Quoi de neuf ?

Exposition « La spoliation des juifs – une politique d’Etat 1940-1944 »

 


Exposition au Memorial de la Shoah sur le processus de spoliation des juifs de France de 1940 avec l’occupation allemande jusqu’à la libération en 1944. Sont exposés les textes définissant la qualité de « juif » et ceux légalisant la saisie de leurs biens, tous signés par le pouvoir français de l’époque. On y découvre le détail des procédures : recensement des hommes et de leurs biens, mise sous administration provisoire des biens détenus directement ou indirectement par des juifs, saisies, ventes aux enchères à des « bons français », versement des produits des ventes à la Caisse des dépôts et consignation pour 90% et le solde sur le compte de fonctionnement du Commissariat général aux questions juives, etc. La plupart des saisies portent sur de petites entreprises, des boutiques individuelles. On y lit des lettres de chefs de famille ruinés et spoliés adressées aux autorités françaises demandant une indulgence qui ne sera pas accordée. Et d’autres lettres d’administrateurs volontaires qui proposent leurs services pour la gestion des biens juifs… Tout ceci est quelque peu terrifiant !

 

NKM et Rachida Dati réconciliées devant les photographes, Libération publie la photo de cet évènement historique et bouffon qui déclenche une salve de commentaires de lecteurs, à la hauteur de cette galéjade communicante. Qu’on en juge :

  • Idiotes patentées
  • Et vous êtes payé pour ça ? Photographier deux dindes !
  • Non mais sans rire, il faut arrêtez là. On est où pour que deux greluches de la droite bobo, aussi moches l’une que l’autre, aient autant personne que s’intéressent à elles?
  • Ohlàla la baronne NKM avec les cheveux dénoués, quel laisser-aller …
  • 2 crétines minaudent au Champs de Mars…Minables !
  • C’est toujours amusant, des grands bourges qui s’aventurent dehors, au café… Mises en scènes déplorables pour bruit de fond médiatique inepte.
  • Finalement, depuis Sarkozy en Camargue, les pauvres journalistes et photographes ne sont toujours pas redescendus de leur charrette à foin. Ce genre de pantomime est pathétique, ne trouvez-vous pas ? Servir la soupe à ces deux dindes, dans l’espoir de faire croire à on ne sait quelle unité… Prendre l’électeur pour un con, toujours et encore. A pleurer.
  • On attend le même récit et la même photo inutile avec Hidalgo devant la misère qu’elle et son chef ont créée depuis 12ans.
  • Etc…

Il est vrai que nous sommes sur Libération mais ces commentaires sont frappés au coin du bon sens.

 

Les trader-fraudeurs balancent

JP Morgan Chase, banque américaine conquérante, accepte de payer une amende de 920 millions d’USD pour incompétence, ou plus exactement pour avoir failli dans la surveillance des opérations menées par ses traders qui ont tenté de dissimuler des pertes massives.

Un des trader-fraudeurs de cet établissement avait accumulé des positions spéculatives sur des instruments financiers dérivés allant jusqu’à plus de 150 milliards d’USD. Le marché s’étant retourné, ces positions ont dû être liquidées, générant 6 milliards d’USD de perte pour la banque.

Toujours en avance d’une trahison, le trader-fraudeur responsable a accepté de coopérer avec la justice américaine contre son impunité. Ses collaborateurs ont donc été arrêtés (ils n’ont pas couché contre leur impunité) et son employeur condamné à payer les 920 millions, en plus de sa perte de 6 milliards.

Une galéjade de sénateurs vieillisants

Impayable : un quarteron de sénateurs vieillissants s’opposent à la loi contre le cumul des mandats. Robert Hue (67 ans), Jean-Michel Baylet (67 ans), Jean-Pierre Chevènement (74 ans) et Jacques Mézart (66 ans) crient à l’assassinat du Sénat parce qu’un projet de loi leur interdirait de détenir un mandat parlementaire (leur fauteuil au Sénat) avec une fonction exécutive locale. Ils arguent qu’ils ne pourraient pas représenter correctement les collectivités locales au Sénat s’ils ne dirigent pas au moins l’une d’entre elles en même temps.

