Christine Boutin heureuse !

Les règles d’assouplissement du confinement sanitaires prononcées par le gouvernement la semaine dernière prévoyaient d’autoriser de nouveau l’organisation de cérémonies religieuses mais dans le cadre d’une audience maximale de 30 personnes par cérémonie. Les évêques de France (et Christine Boutin) n’ont pas accepté cette restriction à leur « droit d’assister à la messe ». Ils ont déposé un recours devant le Conseil d’Etat qui vient de leur donner raison en instruisant le gouvernement de revoir cette limite qui manque de « proportionnalité » et ce, dans un délai de trois jours.

Dans ce monde à la dérive dans lequel nous vivons aujourd’hui, même l’Eglise conteste les décisions de l’Etat, oubliant Saint-Paul qui prescrivait de se soumettre à l’autorité. Alors on se plaint et on attaque en justice, que l’on soit évêque ou manant. Et l’on obtient parfois satisfaction, en attendant l’apocalypse.

Ce dossier ne fait pas honneur ni aux évêques ni à leurs fidèles mais au moins il a rendu Christine Boutin heureuse, qui n’a sans doute plus tant d’occasions que ça de se rendre heureuse.

Lisons l’article 24…

La France est saisie de toute une agitation médiatique, comme seul notre pays sait en créer, au sujet de « l’article 24 » d’une proposition de loi relative à la « sécurité globale » qui a été adoptée par 388 voix contre 104, soit la majorité actuelle plus bien d’autres, dont une centaine de députés du groupe Les Républicains. En résumé : 79% des députés ont voté « pour », l’opposition (très) conservatrice de droite la trouve « laxiste » et celle de gauche la qualifie de « liberticide ». On pourrait en conclure qu’elle est donc équilibrée et en rester là pour poursuivre le processus législatif avec la discussion et le vote au sénat à majorité de droite conservatrice ? Eh bien non, nous sommes en France et plusieurs centaines de milliers de personnes manifestaient cette après-midi dans les rues du pays (133 000 selon la police et 500 000 selon les organisateurs).

Le mieux à faire est sans doute de commencer par lire l’article en question :

Article 24

I. – Le paragraphe 3 du chapitre IV de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse est complété par un article 35 quinquies ainsi rédigé :

« Art. 35 quinquies. – Sans préjudice du droit d’informer, est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, dans le but manifeste qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification, autre que son numéro d’identification individuel, d’un agent de la police nationale, d’un militaire de la gendarmerie nationale ou d’un agent de police municipale lorsque ces personnels agissent dans le cadre d’une opération de police. »

II. – Les dispositions de l’article 35 quinquies de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ne font pas obstacle à la communication aux autorités administratives et judiciaires compétentes, dans le cadre des procédures qu’elles diligentent, d’images et éléments d’identification d’un agent de la police nationale, d’un militaire de la gendarmerie nationale ou d’un agent de police municipale.

Il s’agit de protéger les forces de l’ordre des menaces dont elles sont régulièrement l’objet sur les réseaux dits « sociaux » où des excités diffusent les noms et coordonnées exactes de membres de ces forces de l’ordre, comme d’ailleurs d’autres citoyens, appelant plus ou moins explicitement à la vengeance. Et on vit dans certaines occasions des policiers directement agressés, voire assassinés, à leur domicile. C’est un peu la poursuite du syndrome de Mme. Michu qui en 1942 dénonçait la famille Cohen à la Kommandantur ou à la Gestapo, mais sous une autre forme ! Les réseaux dits « sociaux » ont remplacé les courriers mais l’intention est la même : nuire et se venger en restant caché derrière l’anonymat !

La lettre de cet article contesté parle bien de la diffusion d’images dans le but de nuire personnellement à un membre des forces de l’ordre. A priori il n’est pas interdit de filmer ni de montrer mais seulement de diffuser avec « intention de nuire ». Après, comme toute loi, si celle-ci était promulguée elle donnera lieu à interprétation par des juges s’il y a litige. Dans la majorité des cas ce sera fait par des gens intelligents et de bonne compagnie, dans quelques cas marginaux il y aura évidemment des dérives. C’est la loi du genre humain.

Alors les contestataires professionnels associés aux râleurs compulsifs envahissent les médias pour délayer sur cette « attaque contre la liberté d’expression ». L’article 24, comme d’ailleurs l’ensemble de la loi, réduit les libertés publiques. Depuis les attentats religieux de septembre 2001 aux Etats-Unis, puis leur généralisation dans la quasi-totalité des démocraties occidentales, les gouvernements et les parlements ont progressivement rogné sur les libertés publiques pour renforcer les mesures de sécurité, le plus souvent avec une large approbation des populations. Nous sommes toujours dans ce mouvement cette fois-ci destiné à prendre en compte le contexte de violence civile.

Est-ce agréable ? Non. Nécessaire ? Sans doute. Irréversible ? Techniquement non mais l’expérience montre que l’on ne revient que rarement en arrière sur ce genre de restrictions. Pour le moment la montée des violences à tous les étages de notre société rend improbable leur assouplissement à court terme mais il suffirait de voter pour un président et un parlement dominé par les partis qui affichent leur opposition à ces mesures pour que celles-ci soient détricotées. C’est ce qu’on appelle la démocratie.

