Ca flingue en Corse

Un énième règlement de compte à l’aéroport de Bastia laisse sur le carreau un mort et un blessé grave dans un état désespéré. Le premier venait de terminer une peine de quatre années de prison pour préparation d’un meurtre d’un parrain local. Il était baptisé du sympathique surnom de « Tony le Boucher ». Le second était en permission avant de réintégrer sa prison où il avait été condamné dans la même affaire que son camarade. On ne connaît pas les détails ni les commanditaires de cette nouvelle tuerie corse, mais le cv des protagonistes et le mode opératoire de leur assassinat laissent penser que l’on est au cœur d’une affaire mafieuse insulaire comme il y en a si régulièrement.

La puissance publique, et encore moins le pouvoir ni la population corses, n’ont su endiguer cette violence endémique. Cela pose le problème général d’un « peuple » qui n’a pas su maîtriser la violence primaire de ses membres et encore moins faire sortir son économie des mains des clans mafieux. Cela en tout cas réduit significativement la crédibilité des partis indépendantistes qui ont su parfois employer cette violence à leur profit quitte à copiner avec les mafieux.

Pas sûr qu’ils n’arrivent mieux à régler ce problème une fois l’indépendance acquise !

Les iles françaises en route vers l’indépendance

Après avoir élu trois députés « nationalistes » en juillet dernier la Corse poursuit sa route vers l’indépendance en donnant un succès électoral aux partis indépendantistes. Comme dans d’autres iles françaises, la population corse veut s’émanciper de la tutelle française qu’elle estime « coloniale ». Les antillais, les polynésiens, les réunionnais et autres guyanais partagent avec les corses le même rejet de la France, plus ou moins conscient, mais toujours exprimé de façon assez clair dans leurs actes et façons d’être. Ils ont tous également la certitude qu’ils pourront mieux vivre loin de la France, quitte à continuer à en recevoir des subsides de ses contribuables.

Le temps n’a rien fait pour inverser ce courant. Les poussées de violence politique sont régulières et inquiétantes dans ces confettis de l’Empire, certains territoires sont de plus la proie de clans mafieux qui font parler les armes pour préserver leurs intérêts économiques, la Corse étant un modèle du genre. Faut-il chercher à garder contre leur gré des populations qui veulent s’éloigner ? Sans doute pas, ce n’est l’intérêt de personne. Il faut plutôt essayer d’accompagner doucement ces populations à prendre leurs responsabilités, à transformer en acte émancipateur le ressentiment qu’elles vouent à l’hexagone.

La Nouvelle-Calédonie va y arriver, la Corse en prend le chemin, les Antilles, la Guyane et la Réunion suivront si les choses se passent bien. Et il faut faire qu’elles se passent bien. Le référendum d’indépendance prévu en Nouvelle-Calédonie en 2018 sera une étape clé à cet égard.

Evidemment, une fois l’indépendance acquise par ces iles rebelles, le risque existe que d’autres régions, cette fois-ci métropolitaines, veuillent aussi prendre la poudre d’escampette. Il faudra faire preuve de doigté politique pour que l’hexagone reste… hexagonal, mais lutter pour garder au sein de la République des populations dont la tendance naturelle les porte vers l’émancipation est une bataille perdue d’avance dans laquelle il n’y a que des coups à prendre et des coûts à charger aux contribuables.

Une arriviste aux dents longues

Virginie Calmels, ex-chef d’une société de production d’émissions parmi les plus abrutissantes de la télévision française, entre autres : Secret Story, Star Academy, La Ferme Célébrités, s’était récemment recyclée en adjointe du maire de Bordeaux avec sans doute l’idée de lui succéder le moment venu. Elle avait d’ailleurs soutenu ledit maire, Alain Juppé, 72 ans, lors de sa candidature à l’élection présidentielle en 2017, puis rallié François Fillon après qu’il gagna l’élection primaire conservatrice, et vient maintenant de rallier Laurent Wauquiez, chantre d’une droite identitaire plutôt spécialisé dans les slogans que dans la réflexion et pas forcément compatible avec le « jupéisme » si tant est qu’existe un tel courant de pensée.

