Sandrine Rousseau jargonne

Sandrine Rousseau se révèle : candidate à la candidature écologique aux élections présidentielle de 2022, elle assène un discours « woke » dans lequel elle développe les thèmes classiques de « l’intersectionnalité » qui veut que les minorités de couleurs  désormais qualifiées de « racialisées », les minorités sexuelles « LGBTQIA+ » et les minorités féministes sont martyrisées depuis des siècles par une majorité « blanche » hétérosexuelle dont les lointains ancêtres ont colonisé les zones d’origine des « racialisés » et transformé en esclaves les populations qui y séjournaient.

Mme. Rousseau a expliqué à la télévision lors d’une joute avec son collègue écologiste Jadot que son compagnon était « déconstruit » et qu’elle s’en portait très bien. Si l’on comprend bien, le « déconstruit » est celui qui accepte de se remettre en cause et de reconnaître sa responsabilité dans le sort des minorités précitées.

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Tout ce gloubi-boulga idéologique, plus ou moins inspiré par la philosophie française post soixante-huitarde développée par Derrida, Foucault et autres, est servi sur les chaînes d’information et dans des messages Twitter en 280 caractères. On ne sait pas bien si le spectateur moyen y comprend grand-chose mais on s’aperçoit dans les conversations de Café du Commerce que le sujet devient générationnel : les jeunes endossent assez facilement le discours victimaire de ces minorités quand les seniors sont quand même étonnés du succès rencontré par ces idées. Sans doute la jeunesse d’aujourd’hui estime qu’elle n’est pas responsable des tourments infligés aux minorités et qu’elle peut donc être solidaire de ceux qui en ont souffert ? Elle fait preuve d’optimisme car pas plus que les sexa n’ont participé à l’esclavagisme ni à la colonisation, les descendants de ceux qui ont subi ces fléaux leur demandent de rendre des comptes, y compris financiers, et ils continueront à le demander aux générations qui suivent. L’avenir dira si ce courant idéologique imprime sur la majorité de la population française ou s’il passe comme l’eau coule sur les plumes d’un canard.

En attendant, la bonne nouvelle est que Mme. Rousseau dont le compagnon est « déconstruit » a précisé qu’elle s’en porte très bien !

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Manuel Valls touche le fond

De plus en plus affligeant : Manuel Valls, franco-espagnol, ancien député français, ancien maire français, ancien conseiller municipal espagnol de la ville de Barcelone, démissionnaire compulsif de tous ces postes, 1 million de followers sur Twitter, retiré de la vie politique française, le voici maintenant retiré de la vie politique espagnol venant publier des livres en France dont il fait la promotion chez… Cyril Hanouna, consternant racoleur télévisuel aux 6 millions de followers sur Twitter.

Quelle tristesse de voir un homme politique, qui n’a pas démérité par ailleurs, se commettre dans de telles émissions, attirer par les illusions de gloriole de plateaux télévisés. Si la « politique lui manque » comme l’affiche la manchette du tweet en photo le mieux aurait été de rester député français ou conseiller municipal espagnol plutôt que de squatter les médias français pour vendre son livre « Pas une goutte de sang français ». C’est une histoire d’égo surdimensionné qui n’arrive pas à tourner la page ni à admettre que le peuple français ne l’attend plus car il est passé à autre chose. Comme son ami et président de l’époque François Hollande, il espère encore être rappelé après sa fuite… On dirait un amoureux qui a quitté sa fiancée et se roule à ses pieds pour revenir dans ses bras. Cela manque pour le moins d’élégance et de noblesse !

Lire aussi : https://rehve.fr/2021/08/manuel-valls-un-peu-pathetique/

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Une campagne présidentielle qui promet

La campagne pour les élections présidentielles d’avril 2022 est lancée et on peut craindre qu’elle ne soit au niveau des précédentes, c’est-à-dire plutôt affligeante. La multitude des candidats potentiels de l’extrême gauche à l’extrême droite les pousse à multiplier les promesses démagogiques et, pour ceux qui sont aux commandes, à accélérer les dépenses tout aussi démagogiques.

