Consternation à l’Elysée

Le nouveau directeur de cabinet du président de la République est un préfet qui a été dix années durant directeur général de… la ligue de fouteballe professionnelle française. Cette seule fonction aurait dû suffire à le disqualifier pour toujours et à jamais de toutes responsabilités d’importance pour la République. Après s’être compromis à de hautes fonctions dans un monde d’argent-roi, de corruption et d’abrutissement, on ne devrait pas pouvoir servir l’intérêt général et la République dans le cœur du pouvoir que représente la présidence de ladite République !

Fouteballe, encore un drame de l’alcool

Des supporters-avinés britanniques se battent avec des supporters-avinés russes arbitrés par des supporters-avinés marseillais dans l’attente d’un match de ballon qui doit se dérouler dans cette ville samedi soir. C’est un peu la course de la bêtise contre l’abrutissement. On se demande d’ailleurs ce que vient faire la Russie dans une compétition européenne ! Sans doute un effet des connaissances limitées de dirigeants fouteballeux plus au fait de la géographie des paradis fiscaux que de celle des continents.

Rappelons que l’organisateur de cette compétition, résident suisse, a été honteusement exonéré de tous impôts et taxes de droit français par un quatuor de ministres irresponsables, oubliant l’intérêt général : MM. Kanner, Eckert, Sapin et Valls.

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La débâcle

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Ce soir commence la débâcle française de l’Euro de fouteballe avec un gigantesque encombrement au centre de Paris où la fan-zone du Champs de Mars accueille le concert inaugural de cette compétition. Un peu de culture (si l’on ose dire s’agissant d’un concert de David Guetta) au milieu d’un déluge de fouteballe n’est pas à proprement parler une si mauvaise nouvelle, mais enfin, l’idée d’un mois complet de compétition de baballe qui vont obnubiler le pays entier trente jours durant est un peu déprimante… Seule la CGT ne semble pas prête à oublier ses revendications durant les jeux, mais cela ne va pas forcément nous remonter le moral.

Un mois de fans avinés, d’intellectuels devisant des dribles sur les plateaux télévisés, de politicards paradant dans les stades pour faire populo, de journalistes vociférant dans les micros, bref un douzième de notre année 2016 consacrée à un sévère abrutissement des masses et un appauvrissement de la République du fait de l’exonération fiscale inique attribuée le 23 juillet 2015 par un trio de ministres peu soucieux de l’intérêt général (Kanner, Eckert et Sapin) à l’organisateur helvétique de cette compétition.

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Les parcs à supporters

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Des polémiques oiseuses se font jour concernant les fan zones mises en place dans le cadre de l’Euro de fouteballe. Quest-ce qu’une fan zone ? Il s’agit d’enclos où seront parqués des supporters avinés en casquettes-baskets pour regarder les matchs de ballon sur des écrans géants généralement installés aux centres des grandes villes françaises (et européennes d’ailleurs) sous la surveillance de bataillons de CRS pour les protéger de leurs excès alcoolisés et, éventuellement, d’attaques terroristes.

Le supporter fouteux est grégaire et a besoin de boire en bande, de crier en rythme et de pleurer collectivement. La question générale est de savoir si ces zones ne sont pas des appels au terrorisme ? Sans doute, comme tout concentré de population dans un endroit donné mais à partir du moment où une telle compétition est organisée il faut accepter et gérer ce risque.

Plus intéressant : à Paris l’une de ces zones est au Champs de Mars aux pieds de la tour Eiffel. Comme elle va accueillir les supporters avinés tous les soirs un mois durant les habitants de ce (beau) quartier s’émeuvent et auraient préféré que ces enclos soient installés ailleurs…

On avait déjà entendu récemment des rombières du XVIème arrondissement se plaindre de l’effet négatif sur la valeur de leurs appartements de l’installation annoncée d’un centre d’accueil pour sans-domicile-fixe (SDF), voilà maintenant les habitants du VIIème arrondissement qui se lamentent de ne plus pouvoir accéder à leurs parkings durant trente jours ! Le fouteballle ne fait pas que des heureux, c’est déjà une bonne nouvelle même si l’on peut craindre que les râleurs du VIIème arrondissement regarderont les matchs installés sur leur canapé avec vue sur la fan zone.

