Duclos à Malakoff

Duclos_MalakoffLa bonne vieille ville de Malakoff affiche fièrement son gymnase Jacques Duclos ! Rappelons pour les plus jeunes que Duclos fut un communiste invétéré, responsable du parti clandestin en France durant l’occupation alors que son patron Maurice Thorez, déserteur de l’armée française avait fui à Moscou. Elu de 1926 à sa mort en 1975, avec quelques éclipses, il a été de tous les combats du communisme français : blessé à Verdun durant la première guerre mondiale, soutien du pacte germano-soviétique en 1939, fuite en Suisse et déchéance de son mandat suite au refus de désavouer le pacte précité, fidélité jamais démentie à Staline, appui aux républicains espagnols, se fait soigner à Moscou, soutien l’URSS qui réprime en 1956 l’insurrection hongroise et en 1968 le printemps de Prague, membre actif du mouvement communiste international, éditorialiste à l’Humanité, opposant aux guerres coloniales françaises, à la déstanilisation, on en passe et de meilleurs !

Il ne doit pas avoir beaucoup de lieux ou de monuments célébrant son nom. Le gymnase de Malakoff est discret.

Pellerin vs. Filippetti

A l’occasion du remplacement comme ministre de la culture d’Aurélie Filippetti par Fleur Pellerin la presse rappelle aimablement que la première avait fait un psychodrame auprès du premier ministre lors du festival de Cannes pour empêcher la seconde de monter les marches avec elle et ainsi de partager (voire lui voler) la vedette.
C’est sans doute vrai mais surprenant, Aurélie donnait plutôt l’image d’un ministre qui faisait son boulot sans trop barguigner ni faire de grandes envolées lyriques sur les plateaux télévisés. Elle avait notamment arrêté sans discuter un certain nombre de projets publics culturels qui avaient été lancés lors du quinquennat précédent sans financement si ce n’est de la dette supplémentaire.
Elle n’a pas voulu poursuivre avec un gouvernement appliquant une politique sociale-démocrate. On ne va pas « s’excuser d’être de gauche » a-t-elle écrit au président pour expliquer sa démarche. Elle penchait donc plutôt du côté des dépensiers mais au moins appliquait- elle les instructions lorsqu’elle était ministre !

Milices sauvages

Les extrémistes sunnites de l’Etat Islamique en Irak et au Levant continuent avec constance à déployer toute la barbarie dont seuls ceux qui se croient chargés d’une mission divine sont capables. Egorgements de journalistes sur YouTube, massacres de soldats syriens, exécutions de musulmans chiites ou de chrétiens refusant de se convertir. Bref, c’est la Saint-Barthélemy sur l’Euphrate !
Comble d’ironie, voici maintenant le régime syrien honni par l’Occident qui se tourne vers les Etats-Unis pour demander de l’aide dans la lutte contre ces milices sauvages. C’est… désespérant.

Compétence

Depuis la nomination comme ministre de l’économie du jeune et libéral Emmanuel Macron, les idéologues de tous bords se déchaînent à son encontre, de la gauche du parti socialiste au pouvoir au Front national, en passant évidemment par la droite républicaine qui critique tout ce qui vient d’en face, chacun y va de son tweet ou de ses petites phrases amères sur les plateaux. Seule une petite frange de la population se dit qu’avec ce nouveau gouvernement, et ce ministre en particulier, on a juste fait appel à l’intelligence et à la compétence plutôt qu’aux habituels querelles de chapelle !

Délinquance et chantage

Lavrilleux, le garçon qui était directeur de quelque chose à l’UMP et sous-chef d’autre chose dans la campagne électorale de Sarkozy, a avoué il y a deux ou trois mois avoir fait passer une dizaine de millions d’euros de fausses factures de communication de la campagne sur la caisse de l’UMP pour éviter de dépasser la limite légale des dépenses de campagne. Bien, la veille de ses aveux pitoyables, sur un plateau de télévision bien entendu, il avait été élu député européen (on envoie vraiment les meilleurs à Bruxelles…). Une information judiciaire est ouverte dans cette affaire. Il semble qu’une procédure d’exclusion de l’UMP soit en cours contre lui, c’est bien le moins, et cela énerve le garçon qui se répand en menaces, toujours dans la presse, en affirmant dans Le Parisien : « Pour le moment je me tais. Mais si on m’exclut de ce parti auquel j’appartiens depuis vingt-cinq ans, alors je reprendrai ma liberté de parole et je parlerai ». Continuer la lecture de « Délinquance et chantage »