Kiro/Le Canard Enchaîné (19/05/2021)

Le pouvoir, lui, continue à distribuer les sous pour tenter de calmer la colère populaire. Le « nouveau monde » a rejoint l’ancien en abandonnant toute idée de retour à l’équilibre budgétaire et la modération du train de vie de l’Etat. L’argent « magique » a décérébré même les plus rigoureux. Tout cela se paiera un jour !

Valérie Pécresse annonce son intention de réunir une « conférence avec les partenaires sociaux pour augmenter les salaires nets sans que cela ne coute plus cher aux entreprises ».

Lire aussi : https://rehve.fr/2021/08/valerie-pecresse-a-des-idees/

Mougey/Le Canard Enchaîné (15/09/2021)

Anne Hidalgo propose de doubler les salaires des enseignants sur la durée du quinquennat.

Le pouvoir, lui, continue à distribuer les sous pour tenter de calmer la colère populaire. Le « nouveau monde » a rejoint l’ancien en abandonnant toute idée de retour à l’équilibre budgétaire et la modération du train de vie de l’Etat. L’argent « magique » a décérébré même les plus rigoureux. Tout cela se paiera un jour et les impôts ont d’ailleurs déjà commencé à augmenter !

Lire aussi : https://rehve.fr/2020/05/et-hop-une-premiere-augmentation-dimpot-a-lhorizon/

Il y a quelques années une tentative avait été faite d’introduire dans la constitution une « règle d’or » interdisant un budget des finances publiques en déficit. Cette mesure n’avait évidemment pas été adoptée tant la France est dépensière quelle que soit la couleur politique au pouvoir. Rappelons que le dernier budget de l’Etat équilibré (c’est-à-dire que les dépenses sont égales aux recettes, voire inférieures) date de 1974, date à laquelle le président Macron n’était pas encore né.

On pourrait peut-être essayer maintenant de constitutionaliser une « règle d’intelligence » forçant tout dirigeant ou candidat promettant d’augmenter une dépense « x » d’expliquer par quelle baisse de dépense « y » il compensera le coût de son annonce.

Manuel Valls un peu pathétique

Manuel Valls, 59 ans (né en 1962), binational franco-espagnol, ancien maire de banlieue, ancien ministre et premier ministre de la République française, ancien député de l’assemblée national française, ayant démissionné, ou poussé dehors, de ses responsabilités françaises, s’est présenté en 2018 à l’élection municipale de la ville de Barcelone dont il est natif. N’ayant récolté que peu de suffrages il n’est devenu qu’un anonyme conseiller municipal, poste qui, manifestement, ne lui convient pas puisqu’il vient d’annoncer qu’il en démissionne pour revenir en France comme… commentateur sur la chaîne d’information en continu BFM-TV.

L’indécision de M. Valls, d’abord sur le pays où il veut vivre et ensuite sur ses mandats électifs dont il a pris la fâcheuse habitude de démissionner avant leurs termes (de son poste de député français en 2018, de son poste de conseiller municipal espagnol aujourd’hui), vire au pathétique ! Quant on a exercé, plutôt bien d’ailleurs, des responsabilités gouvernementales au plus haut niveau en France, puis choisi l’Espagne pour y exercer une fonction élective, la décence voudrait qu’il ne lâche pas tout, une nouvelle fois au milieu du gué, pour venir commenter la vie politique sur une chaîne de télévision plutôt médiocre. Manuel Valls ne manquerait ni à l’Espagne ni à la France s’il prenait véritablement sa retraite de la vie politique, il pourrait ainsi se consacrer à des tâches plus nobles et plus utiles que d’aller participer au Café du commerce de BFM.

Lire aussi : https://rehve.fr/2021/04/manuel-valls-ne-veut-pas-choisir-entre-la-france-et-lespagne/

Paris-Match avait annoncé en 2018 sa nouvelle union avec une riche héritière espagnole. L’histoire ne dit pas si elle fera toujours partie de sa nouvelle vie.

