Religion en Israël

Une révolution culturelle en Israël : le gouvernement a décidé de l’ouverture d’une section mixte au mur des lamentations. Jusqu’à ce jour il existe une section hommes et une section femmes, hermétique l’une pour l’autre. Les partis israéliens orthodoxe s’opposent et dénoncent un affront aux traditions. Le sujet était en débat depuis des siècles et avait provoqué encore récemment des affrontements entre modernistes et régressifs.

Pas facile de faire évoluer la religion…

Religion au Moyen-Orient… toujours

L’Arabie Saoudite et quelques autres Etats du Golfe persique annoncent la rupture de leurs relations diplomatiques suite aux réactions chiites intervenues après l’exécution d’un iman chiite en terre sunnite.

Rappelons de quoi nous parlons :

  • Les musulmans chiites pensent que le successeur légitime du prophète Mahomet (mort en 632) est Abou Bakr qui deviendra effectivement calife
  • Les musulmans sunnites chiites pensent que le successeur légitime du prophète Mahomet est Ali, son gendre et fils spirituel

Pour ne pas être en reste, précisons que :

  • Les chrétiens pensent que Jésus est leur prophète avec des variantes entre ceux qui croient à la sainte-vierge et ceux qui n’y croient pas
  • Les juifs pensent que Jésus n’est pas leur prophète et attendent toujours leur messie
  • Les yézidistes croient en un Dieu qui façonna le monde comme une grosse perle blanche qu’il brisa et dont les éclats formèrent le ciel, la terre et la mer
  • Les zoroastriens considèrent que leur Dieu n’a pas besoin d’adoration, pas besoin d’intermédiaires
  • Etc. etc…

Tous croient à la vie éternelle au paradis où chacun rejoindra son Dieu. Mais en attendant, au nom de celui-ci, on sème la mort et la désorganisation sur une bonne partie de la planète.

Ce qui serait profitable à l’Humanité serait que toute cette énergie dépensée pour défendre par les armes des dogmes incertains soient consacrée à instaurer des Etats apaisés avec des règles de gouvernance démocratique et un développement économique à peu près partagé entre les administrés.

Cette évolution a été engagée au XXème siècle par l’Occident, gageons qu’elle le sera aussi, un jour, au Moyen-Orient, reléguant ainsi les conflits religieux d’un autre âge au rang des mauvais souvenirs.

Religion… encore au Moyen-Orient

L’Arabie-Saoudite sunnite exécute 47 condamnés à mort dont un imam opposant, saoudien amis chiite. Il n’en faut pas plus pour que l’Iran chiite s’insurge et que ces deux pays théocratiques s’invectivent en s’accusant mutuellement de terrorisme.

Téhéran accusant Ryad de terrorisme, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité ! Venant de ces deux Etats religieux musulmans qui ont profondément inséré le terrorisme dans les modes de fonctionnement du XXème siècle et du XXIème débutant pour régler leurs contentieux ou diffuser leurs idéologies, cela pourrait prêter à sourire ne serait-ce le contexte qui pourrait encore déraper dans une nouvelle guerre arabo-perse si la diplomatie intelligente ne reprenait pas le dessus.

L’Arabie-Saoudite en diffusant largement son courant wahhabite très conservateur est devenue l’inspiratrice de nombre de ces mouvements qui dynamitent actuellement la planète. L’Iran a trempé dans beaucoup des complots terroristes de la fin du XXème siècle et la France a été particulièrement touchée que ce soit sur son propre sol ou au Liban (attentat sur l’immeuble du Drakkar, entre autres, 58 militaires français morts, plus la famille libanaise du gardien de l’immeuble).

Avec un pays comme l’autre la France a commercé et continue de le faire, initiant d’ailleurs il y a quelques décennies l’industrie nucléaire iranienne, quelle folie ! Il est des situations où le commerce permet d’apaiser les tensions en modernisant ses acteurs. Nous n’en somme manifestement pas là dans ce Moyen-Orient compliqué.

La Turquie comme la Géorgie

On se souvient de la Géorgie qui en 2008, dirigée par M. Saakachvili, n’avait rien trouvé de mieux que de déclarer la guerre à la Russie pour une sombre histoire de revendication territoriale. Son armée de pacotille avait bien sût été balayée en quelques jours par la puissance russe et l’Europe, alors présidée par M. Sarkozy, avait fait le petit télégraphiste pour essayer de calmer l’ours russe, ce qui fut fait après moult concessions dont la quasi indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, territoires revendiqués par la Géorgie bien que majoritairement russophones et russophiles. On eut des cauchemars a posteriori en songeant au fait que Tbilissi voulait intégrer l’OTAN et que si cette adhésion eut été réalisée, cette folie géorgienne eut mis l’alliance militaire occidentale en bien fâcheuse position face à Moscou !

L’Histoire se répète et aujourd’hui c’est la Turquie qui s’offre le luxe de mener des actions agressives contre la Russie en abattant un avion de combat russe qui aurait empiété sur son territoire lors d’une mission de bombardement sur la Syrie. Il est assez peu probable que ce chasseur Soukhoï menaçait Ankara et on aurait apprécié que la Turquie modère un peu ses réactions, ou à tout le moins les rende proportionnelle avec la menace. Il y eut deux pilotes russes tués lors de l’incident : l’un des deux équipiers de l’avion abattu et un deuxième lors de l’opération d’exfiltration du second pilote de l’avion.

