Guerres civiles à droite

Impayable : les deux mousquetaires de l’UMP qui s’étaient entre-déchirés lors de l’élection à la présidence de ce parti sur fond de fraude, de copinage et de coteries, qui s’étaient finalement entendus pour refaire l’élection en fin d’année, eh bien ces deux cow-boys viennent de se ré-entendre pour finalement demander par vote aux militants s’ils veulent relancer l’élection de la présidence ! C’est pour le moins fumeux, sinon incompréhensible pour l’électeur moyen.

Pendant ce temps l’élection primaire de l’UMP pour la désignation du candidat à la mairie de Paris démarre à peine pour trois jours que l’un des candidats inconnus (M. Bournazel) fait le siège des plateaux média pour réclamer l’arrêt du scrutin sur internet qui serait entaché par des fraudes.

C’est une manie, c’est surtout le bal des égos surdimensionnés qui s’imaginent indispensables et irremplaçables, seuls en mesure de sauver le monde. Tout ceci n’est pas raisonnable et plutôt ridicule. La démocratie participative est devenue un must en termes d’inefficacité politique. En fait, elle est censée suppléer l’incapacité des chefs à trancher et à s’imposer, elle est destinée à remplacer l’absence d’autorité, mais jusqu’ici cela ne marche pas fort, en tout cas à droite.

Les pays d’accueil des fraudeurs fiscaux deviennent moins accueillants

Petit à petit et par touches artistiques, les pays occidentaux ayant érigé le secret bancaire en règle non négociable baissent casaque ! Dernier avatar connu, les Etats-Unis sont en train d’obtenir que la Suisse modifie sa loi pour mettre en place des flux d’informations des banques suisses vers l’administration fiscale américaine sur les résidents et non-résidents américains détenant des comptes en Suisse. Les Etats-Unis seraient même en train d’obtenir que la Suisse dévoile également les noms des agents bancaires qui auraient proposé aux clients américains des moyens d’échapper à l’impôt.

Les banques suisses commencent à provisionner des montants importants en anticipation des amendes auxquelles elles ne manqueront pas d’être condamnées pour incitation à la fraude fiscal. Le Luxembourg et l’Autriche commencent également à reculer sur le sujet.

Bien sûr on peut imaginer qu’une partie des fonds frauduleux ne réintégreront pas leurs pays d’origine et iront s’investir encore plus loin, mais plus le nombre de pays où l’opacité bancaire est la règle sera important et plus les fraudeurs verront se réduire leur bac à sable. Cela va dans le bon sens et montre qu’au moins sur certains sujets, la volonté politique peut abattre quelques montagnes.

Les amis de Tapie-le-bling-bling

Avecune touchante unanimité, les politicards qui étaient en fonction lors du l’arbitrage en faveur de Tapie l’affairiste-repris-de-justice-bling-bling-toujours-bronzé, se débinent les uns avec les autres. Personne n’a rien dit, rien décidé, rien vu ni rien pris ! On se demande bien comment ce phénomène surnaturel d’un arbitrage délivrant 40 millions d’euros pour « préjudice moral » à un forban a pu se passer. Sans doute une génération spontanée.

Tapie : de Charybde et Scylla

Incroyable : un des trois juges arbitraux qui avaient octroyé 400 millions d’euros d’indemnisation, dont 40 pour « préjudice moral », à Tapie l’affairiste-repris-de-justice-bling-bling-toujours-bronzé est mis en examen pour« escroquerie en bande organisée ». Il est vrai qu’il doit sans doute lui être difficile d’expliquer que Tapie l’affairiste-repris-de-justice ait pu subir un « préjudice moral » à 40 millions d’euros…

On a du mal à imaginer que ces juges arbitraux, en principe au-dessus de tout soupçon, librement désignés et acceptés par les parties, dont l’Etat, soient de vulgaires voyous. On parle de bande et d’escroquerie. On espère que tout ceci ne sera pas confirmé par des condamnations, ce qui en dirait long sur les pratiques du pouvoir, mais que la justice passe !