Manuel Valls ne veut pas choisir entre la France et l’Espagne

Manuel Valls, binational franco-espagnol, ancien maire de banlieue, ancien ministre et premier ministre de la République française, ancien député de l’assemblée national française ayant démissionné de ce poste électif pour concourir à la mairie de Barcelone en Espagne (sa ville de naissance), revient dans l’actualité française pour assurer la promotion de son nouveau livre « Pas une goutte de sang français – mais la France coule dans mes veines » aux éditions Grasset. On le voit sur les plateaux médiatiques expliquer qu’il est disponible pour servir la France. Il semble que l’ouvrage relève un peu de la confession intime, révélant ses passions et livrant son parcours politique.

Evidemment il est interrogé sur la démission de son poste de député français pour aller courir des élections espagnoles qu’il a d’ailleurs perdues, devant se contenter d’un modeste poste de conseiller municipal alors qu’il visait celui de maire. Va-t-il démissionner de ce poste maigrichon pour retraverser les Pyrénées si jamais la France lui faisait une offre de services ?

Le garçon n’a pas démérité lorsqu’il exerçait des responsabilités de haut niveau en France. Il eut à se battre contre les archéo de son parti, le PS, contre les assauts du terrorisme religieux des années 2015 en France, contre les arriérations syndicales face aux réformes socio-économiques qu’il promouvait, et il l’a fait de façon valeureuse et avec une énergie qui a forcé l’admiration. Mais il a annoncé en 2018 se « retirer de la vie politique française » et il est tout de même problématique de vouloir y revenir à peine 3 ans plus tard. Tout ceci relève d’une certaine instabilité, voir même d’une indécision peut compatible avec un véritable engagement politique franc et sincère.

Pour la trace qu’il laissera éventuellement dans l’histoire politique, le mieux serait que Manuel Valls renonce à cette tentative de retour et reste discret dans les médias.

On se souvient du dernier message de MonGénéral diffusé le à 28/04/1969 au petit matin après le rejet la veille du référendum sur la régionalisation :

« Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi ».

On a plus entendu l’ex-président jusqu’à sa mort depuis le 28/04/2021, intervenue il est vrai seulement 18 mois plus tard.

NB : à 58 ans Manuel Valls affiche une coiffure noire de jais de bel hidalgo, sans un seul fil blanc. Il est probable qu’il se teint les cheveux.

« Chambre 2806 : l’affaire DSK » de Jalil Lespert

Un documentaire de quatre épisodes (3h30) sur la sexualité de Dominique Strauss-Kahn (DSK), centré sur « l’affaire » du Sofitel qui défraya la chronique en mai 2011 et empêcha l’impétrant de se présenter à l’élection présidentielle française en 2012.

Le spectateur bien informé n’y apprend pas grand-chose de nouveau mais recharge son effarement en revoyant combien cet homme, dominé par ses pulsions sexuelles, pouvait être malfaisant. Tout y passe (si l’on ose dire) : ses maîtresses lorsqu’il dirigeait le Fonds monétaire international (FMI, il se faisait prendre en photo avec elles dans le bureau présidentiel), ses agressions parisiennes, ses soirées échangistes à Lille, ses habitudes new-yorkaises (il a fait monter une femme dans sa chambre la nuit précédant son agression matinale contre la femme de chambre, Nafissatou Diallo), etc.

L’exploit judiciaire de ses avocats américains, de très grosses pointures du barreau local, fut d’arriver à faire annuler les poursuites à son encontre dans l’affaire Diallo à la suite des contradictions de celles-ci (il s’est avéré, notamment, qu’elle avait menti pour pouvoir obtenir un statut de réfugié aux Etats-Unis d’Amérique). Dans l’affaire des soirées échangistes de Lille où il était accusé de proxénétisme, sa défense a argué du fait qu’il n’était pas au courant que les femmes participantes étaient rémunérées par des entreprises pour le prix de leurs faveurs…

Le visionnage d’interviews de ses « amis » du parti socialiste est également édifiant. Certaines datent de l’époque, d’autres du tournage du documentaire. Et tous (l’inénarrable Jack Lang [81 ans aujourd’hui, les cheveux dégoulinant de teinture], Elisabeth Guigou, Jean-Christophe Cambadélis, …) de vanter le pouvoir de séduction, d’intelligence et de compétence du personnage !