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On peut dire que Mme. Calmels est plutôt flexible dans ses convictions et manifeste une forte capacité d’adaptation pour réaliser ses ambitions que l’on ne connaît pas précisément d’ailleurs. Il n’est pas sûr qu’elle réussisse à succéder à son mentor bordelais ; il n’est pas évident qu’elle n’eut pas mieux réussi dans le pouvoir économique en restant dans l’entreprise plutôt que de vouloir mordre sur les plates-bandes politiques. Mais l’attrait des plateaux télévisés et l’illusion des ors des palais du pouvoir ont été plus forts que la raison. A force de tourner comme une pirouette elle risque de se brûler les ailes. La République s’en remettra, elle aussi sans doute.

Un dirigeant socialiste en fin de parcours

Gérard Filoche, 71 ans, ancien militant trotskiste reconverti en frondeur socialiste dans les années 2000 a publié un tweet sur son compte représentant le président de la République française grimé en nazi (la croix gammée sur son brassard étant remplacée par le sigle du dollar) et laissant planer l’idée qu’il est associé avec des lobbyistes de confession juive.

Aussitôt publié aussitôt retiré quand l’impétrant s’est rendu compte que ce montage avait été confectionné par des groupes extrémistes, mais ce fut trop tard et ce « retweet » de M. Filoche a été largement commenté et lui vaut une exclusion de parti socialiste malgré ses plates excuses publiques.

Tout ceci relève de la tempête dans un verre d’eau et n’a guère d’importance, il suffit de traiter ce non-évènement par l’indifférence, s’agissant d’un homme âgé qui devrait d’ailleurs s’être retiré de la vie politique depuis déjà longtemps. Le plus frappant dans cette petite histoire est la constance de ces hommes publics à perdre leur temps sur leurs comptes Tweeter où ils publient tout et n’importe quoi. On dirait que la perspective d’envoyer dans la nature des messages de 140 signes génère une excitation pavlovienne qui décérèbre immédiatement le titulaire du compte.

Les seuls qui lisent ces messages insignifiants sont des journalistes qui s’empressent de les relayer dès que l’amorce d’une polémique susceptible de faire vendre leurs papiers s’annonce à l’horizon. Tous les hommes et femmes se disant « politiques » se sont plus ou moins déjà fait prendre les doigts dans la porte. Croyez-vous que cela leur servit de leçon ? L’affaire Filoche montre avec éclat que ce n’est pas le cas !

M. Filoche n’est pas content et conteste son exclusion devant la commission des litiges de son parti. Encore beaucoup de temps perdu pour pas grand-chose pour un parti à la dérive. Ce garçon sera oublié sous peu, il est peu probable qu’il ne soit jamais réélu à quoi que ce soit désormais, le mieux pour lui est maintenant de tirer sa révérence et de goûter les joies d’une retraite bien méritée après des décennies d’engagement politique qui l’ont beaucoup usé.

Le retour des combattants religieux dans leurs pays d’origine

Au fur et à mesure de la chute des villes tenues par le groupe Etat Islamique en Irak et en Syrie, certains des occidentaux venus se battre aux cotés des extrémistes religieux locaux sont tués au cours des combats, le plus souvent, fait prisonniers, parfois. Compte tenu de la violence des batailles il semble qu’il y ait peu de survivants mais, lorsque des troupes gouvernementales irakiennes ou syriennes, ou des milices diverses et variées font des prisonniers non irakiens ni syriens, se pose le problème du sort à leur réserver, d’autant plus que nombre d’entre eux ont fait le voyage du djihad avec femmes et enfants, voire ont fait des enfants durant leur séjour. Certains de ces rejetons semblent d’ailleurs avoir été élevés avec les habitudes locales et il existe quelques vidéos du groupe Etat Islamique et affidés montrant des gamins exécutant des prisonniers.

Au regard du droit international si un citoyen, français par exemple, a commis des actes répréhensibles dans un pays tiers, il devra rendre des comptes à la justice de ce pays quitte à ce que la France l’aide dans son parcours judiciaire, voire cherche à le rapatrier en France pour lui faire exécuter dans la mère patrie tout ou partie de la peine à laquelle il aura été condamné. Selon les cas de figure il y a, ou pas, des accords de coopération judiciaire entre les Etats, dans la mesure où il reste encore des Etats…

Avec les extrémistes islamistes partis soutenir une insurrection religieuse dans un pays étranger, nous nous trouvons sans doute dans une situation inédite. Une partie de ces personnes ont de plus fomenté, voire exécuté, depuis leur exil des attentats dans les capitales européennes tuant des dizaines de leurs concitoyens.