Nabilla : marque déposée de la bêtise humaine

Vous connaissez Nabilla ? C’est une « animatrice » de téléréalité au quotient intellectuel aussi limité que son tour de poitrine est développé, rendue célèbre par une réplique désormais élevée au rang de culte télévisuel, une réplique où il est question de fille et de shampoing. Certaines marques ayant utilisé cette réplique pour fourguer leur camelote, eh bien la Miss Nabilla a déposé sa fameuse réplique auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Le plus incroyable est que ce dépôt de marque ait été possible !

On retrouve cette information dans Les Echos, le seul quotidien économique papier survivant en France, et de citer un pubeux de l’agence Publicis, fier de lui, qui déclare après que l’un de ses clients ait utilisé cette réplique dans une publicité :

« En quelques heures, nous avons bénéficié de 10 000 re-tweets. Utiliser l’image de Nabilla sur le Web permet d’apporter un discours de proximité et de modernité, de créer de l’interaction et de recruter sur Twitter. » 

Et en plus les pubeux se foutent de nous.

On touche là au summum de l’imbécilité, on tangente le fond du fond de la crétinerie humaine, on sombre dans l’abysse de l’abrutissement de la race par une télévision cupide et asservie. C’est… indicible, l’Humanité n’a pas mérité une telle régression, un néant aussi définitif.

En résumé, une bombasse à gros seins qui ferait passer Ribéry pour un agrégé de philosophie, se transforme en leader d’opinion en paradant dans une télé-poubelle. J’ai soudain un petit coup de blues… Je vais aller me servir un whisky pour me remettre.

Tapie et la Ministre

Christine Lagarde, chef du Fonds monétaire international (FMI), est entendue à Paris par la Cour de justice de la République pour son implication, du temps où elle était ministre, dans l’affaire Tapie où l’affairiste-repris-de-justice-bling-bling-toujours-bronzé s’était fait indemniser pour 400 millions d’euros par le contribuable, dont 40 pour « préjudice moral » ce qui est plutôt croquignolet quand on connaît le loustic. La notion de « préjudice moral » laisse pantois.

Mme. Lagarde porte en permanence une éternelle et longue écharpe qui lui pend jusqu’aux chevilles, c’est sa marque de fabrique. Comme elle a passé deux jours chez le juge, elle a quand même pris le temps de changer son écharpe entre ses deux auditons, l’essentiel a été sauvegardé.

Rappelons qu’elle a été nommée au FMI pour remplacer DSK, démissionnaire suite à un scandale sexuel de première importance, et que les deux chefs du FMI qui avaient précédé DSK avaient déjà démissionné avant le terme de leurs mandats pour convenance personnelle, ou plutôt politique. On espère que Lagarde ne finisse pas en taule avant l’échéance.

Ils ne savent pas compter

On ne sait pas bien pourquoi le monde politico-médiateux s’excite encore et toujours sur le nombre de personnes dans les manifestations, en l’occurrence celles actuellement pour ou contre le mariage homosexuel. Cela fait des décennies, voire plus, que les chiffres fournis par les autorités et les organisateurs n’ont rien à voir. Cela fait des décennies, voire plus, que le citoyen avisé fait la moyenne arithmétique des deux chiffres et tout le monde s’en porte aussi bien, fermez le ban !

Cette après-midi les anti-mariage homosexuel annoncent 1 million de personnes et la police 150 000. Allez-va, allons-y pour 575 000 participants et tout le monde sera content.

Les z’Arts

C’est le retour du clinquant avec le festival du cinéma à Cannes : on a même vu DSK ce soir monter les marches avec une nouvelle conquête à son bras. Dans le genre bling-bling-mondain-superficiel il aurait été difficile de faire mieux.

Rappelons que le cinéma est baptisé 7ème art dans une liste de 9 habituellement retenue :

  • 1er art : l’architecture ;
  • 2e art : la sculpture ;
  • 3e art : les « arts visuels » regroupe peinture, dessin ;
  • 4e art : la musique ;
  • 5e art : la littérature, dont la poésie ;
  • 6e art : les « arts de la scène » regroupe théâtre, danse, mime, et le cirque
  • 7e art : le cinéma ;
  • 8e art : les « arts médiatiques » regroupe radiodiffusion, télévision et photographie
  • 9e art : la bande-dessinée.