La bonne nouvelle c’est que ces « évènements » ont empêché la France d’élire un président déviant. La moins bonne c’est qu’une classe politique de gauche, quasi unanime, et dont il est à peu près acquis que « tout le monde savait », soutenait sans vergogne un candidat pervers. La droite, elle, aurait peut-être ébruité les habitudes du candidat si celui-ci s’était approché du pouvoir de trop près, ou échangé son silence contre autre chose. Qui sait ! Quant à l’image de la France donnée par un directeur du FMI tout autant préoccupé par des aventures avec ses employées que par la dette du Sénégal, pas grand monde ne semble en avoir cure. Triste époque !

DSK, 71 ans et remarié, vit désormais au Maroc de la profession de consultant financier pour les dirigeants de nombre de pays qui font appel à lui. Il ne culpabilise pas excessivement de ce qui s’est passé et comprend difficilement ce qu’on lui reproche. Il a publié un tweet le 4 décembre annonçant pour 2021 un documentaire dans lequel il a accepté de « revenir sur l’ensemble de [son] histoire personnelle et professionnelle de la politique française aux sphères internationales. »

Compromissions politiques

Vous souvenez-vous de Gaspard Gantzer ? Non ? Ne vous inquiétez pas tout ceci est parfaitement normal. Le garçon, plutôt socialisant fut conseiller du président de la République François Hollande, chargé de la communication. Il tourna ensuite dans le sens du vent de la République en marche, comme nombre de ses camarades. Il lança le mouvement « Parisiennes, Parisiens » pour les élections municipales de Paris en 2020. C’est lui qui proposa de supprimer le boulevard périphérique. Devant les sondages déplorables provoqués par sa candidature, il rallia finalement dans le VIème arrondissement la liste présidentielle menée par Agnès Buzin, pour finalement n’y être pas élu.

Ancien élève de l’ENA (école nationale d’administration), il semble surtout avoir travaillé dans la politique, fort peu dans l’administration et un peu dans le secteur privé via une agence de communication crée en 2017. On apprend récemment qu’il sera chroniqueur de l’émission de télévision journalière « Balance ton Post » présentée par l’inénarrable Cyril Hanouna. Les productions télévisuelles de cet animateur sont généralement des monuments de vulgarité, aussi racoleuses que dispensables. On reste coi devant la décision de Gantzer de rejoindre une telle écurie, est-ce par nécessité ou par goût ? On espérait quand même que malgré ses déboires électoraux cet ancien serviteur de l’Etat aurait manifesté de plus hautes ambitions que de compromettre avec l’un des puissants vecteurs d’abrutissement du peuple que sont les émissions d’Hanouna ! Triste époque.

La CGT ne dévie pas de sa ligne

Kiro / Le Canard-Enchaîné (04/02/2019)

Alors que l’entreprise Renault est soutenue à bout de bras, un peu par ses actionnaires, beaucoup par les contribuables nationaux, pour éviter sa cessation des paiements, le syndicat CGT parvient à faire annuler la décision de réouverture post-confinement de l’usine de Sandouville, ouverture dont les conditions sanitaires avaient été négociées et acceptées par les autres syndicats de l’usine. Pour atteindre son but la CGT a utilisé un vice de forme dans la procédure de communication de la direction avec les représentants syndicaux. Des courriels auraient été utilisés à la place de courriers recommandés.

Cette entrave n’a fait que retarder de quelques jours la réouverture qui était souhaitées par les autres syndicats. Elle marque en tout cas la constance de la CGT qui suit sa ligne quoi qu’il arrive : retraite à 60 ans (sauf pour ceux qui bénéficient déjà d’une retraite à un âge inférieur et qui doivent le conserver), semaine de travail à 32 heures pour tous, pas de reprise du travail s’il n’y a pas zéro risque pour la santé, financement de toutes ces mesures par les contribuables et les cotisants.