Le boxon au Moyen-Orient

Les barbus de l’Etat Islamique en Irak et au Levant et la barbarie religieuse qu’ils véhiculent au Moyen-Orient effraient la planète. L’occident envisage plus ou moins une alliance informelle de circonstance avec la régime syrien pour taper contre les extrémistes religieux réfugiés en Syrie… Les ennemis de mes ennemis sont mes amis, au moins pour un moment !
Les forces aériennes émiraties ont bombardé des extrémistes en Lybie, avec l’aide de l’Egypte, dont on ne sait pas bien s’ils étaient affiliés ou non à l’Etat Islamique mais qui en tout cas font preuve grosso-modo de la même régression.
Les Etats-Unis bombardent l’Irak, la France livre des armes « sophistiquées » aux milices kurdes pour qu’elles se défendent, bref le Moyen-Orient continue à s’enfoncer dans la violence et l’aberration. Cette affaire n’est pas terminée…

L’Ecosse

L’Ecosse s’apprête à se prononcer par référendum sur son indépendance versus son maintien dans la couronne britannique. Evidemment les écossais ruminent une haine ancestrale contre les anglais qui les ont durement colonisés et n’arrivent pas à s’en défaire, alors ils cherchent à se défaire de l’Angleterre. Ce serait évidemment une aberration sociale et économique pour les deux parties, un non-sens politique digne de la création du Kosovo, mais le cœur des écossais penche semble-t-il vers l’indépendance.

Intéressant le cas écossais, car si indépendance il y a il faudra régler quelques petits problèmes comme celui de la devise à utiliser, du partage des dettes publiques, de l’adhésion à l’Union européenne de la nouvelle entité crée, sans parler du sort du château royal de Balmoral. Après tout un partage comparable a été fait lors de l’éclatement de l’Union soviétique, c’est juste de la technique et de la négociation. Continuer la lecture de « L’Ecosse »

Loi sur le logement

Etonnant : le Loi sur le logement initiée par la ministre écologiste Duflot (dite Loi Alur), à peine votée est actuellement détricotée, par le même pouvoir qui l’a mise en place, après le départ de cette ministre du gouvernement. Effectivement cela ne fait pas très professionnel. Pourquoi l’avoir laissé faire s’il fallait aussitôt défaire ? Ca ressemble au bouclier fiscal renforcé au début du quinquennat Sarkozy puis défait avant son départ en 2012. Du travail d’amateur et beaucoup de temps perdu.

Israël contre Palestine

C’est un rituel, après chaque guerre biannuelle entre Israël et la Palestine (voir le Liban) l’ONU se met en quête d’identifier qui a commis des crimes de guerre. Et à chaque fois les conclusions sont cinglantes pour les deux parties : massacre de civils, utilisation de boucliers humains, disproportion dans le nombre des victimes et des moyens utilisés, exécution de collaborateurs, etc. Donc, l’ONU enquête !

Il n’y a pas même de cessez-le-feu et encore moins d’accord de paix signé, mais l’ONU enquête. Elle a environ deux ans avant la prochaine guerre pour remettre son rapport, ce qui d’ailleurs déclenche à chaque fois une guerre des mots à la tribune de New-York, puisque comme il se doit il est contesté.

Indépendance de l’Ecosse

L’Ecosse s’apprête à se prononcer par référendum sur son indépendance versus son maintien dans la couronne britannique. Evidemment les écossais ruminent une haine ancestrale contre les anglais qui les ont durement colonisés et n’arrivent pas à s’en défaire, alors ils cherchent à se défaire de l’Angleterre. Ce serait évidemment une aberration sociale et économique pour les deux parties, un non-sens politique digne de la création du Kosovo, mais le cœur des écossais penche semble-t-il vers l’indépendance.