Certaines rumeurs dans la presse ces dernières semaines affirment que les autorités françaises auraient signifié à leurs contacts locaux en Irak et en Syrie, officiels ou officieux, qu’elles ne souhaitaient pas voir revenir sur le territoire national ces mercenaires d’un genre nouveau, autant dire « pas de prisonnier ». L’hypothèse est possible.

La ministre des Armées a récemment déclaré :

S’il y a des djihadistes qui périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux et s’ils tombent entre les mains des forces syriennes et bien ils dépendront de la juridiction des forces syriennes.

Quoi qu’il en soit, il y aura forcément des survivants, mercenaires eux-mêmes ou leurs familles. Il y en a déjà d’ailleurs qui sont revenus en France par une voie ou une autre. Ceux qui de façon évidente ont combattu dans les bandes religieuses ou commis des atrocités diverses relèvent de la justice et passent par la case prison, avant d’en sortir un jour ! Parmi les autres, certains se présentent comme des victimes, admettant certes être allés de leur plein gré en Syrie ou en Irak, mais pour suivre leurs maris, ou pour « aider » les populations locales contre leurs dictateurs, etc. Quant aux enfants, soit nés là-bas, soit arrivés avec leurs parents, leur situation est inextricable d’autant plus que certains d’entre eux ont également commis des atrocités malgré leur âge, comme si les leaders religieux et leurs parents voulaient définitivement des compromettre dans ce vertige mortifère. La justice démocratique voudrait qu’en tant que mineurs ils ne soient pas juridiquement responsables, mais comment les absoudre ? Que penser de parents qui ont sciemment laissé embrigader leurs enfants par des « fous de Dieu » ? Il y avait déjà eu des enfants-soldats lors de guerres en Afrique au Liberia ou en Sierra-Leone, mais cette fois c’est chez nous que cela se passe et ces gamins sont de retour au pays avec leur cortège de souvenirs moribonds et religieux. Les programmes de rééducation en cours en Afrique, qui rencontrent plus ou moins de succès, vont pouvoir être transposés en Europe

Pour nombre de ces individus il n’y a sans doute aucun espoir de les voir revenir à plus de tolérance envers leurs prochains, à des sentiments plus humains et moins divins. Il est probable que, prison ou pas, revenus dans leurs pays d’origine ils auront toujours le même objectif de massacrer les mécréants et les apostats jusqu’à la fin de leur existence. Après les excès commis et l’embrigadement idéologique subis on voit mal ce qui pourrait les faire penser et agir différemment. La raison est perdue pour longtemps. Nos nations vont devoir vivre avec ces menaces de l’intérieur pour encore  plusieurs générations et elles ne savent pour le moment pas bien comment les traiter, au-delà des déclarations à l’emporte-pièce de dirigeants immatures, dignes du Café du Commerce mais fort peu opérationnelles ni pratiques pour résoudre le dilemme.

Des dirigeants séditieux en fuite

Démis de leurs fonctions par le gouvernement espagnol, poursuivis en justice pour rébellion et sédition, les principaux ex-dirigeants du gouvernement autonome catalan ont fui l’Espagne pour se réfugier en Belgique. Leur président est convoqué par la justice en fin de semaine à Madrid.

Dans un autre genre, le président du Kurdistan irakien qui avait lui aussi organisé un référendum illégal a démissionné. Le vote en faveur de l’indépendance n’a abouti qu’à une reprise en main par le gouvernement légitime et le départ du président.

Dans ces deux situations, des dirigeants de rencontre ont fait de l’agit-prop au lieu de gouverner avec raison, ils ont mené des clans au lieu d’agir dans le sens de l’intérêt général, ils ont fait preuve de maladresse insigne alors qu’on attendait d’eux du courage et de l’efficacité. Alors, une fois leur incompétence avérée et le chaos installé, ils ont fui !

Les loyalistes sont actifs en Espagne

Des manifestations importantes ont eu lieu à Barcelone réunissant des citoyens espagnols s’opposant à l’indépendance de la Catalogne. S’ils veulent lutter contre ce mouvement de fond il va falloir aussi qu’ils se rendent aux urnes pour exprimer cette position et votent franchement pour défaire l’actuelle coalition indépendantiste qui a été démocratiquement élue.