 

Le fouteballe égal à lui-même

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Les pousseurs de baballe surpayés se distinguent encore de belle manière : une polémique fait rage entre certains des joueurs qui accusent de racisme le sélectionneur de l’équipe de France qui ne les aurait pas retenus à cause de la consonance arabe de leurs noms… Quand on voit la composition de ladite équipe, on ne peut pas dire qu’elle ne soit  composée que de joueurs blancs s’appelant Dupont ou Dupond ! L’un des joueurs contestataires est par ailleurs mis en examen dans une sombre affaire de chantage à la vidéo sexuelle contre l’un de ses collègues.

Même au cœur du fouteballe, véritable passion française obsessionnelle et abrutissante, les français râlent, contestent, polémiquent, s’attaquent les uns les autres, se préoccupent de leurs origines, bref, dépensent leur temps et leur énergie à autre chose que ce pour quoi ils sont payés ! C’est déprimant.

C’est parti pour 3 mois de vulgarité

Avec la majesté d’un secrétaire général de l’Elysée annonçant la composition d’un nouveau gouvernement français, on assiste ébahi au spectacle d’un entraîneur de l’équipe de France de fouteballe dévoilant les noms des guignols-pousseurs-de-baballe surpayés qui défendront les couleurs de la République dans une compétition internationale devant se dérouler un mois durant en France aux frais de ses contribuables.

La presse, ou celle qui se prétend telle, rivalise en émissions censées éclairer les téléspectateurs et les lecteurs sur les aspects stratégiques de ces désignations. Alors force consultants spécialistes du sujet occupent les plateaux télé et les rédactions pour ânonner sur ce non sujet, répétant jusqu’à la nausée les mêmes phrases vides de sens. Et ce n’est qu’un début… L’hexagone va être connecté sur cette compétition abrutissante un mois durant, et cela se passera chez nous. Comme si la France n’avait rien de mieux à faire ni à financer que des matchs de pousseurs-de-baballe !

Tout cela sera précédé par le tennis de Rolland Garros dans le XVIème et suivi par des jeux olympiques au Brésil. Bref, 2 à 3 mois de paralysie des neurones d’une partie de la planète. Dans cet océan de vulgarité et de futilité, la bonne nouvelle c’est qu’un pays comme la France capable de dépenser tant d’argent et d’énergie pour des compétitions de sport n’est pas un pays qui se porte économiquement si mal que ça. Culturellement c’est une autre histoire !

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Platini en Suisse et au Panama

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Platini, 60 ans, ex-footeux franchouillard recyclé dans la direction de l’Union européenne de fouteballe (UEFA) a été suspendu de toutes fonctions dans le monde de la baballe suite à une rémunération de 2 millions d’EUR perçue de la part de la fédération mondiale de fouteballe (FIFA) pour un job qu’il aurait effectué dix ans plus tôt et sans que l’on sache exactement de quoi il s’est agi. D’abord suspendu pour 90 jours, il est ensuite radié pour huit ans par un tribunal interne de l’organisation mondiale pour « abus de position, « gestion déloyale » et « conflit d’intérêt », peine ramenée à six ans en appel et il semble qu’une autre procédure d’appel soit toujours en cours. Du coup le garçon n’a pas pu se présenter à l’élection du chef de la FIFA, qui devrait s’en remettre.

Le plus désopilant dans cet psychodrame est que le nom de Platini est en plus sorti dans l’affaire dite des Panama papers. Il est ayant-droit d’une société crée dans ce paradis de la fraude fiscale. L’intéressé n’a pas contesté l’existence de cette société arguant simplement que, bien sûr, le dispositif était légal.

Platini, 60 ans, résident suisse et ayant droit d’une société panaméenne, se débat comme un beau diable pour faire croire qu’il est blanc comme neige. La tâche est rude. Le mieux pour lui et pour le monde des pousseurs de baballe (lui aussi impliqué dans nombre d’affaires mafieuses de détournements et de fraudes) serait qu’il se retire discrètement en espérant que le souvenir de ses buts de légende restent plus longtemps dans l’imaginaire footballistique que ses petits arrangements financiers et fiscaux.