Le problème est que, contrairement à la Géorgie, la Turquie fait, elle, partie intégrante de l’OTAN et que si Moscou ouvre les hostilités contre Ankara c’est l’ensemble des pays de l’alliance qui devront défendre la Turquie. Il serait utile que les coups de sang des dirigeants turcs soient mis sous contrôle d’autant plus que le rôle de ce pays dans la crise au Moyen-Orient mériterait par ailleurs un examen plus que critique.

Etonnant !

Le ministère français de la défense a communiqué le 17/11/2015 à 8h05 :

Dans la nuit du 16 au 17 novembre 2015 à 1h30 (heure française), l’armée française a de nouveau mené un raid contre Daech – à Raqqah en Syrie. La force Chammal a détruit deux sites opérationnels de combattants terroristes.

Le raid était constitué de dix avions. Les équipages ont décollé à partir des bases situées en Jordanie et dans le Golfe arabo-persique (GAP) pour se rejoindre au-dessus de la Syrie. Réalisé en coordination avec la coalition, le raid aérien composé de six Mirage 2000 et quatre Rafale a frappé simultanément un centre de commandement qui abrite l’un des quartiers généraux de Daech, et un centre d’entraînement. Au total 16 bombes ont été délivrées…

16 bombes lâchées par 10 avions sur deux sites opérationnels… on s’étonne qu’il reste encore des sites opérationnels du groupe Etat islamique après plus d’un an et demi de bombardements syriens, occidentaux et maintenant russes sur cette malheureuse Syrie ! De quoi s’agit-il exactement ? Deux tentes de bédouins dans le désert ? Des bâtiments en dur ? Qu’est-ce que bombardent les avions de la coalition depuis 18 mois sinon les centres opérationnels ? Tout ceci reste est un peu mystérieux pour les citoyens que nous sommes.

Nouveau nihilisme

Le terrorisme religieux de nos temps met les Etats, démocratiques ou pas, à rude épreuve. Les acteurs du terrorisme moyen-oriental ou européen des années 70-80’ (brigades rouges, Fatah, OLP et autres bandes à Baader) laissaient place à la négociation. Ils détournaient un avion, enlevaient une personnalité, prenaient des otages pour forcer les Etats à les écouter poser leurs revendications politiques. Evidemment ils tuaient parfois mais pas en masse comme c’est le cas désormais. Quand il faisait parler les armes c’était pour appuyer leurs demandes et non pour plaire à Dieu. Et puis ils avaient la volonté de survivre et négociaient aussi un sauf-conduit pour eux-mêmes.

Notons au passage que nombre de ces terroristes ont alors trouvé refuge en… Syrie, accueillis par le régime Assad alors dirigé par le père de l’actuel président. Le vénézuélien Carlos a coulé des jours paisibles à Damas avec sa compagne allemande Magdalena Kopp proche de la mouvance Baader-Meinhof et leur fille, plusieurs années durant à la fin de la décennie 80’. Bien d’autres terroristes moyen-orientaux se sont également installés en Syrie à cette période. Et lorsque Damas a voulu essayer de réintégrer le concert des nations, grosso-modo à la suite de l’invasion du Koweit par l’Irak en 1990, elle a expulsé tout ce beau monde vers des pays avoisinants moins en vue. Alors quand la Syrie d’aujourd’hui dirigée par son fiston explique comme elle l’a fait aujourd’hui que la France a favorisé le développement du terrorisme et récolte les fruits de ses dérives, cela prêterait à sourire si ce n’étaient les conditions dramatiques du moment.

Les terroristes religieux aujourd’hui veulent tuer méthodiquement puis mourir. Ils n’ont pas peur, ils recherchent la fin qui les rapprochera de leur Dieu. Le communiqué du groupe Etat Islamique revendiquant les attaques d’hier relate celle de la salle de concert du Bataclan avec la mort des « croisés … idolâtres dans une fête de perversité » au cœur de Paris « capitale des abominations et de la perversion, qui porte la croix en Europe… ». Ces attaques sont présentées dans ce même communiqué, ponctué de référence à Allah et ses sourates, comme une réponse à l’engagement militaire français en Irak et en Syrie.

Les terroristes des années70’ avaient lu Marx et Mao, ceux d’aujourd’hui s’inspirent du coran.

La révolte des citoyens contre ce terrorisme islamique ne changera pas grand-chose à la détermination fanatique et terrifiante de ses acteurs. Leur plus grande « réussite », si l’on ose dire, réside dans le fait qu’ils ont réussi à insuffler leur idéologie mortifère à des gamins français, et pas uniquement ceux issus de banlieues défavorisées. Même dans l’hypothèse où le groupe Etat Islamique serait éliminé il faudra sans doute au moins une génération avant que ces gamins français embrigadés puissent revenir à de meilleurs sentiments. Et encore n’a-t-on pour le moment pas beaucoup d’idées sur comment arriver à neutraliser l’extrémisme religieux !