Les séditieux catalans franchissent le Rubicon

Tel César franchissant le Rubicon pour fondre sur Rome, le parlement catalan a voté l’indépendance de la Catalogne cette après-midi en dehors d’un processus constitutionnel légal, alea jacta est. A la différence des armées de César, on a l’impression ici d’une bande de garnements extrémistes qui ont engagé leur région et l’Espagne entière dans une impasse sans aucune réflexion sur les conséquences d’un tel processus. Ils sont sans doute partis pour des mois de chaos, cette indépendance n’étant reconnue à ce stade par aucun Etat. Le Venezuela, Etat membre de l’ONU, avait déjà marqué son soutien à la Catalogne par la voix de son président qui avait déclaré début octobre :

Mariano Rajoy a choisi le sang, les bâtons, les coups et la répression contre un peuple noble. Nos mains sont avec le peuple de Catalogne. Résiste Catalogne ! L’Amérique latine t’admire.

Croyant agir pour l’intérêt de leur minorité, les élus catalans ont voté pour se séparer de l’Espagne. Cela paraît surréaliste mais c’est ainsi. Si le processus ne respecte pas la constitution espagnole, les élus indépendantistes du parlement catalan, eux, ont bien été élus légalement. Il ne fallait pas voter pour eux si on ne voulait pas de leurs actes.

Bien évidemment les élus corses, eux-aussi amateurs de sédition, ont marqué leur solidarité avec Barcelone. Sur papier en-tête de l’assemblée de Corse, son président, M. Talamoni (l’homme qui déclarait que « la France est un pays ami ! ») écrit en substance :

En ce 27 octobre 2017, nous saluons la naissance de la République de Catalogne et exprimons notre solidarité à l’égard de son gouvernement et de son peuple. … La situation actuelle fait craindre une forte aggravation des tensions.

Afin d’en conjurer le risque, il est indispensable que les responsables et institutions européens s’interposent entre Madrid et Barcelone, et que les forces démocratiques espagnoles se fassent entendre devant les dérives autoritaires rappelant la période franquiste. En attendant, tous les démocrates européens doivent soutenir un peuple qui ne demande qu’à exercer ses droits naturels et inaliénables.

Visca Catalunya !

Après la France, voilà un nouveau pays ami pour la Corse bien que la Catalogne pense entretenir le reste de son pays alors que le flux est plutôt inverse pour la Corse comme la matérialisait le même jour une motion présentée par le même Talamoni et exigeant :

Maintien du différentiel de 20 points entre les taux de réduction d’impôts sur le revenu des fonds d’investissement de proximité (FIP) corses et les taux des FIP classiques [NDLR : c’est-à-dire continentaux].

Plus sérieux, un mouvement anti-catalan commence à se développer en Espagne. Seul un référendum national aurait permis d’entériner la partition espagnole de façon légale. Selon l’évolution de la situation dans les prochains mois, il n’est d’ailleurs pas exclu que si un tel référendum était organisé, le reste de l’Espagne ne voterait pas pour acter la séparation d’avec les séditieux qui veulent vivre leur vie. C’est peut-être l’un des éléments de la stratégie des indépendantistes, se faire tellement rejeter des autres que l’indépendance sera finalement conçue comme un moindre mal.

Cette affaire ne va pas manquer d’animer l’actualité européenne des prochains mois et d’agiter le Landernau communautaire, comme s’il n’y avait pas mieux à faire !

Une région séditieuse

L’Espagne est agitée par la sédition de sa région nord-est : la Catalogne. Disposant déjà d’une relative autonomie dispensée par la constitution espagnole cette région dirigée par un parti indépendantiste a organisé un référendum (déclaré inconstitutionnel par le gouvernement) qui a abouti à une majorité en faveur du divorce avec le reste du pays.