L’escroquerie fouteballistique se poursuit !

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Le microcosme semble découvrir que les structures organisatrices de compétitions internationales de sport négocient généralement avec les Etats d’accueil des contrats d’exonération fiscale pour lesdites structures, voire également pour leurs sponsors et leurs dirigeants. Cela vaut pour les jeux olympiques comme pour le fouteballe et d’autres jeux de baballe.

Ainsi le décret 2015-910 publié au journal officiel du 25/07/2015 a listé six compétitions sportives organisées en France lors des prochaines années qui bénéficieront d’un régime d’exonération de certains impôts et taxes (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, retenue à la source, taxe sur les salaires, etc.). Il s’agit, par ordre chronologique, de l’Euro 2015 de basket hommes (5-20 septembre), de l’Euro 2016 de football hommes (10 juin – 10 juillet), du Championnat du monde 2017 de handball hommes, du Championnat du monde 2017 de hockey sur glace hommes, de la Ryder Cup et de la Ryder Cup Junior de golf en 2018 et de la Coupe du monde féminine de football 2019.

Ce régime fiscal a été créé par la loi de finances rectificative pour 2014 qui a été votée par une représentation nationale fort peu inspirée.

Des responsables au plus haut niveau et des élus du peuple se sont rendus coupables d’une félonie fiscale. Cette infamie a une apparence : un trio de ministres irresponsables, MM. Kanner (Sports), Sapin (Finances et Comptes publics) et Eckert (Budget). Il a une réalité : un parlement incompétent et piètre comptable des finances publiques. Ce trio et ce parlement possèdent un savoir-faire expéditif et limité. Mais ils ne voient et ne comprennent la gestion de l’Etat et de l’argent de ses citoyens que déformés à travers leur frénésie populiste. Cette entreprise conduit tout droit à un désastre national.

Voici l’État bafoué, la Nation défiée, notre puissance ébranlée, notre prestige international abaissé, notre place et notre rôle dans la communauté financière compromis. Et par qui ? Hélas ! Hélas ! par des hommes dont c’était le devoir, l’honneur, la raison d’être, de servir et d’obéir.

[Inspiré par MonGénéral]

Comment et pourquoi des responsables (si l’on ose dire) politiques octroient-ils des avantages fiscaux pour l’organisation de compétitions de ballon ? C’est une vraie question sans véritable réponse cohérente, sinon que ces responsables privilégient des situations particulières au détriment de l’intérêt général. En procédant ainsi ils font renoncer l’Etat à des recettes fiscales, qui seraient pourtant bienvenues, et transfèrent sur les contribuables une partie des charges de ces compétitions qui devraient normalement être payées par les consommateurs. C’est contraire aux règles de libre concurrence : pourquoi les sports de baballe ou de palet et pas les concours de pétanque ? C’est immoral quand on mesure les flux financiers brassés par ces organisations, tellement gigantesques et hors de tout contrôle que les scandales de corruption de la FIFA se traitent actuellement devant les tribunaux et dans les geôles américaines. C’est inefficace en termes économiques car ces compétitions n’ont pas besoin d’exonération fiscale pour exister. Ces exonérations octroyées par la République française reviennent à transférer de la richesse des contribuables nationaux vers les sièges sociaux de fédérations multinationales généralement domiciliées en… Suisse.

De grands progrès sont en train d’être réalisés en matière de coopération fiscale internationale pour mettre fin, ou au moins ralentir, les pertes de recettes subies par nombre d’Etats du fait de l’optimisation fiscale menée par certaines entreprises ou organisations. Nous sommes ici dans un cas bien plus simple car ce sont les Etats eux-mêmes qui abandonnent légalement leurs droits fiscaux sur ces compétitions. Il suffit de mettre fin à la délivrance de ces passe-droits, au besoin en coopération avec les Etats membres de l’OCDE ou de l’Union européenne pour éviter trop de dumping fiscal au sein d’un même groupe de pays. Et si les championnats d’Europe de fouteballe ou de golf doivent avoir lieu en Géorgie ou aux Iles Féroé, eh bien laissons les contribuables de ces contrées financer les fédérations sportives s’ils n’ont rien de mieux à faire. A moins que leurs finances publiques ne soient en meilleur état que celles de la France :