Les bobos hors du temps

Dans un « dîner en ville » virtuel, un interlocuteur met en doute le fait que 20% des électeurs français aient voté pour l’extrême gauche représentée par Jean-Luc Mélenchon lors du premier tour des élections présidentielles de 2017. Une fois raccroché, un rapide fact-checking permet de se remémorer les résultats de cette élection :

Premier tour 
M. Emmanuel MACRON, EN MARCHE ! 24,01 %
Mme Marine LE PEN, FRONT NATIONAL, 21,30 %
M. François FILLON, LES RÉPUBLICAINS, 20,01 %
M. Jean-Luc MELENCHON, LA FRANCE INSOUMISE, 19,58 %
M. Benoît HAMON, PARTI SOCIALISTE, 6,36 %
M. Nicolas DUPONT-AIGNAN, DEBOUT LA France, 4,70 %
M. Jean LASSALLE, RÉSISTONS ! 1,21 %
M. Philippe POUTOU, NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE, 1,09 %
M. François ASSELINEAU, UNION POPULAIRE RÉPUBLICAINE, 0,92 %
Mme Nathalie ARTHAUD, LUTTE OUVRIÈRE, 0,64 %
M. Jacques CHEMINADE, SOLIDARITÉ ET PROGRÈS, 0,18 %

Si l’on additionne les voix qui se sont portées sur Mélenchon, Poutou et Arthaud on obtient 21,31 % des suffrages pour l’extrême gauche et l’avenir radieux promis par ces candidats. Au marché ou dans les dîners en ville cela veut dire qu’une personne sur cinq autour de nous a voté pour les idées d’extrême gauche. C’est aussi la raison pour laquelle les émeutes sociales ont mis beaucoup de citoyens dans la rue tous les samedis de l’année 2019 et qu’en ces temps de pandémie tant de monde conteste les dirigeants, râle, réclame, corporatise, se plaint, se tourne vers l’Etat…

C’est l’une des spécificités françaises de long terme dont les origines, sans remonter à la révolution de 1789, ont été largement entretenues par toute une partie de l’intelligentsia du XXème siècle commentant avec gourmandise les « expériences » soviétique, maoïste, voire même Khmer rouge pour certains. C’est à cette aune que s’est forgée une partie de la nation française. Il en reste quelques traces. Cette multiplicité de candidats de gauche et d’extrême gauche a d’ailleurs peut-être permis d’éviter en 2017 l’élection d’un candidat d’extrême droite. La parcellisation de la gauche en 2017 aura absorbé des voix qui se seraient portées ailleurs s’il y avait eu un candidat commun de la gauche… Les élections présidentielles de 2022 seront la prochaine étape.

Il faut choisir M. Valls

Kiro/Le Canard Enchaîné (05/09/2018)

Manuel Valls, ex-ministre de l’intérieur de la République française, ex-premier ministre, ex-ennemi intime de Martine Aubry, ex-député élu en 2017 puis démissionnaire de l’assemblée nationale pour présenter sa candidature à la mairie de Barcelone, l’impétrant bénéficiant de la double nationalité franco-espagnole, ex-battu à plates coutures à ladite mairie, mais néanmoins élu conseiller municipal, produit des interviews dans la presse en ce premier trimestre pour faire savoir qu’il serait disponible pour servir République française, tout en précisant bien entendu qu’il n’est « candidat à rien ».

L’instabilité de ce garçon est tout de même étonnante. Après avoir démissionné de son mandat de député français en début de mandat, il envisagerait de démissionner de son poste de conseiller municipal espagnol de Barcelone, quelques mois après son élection, pour revenir servir Paris ; retour vers la République après un petit passage dans la Monarchie, mais que veut-il exactement ? Quelles sont ses véritables convictions ? Comment mieux illustrer l’incohérence de la double nationalité que par son comportement divaguant ? Sa proposition n’a d’ailleurs pas vraiment déclenché un enthousiasme populaire ni politique. Entre réformes et coronavirus la République a d’autres soucis que d’assurer les vieux jours de M. Valls. Non, le mieux est qu’il assume son mandat de conseiller municipal, pour lequel il a démissionné de l’assemblée nationale française, jusqu’à son terme en respectant l’engagement qu’il a pris devant les électeurs espagnols. On pourra éventuellement voir, ce terme venu, si la République a besoin de Manuel Valls.