Les moulins à vent de la presse

Comme à chaque fois que des déclarations politiques de haut niveau sont annoncées pour une date précise, la presse de circonstance passe les jours précédents à jouer Mme. Irma et cherche à anticiper ce qui va être dit par l’oracle. En l’occurrence le président de la République française devrait s’exprimer dans les médias demain soir pour donner ses vues sur le confinement en cours. L’allocution n’est pas mentionnée sur l’agenda officiel du président.

Bien entendu tout le monde aimerait bien qu’il annonce de bonnes nouvelles mais personne ne sait bien ce qu’il va dire puisqu’il… ne l’a pas encore dit ! Alors les commentateurs commentent ce qu’ils ne savent pas encore, une habitude pour eux. Sans doute bénéficient-ils de fuites plus ou moins officielles, plus ou moins téléguidées, plus ou moins destinées à manipuler leurs bénéficiaires. Bref, il n’y a que des risques à parler de ce que l’on ignore, et très peu d’utilité à procéder ainsi, ni pour les commentateurs, encore moins pour leurs spectateurs.

Le mieux serait que tout le monde attende demain soir, écoute tranquillement la parole présidentielle puis ensuite la commente sur des bases documentées. Ainsi, en attendant, les médias pourraient parler de choses réelles et intelligentes et leurs spectateurs se concentrer sur la vraie vie plutôt que perdre leur temps à chercher à anticiper ce que dira un président qui ne le sait pas même peut-être lui-même.

Corporatisme et petits intérêts particuliers

Une bande de dangereux gauchistes a envahi ce dimanche les parvis d’églises et de cathédrales catholiques d’une vingtaine de villes françaises pour exiger le retour des messes. En effet, les règles du deuxième confinement en place depuis le 30 octobre stipulent que les lieux de culte peuvent rester ouverts mais que les cérémonies (des rassemblements) sont interdites pour lutter contre la diffusion du virus, sauf les obsèques. Ces manifestations font également suite à un recours déposé par la Conférence des évêques de France devant le Conseil d’Etat le 29/10/2020 pour contester cette interdiction. Ledit Conseil a rejeté la requête épiscopale le 07/11/2020.

Les évêques déplorent avant tout que les fidèles demeurent ainsi dans l’impossibilité de participer à la messe, sommet de leur foi et rencontre irremplaçable avec Dieu et avec leurs frères.

Demander à pouvoir assister à la messe n’a rien d’une revendication catégorielle : la prière de l’Église catholique est universelle. Dans sa liturgie, elle supplie Dieu pour la paix et pour le bien de tous les peuples, sans oublier ceux qui exercent l’autorité et ont en charge le bien commun.

https://eglise.catholique.fr/espace-presse/communiques-de-presse/508994-suite-a-rencontre-premier-ministre-ministre-de-linterieur-16-novembre-2020/

On croyait les églises en partie désertées par les croyants et les curés. On pensait le catholicisme plus concerné par l’altruisme et le bien de son prochain. L’Eglise catholique comme d’autres corporations défend ses intérêts propres et conteste les décisions contraignantes prises par l’Etat en principe au nom de l’intérêt général.

Depuis fin octobre toutes les professions et activités contraintes par le confinement s’ingénient à en exiger la levée en expliquant que chez eux « le virus ne circule pas ou moins que chez le voisin » ou que leur survie économique est en jeu. Il y a effectivement des situations dramatiques qui vont se traduire par des faillites, certains secteurs d’activité risquent de disparaître corps et âme, d’autres vont devoir réviser en profondeur leurs modes de fonctionnement. On pensait que les catholiques étant autorisés à se rendre librement dans les églises pour y prier et à regarder les messes à la télévision en attendant un déconfinement qui ne saurait tarder, se considèreraient comme plutôt privilégiés face au cataclysme socio-économique qui est déjà en route pour notre pays… Il n’en est rien, et les évêques réclament comme le reste des français.

Bien entendu l’inénarrable Christine Boutin est en première ligne sur le thème « Réndez nous la messe [SIC] ». Plus troublant, la Conférence des évêques de France lance un processus de contestation devant la justice administrative. Que d’énergie et de temps perdu…

Les différentes églises ne se sont pas particulièrement distinguées dans cette crise sanitaire, que ce soient les orthodoxes grecs, les juifs intégristes en Israël ou maintenant les évêques catholiques français. La preuve est donnée une nouvelle fois que science et religion ne font pas vraiment bon ménage. Et l’on se souvient que lors de la première vague l’une des sources de contagion la plus cataclysmique fut le rassemblement religieux évangélique de Mulhouse début mars 2020. Dans ces conditions, les évêques de France s’honoreraient à afficher un peu plus de sens de la discipline de façon à mieux inspirer leurs ouailles. Plutôt que d’entamer des procédures contre l’Etat il serait plus efficace qu’ils instruisent les croyants sur les mérites de la prière en solitaire dans les églises qui sont ouvertes. La messe réelle peut bien encore attendre quinze jours et Dieu se satisfaire d’encore deux semaines de messes radiodiffusées.

MonGénéral est mort il y a 50 ans

Le 12 novembre 1970 des centaines de milliers de français remontaient les Champs Elysées pour déposer une fleur sous l’arc de triomphe en hommage au Général de Gaulle qui était décédé le 9 novembre chez lui à Colombey-les-deux-Eglises. Le chroniqueur âgé de 13 ans était parmi eux et vivait sa première manifestation.