Comme certaines autres régions européennes, la Catalogne s’estime plus riche et plus efficace que les autres régions espagnoles et refuse de continuer à les subventionner. On ne connait pas bien la réalité des transferts entre la Catalogne et les autres régions moins riches, mais on constate une nouvelle fois que lorsqu’il s’agit de ses intérêts communautaires, il est rare qu’une minorité opte en faveur de l’intérêt national. L’Ecosse, émirat pétrolier du Nord du Royaume-Uni voit monter sa fièvre indépendantiste en même temps que croissent les cours pétrole, et vice versa. La Flandre, région belge plutôt dynamique et efficace veut se séparer du Royaume de Belgique pour arrêter de subventionner la Wallonie plus pauvre. Guidée par leur égoïsme, ces régions font fi du sentiment national pour privilégier leur tiroir-caisse en se drapant derrière leur « dignité » effarouchée par l’Etat central, leur identité ethnique.

Il est un peu surréaliste d’imaginer la Flandre prendre son indépendance, de même la Catalogne ou l’Ecosse ! Ce serait un peu comme si l’Ile de France prenait son autonomie vis-à-vis de la Corrèze. Contrecoup de la mondialisation ce nouvel égoïsme régional ne règle rien, il rabougrit les situations et attise les nationalismes aux petits pieds.

Attaque islamiste à Marseille

Un citoyen tunisien, délinquant islamiste tue deux jeunes femmes dans la gare de Marseille, dont l’une par égorgement. Il est abattu par une patrouille militaire. Ce terrorisme connoté de religion n’en finit pas, la France en est la cible depuis les campagnes des années 90’, trente années de bombes et d’assassinats au hasard des rues, des actions souvent menées par des citoyens français élevés à l’école de la République.

Le groupe Etat islamique a revendiqué les meurtres.

L’attaquant ne semble avoir été particulièrement en vue pour ses idées islamistes mais était plutôt connu pour des actes de délinquance ordinaire. On a un peu l’impression que désormais n’importe quel individu gérant son mal-être et ses frustrations historiques de racines emmêlées entre immigration, colonisation et dictature de son pays d’origine, cet individu, par mimétisme et volonté d’une gloire éphémère, va se lever, égorger son voisin au nom de son Dieu et mourir à son tour sous les balles d’une nation qui cherche à se défendre. Nos sociétés n’ont pas encore trouvé le mode d’emploi pour mettre fin à toute cette barbarie, hélas ! La solution n’est pas simple.

Escroquerie nationale en cours

Ca y est, l’organisation des jeux olympiques de 2024 dont plus aucune ville ne voulait a été attribuée à Paris par l’organisation mafieuse internationale et fraudeuse domiciliée en Suisse, le Comité international olympique (CIO). C’est ainsi que les contribuables français vont devoir vider leurs poches pour financer des compétitions sportives. Les nunuches pleines de dents blanches, présentatrices de journaux télévisés, annoncent la nouvelle avec leurs sourires ravis. La maire de Paris qui a engagé un argent qui n’est pas le sien se frotte les mains. Même le président de la République, pourtant libéral dans l’âme, va, sans problème de conscience apparent, se réjouir de ce détournement d’argent public pour financer une activité qui devrait relever exclusivement du secteur privé.

La mairie de Paris a œuvré pour refuser l’organisation d’un référendum au niveau de la ville pour demander l’avis de ses citoyens qui auraient très certainement voté contre comme le firent nombre d’électeurs consultés dans d’autres villes plus ou moins candidates. On est non seulement en présence d’un hold-up financier mais également d’une atteinte aux principes démocratiques.

Il reste maintenant à espérer que les dirigeants français qui vont mener à bien cette organisation feront preuve d’un peu de bon sens pour limiter ce qui sera volé aux contribuables et qui aurait été tellement mieux utilisé pour l’éducation de nos enfants par exemple. On attend la loi de circonstance qui va exonérer le CIO de tous impôts et taxes sur les activités commerciales qu’il mènera sur le territoire français en 2024. Nous constaterons les députés félons qui voteront pour le hold-up.

Il vaut mieux tenir ses engagements, surtout les plus faciles

A plusieurs reprises le président français a expliqué aux journalistes qu’il choisirait les sujets qu’il veut aborder au lieu de se les faire imposer par la presse. Il a pris pour habitude également de préciser qu’il ne s’exprimerait pas sur la France à l’occasion de ses déplacements à l’étranger, ce qui était plutôt de bonne augure.

Hélas, hélas, cet engagement pourtant relativement facile à tenir, même face à la meute des cartes de presse, a été violé plusieurs fois récemment. En août à Bucarest il accuse la France de ne pas aimer les réformes. En Grèce en septembre, il revient sur ce blocage devant toute transformation en ajoutant :

« Je serai d’une détermination absolue et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ».