Intéressant le cas écossais, car si indépendance il y a il faudra régler quelques petits problèmes comme celui de la devise à utiliser, du partage des dettes publiques, de l’adhésion à l’Union européenne de la nouvelle entité crée, sans parler du sort du château royal de Balmoral. Après tout un partage comparable a été fait lors de l’éclatement de l’Union soviétique, c’est juste de la technique et de la négociation. Continuer la lecture de « Indépendance de l’Ecosse »

Les archéos

Un nouveau gouvernement en France affiche sa politique économique sociale-libérale pour sortir le pays de sa croissance zéro. Evidemment cela perturbe le militant socialiste et nombre d’élus de ce parti. La droite aussi est troublée car elle ne peut plus critiquer la méthode alors elle avance des arguments de café de commerce : on va économiser 100 milliards et non 50 comme les socialistes (alors qu’on ne sait déjà pas bien où on va trouver les 50), il n’y a pas de résultats, etc.

La vérité c’est qu’en principe sur le programme économique avancé la République aurait dû trouver une coalition gauche-droite pour la mettre en œuvre, mais nous sommes en France et les archaïsmes et intérêts de basse politique prédominent sur l’intérêt général. Alors les uns essayent de mettre en place ce que les autres s’évertuent à saboter. Continuer la lecture de « Les archéos »

Des idéologies d’un autre âge

Il y a d’anciens militaires français qui se battent avec les rebelles ukrainiens pro-russes contre l’armée officielle ukrainienne.
Il y a des gamins français de banlieue qui font la guerre dite sainte aux cotés des extrémistes musulmans au Moyen-Orient.
Mais quel désespoir ou quel lavage de cerveau peut-il bien pousser tous ces gens à se battre pour ces idéologies d’un autre âge ?

Juppé-le-raide

Juppé-le-raide-comme-un-passe-lacets, informe ses concitoyens qu’il se présentera aux élections primaires pour les présidentielles. Ce garçon est vieux, repris de justice pour délinquance financière et il ne fait pas rêver l’électrice. Mais dans le champ de ruines qu’est la droite, il surnage comme un homme intelligent, moins ambitieux que les plus jeunes, avec de l’expérience politique (pas en économie hélas, il n’a jamais mis les pieds dans une entreprise), alors il fait plutôt bonne figure.

Cet évènement est de peu d’importance à ce stade, par contre, il démontre à nouveau par l’absurde l’erreur politique majeure commise par la présidence Chirac de passer d’un septennat au quinquennat. Nous le voyons, nous sommes à 2 ans et demi du prochain scrutin présidentiel et déjà la politicaille n’est préoccupé que par cette échéance, et cela va aller en s’aggravant… Pendant ce temps, elle ne s’occupe pas du reste.

Psychodrame franchouillard

Psychodrame franchouillard un peu pathétique, bataille de coqs dans une basse-cour, le gouvernement est démissionné par son chef après moins de six mois d’existence pour cause de rébellion de certains de ses membres, les ayatollahs de la dépense publique. Le pays n’avait vraiment pas besoin d’un tel épisode qui va tout bloquer durant quelques semaines.

Conflit d’égos surdimensionnés : le chef pense qu’il faut lancer le pays dans une gestion de ses finances publiques qui va progressivement (et très lentement) faire baisser le déficit légèrement, puis, ultérieurement celui de la dette et des produits financiers payés à nos créanciers ; certains de ses collaborateurs pensent que le risque de déflation dans lequel s’enfoncent la France et l’Europe mérite que l’on continue à dépenser plus d’argent public que nous n’en gagnons pour relancer l’économie.

C’est un éternel débat qui dure depuis 40 ans (le dernier budget en équilibre date de 1974). Cette position serait à la recevable si la France avait démontré dans son histoire qu’elle était capable en période de vaches grasses d’ajuster ses dépenses sur ses recettes, las, cela ne fut jamais le cas et quelque fut la conjoncture, bonne ou mauvaise, les élus et responsables de la République ont continué à dépenser plus que de raison.

La République en est arrivée au point où il faut réduire les dépenses, quoi que cela coûte. Il n’est plus possible de reculer l’amélioration de la gestion des finances publiques. L’irresponsabilité des gouvernants et leur gestion financière calamiteuse depuis 40 ans nous ont menés au bord du précipice et il faut maintenant reculer sous peine de sombrer.

Tout cet argent emprunté n’a globalement pas été dépensé pour rien puisque la nation en a profité d’une manière ou d’une autre : subventions, prestations sociales, services et fonction publiques, etc. Mais il faut désormais ajuster les dépenses aux recettes.