 « Vers l’Orient compliqué je m’envole avec des idées simples » disait MonGénéral lors de la deuxième guerre mondiale quand il allait visiter les pays sous mandats français et britannique. Idées simples ou compliquées, l’Occident a failli dans son implication dans la question du proche et du moyen orient : guerre, accords de paix, coopération, rapprochement, éloignement, immigration, fermeture des frontières, coups bas ou interventions en pleine lumière, presque tout a été essayé depuis 70 ans et rien n’a réussi à extirper la violence endémique de cette région qui maintenant se répand en Occident. Tout n’est que guerre et décombres dans ce proche et Moyen-Orient « compliqué ».

En fait la seule stratégie qui n’ait jamais été vraiment essayée est le retrait pur et simple des pays occidentaux de cette région : les laisser se débrouiller et cesser d’intervenir à tout bout de champ avec des buts occidentaux et des objectifs démocratiques. Décision pas facile à prendre quand on connaît les liens entre Israël et les Etats-Unis, entre les pays producteurs de pétrole et leurs pays clients, entre les multiples communautés du proche et du Moyen-Orient installées en Europe depuis des générations, quand on entend les chrétiens d’Orient appeler au secours ceux d’Occident, etc.

Stratégie jamais finalement adoptée, qu’il est sans doute trop tard pour décider, mais qui ne devrait pas empêcher de remettre sur la table l’actuelle politique occidentale en Orient compte tenu de son efficacité plutôt limitée au regard des critères occidentaux et des intérêts nationaux.

Festival de faux-jettonerie

La publication de la photo du corps d’un enfant syrien de trois ans sur une plage de Turquie émeut la planète entière et il est vrai qu’elle est bouleversante. Son frère et sa mère sont également morts noyés au cours du chavirage du rafiot de fortune sur lequel ils avaient pris place pour essayer de rejoindre la Grèce et donc l’Europe.

Le monde politique et médiatique s’agite en assénant des slogans « il faut agir », « l’Europe doit bouger », « il faut réformer la politique d’accueil des réfugiés », etc. Mais aucun dirigeant n’ose encore vraiment dire aux citoyens que ces migrants sont là pour longtemps et qu’il va bien falloir les installer et les financer en Europe de façon durable. Ces mêmes dirigeants essayent d’ailleurs de faire croire à la possibilité de différencier les réfugiés politiques des migrants économiques, ces derniers ayant vocation à être renvoyés dans leurs pays d’origine tout en sachant pertinemment que ces raccompagnements n’ont jamais été techniquement possibles au départ de nos vieilles démocraties.

Il n’est pas dit d’ailleurs que cette photo déchirante fasse changer fondamentalement l’avis populaire sur l’immigration en France.

Bien sûr l’installation de camps de réfugiés, puis la tentative de leur intégration, dans notre vieille Europe va être difficile à faire accepter par les populations, bien sûr il y aura des effets dévastateurs comme des poussées de l’extrême droite, des réactions populistes et de violence de certains mais aussi sans doute de l’empathie, bien sûr il y aura des éditoriaux affligeants de Guillaume Roquette, mais bien sûr l’Europe doit prendre sa part du fardeau pour le moment surtout porté par le Liban, la Turquie, la Jordanie qui accueillent des millions de réfugiés syriens.

La question suivante qui doit déjà se poser dans quelques états-majors est celle d’une intervention militaire occidentale dans ces pays du Moyen-Orient pour y rétablir l’ordre et endiguer le flux des départs de leurs habitants. Mais les dernières interventions de ce type ont plutôt eu pour résultats d’accélérer le désordre et ces départs alors s’il fallait les retenter il faudrait à tout le moins en changer le format.

En attendant on rêve d’une unanimité mondiale qui, par exemple, annulerait les prochains jeux olympiques pour consacrer les dépenses et l’énergie ainsi économisées au financement de ces réfugiés. Mais ce n’est qu’un rêve !

La faiblesse des démocraties

Entendu un peu partout :

« Mais comment les armées occidentales n’arrivent-elles pas à réduire les combattants du groupe Etat Islamique ? »

Les peuples ont la mémoire courte… Ils ont oublié comment Ho-Chi-Min et ses Viêt-Cong va-nu-pieds ont poussé la France hors d’Indochine en portant les canons de Diem-Bien-Phu en pièces détachées sur des vélos et sur des centaines de kilomètres, comment le FLN a fait de même en Algérie, comment le Vietminh a chassé piteusement la grande Amérique du Vietnam, comment les Talibans ont vaincu l’Armée rouge en Afghanistan, comment Al-Qaida a pu balancer des avions contre des tours de New-York, comment des mouvements islamiques ont transformé en cauchemars les interventions occidentales en Irak ou en Afghanistan, etc. etc.