Cinquante ans plus tard la France continue à pleurer son papa disparu et les commentateurs de se demander : « qu’aurait fait Mongénéral, qu’aurait dit Mongénéral aujourd’hui… ? », comme toujours, on ne se remet jamais complètement de la mort d’un père. Ces questionnements sont vains et ne servent pas même à nous faire oublier combien notre époque et nos comportements se sont éloignés de la grandeur et de l’intelligence de cet homme d’exception !

Alors le mieux est effectivement de lui rendre hommage, de lire son œuvre littéraire et, surtout, d’éviter de le mêler à nos politicailleries du moment.

Que faire des terroristes islamiques nationaux

Le débat interne français sur l’opportunité d’expulser, ou non, dans leurs pays d’origine les immigrés convaincus de visées terroristes, ou déjà emprisonnés en France pour en avoir commis, se déchaîne. Après les attentats religieux commis à Paris, Conflans-Sainte-Honorine et Nice ces dernières semaines par des étrangers, l’Etat a annoncé avoir lancé l’expulsion d’environ 200 personnes étrangères soupçonnées de terrorisme. La principale difficulté de ce processus est de forcer les pays d’origine à réadmettre des ressortissants dont ils ne veulent plus.

Globalement il n’y a pas grand monde qui ne soit pas d’accord avec le principe de ces expulsions. Bien évidement les commentateurs de plateaux télévisés qui ont des solutions à tout balayent d’un revers de mains les difficultés d’exécution. Bien malheureusement personne sur ces plateaux mondains ne mentionne le lien avec les terroristes religieux français détenus dans des pays étrangers, au Moyen-Orient principalement.

Le parallèle n’est pourtant pas très difficile à faire et les mêmes commentateurs expliquent doctement que les djihadistes français détenus en Irak ou en Syrie, lieux où ils commirent leurs crimes, doivent y être jugés et exécuter les peines auxquelles ils seront éventuellement condamnés pour surtout ne pas être rapatriés en France. On sait qu’une partie de ces terroristes de nationalité française détenus dans des camps kurdes du nord de la Syrie, à défaut d’avoir pu être expulsés vers la France ont été relâchés dans la nature après que la Turquie eut mené son offensive contre les forces kurdes dans cette région syrienne. Tout le monde espère que l’on entendra plus parler d’eux ; les analystes faisant leur métier savent qu’une partie d’entre eux ressurgira forcément un jour ou l’autre, et sans doute pas pour devenir des citoyens français modèles. Personne ne veut de cette catégorie de population aveuglée par la religion jusqu’à commettre les crimes que l’on sait au nom d’un Dieu, ni la France, ni les autres pays. Le problème est qu’elle est apparue un peu comme une génération spontanée dans tous les pays, développés ou pas, religieux ou pas, démocratiques ou pas et qu’aucun Etat ne sait vraiment comment gérer cette situation mondialisée. Chacun applique ses propres méthodes.

La France cherche à convaincre les pays d’origine de réadmettre leurs citoyens terroristes (avec sans doute quelques arguments et moyens de pression) tout en refusant de reprendre les siens. C’est une question de rapports de force, comme souvent, où la cohérence politique n’a sans doute que peu à faire. En revanche, les plateaux télévisés pourraient expliquer à Mme. Michu l’ambivalence de la République qui veut expulser les terroristes étrangers tout en refusant de réintégrer les siens, non point pour critiquer l’Etat, mais pour édifier Mme. Michu sur la complexité de cette situation. Il y a des mesures de rétorsion possibles des Etats étrangers intéressés.

Si on organise un référendum demain posant la question : « voulez-vous expulser les terroristes religieux étrangers dans leurs pays d’origine ? », il est probable que la réponse sera majoritairement « Oui ».

Si en revanche la question était : « voulez-vous expulser les terroristes religieux étrangers dans leurs pays d’origine et réadmettre en France les terroristes religieux français arrêtés à l’étranger ? », il est probable que la réponse serait moins nette !

Ensuite, c’est la grandeur et la noblesse du métier de politique dans une démocratie que d’arbitrer entre les solutions possibles et d’appliquer les décisions une fois prises. Nos dirigeants sont payés pour ça par nos impôts.

Une otage française retournée

Le 9 octobre dernier, un otage français, Sophie Pétronin (75 ans), détenue au Mali par un groupuscule terroriste touareg-islamiste depuis quatre ans est libérée et atterrit en France devant l’aéropage officiel habituel à ce genre de circonstance. Les négociations semblent avoir été par le nouveau gouvernement militaire malien issu d’un récent coup d’Etat. En plus de la française, un dirigeant de l’opposition politique malienne et deux civils italiens ont également été libérés. La transaction s’est faîte contre l’échange de deux centaines de djihadistes qui ont été remis aux ravisseurs des deux otages et probablement une rançon financière. Certains de ces terroristes libérés étaient coupables d’assassinats religieux plutôt sanglants et avaient été arrêtés par les militaires français en opération dans la Sahel. Les voici donc remis dans la nature et ils n’ont pas tardé à donner de leurs nouvelles via des vidéos de leurs agapes de retrouvailles dans le désert diffusées sur les réseaux dits « sociaux ».