Les ayatollahs de la dépense publique crient à l’austérité avec fracas et annoncent le déluge. Il ne faut tout de même rien exagérer… Le programme d’économies publiques proposé est de 50 milliards d’euros sur 3 ans, soit 17 milliards en moins sur ce qu’auraient été les budgets 2015, 2016 et 2017 si on leur avait laissé courir leur pente naturelle. L’effort total est à répartir sur les 3 années entre l’Etat (18 Mds), les collectivités territoriales (11 Mds), l’assurance maladie (10 Mds) et les prestations sociales (11 Mds).

En gros les dépenses annuelles de l’Etat au sens strict du terme sont de 300 Mds, économiser 18 Mds sur 3 ans soit 6 par an, revient à économiser 2% des dépenses. Les dépenses des collectivités sont aux alentours de 230 Mds, l’économie annuelle demandée est de 1,6%, etc. Cela doit pouvoir être réalisé pour peu que nos élus et dirigeants se regardent un peu moins le nombril et fassent un peu plu de pédagogie. Evidemment cela serait mieux de ne pas avoir à faire ces efforts maintenant, mais telle la cigale, la République a tiré toutes ses munitions.

Festival Rock en Seine – 2014/08/22>24 – Paris Parc de Saint-Cloud

Vendredi 22 août 2014

Artic Monkeys

Revoilà les Artic Monkey pour la première soirée de l’édition 2014 de Rock en Seine. C’est le groupe qu’il faut pour terminer en beauté cette journée de lancement et insuffler au festival l’énergie du succès. Les beaux gosses de Sheffield font du travail de précision et délivrent le rock urgent d’un Clash ressuscité. Outre ses déhanchements torrides, Alex Turner est un redoutable auteur-guitariste-chanteur dont la voix porte sur les grandes foules avec des mots simples et sociaux, et un charisme qui fait frémir les jeunes filles.

De vrais professionnels du rock qui enflamment un stade en moins de temps qu’il n’en faut pour gominer une mèche rebelle ! Ils n’ont pas déçu.

Setlist : 1. Do I Wanna Know?/ 2. Brianstorm/ 3. Dancing Shoes (With « Money Maker » by The Black Keys snippet)/ 4. Arabella (Extended)/ 5. Don’t Sit Down ‘Cause I’ve Moved Your Chair/ 6. Teddy Picker/ 7. Crying Lightning/ 8. Knee Socks (Extended outro)/ 9. My Propeller/ 10. I Bet You Look Good on the Dancefloor/ 11. Library Pictures/ 12. Old Yellow Bricks/ 13. One for the Road (Extended Intro)/ 14. No. 1 Party Anthem/ 15. Why’d You Only Call Me When You’re High? (Extended Intro)/ 16. Fluorescent Adolescent/ 17. I Wanna Be Yours (Extended outro)
Encore : 18. Snap Out of It (Extended Intro)/ 19. When the Sun Goes Down (2014 debut)/ 20. R U Mine? (Extended outro)

Artic Monkey -> Les Photos de Roberto

Samedi 23 août 2014

The Ghost Of A Saber Tooth Tiger

Alliance inattendue entre Sean Lennon (le fiston musicien), guitariste-chanteur et Charlotte quelque chose, ex-mannequin recyclée à la basse. Les deux tourtereaux produisent un rock psychédélique du meilleur effet. Sean a la tête de son père quand il chantait peace & love dans un lit avec Yoko, cheveux longs et barbe au vent. Il se révèle un guitariste de talent et un compositeur inspiré.

The Ghost Of A Saber Tooth Tiger -> Les photos de Roberto

Portishead

Ce show de Third nous l’avons tous vu déjà trois ou quatre fois mais à chaque apparition de Beth et ses garçons c’est toujours le même coup de poignard dans le cœur infligé par ce groupe d’exception qui diffuse sa sinistrose avec parcimonie sur la scène rock et via ses disques plutôt rares, trois à ce jour en vingt années de carrière.

Le charisme de sa chanteuse Beth Gibbons est pour beaucoup dans le succès de Portishead et elle porte le projet musical de ce groupe avec une sensibilité à fleur de peau. Sa voix fluette n’est que douleur et si émotion et musique peuvent rimer, l’expérience d’un concert de Portishead (le nom d’une petite ville britannique du Somerset près de Bristol) en apporte la preuve convaincante.