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Emoi renforcé chez les pousseurs de baballe

Platini, 60 ans, ex-fouteballeur recyclé dans l’affairisme, qui a perçu 1,8 MEUR comme solde du salaire d’un « travail effectué » pour la fédération internationale de fouteballe (FIFA) est radié de toute activité fouteballistique pour huit ans par une espèce de conseil de discipline de la FIFA. Il est coupable de « conflit d’intérêt et de gestion déloyale ». Le garçon en est tout contrit car cela l’empêche de présenter sa candidature à la présidence de… la FIFA !

Il a été condamné par ailleurs à une amende 74 000,00 EUR, par contre il n’a pas été contraint à rendre l’argent qu’il a encaissé de façon « déloyale », sans doute du fait d’un emploi fictif.  Le petit monde franchouillard fouteux s’émeut que cet homme « qui a tant apporté au fouteballe français » soit ainsi sanctionné et qu’un représentant de l’hexagone ne puisse pas briguer la tête de la FIFA, institution à tendances mafieuses, basée en suisse, dont une bonne partie de l’équipe dirigeante est mise en examen pour corruption et certains de ses membres récemment extradés aux Etats-Unis par la Confédération Helvétique pour y rendre des comptes. Pas sûr que Platini ait beaucoup à perdre en ne pouvant plus prétendre à la présidence d’une telle institution.

Comme souvent en ce genre de circonstance on reste assez stupéfié du sentiment d’impunité qui anime ces personnages publics, qu’ils soient politiques ou sportifs, en tout cas médiatiques. Platini, comme Guéant, a piqué dans la caisse et cet acte est confirmé par la justice. Une attitude noble de leur part serait d’en prendre acte, de rester discrets et de passer à autre chose. L’un comme l’autre sont âgés, respectivement 60 et 70 ans, et devraient aussi comprendre qu’il est temps de passer la main aux plus jeunes, outre la nécessité de se faire oublier. Ni l’un ni l’autre ne laisseront de trace dans l’Histoire et personne ne s’en plaindra !

Platini s’accroche à sa carotte

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Platini, 60 ans, a perçu une rémunération de 1,8 millions d’euros comme solde d’un « travail effectué » pour la FIFA (fédération internationale de fouteballe) qui a donc été facturé plusieurs millions d’euros. Ces sommes ont été soumises à l’impôt en Suisse. Des comités Théodule ont estimé que le garçon était soupçonnable de corruption d’autant plus ces millions avaient été versés sous l’autorité du président de la FIFA (M. Blatter, 79 ans), lui-même convaincu de corruption. Ces deux personnages douteux ont été suspendus pour 90 jours par l’un de ces comités ce qui empêche Platini de briguer le remplacement de Blatter.

Platini n’a pas pu expliquer la prestation qu’il a commise pour ces millions d’euros mais il clame son innocence et continue à vouloir poser sa candidature. Il n’envisage pas semble-t-il de rendre l’argent de son emploi potentiellement fictif. Sa suspension vient d’être confirmée par un énième comité-bidule et il n’est pas sûr du coup que sa candidature à la FIFA soit recevable.

Platini et Blatter, une bande de pieds nickelés qui se servent dans la caisse depuis des années, naviguent entre Suisse et exonérations fiscales, mondanités et millions d’euros, tout ça au « profit » d’un sport peu reluisant au regard de sa déplorable influence sur l’intelligence de l’Humanité. Une opération mains-propres s’imposent. Il n’y a pas besoin ni d’un ancien  fouteballeur français ni d’un affairiste suisse âgé pour gérer cette FIFA. Il y a un candidat jordanien qui frappe à la porte, votons pour lui et n’en parlons plus.

Par contre il serait salvateur que les Etats cessent d’octroyer des exonérations fiscales indécentes à ces fédérations lorsqu’elles organisent des compétitions de pousseurs de balle dans un pays. Ces exonérations sont politiquement immorales, économiquement non justifiées et financièrement inopportunes puisque les caisses de nos Etats sont vides. Plutôt que de soutenir un ancien jouer de 60 ans corrompu la France serait bien inspirée de fédérer les Etats membres pour cesser d’exonérer d’impôts ces fédérations milliardaires installées en Suisse.