Ces vérités sont bonnes à dire mais il vaut mieux laver son linge sale en famille et proférer ce genre de jugements à l’intérieur de l’hexagone plutôt qu’en dehors des frontières devant des étrangers qui doivent s’en tordre de rire. Encore mieux : on peut aussi concentrer son énergie à combattre cette inertie dans la discrétion plutôt que dans la presse.

Savoureux : comment avaler on chapeau !

La partie « non constructive » du parti Les Républicains ne sait plus vraiment comment avaler son chapeau. Les premières semaines du gouvernement actuel sont en train d’accoucher de décisions et de réformes qu’ils n’avaient pas même osé faire. Comme il leur est bien difficile de s’opposer frontalement et qu’ils ont quand même un égo et une historiette à défendre, ils approuvent du bout des lèvres tout en marquant un mécontentement de façade. Le meilleur à cet égard est sans conteste Eric Woerth qui après avoir critiqué la transformation du code du travail s’attaque maintenant à la baisse des emplois subventionnés par les contribuables, en acceptant le principe mais condamnant la méthode.

Cache ta joie Eric, cache ta joie. Avec son air d’épagneul triste, cet ancien ministre voit probablement venir la fin de son parcours politique, perspective qui semble peu le réjouir lui qui a déjà la bonne humeur pas vraiment expansive. A 61 ans, il est peu probable qu’il puisse un jour rebondir politiquement. Diplômé d’HEC et de Sciences-Po, il fut un ministre une peu terne, trésorier de l’UMP et de campagnes sarkozyenne, maire de Chantilly. Il n’a pas fondamentalement démérité mais, sans doute, son heure est passée, sans gloire ni trop de remous. Un grognard de la République, à peu près fidèle à ses idées. Il risque d’être oublié assez rapidement.

Lire aussi : Woerth  tweete

Et une première transformation, une !

La réforme du code du travail a été dévoilée aujourd’hui dans sa version quasiment définitive. Elle offre plus de « flexibilité » aux employeurs, en français cela veut dire qu’elle retire du pouvoir aux syndicats, facilite les licenciements et autorisent des CDI « temporaires ». Il s’agit en réalité d’une kyrielle de mesures assez abscondes mais qui sont à ce stade plutôt bien accueillies par les syndicats patronaux.

Cette « flexibilité » est censée booster les recrutements sur le thème : « je vais embaucher plus librement puisque je pourrai débaucher plus facilement ».

En réalité personne ne sait bien si les résultats attendus seront au rendez-vous. Seul l’avenir le dira. Personne n’avait réussi à inclure tant de « flexibilité » dans les règles françaises. Cela vaut probablement le coup de tenter l’expérience. Seul le dernier gouvernement de la présidence Hollande avait commencé le travail avec la loi El-Kohmry qui avait déclenché une opposition aussi féroce que la réaction à la loi actuelle est molle et divisée. Quelques caciques-grognons de la droite « non-constructive » s’opposent doucement en cherchant quelque chose à critiquer, comme Eric Woerth qui déclare : « La réforme du code du travail est facile parce que le terrain a été préparé depuis longtemps »…

Il faut vraiment le lire pour le croire. Venant d’un ancien ministre de précédents gouvernements conservateurs, il donne un peu l’impression de vouloir tirer la couverture à lui, comme s’il avait participé à cet ouvrage. Il cache sa joie le bougre ! A tout le moins il cherche à dévaloriser ce qui été fait. M. Woerth a été réélu député de la République cet été, il aura tout loisir de s’opposer et pourra utiliser la tribune du Parlement pour faire état de propositions des réformes qu’il n’a pas su mener lorsqu’il était au gouvernement.

Rabillons les journalistes

Avez-vous remarqué que sur les plateaux télévisés d’information où se réunissent très (trop) régulièrement des journalistes pour donner leurs avis et prévisions sur tous les sujets, ceux-ci portent généralement une veste, ou un haut pour les femmes, de moins en moins de cravate et lorsque parfois les caméras filment sous la ta table, nombre d’entre eux sont en jeans.