Plus intéressant, l’otage française a débarqué l’avion qui l’a ramenée à Villacoublay en portant un voile islamique et a déclaré assez rapidement dans la salle de l’aéroport où elle était interviewée par une presse avide de scoop qu’elle s’était convertie à l’islam, que son prénom n’était plus Sophie mais Mariam, qu’elle voulait retourner le plus vite possible au Nord-Mali et que ses ravisseurs n’étaient pas « islamistes » mais des « combattants armés ». Bref, l’otage a été retournée par ses otages et ne cache pas ses nouvelles convictions. Les officiels français sur place, dont le président de la République, en ont la chique coupée et se garde bien de faire les habituelles déclarations. Quelques jours plus tard, le chef d’Etat major s’est ému de ces déclarations d’une citoyenne française alors que ses hommes combattent et meurent au Mali pour mettre fin au terrorisme religieux qui gangrène la région.

C’est une victoire de poids pour les touaregs-islamistes maliens. Non seulement ils sortent de prison deux cents des leurs qui vont certainement retourner au combat mais ils sont arrivés à retourner une vieille femme, humanitaire de 75 ans, en la convertissant à leur religion. C’est le soft power des islamistes qui est à l’œuvre et celui-ci est efficace dans les banlieues françaises mais le semble aussi auprès d’une population plus inattendue comme celle à laquelle appartient Sophie Pétronin. Son fils s’est escrimé durant quatre ans à faire libérer sa mère, intervenant auprès des autorités françaises, dans les médias, multipliant les voyages au Mali. Il semble un peu gêné lui aussi et explique que sa mère a dû s’adapter pour survivre.

Le pouvoir attractif de cette religion reste un mystère pour beaucoup, sa capacité à transformer la croyance religieuse en barbarie destructrice de toute autre forme de pensée défie le sens commun. Cette histoire est loin d’être terminée.

Quant à l’implication militaire de la France au Sahel, il va bien falloir y mettre fin un jour. Comme l’intervention occidentale en Afghanistan, il est à craindre qu’elle n’ait fait que reculer la prise du pouvoir par les religieux dans la capitale malienne comme dans les pays alentours.

Des journalistes de rencontre

Christine Ockrent (76 ans) assène des contrevérités sur les plateaux télévisés avec l’assurance d’un François Hollande annonçant « l’inversion de la courbe du chômage ». Invitée par François Langlet, journaliste économique, à parler de la crise sanitaire (on se demande d’ailleurs à quel titre), elle affirme qu’il n’y a pas de système d’assurance santé aux Etats-Unis d’Amérique ce qui rend difficile les soins aux populations. Langlet opine du chef.

En réalité, comme chacun le sait, il existe un système d’assurance publique obligatoire aux Etats-Unis, le fameux « Obamacare » qui concerne une minorité de citoyens disposant de revenus modestes (environ 30 millions de personnes) et permet de cofinancer avec des fonds fédéraux l’accès à un système d’assurance santé universelle pour des personnes qui n’en n’avaient pas. La présidence Trump a tenté de défaire ce système considéré comme « dangereusement gauchiste » mais sans succès, nombre de parlementaires conservateurs hésitant à voter pour une suppression qui remettrait en cause ce système.

Par ailleurs, préalablement à l’Obamacare, existaient, et existent toujours, le système Medicaid pour les personnes les moins favorisées qui bénéficiaient ainsi d’une assurance maladie et le système Medicare servant la même prestation aux personnes de plus de 65 ans.

Au-delà de ces catégories de citoyens spécifiques, les américains peuvent souscrire eux-mêmes librement leurs assurances santé privées, sans aucune obligation légale. Bien entendu il s’agit d’assurance privée donc le niveau de couverture dépend des cotisations payées, bien loin de la philosophie française : « on cotise selon ses moyens et on bénéficie selon ses besoins ». Mais il y a bien de l’assurance santé aux Etats-Unis.

Cet oubli de Christine Ockrent (76 ans) est bien excusable compte tenu de son âge. Le mieux serait qu’elle se retire progressivement des plateaux médiatiques sur lesquels elle n’est plus d’une valeur ajoutée très significative. Mais c’est un peu le péché mignon du monde journalistique français de se réunir entre ses membres, de s’autocongratuler, de s’autopromouvoir, bref, de faire dans la consanguinité qui, on le sait, ne donne jamais de très bons résultats en matière d’intelligence. Christine Ockrent (76 ans) a fait son temps, a mené une belle carrière (sans doute bien rémunérée) et a été décorée de la légion d’honneur et de l’ordre du mérite. Il est temps pour elle de se retirer désormais, cela lui évitera de nouvelles erreurs.

Lire aussi : Les retraités reprennent du service

Les fouteux franchouillards et l’analyse financière

Coco – Charlie Hebdo – 10/02/2016

On savait la capacité d’analyse du monde du fouteballe assez limitée. Après avoir attribué en 2010 l’organisation de la coupe du monde à la monarchie pétrolière et religieuse du Qatar à l’été 2022, il fallut plusieurs années à la fédération internationale pour comprendre qu’il fait chaud en été au Qatar, voire très chaud, même dans les stades climatisés qui sont actuellement construits pour l’occasion. Evidemment, vu du siège suisse de la fédération, le golfe persique est bien loin… Une fois cette situation rentrée dans les cerveaux les décideurs ont finalement déplacé l’évènement de l’été à l’hiver 2022 car… il fait un peu moins chaud en hiver, même au Qatar. Cette décision réaliste honore l’intelligence et la capacité d’adaptation de cette fédération.