Fouteballe : on touche le fond

CH_20140625_BenzemaDeux ahuris cramponnés et quelques comparses sont impliqués dans une sombre affaire de sextape : l’un faisant chanter l’autre au sujet d’une vidéo relatant ses exploits sexuels avec sa femme. Le second ayant porté plainte, le premier se retrouve mis en examen. Ces deux zigotos poussant la balle dans la même équipe de France, cela promet une franche solidarité pour les compétitions à venir.

Ces sportifs surpayés à coups de millions d’euros par an ne semblent avoir rien de mieux à faire que ces chantages à la petite semaine dignes de cours de récréation. Passe encore qu’ils enregistrent leurs ébats sexuels sur leurs téléphones portables mais ne pourrait-on pas simplement les exclure de l’équipe de France (financée par les contribuables français) lorsqu’ils sont compromis à de tels niveaux d’imbécilité et de sous-développement moral ?

La France ne s’en remet pas

Rugby_2015

Les brutes avinées qui poussent leur ballon ovale vers l’arrière pour marquer des essais vers l’avant en défendant les couleurs de l’équipe de France ont perdu leur quart de final du championnat du monde le mois dernier face une autre horde de brutes totales venues de Nouvelle Zélande. On le sait et l’hexagone ne s’en est pas remis. Depuis le pays est sous psychothérapie collective avec déclarations de ministres, d’anciens joueurs, de cadors de fédération, de journalistes gouailleurs à l’accent du sud-ouest et de Mme. Michu au café du commerce.

En fait si l’on sait compter, perdre en quart de finale cela veut dire que l’on est entre la cinquième et la huitième place du monde ? C’est déjà pas mal et peut-être pas la peine d’en faire autant. Si l’on était 5ème du monde en croissance économique on ne se plaindrait pas tant que ça !

Alors haut les cœurs, savoir que nos brutes avinées avec si peu de neurones indemnes après tant de chocs peuvent faire 5ème du monde en poussant des ballons vers l’arrière nous laisse espérer que tous les beaux esprits qui sortent de nos grandes écoles vont bien arriver à faire passer notre beau pays dans le classement du PIB par habitant de 20ème à 15ème par exemple. Ne perdons pas espoir !

Démesure

England's Wilkinson is tackled by Wales's Popham and Jones during Six Nations rugby union match at Twickenham in London

La presse de ce dimanche affiche « Humiliation » à sa une et les chaînes « d’information » se lamentent avec une armée de « consultants » sanglotant sur cette « défaite historique ». S’agit-il d’une commémoration de Waterloo, de juin 1940, des accords d’Evian de 1962 ? Non, il s’agit de rendre compte de la défaite d’une bande de brutes avinées dans une compétition de pousseurs de ballon ovale face à une horde de brutes avisées venant des mers du sud.

Accessoirement, cette équipe française de rugby consomme des subventions versées par les contribuables, sans parler du projet de grand stade de rugby de Ris-Orangis qui bien heureusement n’a pas encore été validé faute de financement. Comme si la France et sa capitale manquaient de stades sous-utilisés où organiser les jeux du cirque ! Par mesure de justice sociale et en ces temps de vaches maigres budgétaires, il conviendrait idéalement de laisser ces fédérations de pousseurs de ballons s’autofinancer et consacrer les subventions publiques à des affectations plus en rapport avec les vrais besoins de la Républiques et de ses citoyens.

Dans la même soirée des crétins cramponnés se sont affrontés en Corse au cours d’un match PSG-Bastia à la suite duquel des encagoulés ont mis à sac des agences bancaires locales.

C’était juste un samedi ordinaire de pousseurs de baballes.