On ne voit pas bien dans quelle rubrique classer DSK ?

Adieu Ray

Ray Manzarek, légendaire et génial claviériste des Doors (il jouait aussi de la basse sur ses touches) a rejoint cette semaine Jim Morrison au paradis des rockers suite à un cancer à l’âge de 74 ans.

Corruption à Marseille

Entre deux règlements de compte de dealers, trois émeutes de fans de fouteballe, Marseille regarde son personnel politique rendre des comptes devant la justice. Les frères Guerini mis en examen pour corruption, et avec eux un nombre important de personnes du conseil général des Bouches du Rhône, voilà Sylvie Andrieux, députée socialiste de cette ville, condamnée à trois ans de prison dont une année ferme, 100 000 euros d’amende et cinq années d’inéligibilité pour détournements de fonds publics à des fins clientélistes commis au préjudice du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur où elle est vice-présidente de quelque-chose. Elle aurait distribué l’argent du contribuable à tout va en accordant des subventions bidons aux copains et aux coquins. Elle a fait appel de cette condamnation. Tout ceci est bien marseillais mais guère brillant.

Pauvre NKM

NKM (à gauche) et sa « copine » Rachida Data

Pauvre Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) emberlificotée dans des primaires pour les élections municipales à l’UMP dont tout le monde se fout. Pour désigner son candidat il faut s’inscrire sur le site internet de ce parti et payer 3 euros. Il semble que seuls quelques milliers d’inscriptions aient été faites alors que la Miss s’attendait à être portée par une vague considérable de militants, du coup, elle risque de se faire battre par les autres candidats, illustres inconnus.

Cerise sur le gâteau, les deux-petit-fachos de l’UMP, vous savez, ce duo de têtes à claques, bien mis, horripilants et auto-satisfaits, à la tête du courant La Droite Forte, premier clan de ce parti, eh bien cette paire de gamins mal dégrossis à l’idéologie résumée en quelques tweets, appelle à voter contre NKM parce que notre princesse de Longjumeau s’est abstenue lors du vote de la loi sur le mariage homosexuel. La félonne NKM a trahi et laisser faire ce mariage décadent, elle doit payer. Ainsi ont parlé les deux-petits-fachos !

Un comité Théodule de l’UMP a commis une réaction condamnant cette prise de position des deux-petits-fachos, mais les intéressés n’en ont cure. Et on peut penser que du coup cela va provoquer des inscriptions de militants anti NKM pour voter contre elle aux primaires, il n’y a guère que ceux-là pour s’intéresser à ces primaires. Bon, ce n’est pas un drame, la NKM est sympatoche mais on ne peut pas dire que l’on est ébloui par ses prestations ni son programme. Un autre fera aussi bien l’affaire pour être battu par la dauphine de Delanoé à Paris, élue par des bobos soumis à l’Impôt de solidarité sur la fortune.

Le plus consternant dans cette affaire c’est le principe de primaires ouvertes à tous vents pour désigner les candidats de l’UMP aux élections municipales dans plusieurs grandes villes. Et en plus des débats entre candidats sont organisés sur différentes télévisions publiques et privées, aussi insipides que peu regardés. La primaire, invention américaine est devenue l’alfa et l’oméga de la démocratie participative. Comme les partis sont devenus des foires d’empoigne où des courants s’affrontent sauvagement et les chefs ne représentent plus qu’eux-mêmes, on demande à Madame Michu de décider à la place d’organisations défaillantes. Bientôt lorsque l’UMP recrutera une standardiste on organisera des primaires pour départager les cv !

NKM a l’air d’une égérie romantique perdue dans un monde de requins. Elle déballe tout l’arsenal communiquant du parfait candidat : comptes Twitter, Facebook, blog, site web et tout le tra-la-la. Elle est femme, cela pourrait être un avantage mais son concurrent socialiste est aussi une femme, ce n’est en tout cas plus un avantage comparatif… Je crois que je vais quand même m’inscrire sur le site des primaires de l’UMP pour essayer de sauver le soldat NKM.