Autre affaire édifiante, cette fois-ci en France. On sait que la vente des droits télévisés est l’une des principales ressources du fouteballe, permettant aux uns de verser des rémunérations indécentes à des pousseurs de baballe et aux autres de faire vivre les petits clubs amateurs. Les droits de la saison 2020/21 ont été vendus en 2018 pour 780 millions d’euros à un forban espagnol sous le chapeau de la compagnie Mediapro. Cette société, créée pour l’occasion devait lancer une télévision payante dédiée au fouteballe et ce sont en principe les abonnements qui devaient lui permettre de payer son achat. Hélas pour elle, les abonnements ne sont pas au rendez-vous, la crise sanitaire n’arrange pas les choses, et Mediapro est en cessation des paiements. Les clubs de fouteballe voient disparaître leur principale source de revenus et s’en inquiètent à juste titre. C’est un cas assez classique de baisse des recettes qui doit entraîner en principe une restructuration des clubs en adaptant leurs dépenses à leurs revenus. On a fait ça dans la sidérurgie et le textile en France dans les années 1970-80, on est en train de le faire dans les secteurs touristiques et aériens pour cause de Covid, on ne l’a plus fait avec les finances publiques de la République depuis 1974, date du dernier budget voté en équilibre.

Pour le moment la fédération de fouteballe a décidé de s’inspirer des méthodes de la République et de s’endetter pour compenser l’insuffisance des recettes pour financer les dépenses en refusant de revoir ces dernières à la baisse. Nous verrons dans les mois à venir si elle parvient à rembourser cette dette car, à la différence d’un Etat, une société, fusse-t-elle fédération, peut être mise en faillite et liquidée. Plus stupéfiant dans cette affaire est l’absence consternante de capacité d’analyse des décideurs fouteux qui ont attribué la vente des droits-télévision à un forban venu de nulle part n’offrant a priori que fort peu de garanties sur sa capacité à tenir ses engagements financiers. Aveuglés par leur rapacité à sans cesse faire « monter les prix », incompétents pour analyser correctement les offres financières qui leur ont été présentées, incapables de ramener les enjeux financiers de leur sport dans les limites de la décence, les responsables fouteux français font preuve de la même vacuité de leur collègues « internationaux ». Peut-être les conséquences de la crise sanitaire en cours permettront d’amener un peu d’intelligence et de rigueur dans un monde plus caractérisé par la corruption et la bêtise ?

Très longues files de fuyards dans Paris

Alors qu’une nouvelle période de confinement est instaurée à partir de demain, il y eut aujourd’hui plus de 730 kilomètres de bouchons en Ile-de-France. Cela dépasse le niveau des grèves des transports de décembre 2019 et tangente le record absolu dû à l’enneigement de février 2018. Paris et ses environs ont été littéralement congestionnés. Alors on se demande ce qui peut bien expliquer de tels encombrements ? Qui étaient les conducteurs et leurs passagers qui ont passé la journée dans leurs voitures ?

Il semble qu’il s’agisse de parisiens partant se mettre au vert dans leurs résidences secondaires ou chez des parents en province. On ignorait que tant de personnes disposassent de résidences secondaires. On croyait que le fait que les écoles restent ouvertes pousseraient les parents à rester dans leurs résidences d’Ile-de-France. Que nenni ! C’est l’exode comme en 1940’ et les français prennent la route avant l’arrivée de l’ennemi (les « boches » en 1940, le confinement en 2020). La bonne nouvelle est que nombre de citoyens disposent de résidences secondaires, il reste du patrimoine immobilier dans ce pays.

Des militants d’origine turque affrontent des citoyens d’origine arménienne sur le territoire… français

Alors que la guerre s’intensifie entre l’Azerbaïdjan (soutenu par la Turquie) et l’Arménie au sujet de l’enclave du Haut-Karabagh en territoire azerbaïdjanais, mais peuplée d’habitants d’origine arménienne qui ont déclaré leur indépendance unilatéralement, des bandes rivales s’affrontent sur le territoire français en écho à ce conflit. Bien entendu le fait religieux n’est jamais loin, la population arménienne est chrétienne et l’azerbaïdjanaise est musulmane.

Une forte communauté d’origine arménienne existe en France depuis le génocide arménien et y prospère de façon relativement silencieuse bien que toujours très tournée vers le pays d’origine qu’elle ne manque pas de soutenir à toutes occasions. Une diaspora turque existe également en France, de constitution plus récente, estimée entre 500 et 800 000 personnes, français issus de l’immigration comme citoyens turcs immigrés. Celle-ci a importé sa religion et ses conflits, largement inspirée par le gouvernement turc qui promeut ainsi une sorte de soft power pour faire de l’entrisme dans des pays cibles, dont la France.