Le bal des cadors

Platini et Blatter, respectivement chef de la fédération internationale de fouteballe (FIFA) et chef de la fédération européenne de fouteballe (UEFA) sont mis à pieds par la commission d’éthique de la FIFA. Oui vous avez bien lu, il y a une « Commission d’Éthique indépendante » à la FIFA et elle semble avoir fort à faire comme l’indique son communiqué du 8 octobre :

La chambre de jugement de la Commission d’Éthique, présidée par Hans‑Joachim Eckert, a provisoirement suspendu le Président de la FIFA, Joseph S. Blatter, le président de l’UEFA et vice-président de la FIFA Michel Platini, ainsi que le Secrétaire Général de la FIFA, Jérôme Valcke, (qui a déjà été relevé de ses fonctions par son employeur, la FIFA) pour une durée de 90 jours. La durée de ces suspensions pourra être étendue pour une période supplémentaire qui n’excèdera toutefois pas 45 jours. L’ancien vice-président de la FIFA Chung Mong-joon a été suspendu six ans et s’est vu infliger une amende de CHF 100 000. Durant ces périodes, les personnes susmentionnées sont suspendues de toutes activités liées au football sur un plan national comme international. Ces suspensions entrent immédiatement en vigueur.

Ces décisions sont motivées par les enquêtes actuellement menées par la chambre d’instruction de la Commission d’Éthique, le président de cette chambre étant Cornel Borbély. L’enquête portant sur Joseph S. Blatter est menée par Robert Torres, tandis que celle portant sur Michel Platini est menée par Vanessa Allard.

La procédure menée à l’encontre de l’officiel sud-coréen Chung Mong-joon a été ouverte en janvier 2015 à partir des conclusions du rapport sur l’enquête portant sur la procédure de candidature pour les éditions 2018 et 2022 de la Coupe du Monde de la FIFA™. Ce dernier a été reconnu coupable d’infractions de l’article 13 (Règles de conduite générales), l’article 16 (Confidentialité), l’article 18 (Obligation de déclaration, de coopération et de rapport), l’article 41 (Obligation de collaboration des parties) et l’article 42 (Obligation de collaboration) du Code d’éthique de la FIFA.

La Commission d’Éthique n’est pas en mesure de commenter les détails de ces décisions avant qu’elles ne deviennent fermes et définitives en raison des dispositions de l’article 36 (Confidentialité) du Code d’éthique de la FIFA.

Guéant, haut fonctionnaire de la République, comparaissait devant le tribunal correctionnel pour recel et détournement de fonds. Une peine de trente mois de prison avec sursis et 75 000 EUR ont été requis.

Les suspensions fouteballistiques sont provisoires. Les réquisitions contre le ministre Guéant seront ou pas confirmées par le tribunal. Les deux affaires se percutent étrangement.

Non à l’invasion des pousseurs de balle

Rugby_supporter_FRUne pensée émue pour toutes les épouses éplorées qui, ce soir, vont se taper à la télévision l’équipe de France des brutes avinées au rugby contre l’Irlande puis l’équipe de France des crétins cramponnés au fouteballe contre le Danemark ! Les plus chanceuses auront expédié leurs maris sur place à Dublin, les autres sont bonnes pour servir les pizzas et les bières.

Déconnexion et découplage

Quelques nouvelles affaires animent l’actualité ces derniers temps, à mi-chemin entre la corruption illégale et l’absence de moralité non punissable par la justice.

  • Guéant, ancien secrétaire général de la présidence de la République, ancien ministre, ancien préfet, etc. a perçu durant plusieurs années de « primes de cabinet » en liquide, même à une époque où celles-ci étaient en principe prohibées. Ces sommes n’ont pas été soumises à l’impôt. Au ministère de l’intérieur il les aurait prélevées sur les enveloppes destinées à rémunérer les indicateurs de police… Les enquêteurs ont retrouvé chez lui des factures d’électroménager assez importantes payées avec ce cash financé par les contribuables nationaux.
  • Platini, candidat à la présidence de la fédération internationale de fouteballe (FIFA) et actuel chef de la fédération européenne (UEFA) a perçu 1,8 million d’euros comme solde d’un « travail effectué » pour la FIFA qui a donc été facturé plusieurs millions d’euros. Ces sommes ont été soumises à l’impôt en Suisse.