Le pape et le capital

Le pape François s’étonne que le monde s’émeuve lorsque les investissements du secteur financier sont en baisse alors que personne ne dise rien lorsque des enfants meurent de faim. Bon, cette réaction un peu simpliste est logique et frappée au coin du bon sens. Elle est hélas fort peu partagée dans le monde de l’économie où les réalités prennent le dessus sur l’humanisme, hélas !

Les intellectuels du fouteballe

Un peu d’actualité à la rubrique des décérébrés pousseurs de baballe : deux bandes de supporters, marseillais et lyonnais semble-t-il, se rencontrent par hasard sur un bord de route, sortent battes de baseball et autres instruments contondants, et se tapent consciencieusement sur leurs têtes désertées par les neurones. Il y a 17 blessés dont deux graves, le tout en quelques minutes.

On a pas encore relevé de tweets de la Morano sur le sujet, cela manque. i

Ecosystème pour les gogos

Avez-vous remarqué ce nouveau tic verbal qui envahit les phrases des économistes parlant à tout bout de champ d’écosystème pour qualifier un environnement économique ou un autre. A l’origine ce terme écosystème désigne un ensemble avec des êtres vivants et leur environnement écologique. Par une sorte d’escroquerie intellectuelle, les économistes mondains et les journalistes suffisants tentent d’embobiner le gogo en lui faisant croire que le monde de l’entreprise se transforme en paradis écologique, c’est à la mode de mettre de l’écolo dans toute chose, alors pourquoi pas dans l’économie ?

Polynésie et indépendance

La Polynésie de nouveau inscrite sur les territoires à décoloniser. Cette indépendance est inévitable, et probablement souhaitable, de même que celle des autres poussières d’empire toujours rattachées à la République dans d’autres océans.

Tahiti vient de réélire à la présidence de sa collectivité territoriale Gaston Flosse, l’un des repris de justice élu au passé judiciaire le plus lourd (corruption, emplois fictifs, condamnations à de la prison ferme, etc.), longtemps protégé du clan Chirac, 86 ans. Vieux et nuisible, sa principale compétence est de distribuer aux copains et aux coquins locaux des subventions financées par les contribuables métropolitains. Il a été réélu à peu démocratiquement, il faut donc faire avec, c’est ainsi.

Le mieux est de laisser ce territoire prendre son indépendance et se gérer seul, avec l’aide désintéressée de son ancienne puissance coloniale si elle est souhaitée. Après tout la Polynésie a servi des années durant de bac à sable où la République a fait péter nos bombinettes nucléaires et largement pollué la région. Cela mérite bien des dommages et intérêts, mais au moins l’indépendance rétablira aux polynésiens la responsabilité de leurs décisions et de la politique de leurs futurs dirigeants, et non plus l’éternelle et désespérante déresponsabilisation liée au statut actuel.

Rachid Taha – 2013/05/16 – Paris le Trianon

Rachid Taha nous met un joyeux boxon ce soir dans un Trianon qui n’est pas plein. Petit bonhomme nerveux qui a défrayé la chronique avec son premier groupe Carte de Séjour, il est définitivement engagé en faveur de meilleurs comportements de la France vis-à-vis de ses immigrés. Il a collaboré avec quelques grands du rock : Eno, Mick Jones, Steve Hillage… sans doute touchés par sa capacité à orientaliser tout ce qu’il touche et commis une inoubliable reprise de Rock in the Casbah des Clash !

Mal fagoté dans un costume noir-cravate rouge-et-chapeau hauteforme, mais qu’importe, il anime sa joyeuse bande avec un entrain tout méditerranéen. Guitaristes, claviériste, batteur et un musicien qui joue d’une sorte de bouzouki électrifié sous un chapeau cuir et en tire des sons qui marquent le coté arabe de cette musique.