On avait déjà vu la communauté tchétchène régler ses comptes en juin dernier contre un groupe de trafiquants de drogue d’origine magrébine dans une banlieue de Dijon. On a aujourd’hui les turcs contre les arméniens à Lyon et à Dijon qui utilisent la liberté dont ils bénéficient en France pour importer leurs conflits nationaux dans leur pays d’accueil. Evidemment les membres de ces communautés jouent sur le fait que certains d’entre eux ont acquis la nationalité française… ce qui ne leur donne pas le droit pour autant de manifester sans autorisation ni de régler leurs comptes communautaires en dehors du système judiciaire. Imagine-t-on une minute des bretons affrontant des corses à Ankara en violant la loi turque ?

Cette situation irrite au plus haut point la majorité des citoyens français, outrés par ces comportements qui pervertissent le fameux « Etat de droit » fondement de la République et la non-réciprocité vis-à-vis de pays qui veulent lui exporter leurs vues et leurs modes de fonctionnement. Le résultat de ces comportements va sans doute être l’instauration de nouvelles restrictions à l’Etat de droit, portant cette fois-ci sur les conditions d’immigration et du droit d’asile, après celles restreignant les libertés prises depuis plusieurs années pour lutter contre le terrorisme. C’est un peu le crépuscule de la démocratie occidentale face aux Etats religieux.

Nouvelle vague

Malgré les « Madame Irma » de plateaux télévisés, le coronavirus se réveille plein de vigueur et le monde médical et scientifique qualifie la « deuxième vague » d’exceptionnelle et sans doute plus grave que la première. Tous soulignent qu’ils ne comprennent pas comment ce virus a pu se multiplier aussi vite ces derniers jours, défiant ainsi même les anticipations les plus pessimistes. Cette évolution est constatée de la même ampleur un peu partout en Europe quand l’Asie reste peu touchée.

C’est ainsi et la seule leçon à tirer est la fantastique absence de modestie de tous ces prévisionnistes de salon, scientifiques ou non, qui se sont succédés dans les médias pour annoncer ou réfuter l’existence d’une deuxième vague ces dernières semaines, assénant avec constance des arguments diamétralement opposés pour défendre leurs positions respectives et leurs égos surdimensionnés.

Aujourd’hui, l’épidémie est de nouveau en très forte hausse et il serait opportun que les « Madame Irma » prennent acte de leur incapacité à élaborer toute prévision fiable que ce soit sur cette maladie et concentrent leurs débats et leurs questions sur les sujets pour lesquels ils sont compétents. Quant aux médecins et scientifiques de plateaux télévisés, après ce nouvel échec sanitaire, le mieux à faire pour eux serait qu’ils retournent dans leurs hôpitaux et leurs laboratoires pour y travailler sérieusement sur cette maladie qui n’a pas fini de nous surprendre.

La République est généreuse

A l’occasion de l’assassinat en France par décapitation d’un enseignant d’histoire et géographie par un terroriste islamique on apprend que le tueur, et une bonne partie de sa famille, sont des russes d’origine tchétchène ayant obtenu le statut de réfugié politique en France il y a plusieurs années. Plus intéressant, il s’avère que l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) leur aurait d’abord refusé ce statut, puis que ceux-ci ont fait appel devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) qui est une juridiction administrative crée en France comme outil de recours contre les décisions de l’OFPRA quand celles-ci ne satisfont pas les requérants.

Dans le cas qui nous intéresse, la famille tchétchène s’étant fait débouter de sa demande de droit d’asile a tout simplement obtenu par la CNDA le « droit » qui lui avait été refusé par l’établissement public et administratif OFPRA.

Lire aussi : Un enseignant tué par un terroriste religieux islamique

La lecture du rapport d’activité 2019 de la CNDA nous apprend qu’elle compte 800 agents en 2019, année où elle eut à traiter 59 0921 recours et rendre 66 464 décisions. L’OFPRA ayant reçu environ 265 000 demandes d’asile, c’est donc environ 25% des décisions de l’OFPRA qui sont contestées en justice par les candidats réfugiés.

Les dix premiers pays d’origine des étrangers initiant des recours sont mentionnés :

Les deux pays les plus représentés à la Cour d’appel du droit d’asile sont l’Albanie, candidate à l’adhésion à l’Union européenne, et la Géorgie dans une situation politique et économique assez similaire. L’Albanie est listée comme « pays sûr » par le ministère de l’intérieur. La France peut-elle à la fois délivrer un statut de réfugié à des immigrants albanais et accepter de négocier avec l’Albanie pour son adhésion à l’Union, comprenant notamment l’acceptation de ses valeurs démocratiques ? L’immigration venant de ces pays semble plus causée par des considérations socio-économiques que politiques. Ce pays est le n°2 pour les demandes à l’OFPRA et le n°1 à la CNDA.

La République est décidément bonne mère : elle examine les demandes d’asile quel que soit le pays l’origine, prend une décision via l’OFPRA et permet une voie d’appel à la CNDA si la décision initiale ne satisfait pas le demandeur. Il existe même une possibilité de pourvoi en cassation si la décision d’appel est rejetée par ce demandeur… On peut craindre qu’une telle générosité ne soit utilisée à des fins autres qu’humanitaires par certaines personnes mal intentionnées. Ce fut le cas du terroriste islamiste tchéchène de Conflans-Saint-Honorine ou de son prédécesseur pakistanais à Paris. La question du maintien de cet entassement de juridictions va certainement être posée à court terme.