Ces deux cas assez récents illustrent le copinage financier dans lequel se complait une certaine partie de l’élite française. Le problème n’est pas tant les sommes en jeu qui ont enrichi les impétrants pour un « travail » dont la réalité reste à déterminer, mais leur déconnexion complète avec l’air du temps. Après les nombreux scandales financiers qui ont émaillé nos Républiques successives, du canal de Panama à Stavisky en passant par les emprunts russes, les plus optimistes ont pu croire qu’en ce début de XXIème siècle un Guéant, au poste qu’il occupait, réaliserait que percevoir de l’argent public (c’est-à-dire venant de la poche des contribuables) en liquide non déclaré en plus de son salaire et de ses indemnités, qui doivent sans doute lui permettre un niveau de vie décent, est quelque chose qui ne se fait pas. Ou qu’un Platini qui encaisse des millions d’euros de la fédération d’à côté alors qu’il doit déjà percevoir des revenus élevés s’interroge sur la transparence de cet arrangement. La rapacité de cette élite laisse pantois.

Du découplage des citoyens entre recettes et dépenses, qui réclament plus de dépenses publiques et moins d’impôts, à la déconnexion d’une certaine élite avec les réalités, qui se sert dans la caisse, on a les ingrédients de notre société moderne où l’individualisme est porté à son paroxysme et l’intérêt particulier placé au-dessus de tout et surtout de l’intérêt général.

Petits arrangements entre amis du fouteballe

Platini a perçu 1,8 MEUR pour un « travail effectué » à la fédération internationale de fouteballe. Il demande à pouvoir se justifier auprès de la commission d’éthique de cette organisation. Parler d’une « commission d’éthique » dans le fouteballe c’est un peu comme se référer à la chartre des « Recommandations sur la rémunération des dirigeants, mandataires sociaux de sociétés dont les titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé » mise en avant par le patronat français. On ne sait pas bien pourquoi mais cela prête légèrement à sourire.

Lire aussi : Le fouteballe encore à la une

Le fouteballe encore à la une

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Un match de fouteballe à sensations la semaine dernière entre Lyon (l’OL) et Marseille (l’OM) où le public marseillais s’en est pris à Valbuena coupable d’avoir quitté le club de Marseille pour rejoindre celui de Lyon. Pour les supporters de l’OM cette traîtrise est insupportable et ils le font savoir en balançant des bouteilles de bière sur les joueurs, en pavoisant des banderoles dénonçant le collabo et même en montant dans les tribunes un gibet sur lequel est pendu un mannequin représentant le traître. Le match est interrompu, puis repris et terminé sur on ne sait quel score.

Valbuena est un petit teigneux surpayé qui n’a guère d’importance dans cette affaire. On se souvient de l’un de ses exploits lorsqu’il insulta un gamin énamouré qui voulait un autographe en frappant à la vitre de son automobile bling-bling au risque d’en salir la carrosserie immaculée :

Non, le plus édifiant dans cette affaire n’est pas ce personnage assez insignifiant finalement (à la différence de son salaire) mais le niveau d’abêtissement d’une bande de supporters exprimant bruyamment toutes les pathologies attisées par ce sport où se côtoient des pousseurs de balle dopés aux anabolisants et aux salaires démesurés, avec des supporters frustrés et ivrognes, les deux parties partageant généralement le même niveau de mauvaise éducation. Les autorités en charge de ce sport s’émeuvent de ces dérapages et ils ont raison. Une première série de condamnations à de la prison ferme a été prononcée contre ceux de ces trublions qui ont pu être arrêtés par la police. La ligue de fouteballe a par ailleurs fermé « les virages Nord et Sud » du stade marseillais :

Au vu de la gravité des faits, la Commission a décidé de placer le dossier en instruction. Après ouverture du dossier et désignation de l’instructeur, la Commission convoque les dirigeants de l’Olympique de Marseille pour la séance du jeudi 15 octobre dans le respect des dispositions des règlements disciplinaires et du Code du Sport imposant 15 jours de délai minimum. A l’issue de cette réunion au cours de laquelle l’instructeur rendra ses conclusions, la Commission rendra sa décision. En attendant, au regard de la gravité des faits, la Commission décide de fermer à titre conservatoire les virages Nord et Sud du Stade Vélodrome.