En réalité le projet de loi ne leur interdit pas de siéger dans une collectivité locale, mais uniquement de les diriger. Mais l’égo surdimensionné de ces doctes personnages ne supporterait pas qu’ils ne soient que simple conseillers élus pour être au contact des réalités du terrain, seule la place de maire ou de président d’un conseil général ou régional est à la hauteur de leurs ambitions démesurées.

L’Express du 11 septembre a publié une intéressante analyse sur « Le palmarès des cumulards », répertoriant pour 1 500 élus la somme de leurs mandats et les affectant d’un coefficient représentant le nombre de jobs à plein temps de ces mandats. On y voit que le lascar Jean-Michel Baylet (67 ans) est classé n°3 avec 10 mandats sur sa pauvre tête représentant presque 5 jobs à plein temps, ce qui fait un peu beaucoup à 67 ans… Le recordman est Michel Delebarre, lui aussi sénateur, et détenteur de 26 mandats représentant 7 temps pleins !

Emmené par cette bande de dangereux révolutionnaires, le Sénat a donc voté contre le projet de loi, ou plus exactement a voté pour, mais en excluant les sénateurs vieillissants de son champ d’application, tout en acceptant néanmoins de renoncer au cumul des rémunérations, car bien entendu les cumulards additionnent également les rémunérations. Malin !

Fillon choisit

Rigolo : costume étriqué, j’ai nommé François Fillon, ex-premier ministre de droite recyclé en châtelain bien élevé posant dans Paris Match, costume étriqué disions-nous déclenche un hourvari de faux-jetonneries dans la classe politique française en déclarant qu’en cas de face-à-face PS-FN aux prochaines élections municipales il appellerait à voter pour « le moins sectaire ». Quand on visionne la séquence filmée de son interview à la radio on a l’impression qu’il lance ceci sur le ton de la blague, avec son petit sourire en coin.

La droite comme la gauche se répandent sur les ondes pour attaquer l’impétrant en essayant de scier la branche de sa candidature aux élections présidentielles de 2017. En réalité le microcosme s’agite comme des bacilles dans un bouillon de culture, impuissant et effrayé devant la démagogie et le populisme du Front National.

Les sondagiers, qui se sont beaucoup trompés, annoncent un raz-de-marée du FN dès 2014. C’est possible mais ce n’est pas la peine de s’en énerver car il n’y a pas grand-chose à faire à court terme pour espérer inverser la tendance. Tant que le pays frôle l’abîme de la décadence, la beaufitude du FN séduit Mme. Michu. Donnez de la croissance économique (du pain et des jeux) et Mme. Michu reviendra à son vote républicain. En attendant, oui nous risquons fortement d’avoir des édiles FN à la tête de grandes villes, voire même ministres si la droite revient au pouvoir en 2017. L’armée ne va pas faire un coup d’Etat pour autant !

Quoi qu’il en soit le FN devrait rester minoritaire et cantonné dans des postes mineurs. L’inanité de son programme politique et économique devrait décrédibiliser de lui-même ce parti s’il est en mesure un jour d’en négocier l’application avec une majorité parlementaire quelle qu’elle soit. Il faut juste espérer qu’un futur président de la République qui aurait à compromettre avec le FN saura le casser comme Mitterrand a eu l’habileté de réduire le Parti Communiste à néant.

Ambiance déprimante

Je n’ai pas vu la prestation télévisée du président de la République mais uniquement zappé sur quelques commentaires et débats post-interview. Et c’est un peu désespérant… Un festival de langue de bois en séquoias quadri-centenaire du parc de Yosemite.

Les deux petits fachos de la Droite forte de l’UMP, en tout cas petit facho n°2 déblatère sur I-Télé et BFM, refaisant l’Histoire et passant aux oubliettes les augmentations d’impôts décidées par la Droite en 2011, les représentants du PS qui voient tout en rose, les écolos qui pleurent sur leur taxe sur le diesel remisée à des jours meilleurs, le FN qui n’ayant jamais pris de responsabilités gouvernementales tape avec enthousiasme sur l’UMPS, les sondeurs qui jouent les Miss Météo, coupent les cheveux en quatre et se noient dans des chiffres sans intérêt, et les journalistes attisent le néant par leurs questions stupides.