Les scénarios ont chaque fois été relativement similaires : une armée en campagne envoyée par des démocraties occidentales sur un terrain de bataille lointain se frotte à des mouvements locaux de « libération nationale ». Des soldats des pays développés, biberonnés depuis des générations à la démocratie de Tocqueville, se retrouvent embarqués à des milliers de kilomètres de chez eux pour lutter pour une cause à laquelle ils ne croient pas vraiment et la comprennent encore moins : maintien d’une présence coloniale, lutte contre le communisme, combat d’une insurrection religieuse, etc. Ces soldats dépaysés se retrouvent à chaque fois face à des mouvements nationalistes sûrs de leur droit, dirigés d’une main de fer et ne se sentant pas bêtement limités par des conventions de Genève ou autres billevesées constitutionnelles ou légales. Dans tous les cas l’armement moderne occidental n’a pas suppléé des buts de guerre incertains ni un manque de foi des combattants servant cet armement ! Qu’on le veuille ou non, un soldat français, quelle que soit sa loyauté, mettra plus de cœur à l’ouvrage pour récupérer l’Alsace et la Lorraine que pour maintenir ou rétablir au pouvoir des dirigeants douteux en Afghanistan ou en Irak.

En 2014, le groupe Etat islamique déclenche des attentats terroristes dans Mossoul, deuxième ville irakienne. Des kamikazes se faufilent pour se faire exploser à des endroits stratégiques, puis, après quelques jours d’accrochages, des massacres ciblés et un peu de guerre psychologique, l’armée officielle irakienne fuit la ville sans vraiment avoir combattu, abandonnant au passage un important matériel militaire financé à grands frais par les contribuables occidentaux. Il y a 40 ans en 1975 Saigon tombait comme un fruit mûr dans l’escarcelle du Nord communiste : face à une armée Nord-Vietnamienne motivée, l’armée du Sud-Vietnam ne combat quasiment pas malgré ses instructeurs américains, malgré un matériel moderne laissé sur place par les Etats-Unis… il leur manquait simplement la motivation et l’envie de se battre. Cherchez l’erreur !

Dans le cas du groupe Etat Islamique les bombardements aériens d’une coalition improbable menée par les Etats-Unis ne suffisent pas à réduire la rébellion. On imagine l’efficacité des réunions d’état-major où se retrouvent des représentants américains, européens, saoudiens, qataris, jordaniens, bahreïnis, émiratis, canadiens et australiens… La moindre décision doit prendre une semaine ! Avant que le bombardement d’une cible ne soit autorisé, celle-ci doit avoir été reconnue et filmée par des drones pour s’assurer que les risques de dommages collatéraux sont faibles, une fois sur la ciblé identifiée l’avion bombardier doit communiquer avec son commandement pour obtenir le permis de tirer et une fois détruite il faut de nouveau drones et films pour pouvoir se justifier le cas échéant.

On peut imaginer que si de telles règles d’engagement avaient existé en 1945 à Dresde ou Tokyo la guerre contre les forces de l’Axe aurait duré un peu plus longtemps… La terreur générée par l’explosion de la bombe d’Hiroshima a probablement précipité la capitulation de l’empereur du Japon. Aujourd’hui les démocraties occidentales hésitent à déclencher la terreur, c’est tout à leur honneur. Restons toutefois optimistes et pensons à ce que serait la situation du Moyen-Orient si cette coalition ne combattait pas depuis un an ; le groupe Etat islamique serait sans doute déjà douillettement installé à Damas et à Bagdad.

Personne n’a envie d’engager une guerre totale contre cette rébellion guidée par des motifs religieux. Qui plus est, les interventions étrangères récentes en Irak, en Afghanistan, en Libye se sont toutes terminées par un tel chaos que l’on peut raisonnablement se demander s’il a été opportun de les mener. Autant ne pas recommencer.

Les problèmes locaux se régleront localement par des pouvoirs locaux qui devront négocier ou faire la guerre. C’est seulement quand une majorité des populations actuellement sous le joug de ces organisations religieuses se rebellera qu’il y aura une chance de les voir vaincues, avec éventuellement un coup de main occidental de temps à autres. Les interventions étrangères lourdes des uns chez les autres ne fonctionnent pas.

En attendant, les puissances occidentales doivent maintenant gérer le terrorisme religieux sur leurs propres territoires, pratiqué dans bien des cas par leurs propres citoyens et assumer par ailleurs un afflux massif de réfugiés provoqué notamment par ces conflits. L’agenda est assez chargé pour le moment…

Il faut se rendre à l’évidence, le groupe Etat islamique, après Al-Qaida, a élevé son organisation au niveau de force combattante redoutable, usant de toutes les ficelles de la guerre moderne et suppléant largement un manque d’armes lourdes par des actions de terreur maniées avec sans doute plus de résultats qu’un porte-avions dans le Golfe persique. Il faut s’y résoudre, la mondialisation qui a fait émerger de nouvelles puissances économiques fait aussi émerger de nouvelles forces militaires. L’Occident tout puissant qui régentait la planète sur les marchés financiers comme sur les terrains militaires relève d’une époque révolue. N’en déplaise à Mme. Michu il faut affronter cette nouvelle situation et compromettre en attendant, peut-être de rétablir la puissance perdue, qui sait ?

