé devant le tribunal une thèse du complot, accusant la police d’avoir manipulé les accusés pour le tuer.

La Justice a acquitté les accusés. Elle n’a pas retenu la thèse du complot, pas plus que l’assassin pourtant identifié par Achoui. On ne sait donc pas qui a tenté de tuer l’ex-avocat.

En attendant d’y voir plus clair, Achoui se recycle et a monté la Ligue de défense judiciaire des musulmans (LDJM) dont la spécialité est d’attaquer en justice les personnes morales ou physiques présumées coupables d’islamophobie. C’est ainsi que cette ligue a déjà déposé quelques plaintes, notamment contre Charlie-Hebdo et contre la BNP Paribas qui aurait refusé d’ouvrir un compte bancaire au nom de la LDJM.

Tout ceci n’est guère brillant !

L’actualité des banques

La banque JP Morgan Chase a réglé une amende d’un petit milliard de dollars ces dernières semaines après avoir reconnu son incompétence pour ne pas s’être aperçue qu’un de ses traders-fraudeurs avait pris des engagements tellement gigantesques et inopportuns qu’elle en a essuyé une perte de 6 milliards de dollars.

JP Morgan Chase serait maintenant en train de négocier une nouvelle amende d’une dizaine de milliards de dollars pour sa culpabilité dans l’une des plus grosses escroqueries financières de l’histoire de l’Humanité : la crise dite des subprimes. L’accumulation de ces pertes ou provisions pour pertes futures a fini par mettre la banque en déficit. Elle annonce en effet une perte trimestrielle de 400 millions. Le patron se veut rassurant et déclare :

“While we had strong underlying performance across the businesses, unfortunately, the quarter was marred by large legal expense. We continuously evaluate our legal reserves, but in this highly charged and unpredictable environment, with escalating demands and penalties from multiple government agencies, we thought it was prudent to significantly strengthen them. While we expect our litigation costs should abate and normalize over time, they may continue to be volatile over the next several quarters.”

Le plus stupéfiant dans cette affaire est que ces amendes et pertes qui se chiffrent en milliards de dollars ne mettent la banque en perte que de 400 millions sur un trimestre… Cela en dit long sur la disproportion existant entre les profits réalisés sur ces opérations et les risques légaux pris pour les réaliser !

Rassurons-nous, sur l’année 2013 entière la banque restera largement profitable.

Réglement de comptes médiatiques à droite


Costume-étriqué, j’ai nommé François Fillon, se répand dans la presse pour expliquer comment il est un meilleur candidat de droite que Sarkozy pour les futurs élections présidentielles de 2017. Le microcosme de la droite s’agite, s’émeut, s’inquiète de ce énième facteur de division.

Quel besoin a costume-étriqué d’attaquer l’un de ses challengers dans une interview (dans Valeurs Actuelles, hebdomadaire très droite popu) aussi politicienne qu’inutile ? C’est étrange ce besoin irrépressible de la politicaille de caqueter dans la basse-cour. Qu’apporte à costume-étriqué ces mots agressifs contre son camp dans la presse ? En fait rien de bien sérieux. Peu nombreux sont les électeurs à lire Valeurs Actuelles, l’incident est déjà oublié, emporté par les flux des nouvelles informations. Par contre les haines recuites dans les rangs de la droite se figent encore un peu plus. L’intéressé cherchait à montrer au microcosme qu’il en a une grosse paire, il n’est pas sûr que le résultat soit à la hauteur de ses espérances…

Sarkozy n’a pas piqué le sac à mains de Mamy Bettecourt

Les juges en charge de l’affaire des financements occultes par la famille Bettencourt de la campagne présidentielle 2007 de Sarkozy revoient en correctionnelle une dizaine de personnes déjà mises en examen, mais par contre prononce un non-lieu en faveur de Sarkozy pour insuffisance de preuves. Ce dernier parade sur sa page Facebook pour se féliciter que son innocence soit enfin reconnue.

Ce n’était donc pas la peine d’en faire tout un plat, la Justice dite au nom du Peuple français s’est prononcée comme avec n’importe quel justiciable. Celui-ci s’en sort avec un non-lieu, les autres iront s’expliquer au tribunal, qui lui aussi se prononcera le moment venu.

La Centrafrique dans le gouffre



La République Centrafricaine poursuit sa longue descente vers l’abîme. Entamée il y a plusieurs décennies avec quelques épisodes aussi clownesques que tragiques, où la France hélas a joué un rôle pernicieux et fort peu glorieux, cette décadence n’est qu’une longue succession de sang et de misère. J’ai accompagné deux années durant ce destin d’un pays ravagé par la violence, le sida et l’alcool. Des années sombres.