Bref, rien de neuf sous le soleil de la beaufitude politique qui met notre pays au cœur de la décadence, hélas !

Une avancée multilatérale

Le dernier G20 à Saint-Pétersbourg en Russie a affiché une relative unité pour lutter contre la fraude fiscale internationale. C’est bien et démontre qu’avec un peu de volonté politique on arrive tout de même à faire bouger quelques lignes. C’est d’ailleurs surtout face aux pressions de l’administration américaine sur les paradis fiscaux, y compris européens comme la Suisse, le Luxembourg et quelques iles britanniques, que les choses ont bougé et surtout que les institutions financières receleuses de fraude fiscale ont accepté de commencer à demander des informations sur la régularité des fonds qu’elles gèrent depuis des décennies. Les banques ayant bâti leurs fonds de commerce sur le blanchiment d’argent échappant aux fiscs nationaux ont été menacées de ne plus pouvoir commercer aux Etats-Unis.

Les Etats occidentaux ont réalisé l’ampleur des bases fiscales leur échappant du fait de la fraude, et leurs opinions publiques également. Il va désormais être plus compliqué pour les fraudeurs de délocaliser leur épargne, pas impossible mais plus compliqué car il faudra aller vers des pays plus exotiques que la Suisse.

D’ailleurs l’UBS vient d’adresser une requête à ses clients français non-résidents leur demandant de justifier la conformité de leurs avoirs à l’UBS avec les règles fiscales de leurs pays d’origine, et ceci sous forme d’actes officiels (via notaire ou expert-comptable). Si non-justification, les comptes seront fermés.

Rappelons que l’UBS-France et certains de ses dirigeants ou ex-dirigeants sont mis en examen en France pour complicité de démarchage illicite.

Pour une fois qu’un forum multilatéral fait avancer un sujet fiscal, il faut s’en féliciter.

Les armes chimiques syriennes

Suite à un revirement sorti du chapeau mais bienvenu, les alliés syro-russes proposent de mettre les armements chimiques de la Syrie sous contrôle international. L’occident dit « ouf », range ses missiles pour le moment et reporte à plus tard son implication dans ce nid de serpents qu’est l’agitation politique syrienne. Le régime syrien sauve sa tête et peut poursuivre sa répression avec des armes conventionnelles. Est-ce satisfaisant ? Certes pas. Est-ce un règlement définitif du problème ? Non, sans aucun doute. Est-ce mieux avec cet engagement que sans ? Oui, définitivement. C’est ce qu’on appelle un compromis diplomatique, chacun y a mis un peu de sien.

Le régime de la famille Assad qui a trempé dans tous les complots terroristes internationaux depuis les années 60, y compris sans doute dans l’assassinat de l’ambassadeur de France au Liban Louis Delamare en 1981 n’aura pas encore de comptes à rendre, mais disons que ce clan félon aura maintenant un peu plus conscience de la précarité des choses.

Fidèle à ses habitudes, la presse mondaine française plutôt que d’analyser les conséquences politiques et militaires de ce mouvement ne cherche qu’à identifier qui de la Russie ou des Etats-Unis est sorti vainqueur de cette confrontation, et, question accessoire, si François Hollande est seul ou non sur la scène internationale… Questions qui peuvent être considérées comme intéressantes mais ne sont en tout été de cause que secondaires.

Ce qui est sûr c’est que ce régime est plutôt malin et d’un redoutable cynisme. Il sait lâcher quand il le faut, même le peu qu’il faut…

Dérive politique

Ça c’est un ministre de la République qui roule une pelle à sa compagne, ou sa femme, on ne sait pas trop. C’est paru cet été dans Paris Match, hebdomadaire pour salles d’attente de coiffeurs.