L’Ukraine en faillite

Vous souvenez-vous de Mikheil Saakachvili ? Il était un citoyen géorgien, plus ou moins américanisé, ayant quitté le cabinet d’avocats dans lequel il travaillait aux Etats-Unis pour revenir dans son pays après la dissolution de l’ex-URSS. Il y occupa des postes ministériels avant d’être élu président de la République. Le nouveau président est pro-occidental et veut faire adhérer son pays à l’Union européenne et à l’Otan. Jusqu’ici rien de bien dramatique ni original.

Les choses se corsent lorsque le garçon en 2008 se met en tête de récupérer l’Ossétie du Sud, une province caucasienne rebelle plutôt pro-Russie et en tout cas anti-Géorgie. Saakachvili envoie l’armée géorgienne tenter de réduire la rébellion largement soutenue par la Russie. Il s’en suit ce qui devait arriver et en dix jours l’armée russe réduit les forces géorgiennes puis reconnaît l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie qui de fait sont quasiment annexées par Moscou.

L’absence totale de sens politique de Saakachvili frappe la planète entière. Il espérait peut-être que l’Otan entre en guerre contre la Russie pour défendre deux confettis caucasiens plutôt contre leur gré.

Ça c’est la passé. Retourné aux Etats-Unis après avoir perdu l’élection présidentielle de 2013, l’Ukraine vient de lui attribuer la nationalité ukrainienne pour le nommer gouverneur d’une province de ca pays. On croit rêver devant une telle incompétence politique. Les masques tombent sur la réalité des objectifs du pouvoir actuel à Kiev. Quel besoin y-avait-il d’aller chercher un citoyen géorgien, honni de Moscou, pour l’engager à gérer une province ukrainienne ? Ce n’est sans doute pas son talent mais plutôt la volonté de titiller la Russie, érigée en mode de gouvernement.

L’Ukraine est en faillite financière et politique depuis plusieurs années, très majoritairement à cause de l’incompétence de ses dirigeants qui ont mené ce grand pays à la ruine. Il va falloir payer l’addition qui est déjà présentée à son Peuple et qui le sera bientôt à l’Occident. On ne peut pas dire que la nomination de Saakachvili soit un signe d’amélioration…

Que ce soit la Géorgie, l’Ukraine ou quelques autres candidats à l’adhésion à l’Union européenne, ces pays n’en n’ont pas le niveau de maturité suffisant. Il faut le leur dire clairement. Imagine-t-on ce qui se serait passé si la Géorgie avait fait partie de l’Otan en 2008, ou l’Ukraine en 2012 ? La solidarité militaire de cette alliance aurait dû en principe jouer et l’Occident partir en guerre contre Moscou pour régler des querelles internes propres à ces pays mal gouvernés…

Religion au Moyen-Orient

Après avoir égorgé des infidèles devant les caméras, brûlé vif un aviateur jordanien sur YouTube, enlevé et vendu des femmes, entre autres joyeusetés régressives, voici maintenant que l’Etat islamique saccage le musée de Mossoul en Iraq, ville tenue par ses affidés depuis plusieurs mois. Evidemment il n’y a pas mort d’homme et cela est moins grave que les massacres d’humains commis par ailleurs au nom d’un Dieu.

Comme toujours, ces actions sont diffusées sur Internet où l’on voit des extrémistes religieux abattre à coups de masse des statuts assyriennes datant d’avant l’arrivée du prophète Mohammed ce qui suffit à signer leur inutilité à la cause, voire leur inexistence.

La volonté de destruction de la culture est le propre des totalitarismes, politiques ou religieux. D’autres l’ont déjà pratiquée, il n’y a pas si longtemps, le nazisme, le stalinisme, le catholicisme… Ces totalitarismes n’ont jamais vaincu par ces moyens qui illustrent, si besoin en était, la bêtise crasse de ces croyants d’un autre âge.

La politique en Russie

Un ex-ministre russe, opposant au pouvoir actuel est assassiné à Moscou sous les fenêtres du Kremlin. La politique est violente dans ce pays, la vie est violente chez les slaves, c’est ainsi et les assassinats politiques ont émaillé son Histoire. Ce ne sera pas le dernier dans un pays qui a laissé tomber la dictature communiste mais pas complétement adopté les règles de la démocratie occidentale. Nous ne sommes d’ailleurs pas à l’Ouest, mais… à l’Est où il n’est pas dit que ces règles soient véritablement bienvenues. On y élit quand même un président de la République qui, en l’occurrence,  s’est fait  élire sur le programme essentiel de rétablir une Russie forte. Les moyens utilisés semblent moins importants pour le peuple et son élu que l’objectif.

La France donneuse de leçons oublie d’ailleurs que les assassinats politiques inexpliqués ont également émaillé son histoire récente : Yann Piat, députée assassinée en 1994, Robert Boulin, Joseph Fontanet, ancien ministre assassiné en 1980, ministre officiellement suicidé mais plus probablement assassiné en 1979, Jean de Broglie ancien ministre assassiné en 1876, sans parler de Pierre Bérégovoy, ancien premier ministre, suicidé en 1993 probablement en partie du fait du harcèlement de campagnes de presse pour un prêt personnel reçu d’un affairiste.