Le dernier épisode est un énième coup d’Etat mené l’an passé par une bande de dépenaillés qui a fait tomber le pouvoir défaillant comme un fruit pourri de son arbre. Evidemment les nouveaux barbares n’ont pas ramené l’Etat qui a déserté ce pays depuis des années, ils ont par contre introduit le conflit religieux qui n’existait pas vraiment avant, on se contentait de conflits ethniques.

La ville de Bossangoa au milieu du pays est aujourd’hui le centre des combats. Déjà Gide racontait en 1926 dans son Voyage au Congo comment la caravane qu’il accompagnait fut intégralement dévalisée à… Bossangoa. J’y ai vécu des évènements similaires dans les années 90.

Craignant une somalisation de cette République, l’Occident poussé par la France, prend une énième résolution du conseil de sécurité pour mettre en place une énième force internationale qui devrait battre la brousse à la recherche des « coupeurs de route », sorte de despérados sanguinaires d’une autre époque, tuant-massacrant-dépouillant les populations. Et comme à chaque fois, cette force multinationale devra quitter le pays dans quelques mois sous les caillassages des centrafricains, ou au moins de certains d’entre eux, accusée de néo-colonialisme. Le pays sera alors rendu à son penchant pour cette diabolique anarchie qui semble le guider depuis des lustres. Ou peut-être un homme providentiel sortira de la brousse pour emmener cette République vers un gouvernement apaisé ?

L’argent noie le sport

Rigolo : la fédération française de tennis (FFT) qui a tendance à confondre sa mission de développement du sport tennistique en France avec l’objet social d’une star du CAC 40 se retrouve le bec dans l’eau après avoir lancé un appel d’offres infructueux pour la vente des droits du tournoi de Rolland-Garros pour les cinq prochaines années. TF 1 et M6 n’ont pas même pris la peine de soumissionner, et les deux offres reçues d’Eurosport et France Télévisions étaient en dessous du prix de réserve, c’est-à-dire l’estimation minimum de ces droits faite par le vendeur, la FFT.

On a été dans un cas de figure similaire en 2012 avec un appel d’offres déclaré infructueux pour la vente de droits de matchs européens de fouteballe de l’UEFA.

Cette évolution est une bonne nouvelle et peut-être le signe que les sommes vertigineuses dépensées ces dernières années par des chaînes de télévision pour du sport ont atteint leurs sommets et vont désormais redescendre vers des niveaux plus décents. Après-tout, c’est la loi de l’offre et de la demande et cette déflation ne peut être que favorable… avant la reprise.
Comme dans l’affaire des subprimes qui a déclenché la crise financière de 2008, le problème relève de la valorisation des actifs : quand celle-ci s’emballe, elle conduit à une bulle qui éclate immanquablement plus tard. La valorisation des droits télévisuels de différents sports est manifestement en train de sortir des règles de marché et il n’y a plus d’acheteurs en face, c’est bien ainsi.

En principe même la chaîne sportive Qatarie aux moyens illimités devrait baisser des dépenses puisque la concurrence en face est en train de rendre les armes. Il y aura donc moins d’argent pour le sport clinquant et ses vedettes bling-bling, qui s’en plaindrait ?

La difficulté des économies

Impayable : alors que Coppé-aux-dents-longues, chef mal élu de l’UMP, édifiait le peuple hier soir à la télévision en expliquant comment la République devait faire des économies, au même moment les conseillers généraux de droite quittaient l’ADF (assemblée des départements de France) pour dénoncer « la mort des départements » ainsi que « l’asphyxie financière des conseils généraux ». L’ADF est un machin financé par des cotisations payées par les départements, donc par les impôts locaux (les contribubales locaux).

Cette bronca des départements de droite est provoquée par la sortie du projet de loi de Finances pour 2014 (PLF – 293 pages) qui intègre à ce stade une baisse de 1,5 milliard d’EUR du financement des contribuables nationaux affecté aux collectivités locales :

« Après une stabilisation en 2013, les concours financiers de l’État seront réduits en valeur de 1,5 Md€ en 2014. Cette baisse sera imputée sur la dotation globale de fonctionnement (DGF) et répartie entre les collectivités au prorata de leurs recettes totales, conformément aux préconisations du Comité des finances locales, soit – 840 M€ pour le bloc communal (56 %), – 476 M€ pour les départements (32 %) et – 184 M€ pour les régions (12 %). »

Cette baisse affichée dans le PLF est assortie de diverses compensations pour en atténuer les effets, notamment la mise en place d’un fonds de soutien à doter de 100 millions d’EUR par an par le contribuable national pour payer les coûts gigantesques dus à l’incompétence des dirigeants de certaines collectivités, très bien partagées entre droite et gauche, qui ont signé des accords de crédits « structurés » avec des banquiers félons leur ayant fourgué des prêt assimilables à de l’escroquerie, notamment assortis d’un taux d’intérêt variable en fonction de l’évolution de la parité de certaines devises étrangères. Il conviendrait sans doute d’ajouter un petit financement pour apprendre à lire aux dirigeants de ces collectivités afin qu’ils lisent puis comprennent ce qu’ils signent !