Ils considèrent qu’étant cadrés généralement au niveau de leurs bustes, il n’est pas nécessaire de soigner son apparence en dessous de la ceinture… S’ils achètent des costumes ils peuvent ainsi en revendre les pantalons sur Le Bon Coin pour financer leurs jeans. Bonne affaire !

La popularité, interêt majeur des médias

Les médias français présentent comme une nouvelle importante la baisse de popularité du président de la République. Ils l’annoncent ces derniers jours dans leurs grands titres juste après le cyclone du Texas et glosent depuis sur ce non-sujet en organisant force débats « d’experts et communicants » qui parlent pour dire pas grand-chose sur ce fait qui ne justifie guère l’analyse.

Evidemment les médias qui fonctionnent quasi-uniquement les yeux rivés sur leurs taux d’audience qui génèrent les bonus de leurs vedettes imaginent donc que la politique doit suivre la même loi. Ce n’est pas le cas puisque l’intérêt général peut justifier le mécontentement temporaire des citoyens qui pourront toujours voter autrement aux prochaines échéances si le temporaire lui paraît trop long. Le pouvoir actuel semble a priori prêt à prendre le risque de l’impopularité pour mener à bien les réformes qu’il a annoncées dans son programme de campagne et qu’il croit utiles à la République. Evidemment, un tel raisonnement dépasse largement la capacité de compréhension d’un communicant ou le mode de fonctionnement de la majorité des journalistes.

Les cinq prochaines années diront si la République peut contourner le court terme pour baser une réflexion et une stratégie de moyen terme !

Les journalistes qui se croient indispensables

On se souvient que la présentateur du journal télévisé de la deuxième chaîne de télévisions publique avait été informé à l’orée de cet été, un peu abruptement semble-t-il, qu’après 19 ans de ce job à lire des dépêche à la télévision à 20h pour la France âgée, la chaîne allait changer de présentateur. On ne parle pas d’1 an, pas de 9 ans, mais de 19 ans passé à faire la même chose. Un changement de titulaire de ce poste ne semblait pas complètement incongru.

M. Pujadas n’était d’ailleurs pas licencié mais on lui proposait de poursuivre sa carrière sur la chaîne dans d’autres émissions, sans doute moins satisfaisantes pour les égos surdimensionnés qui aiment tellement montrer leur joli minois dans le petit écran qu’ils en deviennent gravement dépendants.

Dans une interview au Monde du 21/08/2017 le garçon nous explique avoir un nouvel emploi sur la chaîne d’information en continu du groupe Bouygues. Il reste relativement discret quand on lui demande son sentiment sur les conditions de son remplacement à la présentation du journal du soir du groupe publique :

« Je n’ai pas à porter de jugement sur cette décision. L’explication ne m’a pas été donnée, je pense qu’il y a peut-être une raison non formulée, mais ce n’est pas à moi qu’il faut la demander. »

Il pourrait attaquer plus frontalement son ancien employeur mais on imagine qu’en tant que présentateur vedette à forte ancienneté, les conditions financières de son départ ont du être satisfaisantes, d’où sa modération. Il laisse quand même planer le doute sur « une raison non formulée » qui ne pourrait être que politique.

La blessure d’égo est telle que ce genre de personnage n’imagine pas une seconde qu’ils puissent lasser après 19 ans au même poste et que leur remplacement soit généré par le besoin de renouvellement. Dans un genre similaire, Patrick Poivre d’Arvor, présentateur du journal télévisé du groupe Bouygues durant 21 ans avait été poussé dehors par ses employeurs et l’impétrant s’était répandu en interview amères au point qu’il avait été condamné par la justice pour non respect de « l’obligation de non-critique » contenue dans son contrat indemnitaire de départ.

Les journalistes ne sont pas contents

Les journalistes français ne sont pas contents, ils seraient insuffisamment considérés par le nouveau pouvoir, voire même méprisés. Il est sûr qu’ils sont passés d’un président Hollande qui racontait sa vie à la presse et dont la compagne publiait des livres intimes ou des ministres révoqués réglaient leurs compte via l’édition de livres vengeurs, à un président Macron qui n’entend pas se faire dicter son ordre du jour par des journalistes avides de scoops insignifiants.