Le problème de fond de ce type de régime, le seul sans doute susceptible d’entraîner la colère populaire, réside dans la spoliation des biens publics par une bande de forbans, les « oligarques » qui ont mis la main sur une bonne partie de l’économie à l’occasion de sa privatisation pots-chute du Mur, qui a plus relevé du hold-up en bande organisée que d’une véritable mise sur le marchés des entreprises publiques.

La démocratie est un tout et c’est aussi parce que l’on assassine moins les opposants que l’on a plus de scrupules à voler le pays. L’état de droit s’applique, en principe, à un comportement général, en politique comme en économie. Lorsqu’on se croit autorisé à flinguer de l’opposant on pense aussi souvent que les biens publics sont à la disposition du plus fort…

La Syrie revient

Libe_20110427_Assad_bQuatre élus français se rendent à Damas pour y rencontrer le président El Assad, ce qui ne manque pas de créer quelque émoi au sein du gouvernement qui soutient la ligne « on ne négocie pas avec un boucher ».

C’est un vrai problème de politique internationale dont on ne connaît pas vraiment la meilleure réponse. Les quatre « gugusses » (surnommés ainsi par Sarkozy) arguent du fait que le propre de la diplomatie c’est de « parler aux gens que l’on n’aime pas », et ce n’est pas faux.

Sous couvert de mettre fin à des dictatures sanglantes et d’instaurer une démocratie qualifiée d’universelle, l’Occident a mené des invasions armées en Irak, en Afghanistan et en Lybie. Le moins que l’on puisse dire est que leur résultat est mitigé. Des tyrans ont été chassés, d’autres sont apparus au milieu d’un chaos indescriptible et mortifère. La démocratie est encore un lointain rêve, dont il n’est d’ailleurs pas sûr qu’il anime véritablement les foules

L’expérience aidant, il n’est pas sûr qu’elle soit à renouveler ! D’ailleurs malgré les menaces, l’Occident n’a finalement pas bougé après que le régime syrien ait utilisé (une nouvelle fois) des armes chimiques contre sa propre population. C’est realpolitik contre bons sentiments ; s’il n’y avait pas eu d’intervention en Lybie, le régime Kadhafi aurait fait couler des « rivières de sang » de la rébellion de Benghazi comme l’avaient annoncé, à grands renforts de trompettes, Kadhafi et ses fistons. Le régime serait sans doute toujours en place avec ses méthodes de gouvernement. Cela continuerait à choquer nos mentalités de démocrates mais au vu de la situation actuelle en Lybie il est difficile d’opter pour une solution ou une autre, la dictature ou le chaos suite à une intervention extérieure.

Alors des élus rencontrant le dictateur syrien à Damas (qui en son temps a été reçu au Palais de l’Elysée), pourquoi pas ! Cela n’engage pas la position officielle de la France mais permet d’écouter ce que l’impétrant a à dire. De toute façon à la fin on ne sait toujours pas quoi faire face à ces situations inextricables, sinon naviguer au mieux entre les écueils en allumant des cierges pour que ces pays engendrent un jour des dirigeants un peu moins violents et claniques, un peu plus visionnaires et humains, pour guider leurs peuples vers un devenir un peu moins sombre.

Le désastre continue en Ukraine

Un accord de cessez-le-feu a été signé entre le pouvoir ukrainien et ses rebelles pro-russes de l’est du pays, sous l’égide des dirigeants allemand, français et russe. Il entérine une autonomie des régions de l’est du pays, globalement pro-russes. Cela ne semble pas illégitime et en tout cas proche de ce que l’on peut savoir de la volonté majoritaire de ces populations. Evidemment il aurait été préférable d’aboutir à cette autonomie par la voie des urnes, comme cela est fait progressivement pour la Nouvelle-Calédonie et la France, par exemple. Mais nous sommes en terre slave et la violence a primé. Après plus de 5 000 morts, l’essentiel est maintenant de mettre en place ce divorce à l’amiable sans trop d’à-coups.

Plus malin, ces accords font peser tout le financement des territoires autonomes de l’est ukrainien sur le gouvernement central de Kiev. Pour revenir à notre exemple des colonies françaises du Pacifique, ce n’est pas non plus complètement anormal. La réussite d’une autonomie, voire d’une indépendance, réside en partie dans le financement du processus.

Le problème avec l’Ukraine est que l’Etat est en faillite donc le financement de ces accords va peser sur les contribuables européens pour longtemps encore. D’où sans doute la volonté frénétique du pouvoir en place à Kiev d’adhérer à l’Union européenne. En fait le pays veut être adopté par son banquier.

Il va falloir payer pour la faillite de l’Ukraine

La guerre entre les séparatistes est-ukrainiens, soutenus par une Russie impériale, contre les ouest-ukrainiens à qui l’Union européenne laisse espérer une adhésion, un jour, s’aggrave. Des milliers de morts depuis le déclenchement de la rébellion sur la tristement célèbre place Maïdan. La scission entre Est et Ouest de ce pays sulfureux semble désormais consommée, il va falloir l’entériner avec la mise en place d’une fédération ou de quelque chose qui y ressemble. Les soudards pro-russes sont probablement aussi légitimes à réclamer leur autonomie que les forbans pro-occidentaux.