Rachid court et se déchaîne, chante alternativement en anglais, en arabe, en français, mais quel que soit le langage choisi, l’enthousiasme des rythmes fait onduler l’assistance. Il mêle le Raï et le Punk, Oum Kalsoum et l’électronique, la France avec Pigalle où il joue ce soir, et accueille toute une bande de potes pour marquer son message de musicien engagé du monde.

L’arrivée de Mick Jones, co-fondateur du mythique The Clash fait frémir d’émotion les quinquas présents qui se souviennent de leurs grandes heures de rockers rebelles. Il passera la moitié du concert sur scène, nouera nos tripes sur les riffs de Rock in the Casbah et cassera ses cordes sur Should I Stay or Should I go. Rachid fait venir tous ses potes sur la scène pour partager sa musique : Jeanne Added qui assure aussi la première partie, pour une reprise d’Elvis Presley, Rodolphe Burger grand gaillard guitariste présent sur la scène française depuis des années, l’ex-leader des Têtes Raides, et d’autres.

Il rend hommage aux grands disparus : Alain Bashung, Joe Strummer, Daniel Darc… Il sait d’où il vient et ce qu’il leur doit. Exilé, écorché, il reprend Voilà, Voilà (pamphlet anti-FN) comme un hymne avec l’assistance, au cœur de Barbès. Il s’agite, il bout, il pulse, il se révolte et il se marre, la musique et le rythme collés à la peau, et laisse le Trianon épuisé par tant d’énergie communicative.

Morano + fouteballe : une défaite de la pensée !

Une équipe de fouteballe parisienne gagne hier soir un championnat de France et vient fêter l’évènement avec son public ce soir sur la place du Trocadéro. Comme il se doit des bandes de décérébrés encapuchonnés viennent casser du CRS, brûler des voitures et dévaster des vitrines. Les joueurs ayant grosso-modo la même allure que les casseurs ne serait-ce leurs costumes-cravates, ne demandent pas leur reste et vu la tournure des évènements tournent rapidement casaque. C’est le lot du fouteballe, ainsi va la vie.

Le plus navrant et dommageable dans cette histoire c’est que Nadine Morano, la poissonnière de l’UMP, a passé sa soirée sur son aïe-phone à balancer des tweets aussi décérébrés que les casseurs. Qu’on en juge :

Les incontournables tweets d’une élue de la Républiquue…
…suite…

…et un petit dernier. On ne s’en lasse pas !

Au secours ! Il faut empêcher la Morano de s’exprimer, les casseurs nous cassent les pieds (et nos vitrines) mais la Morano nous casse le moral. Que fait la police devant une telle agression ?

The Raveonettes – 2013/05/12 – Paris la Maroquinerie

The Raveonettes @ la Maroquinerie, Paris, 12/05/2013

The Raveonettes à la Maroquinerie : un duo nerveux et séduisant venu du Danemark. Deux guitaristes/chanteurs : lui Sune Rose Wagner, elle Sharin Foo, et un batteur. Leur ancienne batteuse Leah Shapiro a rejoint le Black Rebel Motorcycle Cub depuis quelques années et quitté Copenhague pour Los Angeles !

Le fond de la scène est tendu d’un simple drap blanc, Sharin blouse jaune et dégoulinante de blondeur, Sune casquette sur frisures brunes ; tous les deux armés de guitares redoutables, sur-saturées d’effets électroniques, l’ambiance est électrique.

La musique est ambigüe, d’apparence un peu pop-sucrée (effet cheveux blonds sans doute) mais résolument moderne et undergroud. Il y a du Blondie dans ce duo danois inspiré Velvet Underground ! La miss joue parfois de la bass mais reste le plus souvent à la guitare et le jeu des deux instruments superposant leurs distorsions sur la batterie abusant des cymbales avec éclairage stroboscopique, donne un rendu suraigu plutôt hystérique.

Des chansons courtes, un format qui fuse, une ambiance urgente, un climat urbain. Une de leur chanson récente s’appelle War in Heaven, on ne saurait mieux les qualifier. Comment se fait-il que ce groupe de soit pas plus apprécié ?