On se demande bien si une telle mesure est capable de reconnecter les neurones de supporters qui pourront toujours aller dans les lignes droites puisque les virages sont fermés. La question de fond est plutôt comment faire remonter le niveau d’intelligence dans et sur les stades de fouteballe ? Ce sera le combat de plusieurs générations en admettant qu’elles y arrivent…

Dans le même temps les combats sont engagés par les dirigeants du fouteballe mondial et national :

  • En France pour une sombre histoire d’investisseurs, de droits télévisés et de montée ou descente d’une division vers l’autre, à laquelle personne ne comprend rien, des clubs créent une énième organisation fouteballistique qui va venir encore un peu plus agiter le marigot nauséabond de ces consommateurs d’argent public,
  • A l’international la succession à la tête de la fédération internationale de Blatter, vieux (80 ans) et convaincu de corruption, bat son plein et les coups bas pleuvent. Platini qui est candidat doit affronter une affaire de paiement déloyal de 1,8 MEUR qu’il aurait encaissé de ladite fédération pour un travail effectué… Il va falloir qu’il se justifie s’il espère vaincre, ou alors sortir un dossier encore plus puant sur ses adversaires, ce qu’il doit être en train d’essayer de rechercher.

Un certain Ali ben Al Hussein (40 ans), prince jordanien, demi-frère de l’actuel roi Abdallah II est candidat au remplacement de Blatter, vieux (80 ans) et convaincu de corruption. Le mieux serait à n’en pas douter de laisser le Moyen-Orient prendre en main l’organisation du fouteballe mondial pour en sortir nos tacticiens occidentaux qui ont montré si souvent leur défaillance, voire pire. Les pays pétroliers de ce Moyen-Orient sont plutôt riches, ont acquis une bonne expérience dans la construction de stades climatisés au milieu du désert et à l’organisation d’évènements sportifs mondiaux.

Platini (60 ans) a mangé toutes les écuelles du fouteballe mondial depuis les années 70’, gagné beaucoup de compétitions, montré qu’un fils de migrant italien pouvait réussir, casé son propre fiston Laurent dans le business fouteballistique en lien avec le Moyen-Orient riche, bref, il a bien mérité sa retraite.

Laissons l’organisation du fouteballe mondial au Qatar et à la Jordanie, au passage délocalisons le PSG audit Qatar et que la France se consacre à tenter de relever le niveau d’éducation de ses enfants, particulièrement ceux fréquentant les stades. La tâche sera longue et couteuse. Elle mérite toutes nos énergies et nos ressources.

La simple image des stades transformés en arènes où doit intervenir la force publique pour contenir la bêtise est une vision d’horreur et d’argent public dilapidé. Notons au passage qu’il y a régulièrement des blessés, parfois des morts…

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Désastre à l’OL

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Cette courbe ne représente pas l’évolution de la popularité du président de la République mais le cours de bourse du club de fouteballe Olympique Lyonnais : un franc succès financier !

Au cours de son exercice 2013/14 cette société cotée en bourse a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 121 MEUR et une perte de -26 MEUR soient 22 centimes perdus sur chaque euro facturé. La dette est de 105 MEUR et les capitaux propres restent positifs pour un montant équivalent à la dette. Ils sont consommés au fur et à mesure des pertes annuelles.

On voit ainsi qu’un club de fouteballe est non seulement une défaite de l’esprit mais aussi un désastre financier.

Mort de rire !

🙂

L’équipe de France de fouteballe se fait battre 1 à zéro par l’illustre équipe d’Albanie. 1-0, on dirait un score de l’UMP aux élections présidentielles.

Le capitaine de cette équipe de circonstance s’exprime à la télévision, faisant amende honorable et jugeant avec à-propos que les joueurs « passent pour des abrutis. » Ce garçon devrait être récompensé pour une telle clairvoyance. Le problème est que même lorsqu’ils gagnent les fouteballeurs français passent quand même pour les crétins qu’ils sont.

L’an prochain, oubliant ses finances publiques en faillite, dénonçant ses engagements budgétaires, renonçant à financer des dépenses productives, la France va organiser sur son territoire un championnat d’Europe de fouteballe, concours d’abrutissement, de déficit et de régression. Cela va être beaucoup moins drôle.