C’est gnangnan au possible, sans aucun message politique, racoleur, déplacé et totalement en dehors des responsabilités pour lesquelles ce personnage est payé par le contribuable. Un ministre n’a rien à faire dans Paris Match. Il faudrait inclure cette interdiction dans la Constitution.

Pour ne pas faire de jaloux, un autre responsable politique a peuplé les pages estivales de Paris Match, ancien ministre, toujours député donc payé par les contribuables. Toujours aussi incongru…

Même cause, mêmes commentaires !

Budget de la République et lobbies privés

Les taux de TVA doivent augmenter au 1er janvier prochain et déjà les lobbies en tous genres s’agitent en tous sens pour essayer de ne pas ne pas se voir appliquer la Loi. On se souvient de l’intervention corporatiste de Raffarin en 2011 qui s’était opposé au rétablissement pour l’entrée des parcs d’attraction du taux de TVA normal au lieu du taux intermédiaire. Il avait obtenu gain de cause et les contribuables payant le taux normal ont donc continué à subventionner les clients desdits parcs.

En 2013, rien de neuf sous le soleil, le budget de la République est toujours en déficit et il faut trouver des ressources nouvelles. Cette fois-ci, le taux intermédiaire de TVA doit passer de 7 à 10% et il s’applique, notamment, sur les tickets d’entrée dans les musées, les zoos et au cinéma. Une augmentation du taux de TVA de 3% sur une place de cinéma actuellement de 10 EUR TTC ferait passer celle-ci à 10,28 EUR. A priori les lobbies concernés ont réussi à obtenir que ces activités relèvent désormais du taux super-réduit de 5%, le prix de la place devrait baisser à 9,81 EUR.

Rassurons-nous également, la Corse garde son taux de TVA spécifique et celui-ci augmentera de 8 à 10%. Gageons que le peuple corse qui s’y connait en lobbying doit déjà déployer les derniers efforts pour essayer de se défiler également de cette nouvelle TVA.

On est mal parti pour l’équilibre budgétaire…

Nadine Morano toujours plus bas

On a un vrai problème avec la Morano qui continue à diffuser ses réflexions abrutissantes en 140 signes sur Tweeter, du genre ci-dessous :

Comment réussir à censurer ce déballage logorrhéique d’une ancienne ministre de la République ? La faire taire serait une œuvre de salut publique. Quand on pense qu’elle risque de redevenir ministre si une majorité de droite est réélue au Parlement en 2017, cela fait frémir.

Les investisseurs de Panurge

Les grands pays émergents que sont l’Inde, le Brésil, la Russie, notamment, voient leur croissance s’essouffler et la valeur de leur monnaies s’effondrer. Les soi-disant analystes financiers et autres chroniqueurs économiques mondains ont immédiatement rendu responsable la banque centrale américaine qui n’a fait qu’annoncer très prudemment qu’elle allait sans doute commencer à envisager de peut-être très légèrement refermer le robinet des liquidités prêtées aux banques à un taux proche de 0 pour suppléer aux défaillances de ces établissements qui ne savent plus faire leur travail de financement de l’économie.

Une partie de ces liquidités étant inemployable aux Etats-Unis comme en Europe, pas assez d’emplois pour trop de ressources, lesdites banques avaient recyclé ces fonds dans des investissements dans les pays émergents susceptibles d’offrir, d’après les prévisionnistes de plateaux télévisés, une croissance durable et forte. Devant les annonces américaines, et avec leur habituel panurgisme, les investisseurs retirent leurs billes des pays émergents pour les rapatrier à la maison et du coup, les balances des paiements de ces pays se déséquilibrent et les monnaies trinquent.
En réalité, les modèles économiques de ces pays commençaient déjà à déraper et suivre les chemins périlleux des pays occidentaux : dépenses improductives, Etat providence et redistribution, le tout financé par de la dette. C’est un cheminement sans doute inévitable pour tout pays qui se développe. En tout cas, il n’y a jamais eu de contre-exemple dans l’Histoire économique.

Alors, la fuite sans doute provisoire des investisseurs de Panurge n’est probablement pas l’élément déclencheur de l’ajustement monétaire en cours chez les émergents.