Des journalistes désinformateurs

Les polémistes de journaux télévisés, journalistes ou juste pleureuses non-titulaires de carte de presse, continuent à se lamenter sur « l’échec dramatique de la politique de tests du coronavirus », tests pour lesquels il faudrait attendre des heures pour les pratiquer et dont le résultat prendrait sept jours à parvenir aux testés ce qui « ne servirait à rien ».

Le témoin objectif avec un minimum de sens de l’observation voit que les files d’attente devant les laboratoires, quand il y en a, ne durent pas « des heures ». Un simple questionnement autour de soi permet de confirmer que la plupart des résultats arrivent chez les testés en moins de 48 heures. Certes il doit encore arriver que certaines analyses durent plus longtemps mais on dirait que la durée moyenne se situe dans les 48 heures et non 7 jours.

A quoi sert ce permanent bal des pleureuses qui pollue le paysage médiatique ? Après le psychodrame des masques, des lits de réanimation et de l’hydroxychloroquine, ce sont maintenant les tests qui tiennent la corde. La corporation des plateaux télévisés s’ingénue à tout critiquer, à tout contester, à tout réduire, à ne jamais rien reconnaître de positif. Le « y-a qu’à… / faut qu’on… » est érigé en mode de pensée sur les plateaux médiatiques.

Rappelons une nouvelle fois que la corporation des titulaires de cartes de presse donneurs de leçons bénéficie d’une niche fiscale sous forme d’un abattement forfaitaire sur leurs revenus imposables pour « frais d’emploi ». Ces subventions financées par les contribuables devraient, à tout le moins, générer un comportement responsable des journaux et journalistes qui en sont les bénéficiaires. Ils sont ainsi reconnus un peu comme service public, qualification qui devrait être un gage de qualité et non de beaufitude.

Une solution serait peut-être de résilier cette niche fiscale imméritée et d’en allouer le produit à l’amélioration des laboratoires biologiques. Ce serait sans doute ainsi une bien meilleure utilisation des fonds publics.

Le sordide s’ajoute au morbide

Lors d’une conférence de presse du procureur national anti-terroriste cette après-midi on apprend que le professeur qui a été décapité vendredi dernier par un terroriste islamique a été la victime d’une conspiration menée sur les réseaux dits « sociaux » par un parent d’élèves excité, remonté par un religieux franco-marocain extrémiste mais malin, qui a publié le nom du professeur via force vidéos, facebookées-twittées-likées à l’infini avec le nom de la « cible », des contacts répétés avec le tueur réfugié tchétchène qui aurait été « guidé » au final par deux collégiens (14 et 15 ans) à qui il aurait remis 300 à 350 euros pour qu’ils lui indiquent physiquement le professeur dont il ne connaissait pas le physique, mais simplement le nom.

C’est un élément assez terrifiant de l’affaire. On ne sait pas encore bien ce que ces gamins avaient derrière la tête, ce qu’ils savaient ou pas quand ils ont désigné la victime, si leur dénonciation était le fait de leurs croyances ou juste le résultat de l’appât du gain. On le saura sans doute plus tard. En attendant leur responsabilité est écrasante, peut-être s’en rendent-ils compte ? Tout un petit monde, y compris les deux adolescents, a été transféré devant le juge ce soir après la garde à vue. Des inculpations sont plus que probables avec des qualifications qui sont attendues.

La police s’interrogerait également sur l’acte lui-même de la décapitation car il semble que celui-ci ne soit pas si aisé à exécuter pour un « non-initié ». Le tueur aurait-il été entraîné pour ce faire, ce qui renforcerait encore la conspiration ?

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Un enseignant tué par un terroriste religieux islamique

Un professeur d’histoire et géographie à Conflans-Sainte-Honorine en région parisienne a été assassiné par un terroriste islamique ce vendredi 16 octobre. Il a été tué à coups de couteau et décapité. La tête mutilée a ensuite été photographiée et diffusée sur les réseaux dits sociaux accompagnée d’un message de revendication plutôt « fleuri ».

L’assassin qui était resté dans le quartier de son méfait a ensuite été tué par la police après les sommations d’usage. Les premiers résultats de l’enquête qui débute montrent qu’il s’agirait d’un réfugié russe d’origine tchétchène (république russe à majorité musulmane). Son geste aurait été provoqué par un cours d’éducation civique sur la liberté d’expression animé par la victime.

L’enseignement était le dernier pilier de la République non encore ensanglanté par le terrorisme religieux en France, après la presse, la culture, la police et l’armée. Voilà qui est désormais fait et jette un froid dans l’univers de l’éducation.

Un rassemblement-hommage est organisé dans différentes villes françaises, dont un Place de la République à Paris cette après-midi à 15h où le chroniqueur arrive en retard. 75 minutes après l’heure du rendez-vous, les ministres sont déjà repartis toutes sirènes hurlantes, les participants quittent progressivement la place sur laquelle ne restent que les baraques à kebab et les odeurs de merguez. Le monument est cerné par des barnums pavoisés de drapeaux algériens et amazighs (berbère) sous lesquels des militants politiques critiquent le pouvoir d’Alger. Un peu plus loin, un autre barnum  est dédié à la contestation du pouvoir comoriens, le commentaire étant diffusé en anglais.