Jack Lang, 80 ans, accroché à son rocher

Jack Lang, 80 ans, les cheveux noirs de teinture (sauf le bout de ses pattes où il laisse apparaître un peu de blanc…), ex-ministre socialiste, ex-député parachuté dans différentes circonscriptions, ex-conseiller municipal, toujours-beau-parleur maniéré, fidèle de la mémoire de François Mitterrand, chef de l’Institut du monde arabe (IMA) depuis déjà six ans sur la proposition de sa nomination par François Hollande, est renouvelé pour trois années à la tête de l’IMA. Le chef de cette institution est désigné par son conseil d’administration, où siègent nombre de représentants de pays arabes, sur proposition française.

Les bras nous en tombent devant une telle sclérose de cette institution. N’était-il pas possible de renouveler la gouvernance de ce musée plutôt que de désigner à sa tête pour la troisième fois une personnalité âgée qui certes n’a pas démérité mais que l’on aimerait voir prendre sa retraite désormais et laisser sa place aux générations suivantes. A quoi peut donc bien servir un Jack Lang à la tête de l’IMA ? Comment la France macroniste surfant sur le changement et la nouveauté a-t-elle pu proposer une telle candidature ? Sans doute parce que la bataille des courtisans en lice pour ce maroquin attisait tant de convoitises que le pouvoir a préféré opter pour l’immobilisme plutôt que de décider pour le changement. Comment l’intéressé ne réalise-t-il pas de lui-même l’incongruité de ce renouvellement ?

Grandeur d’âme de Martine Aubry

Ça y est, Martine Aubry, 69 ans, maire de Lille depuis plus de 18 ans, les cheveux noirs de teinture, fait don de son corps à la municipalité de Lille en se représentant à l’élection municipale pour la quatrième fois ce qui, si elle est élue, lui ferait donc 24 ans à l’hôtel de ville. C’est au moins 12 ans de trop ! Cela la mènerait jusqu’à 75 ans

Elle a largement dépassé l’âge légal de la retraire comme le futur âge pivot. Elle dépasse surtout les bornes de la décence. Comment n’arrive-t-elle pas à réaliser que, même si ses électeurs lui promettent une réélection, elle devrait passer la main à la nouvelle génération. On a du mal à réaliser les niveaux de nombrilisme et d’autosatisfaction qui peuvent amènent à une telle décision. Cela dépasse l’entendement, mais cela est, hélas, hélas, hélas !

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Ségolène Royal martyre de la République

Kiro, Le Canard Enchaîné (18/11/2018)

Une investigation journalistique met en doute l’engagement réel de Ségolène Royal, 66 ans, dans son poste d’ambassadrice des Pôles artique et antartique. La querelle en soi n’a guère d’intérêt, l’intéressée se défend comme elle peut et devrait pouvoir prouver la réalité de son travail si effectivement un travail est effectué.

Non, la vraie question est plutôt de comprendre pourquoi différents gouvernements, de droite comme de gauche, veulent absolument « recaser » Ségolène. En 2013, sa désignation comme administratrice-vice-présidente et porte-parole de la Banque publique d’investissement (BPI) avait déjà déclenché une franche poilade. Manifestement peu intéressée par le poste, elle l’avait quitté au bout d’un an pour se reclasser comme ministre de l’écologie. Début 2017, elle échoue à se faire nommer administratrice du Programme de développement des nations-unies (PNUD). On la dit partante pour rempiler comme ministre de l’écologie après la victoire Macron en 2017, mais le maroquin lui passe sous le nez. Lot de consolation : elle devient ambassadrice des pôles, poste bénévole, pour lequel elle est en train d’expliquer ce qu’elle fait.

Plus amusant est la façon dont elle se défend. Son compte Twitter déborde de messages outragés du genre :

« Pourquoi maintenant ? Ça dérange que je sois en tête des sondages ?! Ça dérange que je mène des combats contre le #glyphosate ?!! »

https://twitter.com/RoyalSegolene

Mais où a-t-elle vu qu’elle serait « en tête des sondages » ? Des sondages de quoi d’ailleurs ? Il se murmure qu’elle se verrait bien candidate de la gauche réunifiée pour les élections présidentielles de 2022. Si l’on ne sait pas bien quel est son emploi du temps d’ambassadrice bénévole, il y a au moins une activité pour laquelle elle n’aura pas à prouver son engagement : celle de la diffusion de tweets insignifiants, voire extrêmement désagréables à l’encontre du gouvernement actuel, son employeur.