Faire la guerre pour la démocratie ?

Cette affaire de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie fait ressurgir querelles d’égos et indifférence, mais en réalité surtout l’indifférence. Celle des pays émergents qui sont plus préoccupés par leur développement économique que par les barbaries de la planète, celle des opinions publiques occidentales qui sont fatiguées de ce Proche-Orient sans cesse agité de soubresauts guerriers et toujours à la pointe en matière d’armements asymétriques et non-conventionnels, des opinions publiques sans plus d’espoir sur ces interventions militaires occidentales aux effets mitigés.

Peut-être après-tout que l’époque n’est plus celle d’une morale internationale active ? Si tout le monde se fout, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, qu’un pays utilise des missiles et des gaz de combat pour réprimer sa propre population, peut-être faut-il laisser faire. Si pas grand monde sur la planète n’y attache d’importance faut-il qu’encore longtemps l’occident se sente investi d’une mission civilisatrice de redresseur de torts et se fasse huer par le monde entier quoi qu’il fasse ?

L’exemple de l’Afghanistan est à cet égard emblématique. Après le 11 septembre les armées occidentales sont allées « casser la gueule » des talibans dans le cadre onusien. Les talibans abandonnent le pouvoir sans trop se défendre pour se réfugier dans les montagnes inexpugnables de ce beau pays. Les troupes occidentales restent sur place pour « établir la démocratie » et faire de l’humanitaire, et l’on tombe de Charybde en Sylla : les attentats, des centaines de morts dans l’armée occidentale, des dizaines de milliards d’euros partis en fumée, l’échec de la démocratie, la relance de la corruption, les actions troubles du Pakistan, les accusations permanentes d’impérialisme du reste de la planète, etc. etc. Et les talibans qui reprendront immanquablement le pouvoir après le départ en 2014 des derniers soldats de la coalition.

Le « cassage de gueule » était légitime (même le pape de l’époque avait reconnu la situation de légitime défense), l’objectif additionnel d’établir la démocratie était vain même si a priori sympathique. Il n’a pas été atteint.

Syrie et faux-jettonerie internationale

Avec une grande hypocrisie, tellement caractéristique du débat politique dans nos démocraties, l’UMP n’est prête à soutenir une intervention en Syrie que dans le cadre d’une décision de l’ONU. A priori une telle décision est peu probable puisque la moitié des membres permanents disposant d’un droit de veto au conseil de sécurité est contre, en tout cas une petite moitié avec la Russie et la Chine qui soutiennent la Syrie. C’est leur droit.

Le droit de veto existe dans les statuts de l’ONU et il est utilisé de-ci de-là de façon légale par les membres du conseil de sécurité. Après le célèbre discours de Galouzeau de Villepin à New York en 2003 pour tenter de décourager la coalition anti-Irak d’envahir le pays, la France (ainsi que la Russie) a menacé de d’opposer son veto ce qui a fait renoncer la coalition à demander la couverture de son action par l’ONU et la guerre de 2003 a été menée hors du cadre de la légalité internationale de l’ONU, avec ses effets pour le moins mitigés. Le droit de veto existe au sein du conseil de sécurité, il ne faut pas s’étonner que certains l’utilise.

Pied de nez de l’Histoire, la première intervention internationale contre l’Irak qui avait envahi illégalement le Koweït avait été faite dans le cadre d’une résolution de l’ONU et la Syrie avait déployé une brigade de soldats dans la coalition… Hafez, le père de fiston-Bachar avait même obtenu que Bush l’ancien lui serre la main entre deux portes des bureaux de l’ONU à Genève.

Dans le cas de la Syrie, il y aura peut-être tout de même une intervention armée sur la base de la convention internationale contre l’utilisation des armes chimiques (non ratifiée par la Syrie bien entendu). A Paris comme à New York chacun joue du billard à multiples bandes. L’UMP se défausse sur l’ONU et évite de prendre une position claire, Russes et Chinois s’opposent aux Etats-Unis histoire de marquer leurs territoires, les monarchies sunnites du Golfe persique soutiennent les rebelles syriens car le régime est lui soutenu par l’Iran chiite, Israël reste attentive mais planquée, le pape François 1er appelle à une journée de jeûne multi-religions contre la guerre (ça ne peut pas faire de mal), les grands pays émergents (Brésil, Inde,…) sont plus préoccupés par leur balance des paiements que par un pays méditerranéen que la plupart de leurs électeurs ne savent pas situer sur une carte du monde, etc. etc.