La baisse de 1,5 milliard d’EUR représente « 0,69% des ressources réelles de fonctionnement des collectivités territoriales en 2012 », elle est qualifiée de soutenable dans le PLF.

Après le vote des sénateurs qui avec une sympathique unanimité droite-gauche se sont autoexclus de l’application de la loi sur le non cumul des mandats, il reste encore du chemin à faire pour que cette masse d’élus reprenne un peu conscience du sens de l’intérêt général. Grandeur et décadence de nos démocraties ayant délaissé la pensée au profit des sondages et du marketing !

Le comportement d’un député

Un député se moque d’une députée dans l’hémicycle, en soirée, en caquetant pendant que parle sa collègue. Le plus affligeant dans cette histoire c’est que pour l’excuser, ses collègues diront qu’il sortait d’un dîner bien arrosé… Beauf et poivrot, on peut légitimement se demander si le garçon est bien à sa place dans le parlement de la République et s’il mérite le salaire que lui financent les contribuables ! D’ailleurs, à titre de sanction disciplinaire, il semble qu’il perdra la moitié de prochaine indemnité mensuelle. Cela lui fera un peu moins de sous le mois prochain pour aller s’alcooliser au bistrot du coin.

Lloyd Cole – 2013/10/06 – Paris la Maroquinerie

C’est toujours aux frimas de l’automne que Llyod Cole passe par Paris et c’est aussi bien ainsi tant les feuilles mortes volant dans la brise conviennent pour illustrer l’atmosphère musicale de l’artiste britannique. Il vient de sortir l’album Standards aux accents électriques, retour vers les Commotions, et un album instrumental électronique.

Mais ce soir il apparaît seul avec sa guitare acoustique et sa voix si chaleureuse. Deux sets entrecoupés d’une pause, des chansons anciennes et nouvelles, des histoires négligemment narrées entre les morceaux en accordant sa guitare, une crinière blanche qui illustre les temps passé, mais toujours la musique comme sa raison de vivre. Le public est conquis d’avance, à la recherche de ses jeunes années et de la douce sérénité qui émane des compositions de cet artiste intemporel.

Fermez les yeux, laissez-vous aller, cela agit comme une thérapie douce, un caisson d’isolation sensorielle, juste nous et cette voix profonde et envoutante. L’interprétation en solo d’anciens standards électrique rend encore la performance plus touchante et brillante.

Lloyd prendra le temps de remercier le magazine Magic qui a publié un article élogieux sur sa musique, et de nous informer qu’il a oublié de venir à Paris avec un lot de son dernier disque qu’il nous faudra donc acquérir par d’autres voies.

Le show se termine sur le classique Forest Fire qui fait frissonner l’assistance : I believe in love, I’ll believe in anything/ That’s gonna get me what I want and get me off my knees/ Then we’ll burn your house down, don’t it feel so good/ There’s a forest fire every time we get together… et Llyod nous rappelled que nos baby-sitters doivent nous attendre à la maison…

Setlist : Past Imperfect / Rattlesnakes/ To the Church/ Kids Today/ Cut Me Down/ Why I Love Country Music/ No Truck/ Like a Broken Record/ Baby/ Butterfly/ Period Piece/ Perfect Blue/ Diminished Ex/ Are You Ready To Be Heartbroken?/ Music in a Foreign Language/ It’s Late/ Chelsea Hotel (Leonard Cohen cover)/ Pay for It/ Blue Like Mars/ No Blue Skies/ Don’t Look Back/ Myrtle and Rose/ Hey Rusty/ I’m Gone/ Brand New Friend/ The Young Idealists/ Perfect Skin/ Unhappy Song/ Lost Weekend

Encore : Four Flights Up/ Forest Fire

Voir aussi : Les photos de Roberto

Les banques allemandes

Le gouvernement allemand se prépare à légiférer qui permettrait de punir pénalement de peines de prison les banquiers ayant fait prendre des risques excessifs à leurs établissements. Ce n’est pas bête mais difficile à mettre en œuvre pour qualifier ce qui est excessif ou non.