Bercés au courant trip-hop de Bristol (Massive Attack, Morcheeba, Tricky…) ces musiciens en déclinent une version bouleversante et subtile. Ce soir Beth ne quittera pas sa parka kaki à capuche dans la froidure de la soirée, accrochée à son micro, tendue vers la foule qui boit littéralement ses mots de souffrance. Très sérieusement encadrée par les musiciens d’immense talent dont Geoff Barrow, claviers et machines, l’un des fondateurs du groupe, et Adrian Utley, arrivé plus tard, un immense guitariste qui prouvera encore ce soir son talent.

La set-list est classique, le groupe n’a que trois disques et donc pas un choix infini de chansons. Elles dégagent toutes l’âme des Portishead : un mix d’électronique et d’émotion. La froideur des machines juxtaposée à l’humanité de la voix de la chanteuse.

Ce soir Portishead a une nouvelle fois submergé des spectateurs déjà conquis, dont le chroniqueur collé au premier rang sous la grande scène.

Setlist : 1. Silence/ 2. Mysterons/ 3. The Rip/ 4. Sour Times/ 5. Cowboys/ 6. Wandering Star/ 7. Machine Gun/ 8. Over/ 9. Glory Box/ 10. Chase the Tear/ 11. Threads/ Encore : 12. Roads/ 13. We Carry On

Portishead -> Les photos de Roberto

Dimanche 25 août 2013

Selah Sue

Une magnifique découverte que cette chanteuse belge, soul et bluesy, à la voix incroyable et entraînante. La Miss déborde d’enthousiasme et affiche un sourire ravageur, il faut la voir et l’entendre rapper en talons hauts sur Raggamuffin, un must plutôt décapant. Compositrice de talent, coiffée d’une choucroute blonde, elle renverse la table d’une vague de fraîcheur. Cette Billy Holiday blanche chante avec un naturel désarmant, joue de la guitare avec encore plus de spontanéité. Le plus incroyable est qu’elle soit née à Louvain et non pas dans les champs de coton de l’Alabama…

Lana del Rey

Attendue comme l’héroïne toutes catégories de la soirée Lana del Rey fait une entrée magistrale en talons aiguille et petite jupette rose avec gros nœud dans le dos. Américaine jusqu’au bout des ongles, une longue dégoulinade de cheveux bruns sur les épaules, qu’elle passe beaucoup de temps à recoiffer, un visage froid comme sa musique, une voix puissante comme son marketing, mais pas beaucoup de feeling. On a un peu l’impression d’une cannette de Coca-Cola : sucrée, cool et pétillante, mais vite oubliée.

A la fin du show elle descend dans l’arène communiquer avec ses fans qui sont nombreux et plutôt jeunes, selfies en rafale, l’un d’eux lui tend une clope dont elle marquera le filtre de ses lèvres roses. Elle fait le job, ses musiciens se fatiguent et quittent la scène avant qu’elle n’y soit remontée.

Queens of the Stone Age

Les papes du hard-rock blueseux font le final du festival mais fatiguent le chroniqueur qui les abandonne à leur sort au bout de vingt minutes
120 000 spectateurs sur cinq scènes réparties sur le parc de Saint-Cloud, peu de pluie, pour sa douzième édition le festival rock parisien affiche un succès complet.

Portishead – 2014/08/23 – Paris Parc de Saint-Cloud

Ce show de Third nous l’avons tous vu déjà trois ou quatre fois mais à chaque apparition de Beth et ses garçons c’est toujours le même coup de poignard dans le cœur infligé par ce groupe d’exception qui diffuse sa sinistrose avec parcimonie sur la scène rock et via ses disques plutôt rares, trois à ce jour en vingt années de carrière.

Le charisme de sa chanteuse Beth Gibbons est pour beaucoup dans le succès de Portishead et elle porte le projet musical de ce groupe avec une sensibilité à fleur de peau. Sa voix fluette n’est que douleur et si  émotion et musique peuvent rimer, l’expérience d’un concert de Portishead (le nom d’une petite ville britannique du Somerset près de Bristol) en apporte la preuve convaincante.