Florilège :

Comme bien d’autres, Ségolène Royal a fait son temps. Elle a passé les 66 ans en septembre dernier, soit deux ans de plus que le futur « âge d’équilibre » contre lequel elle se bat. Dans un genre plutôt iconoclaste, elle n’a pas vraiment démérité. Une fois à la retraite, la République l’oubliera rapidement et c’est aussi bien ainsi. Mais qui pourra bien convaincre Ségolène de faire valoir ses droits la retraite ? Dans le régime actuel, passé 67 ans l’employeur peut mettre à la retraite d’office ses salariés.

Moustachu 1er

Philippe Martinez, chef de la CGT depuis 2015

Voici le patron depuis 2015 du syndicat ouvrier Confédération Générale du Travail, autrement dit la « CGT » très en pointe actuellement dans le conflit contre la réforme des retraites envisagée par le pouvoir en place. Il affiche une flamboyante moustache tombante, bien plus fournie que sa chevelure, et dont on se demande s’il la teint ou pas ? Quelques poils blancs apparaissent. Certes il est né en avril 1961 ce qui lui fait dans les 58 ans ; à cet âge, en principe, il devrait sans doute apparaître beaucoup plus poivre et sel. On peut en déduire avec une bonne probabilité que comme François Hollande il teint son système pileux mais a priori il le fait mieux et plus discrètement que l’ancien président de la République pour qui la question ne se posait même pas.

La teinte de cheveux semble être manie plutôt de gauche…

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Manuel Valls battu en Espagne

Manuel Valls, ex-politicien français ayant décidé d’aller tenter sa chance en Espagne dont il a gardé la nationalité, une fois naturalisé français, se présentait aux élections municipales, pour la ville de Barcelone, qui se déroulaient en même temps que le suffrage européen de dimanche dernier. Il arrive 4ème avec 13% des votes. Il ne sera pas maire de Barcelone cette fois-ci mais juste conseiller d’opposition au conseil municipal dirigé par les indépendantistes catalans. Pour cette tentative de reconversion ibérique, il avait démissionné de son poste de député français l’an dernier. Peut-être regrettera-t-il l’ancien râtelier ?

Lire aussi : Les ambiguïtés de la double nationalité & Valls dans Paris-Match plutôt qu’à l’assemblée nationale

« Jeunes Génération.s » et utopies

Cette affiche est placardée par le mouvement des jeunes du parti « Génération.s », fondé par Benoît Hamon en déshérence du PS après les élections présidentielles de 2017 où il a emporté 6,36% des suffrages sous la casquette socialiste. Au moins a-t-il la décence d’appeler à voter Macron contre Le Pen au deuxième tour (ce que n’ont pas fait nombre de partis de droite).

Cette affiche réclame des points surréalistes pour « changer la vie des jeunes » : études et vacances payées par le contribuable, salaire garanti par le même contribuable et fumette à la clé pour se détendre (il n’est pas précisé si les fumeurs pourront se faire rembourser leurs dépenses). C’est un programme qui ne dénote pas un sens des réalités très développé. Il ne précise pas comment seront financées ces mesures de changement. Il va quand même falloir que quelqu’un explique à cette jeunesse que pour le moment notre économie occidentale ne fonctionne pas tout à fait selon ces principes, même si en France les études sont quand même déjà majoritairement payées par la République…  

Durant sa campagne présidentielle Benoît Hamon avait déjà avancé l’idée du « revenu universel », défendue il est vrai par quelques économistes de qualité mais généralement abandonnée devant le mur du financement impossible à abattre. Chassée par la porte du premier tour, la voici revenue par la fenêtre.

Dans sa revue interne, Jeunes Génération.s explique que :

L’ambition du revenu universel doit être la disparition de la pauvreté en France et l’avènement d’un contre-modèle à une société qui exploite autant les individus que la planète. Il doit permettre de rebattre les cartes du monde du travail pour sortir des millions de travailleurs.es de la précarité.