Localement la guerre civile continue avec les moyens d’une guerre civile mise en œuvre par des bandes de voyous, sauvages et sans foi ni loi, uniquement préoccupés par leur maintien, ou leur conquête, au/du pouvoir. Les égos et l’aveuglement stupide des parties en présence rendent toute solution politique improbable pour le moment. C’est inextricable. C’est le Moyen-Orient.

Le château de Rosanbo

 

Château de Rosanbo – Lanvellec

Un ancien manoir construit au XVIème siècle et ayant connu des extensions aux XVII, XVIII et XIXème siècles pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. Son parc magnifique a été redessiné par Achille Duchêne, le prince des jardins, à la fin du XIXème, après celui de Vaux-le-Vicomte. Il est toujours détenu aujourd’hui par la famille Le Pelletier de Rosanbo dont un des ancêtres fut contrôleur des finances de Louis XIV, certains évidemment guillotinés à la révolution, dont une nièce de Chateaubriand, d’autres furent parlementaires, au XIXème. La famille habite toujours une partie privatisée du château, le reste étant visitable et présenté par une guide un peu « pouêt-pouêt » mais très érudite.

« Oh Boy » de Jan Ole Gerster


Un petit film intimiste, Oh Boy, qui pourrai être français mais qui est allemand, ou 24 heures à Berlin dans la vie d’un post-adolescent, génération bof, à qui pas grand-chose ne réussit ces derniers mois. Etudiant raté, amoureux dans le doute, en conflit avec son père qui le finance, etc. Touchant !

Voter la guerre ou ne pas la voter !

Etonnant retournement de situation : l’opposition française demande à voter pour ou contre l’engagement de l’armée française contre la Syrie. La droite devrait relire la constitution de MonGénéral modifiée par Sarkozy… Le Christian Jacob, chef de l’UMP à l’assemblée nationale, avec son allure de maquignon mal dégrossi, est en tête de gondole sur le sujet. Les députés veulent voter, grand bien leur fasse. Et que vont-ils voter ? L’histoire ne le dit pas. Ce n’est d’ailleurs honnêtement pas facile de se décider devant la complexité de la situation.

La France n’est pas bien brillante dans cette affaire. Rappelons que le président de la République française (Jacques Chirac) fut le seul chef d’Etat occidental à assister aux obsèques de Hafez El-Assad en 2000, un garçon fort peu recommandable qui a trempé dans toutes les affaires de terrorisme international du XXème siècle, sans parler de sa colonisation du Liban ni de l’assassinat de l’ambassadeur de France au Liban, Louis Delamare, en 1981. Son fiston, Bachar, a paradé en 2008 derrière ses lunettes noires sur les Champs Elysées pour le 14 juillet, invité par le président Sarkozy. A priori ce régime familial est armé par la Russie, voilà au moins un pays arabe qui n’a pas été gavé d’armements occidentaux. On espère que les produits chimiques qui servent à gazer les populations civiles n’ont pas été fourgués par des entreprises françaises…

Que faire avec ce pays, que faire avec ce proche et moyen orient si compliqué ? Alors pourquoi demander un vote au parlement français, pourquoi Christian Jacob ne laisse pas le président socialiste essayer de se dépêtrer tout seul du sac de nœuds dans lequel il s’est mis ? Quel que soit son vote, il est probable que le Christian Jacob se le verra reprocher… Il serait plus avisé de s’écraser sur ce coup et de laisser venir plutôt que de faire dans la politicaillerie. Mais non, l’opposition est réglée pour s’opposer, même si elle doit pour cela brûler ses vaisseaux et s’asseoir sur ses convictions.