Bercés au courant trip-hop de Bristol (Massive Attack, Morcheeba, Tricky…) ces musiciens en déclinent une version bouleversante et subtile. Ce soir Beth ne quittera pas sa parka kaki à capuche dans la froidure de la soirée, accrochée à son micro, tendue vers la foule qui boit littéralement ses mots de souffrance. Très sérieusement encadrée par les musiciens d’immense talent dont Geoff Barrow, claviers et machines, l’un des fondateurs du groupe, et Adrian Utley, arrivé plus tard, un immense guitariste qui prouvera encore ce soir son talent.

La set-list est classique, le groupe n’a que trois disques et donc pas un choix infini de chansons. Elles dégagent toutes l’âme des Portishead : un mix d’électronique et d’émotion. La froideur des machines juxtaposée à l’humanité de la voix de la chanteuse.

Ce soir Portishead a une nouvelle fois submergé des spectateurs déjà conquis, dont le chroniqueur collé au premier rang sous la grande scène.

Setlist : 1. Silence/ 2. Mysterons/ 3. The Rip/ 4. Sour Times/ 5. Cowboys/ 6. Wandering Star/ 7. Machine Gun/ 8. Over/ 9. Glory Box/ 10. Chase the Tear/ 11. Threads/ Encore : 12. Roads/ 13. We Carry On

« Nous aimons la mort comme vous aimez la vie ! »

Les barbus irakiens égorgent et décapitent un journaliste américain en filmant et diffusant l’exécution sur YouTube. En parallèle ils continuent à massacrer ou chasser tout être humain non musulman-sunnite des territoires qu’ils ont conquis. C’est la Saint-Barthélemy dans le désert, retour à un autre âge sous l’égide de Dieu. Souvenons-nous de Ben Laden qui disait : « nous aimons la mort comme vous aimez la vie ! »

Avec beaucoup de retard, l’islam sunnite applique une barbarie qui hélas a marqué toutes les religions dans leur histoire. Les catholiques ne sont pas les derniers à avoir empalé, torturé, martyrisé les opposants à l’idéologie de Rome, simplement c’était il y a des siècles et on pensait que la raison l’avait désormais emporté sur la religion. Ce n’est hélas pas le cas comme le confirment les évènements actuels !

Pauvre François Hollande

Pauvre François Hollande ! Alors qu’il applique consciencieusement les principes de l’économie de l’offre vantés par les éditorialistes de Valeurs Actuelles et du FigMag, il est honni par le député socialiste ronchon et Mme. Michu grognon, réunis pour critiquer la politique d’un gouvernement qu’ils n’ont pas élu pour ça. Les économistes mondains et de plateaux télévisés ne critiquent pas trop la méthode, c’est celle qu’ils préconisent, alors ils font haro sur l’absence de résultats sur le chômage (qui s’accroît) et la croissance (stable à 0%).

Bien entendu si résultats il doit y avoir il est hors de question de les attendre avant 18 ou 24 mois donc ce n’est pas la peine de s’exciter pour le moment.

En attendant les parangons du déficit keynésien, les diafoirus de l’économie de la demande, député frondeurs et autres ministres chagrins font assaut de démagogie en prônant le retour à la dépense à tout va, seule méthode pour assurer la réélection de ceux qui sont élus.

Les mauvaises décisions d’un Chirac benêt

On ne dira jamais assez tout le mal généré durablement par la réforme constitutionnelle du quinquennat voulue par le régime Chirac en 2000. Ce ne fut qu’un des innombrables retournements de veste de l’impétrant, mais ce fut certainement le plus nuisible. Manipulé à l’époque par Giscard dit d’Estaing qui a poussé à cette réforme, sans doute juste pour nuire à Chirac son ennemi de toujours, quasiment sans pouvoir puisqu’en période de cohabitation socialiste (suite à sa désastreuse décision de dissoudre l’assemblée nationale) avec Jospin premier ministre qui était en faveur du quinquennat, le président de la République voyait le moment où cette réforme pouvait lui être imposée par le parlement ; plutôt que de se battre contre le quinquennat comme il l’avait fait depuis des décennies, il cède et organise un référendum histoire d’en tirer le bénéfice. Approuvé à 73% des électeurs, Chirac empoche la gloriole de cet éphémère succès électoral et transforme la République en plateau télé où l’élection présidentielle devient l’émission préférée de télé-réalité qui ne s’arrête jamais, sauf peut-être durant les 12 mois qui suivent immédiatement l’élection. Ce fut une mauvaise action !