L’objectif est noble, pas sûr que ces jeunes arrivent à le mettre en place entre deux pétards…

NB : La caractéristique la plus voyante de ce nouveau parti fut l’adoption de l’écriture dite « inclusive » (ou encore appelée « non sexiste ») consistant à utiliser une syntaxe destinée à assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes, notamment en n’appliquant plus la règle donnant préférence au masculin : on n’écrit plus « les étudiants » pour désigner les étudiants et les étudiantes, mais « les étudiant.e.s » ; plus quelques règles complémentaires comme de ne plus mettre de H majuscule à l’homme : on écrit « les droits de l’homme » et non plus « les droits de l’Homme ». Pour le moment cette nouvelle grammaire est fort peu utilisée, sauf par le parti « Générations.s » toujours à la recherche d’innovation.

Valls dans Paris-Match plutôt qu’à l’Assemblée nationale


Manuel Valls, ex-premier ministre français et actuel député, s’expose dans Paris-Match avec sa nouvelle fiancée. Il aurait l’intention de porter plainte contre le torchon parisiano-pipole. Il n’a pas toujours été opposé à Paris Match et on se souvient de ces images gnan-gnan de 2013 avec une ancienne fiancée, validées à l’époque par l’impétrant :

Le garçon bénéficie d’une double nationalité française et espagnole. Il serait intéressé par la mairie de Barcelone où il passe beaucoup de temps. S’il bossait un peu plus à Paris dans son job à l’Assemblée nationale, pour lequel il est correctement payé par les contribuables nationaux, plutôt qu’à faire le dindon en Rayban à Barcelone il prendrait moins de risque d’être la cible de la presse de caniveau. Ces comportements de midinettes tuent la politique et la pensée. Au boulot M. Valls, et au boulot à Paris pour le moment !

Lire aussi : Les ambiguïtés de la double nationalité

Des forbans indécents


Jean-Clause Mailly, 65 ans, était chef du syndicat Force Ouvrière (FO) jusqu’à hier. Cette institution à tendance trotskyste a été créée après la deuxième guerre mondiale avec des financements américains qui voulaient ériger des contre-pouvoirs face à la CGT de conviction stalinienne à l’époque. Dans l’histoire plus récente, FO s’est rendue célèbre du temps de son ancien chef, Marc Blondel, qui faisait payer son chauffeur par à un emploi fictif de… la mairie de Paris alors dirigée par les conservateurs Jacques Chirac et Alain Juppé qui ont été condamnés pour ça. M. Mailly a fait son boulot de chef-syndicaliste durant une dizaine d’années et s’est retiré hier. Son successeur a commencé son mandat avec un discours dans lequel il écorche la modération de son prédécesseur. Dans l’heure qui suit Jean-Claude Mailly diffusa son tweet vengeur.

Cet évènement en soi n’a guère d’importance et M. Mailly comme son successeur disparaîtront rapidement dans les poubelles de l’Histoire, mais on reste toujours surpris par l’ego surdimensionné de ces personnages qui se croient essentiels, veulent défendre leur œuvre par des plaidoyers pro domo qui n’intéressent pas grand monde. On en voit qui écrivent des livres d’autojustification, nous font perdre notre temps sur les plateaux télévisés pour défendre leurs œuvres et tenter de faire croire qu’ils furent innovants et révolutionnaires, mais surtout qu’ils ont défendus l’intérêt de leurs adhérents avant leurs petites affaires idéologiques.

M. Mailly aurait été plus inspiré de laisser le temps faire son œuvre qui seul permettra de trancher quelle ligne syndicale sera la plus efficace au regard des objectifs. Les injures sur les médias à l’encontre de son successeur relèvent du règlement de comptes clanique franchouillard et n’est pas à la hauteur de la fonction de chef d’une centrale syndicale. Jean-Claude Mailly n’est plus en poste, le mieux qu’il ait à faire est de se taire et de passer à autre chose. Il se dit d’ailleurs qu’il serait nommé au Comité économique et social européen, un machin communautaire qui réunit les représentants des organisations patronales et syndicales de l’Union européenne. Il a décidément du mal à raccrocher ce garçon.