Il faut maintenant faire taire les armes et surtout financer la colossale faillite financière de ce pays qu’il faudra bien aider sous peine d’effondrement mortifère. La Russie elle-même sous sanctions financières va également y laisser quelques plumes économiques et les républicains américains extrémistes ne rêvent que de relancer la guerre froide en livrant des armes offensives à Kiev, armes létales qui ont un risque sur deux de se retourner un jour, qui pourrait être proche, contre des forces de l’OTAN.

Il va falloir que chacun y mette du sien, y compris que l’Occident accepte que le concept russe de zone d’influence s’applique de façon intelligent à ses pays frontaliers : Géorgie, Ukraine, et autres.

Et puis ensuite les contribuables européens passeront à la caisse plus sereinement. Vous avez aimé Athènes ? Vous allez adorer Kiev !

Qui sera le plus malin

Israël et l’Autorité palestinienne s’affrontent pour savoir qui a commis le plus de crimes de guerre. Le concours risque d’être épique.

L’Autorité palestinienne lasse de négociations qui n’en finissent pas pour la création de son Etat, et après que la Palestine ait été reconnue comme Etat observateurs aux Nations Unie (situation ne donnant pas le statut d’Etat membre), et Etat membre de l’Unesco, a demandé cette fois son adhésion à la Cour pénale internationale. En principe cette requête doit être acceptée et permettrait à l’Autorité palestinienne d’attaquer Israël pour crimes de guerre ce qui inquiète Tel-Aviv car ce pays ne souhaite pas que ses exploits guerriers soient passé à la moulinette de la cour pénale.

Alors Israël qui ne peut plus juridiquement bloquer l’adhésion à la Cour pénale menace à son tour d’attaquer l’Autorité palestinienne pour crimes de guerre arguant du fait que l’Autorité est alliée avec le Hamas dont certaines des méthodes relèvent bien, à n’en pas douter, de la Cour. Le plus croquignolet dans l’histoire est qu’Israël n’est pas membre de la Cour dont elle refuse de  reconnaître l’autorité…

On a donc une Palestine membre candidate à la cour pénale qui veut attaquer Israël, un Etat non membre de la Cour, pour des fait qui en principe ne relèvent pas de ladite Cour qui ne juge que ceux s’étant déroulés sur le territoire d’un Etat membre. Et nous avons Israël, non membre de la Cour et ne désirant pas le devenir, cherchant à bloquer l’adhésion de la Palestine tout en menaçant de l’attaquer devant cette Cour pur crimes de guerre.

Vous ne comprenez rien ? Ne vous inquiétez pas, c’est normal, il s’agit du Proche-Orient !

On aimerait quand même qu’Israël et la Palestine utilisent leur machiavélisme et leurs diplomates à des choses plus positives pour l’avenir de la région…

L’Ukraine en faillite

L’Ukraine a voté une loi instaurant son renoncement au statut de « non aligné ». Les spécialistes expliquent qu’il s’agit en fait d’une demande d’adhésion à la coalition militaire occidentale de l’OTAN. Le pouvoir ukrainien sait la faiblesse occidentale et la difficulté de ces organisations multilatérales à dire « non » alors il présente ses candidatures à tout ce qui peut l’éloigner de la Russie.

Il n’y a pas besoin de réfléchir bien longtemps pour se rendre compte que l’Ukraine n’est pas prête à adhérer à quoi que ce soit, ni en termes politiques et démocratiques, encore moins en termes économiques et militaires. Elle n’y a d’ailleurs sans doute pas vraiment intérêt. Serait-elle utile à l’Union européenne ou à l’Otan ? Bien sûr que non, elle y serait un poids très lourd et qui plus est, un casus-belli avec la Russie. Est-ce que les peuples européens souhaitent intégrer l’Ukraine en leur sein ? Il suffirait de leur demander pour savoir mais leur réponse négative ne fait pas beaucoup de doute. Alors pourquoi faire comme si de rien n’était et laisser ce pays emprunter les chemins de l’adhésion à l’Union et à l’Otan ? C’est la faiblesse des diplomaties qui ne savent pas refuser, c’est aussi sans doute ce qu’on appelle le déficit démocratique de l’Europe qui accessoirement fait prospérer les partis extrémistes.

Faut-il aider l’Ukraine à se sortir du bourbier économique et politique dans laquelle la gouvernance de ses élites l’a plongée ? Bien sûr que oui et d’ailleurs le contribuable européen a déjà commencé à payer pour la faillite de ce pays aux abois. Nous allons continuer bien que l’addition sera évidemment très lourde compte tenu de la gabegie qui tient lieu de politique à Kiev depuis la chute du mur de Berlin. Mais il n’est pas nécessaire de faire adhérer pour aider.
Que ce soit l’Union européenne ou l’OTAN, on trouvera forcément des pays voulant accueillir l’Ukraine dans ces organisations, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, et qui pousseront les autres à accepter. En France, l’article 88-5 de la constitution soumet à référendum tout traité relatif à l’adhésion d’un pays à l’Union européenne ce qui veut dire que si les électeurs français votent contre l’adhésion de l’Ukraine le moment venu celle-ci ne pourrait pas avoir lieu puisqu’elle relève de l’unanimité des pays membres. Il risque d’y avoir un casse-tête juridique de premier ordre que la créativité des eurocrates aura du mal à résoudre et qui d’ailleurs de produira déjà avec les cas de la Serbie, de l’Albanie, du Kosovo et autres pays balkaniques sur les rangs de l’adhésion à l’Union. Il va être intéressant de suivre les contorsions politiques des dirigeants européens pour expliquer l’intérêt politique qu’il y a à faire adhérer l’Albanie à l’Union européenne…