Alors ceux-ci parlent « d’absence de récit national » ou de « déficit d’incarnation » sans que l’on ne sache très bien ce que veulent dire ces concepts fumeux. Outrés de cette nouvelle vision des relations entre la presse et le pouvoir, la vivant comme une véritable mise à l’écart, les représentants du pouvoir des médias s’offusquent en se déclarant les représentants du peuple négligés par le président.

Le mieux qu’ils aient à faire serait sans doute d’étudier véritablement les dossiers, d’analyser les textes de loi, de tenter de comprendre les orientations actuelles et les positions des uns et des autres puis l’expliquer l’ensemble aux citoyens. Voilà une vraie mission pour le contre-pouvoir que la presse est censée être dans une démocratie. Si cela se traduit par un peu moins de photos dans la presse pipole, eh bien, l’intelligence collective a tout à y gagner.

Une nouvelle salve d’attentats religieux islamistes

L’idéologie islamiste continue de frapper les « mécréants et apostats » en Europe. Deux attentats ont eu lieu en Espagne (Catalogne) ce 17 août : quinze morts à ce jour et une centaine de blessés, écrasés par des voitures béliers conduites par des gamins marocains, très jeunes, immigrés dans un village tranquille où ils avaient organisé une cellule djihadiste. Le groupe Etat islamique a rapidement revendiqué ces deux attaques. Certains membres de la cellule ont été arrêtés après les attentats, marocains également sauf un de nationalité espagnole, issu de l’enclave de Melilla eu Maroc.

L’Espagne enterre les victimes (qui relèvent d’une trentaine de nationalités différentes), les chaines d’information en continu mobilisent leurs habituels « experts » en terrorisme qui servent leur logorrhée ordinaire sur ce phénomène sanguinaire et incompréhensible pour le commun des mortels. Les journalistes ponctuent leurs commentaires vides de « il faut rester prudent » toutes les deux phrases illustrant si besoin en était qu’ils n’ont rien à dire de notable sinon les ragots autoentretenus dans les salles de rédaction sous couvert de « devoir d’informer », le tout dans des émissions live à n’en plus finir diffusées sous un logo ridicule créé à toute vitesse pour faire journalisme réactif près du terrain. Les discours des spécialistes sont ponctués d’interviews devenues maintenant tellement communes des victimes survivantes, touristes en goguette à Barcelone à qui le frôlement d’une camionnette conduite par un cinglé-barbu a fait redescendre en vitesse leur taux d’alcoolémie, ou des familles des terroristes supposés qui vantent les mérites de leurs petits si angéliques… On oublie pas les tweets de Nadine Morano et d’Eric Ciotti qui attisent la haine du populo et attaquent le pouvoir français. Bref, on s’installe dans la routine du terrorisme.

Et personne n’a vraiment d’idée nouvelle pour mettre fin à ce processus mortifère, celui d’une idéologie religieuse basée sur le totalitarisme et le crime de masse. Comment faire pour extirper de la tête de jeunes gens entre 20 et 30 ans (le plus jeune du gang de Catalogne a 17 ans…), immigrés, d’origine immigrée ou nationaux convertis, l’idée qu’une religion peut être vécue pleinement sans forcément massacrer son prochain ou égorger son voisin ? A ce stade on ne sait pas bien faire pour lutter contre cette tendance jusque-là inédite, en tout cas relevant d’un autre âge. Il semble que le remplissage des prisons soit une solution de court terme qui n’endigue pas le flot des candidats aux attentats suicides, d’autant plus que les dernières attaques ont été commises par des citoyens qui n’avaient pas encore attiré l’attention des services de sécurité et encore moins enfreint aucune loi. Comment faire entendre raison à ces djihadistes pour qu’au moins durant leur passage sur terre ils coopèrent avec les Hommes au lieu de les tuer ? Personne n’a aujourd’hui la recette miracle. On pressent que l’éducation devrait permettre d’accélérer la résilience comme elle permit de passer de l’inquisition à un culte chrétien aujourd’hui plus ou moins apaisé. On n’est même pas sûr que ce qui a fonctionné pour l’un des religions monothéistes puisse marcher pour une autre, on essaye…

Au même moment, des attentats religieux islamiste se déroulaient en Finlande (deux morts et huit blessés à Turku sous le couteau d’un jeune marocain demandeur d’asile, blessé et arrêté par la police) et en Russie (un terroriste tué par la police à Sourgout, peu d’informations communiquées par les autorités sur le nombre des victimes).