Eau argentée

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Eau Argentée : un chef d’œuvre sur la guerre civile en Syrie, un documentaire dur et dérangeant sur la sauvagerie humaine, mais aussi une incroyable histoire artistique sur fond de dévastation dans ce Moyen-Orient si violent. Ossama Mohammed est un réalisateur syrien réfugié à Paris depuis 2011 qui a décidé de monter des images publiées sur Internet de la rébellion syrienne, le plus souvent tournées avec des téléphones portables. C’est la première partie du scénario.

Au cours de ses pérégrinations sur YouTube en quête des films publiés par rebelles et militaires loyaux au régime, il reçoit un appel de Simav, une jeune femme kurde enfermée à Homs durant le siège tragique de cette ville par l’armée syrienne. Simav en kurde veut dire : eau argentée. Elle a décidé de filmer pour témoigner. Vont s’en suivre des envois d’images et un dialogue poétique et surréaliste par internet interposé entre le réalisateur installé à Paris, se sentant coupable de n’être point au combat, et Simav filmant la guerre civile dans sa ville, au milieu des siens. C’est la deuxième partie du film.

Evidemment ce sont des images d’horreur où rien n’est épargné. On frémit devant les enfants morts, les blessés récupérés au milieu des rues avec des perches pour éviter aux secouristes d’être à leur tour touchés par les snipers, les cris des femmes devant la mort, les scènes de tabassage filmées par les militaires loyalistes, les rues de Homs dévastées par les bombardements, la terreur, etc. etc. C’est la guerre civile, la plus terrible de toutes. Une guerre où toutes les barbaries se retrouvent, y compris celles des extrémistes religieux qui massacrent à leur tour sur YouTube ceux qui ne croient pas au même Dieu qu’eux. C’est indicible !

Bien sûr ces images ont été montées. Au moins celles de la première partie peuvent avoir été manipulées, c’est possible. Mais on sait que tout ce qu’elles montrent s’est passé et se déroule encore. On sait les 200 000 morts ou approchant depuis le début de cette guerre. Le chaos total d’un pays où s’affrontent un régime familial dictatorial, une rébellion « classique » et des extrémistes religieux, le tout largement attisé par le reste du monde qui défend les uns ou les autres. Le résultat est une régression humaine sans nom dont on se demande quand elle touchera le fond.

Homs s’est rendue. Ossama et Simav vont se rencontrer… au Festival de Cannes en mai 2014, pour la première fois. Leur film y est présenté. Elle atterri à Cannes le jour même de sa présentation, fait la connaissance d’Ossama, et dans une grande émotion, devant un parterre de journalistes et de gens de cinéma déclare qu’elle retourne à Homs et réclame la liberté pour la Syrie.

Un très grand film qui rend hommage à un pays sinistré et à ses habitants.

Il va falloir payer pour la faillite ukrainienne

La France officialise le fait qu’elle ne livrera pas un bateau de guerre construit pour, et vendu à la Russie, compte tenu de l’ingérence de Moscou dans la guerre civile ukrainienne. Si ce contrat est définitivement rompu ce sera un coût supplémentaire pour les contribuables français après le refinancement de la faillite financière de l’Ukraine qui ne fait que commencer.

Il eut été plus avisé de ne pas vendre d’armes à de faux-amis comme la Russie, qui furent de vrais ennemis 60 années durant. En fait, les vrais amis sont en nombre très limité, l’Europe de l’ouest, les Etats-Unis, l’Australie… et encore considère-t-on l’Allemagne et le Japon comme des pays plus ou moins neutres ou pacifistes de par leurs constitutions. Mais la France vend des armes aux pays du Golfe persique, en Afrique, aux pays de l’Est, une bonne partie n’est d’ailleurs jamais payée par les clients mais financée par les contribuables, et les vrais amis achètent leurs armes aux Etats-Unis.

La survie de l’industrie française de l’armement nécessite sans doute ces compromissions, espérons que ces armes françaises ne se retournent pas un jour contre nous !

La Morano en tout cas, avec la subtilité qu’on lui connaît, sa grand capacité d’analyse politique et sa vision des relations internationales a voté pour la Russie :

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Le calife et son califat

Des djihadistes irakiens en révolte contre le pouvoir irakien proclament le califat et s’érigent en Etat islamique avec pour objectif d’abattre les frontières impies bien au-delà des simples territoires iraquiens déjà reconquis. Bref, on n’a pas fini d’entendre parler de ces nouveaux illuminés qui s’illustrent déjà par leur cruauté vis-à-vis de leurs prisonniers. Et le calfat a un calife : le sieur Al-Bagdhdadi.