Paris, Place de la République le 18/10/2020 – 16h45

Un rassemblement place de la République motivé par un hommage à un enseignant tué par le terrorisme islamique qui se transforme rapidement en une espèce de fête de quartier dédiée à la cuisine moyen-orientale et à la contestation des pouvoirs en place dans les anciennes colonies françaises… pas sûr que cela ne serve vraiment le but recherché !

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Jeux Olympiques : Paris essaye de limiter le racket

On apprend que l’organisation des jeux olympiques de Paris 2024 serait en train de chercher à réaliser 400 MEUR d’économies sur un budget initial de 3 800 MEUR soit un peu plus de 10%. Cet objectif est dû à l’incertitude générale qui règne sur nos économies compte tenu de la crise sanitaire actuelle. Les budgets de ce type de festivités sont généralement dépassés et, au minimum, multiplié par deux. Les 10% seront ainsi facilement ramenés à 5. Ce sont des sites qui devaient être construits pour l’occasion auxquels on renoncerait. Après tout il y a assez de piscines et de stade disponibles en région parisienne sans avoir besoin d’en construire de neufs pour faire parader des musculeux. Le département de la Seine-Saint-Denis où devaient être érigées ces constructions inutiles déjà se plaignent et réclament des compensations.

L’idéal serait bien sûr une annulation totale de cette manifestation objet d’une gabegie financière considérable et l’octroi d’exonérations fiscales indécentes au Comité international olympique (CIO), organisation mafieuse basée en Suisse, plus connue par les détournements de fonds dont elle se rend régulièrement coupable que par les records sportifs des athlètes qu’elle chapeaute.

Une solution alternative serait peut-être de mettre fin aux exonérations fiscales exigées par le CIO, et octroyées en l’occurrence par la République française dans sa Loi de Finances, comme le stipule le contrat en son article 22.3 rappelé ci-dessous.

Tout versement et autres contributions de la part du CIO, d’Entités contrôlées par le CIO et/ou du Chronométreur officiel au COJO seront totalement affectés à la planification, à l’organisation, au financement et à la tenue des Jeux, et les revenus de ces parties en lien avec les Jeux seront pleinement alloués au développement du Mouvement olympique et à la promotion du sport conformément à la Charte olympique. Pour cela, le CIO, toute Entité contrôlée par le CIO et/ou le Chronométreur officiel ne seront pas sujets à ou redevables dans le Pays hôte d’impôts directs ou indirects sur les versements en leur faveur effectués par le COJO au titre de revenus générés en relation avec les Jeux, ni sur les versements effectués par ces parties au COJO (notamment, pour plus de clarté, les versements effectués en contrepartie des services fournis par le COJO ou par son intermédiaire).

Contrat ville hôte – Principes – Jeux de la XXXIIIe Olympiade en 2024

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Tokyo qui était la ville organisatrice des JO à l’été 2020 a été contrainte de les reporter en 2021 pour cause de coronavirus et cherche également à baisser ses dépenses. Une annulation pure et simple est toujours possible, et souhaitable, comme pour Paris d’ailleurs. De l’eau va encore couler sous les ponts et les centaines de milliers de morts supplémentaires qui ne manqueront pas d’arriver d’ici la du fait de la pandémie en cours, feront peut-être apparaître à la face du monde l’inanité de telles dépenses pour le sport et non les systèmes de santé…

Le langage de ploucs des nouveaux dirigeants

C’est la nouvelle dérive, celle du langage, qui atteint désormais les plus hauts dirigeants de la planète. On était habitué au mots fleuris de Booba et des supporters de fouteballe. Voici maintenant que les dirigeants eux-mêmes se mettent à parler comme des caquettes-baskets de banlieue en utilisant un langage ordurier, se tutoyant, s’insultant, tout ceci bien e tendu par l’intermédiaire des médias… Quelle époque !

Je m’adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l’Otan. Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale… Ces déclarations ne siéent qu’à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale…
Personne ne fait attention à toi. Tu as encore un côté amateur, commence par remédier à cela…
Lorsqu’il s’agit de fanfaronner, tu sais très bien le faire. Mais lorsqu’il s’agit de verser à l’Otan l’argent que tu lui dois, c’est autre chose.
Il est tellement inexpérimenté ! Il ne sait pas ce qu’est la lutte antiterroriste, c’est pour cela que les “gilets jaunes” ont envahi la France.

Le président turc au président français – 29/11/2019

Les forces politiques libanaises, leurs dirigeants, les dirigeants des institutions libanaises n’ont pas souhaité respecter l’engagement pris devant la France et la communauté internationale. Ils ont décidé de trahir cet engagement… Je prends acte de cette trahison collective… J’ai honte pour les dirigeants libanais… [et ce] système de corruption où tout le monde se tient parce que tout le monde a touché. Aujourd’hui, quelques dizaines de personnes sont en train de faire tomber un pays.

Le président français à la classe politique libanaise – 27/09/2020

Crazy Joe Biden is trying to act like a tough guy. Actually, he is weak, both mentally and physically, and yet he threatens me, for the second time, with physical assault. He doesn’t know me, but he would go down fast and hard, crying all the way. Don’t threaten people Joe!

Le président américain au sujet de son challenger démocrate Biden – 22/03/2018

Can you believe the worst Mayor in the U.S., & probably the worst Mayor in the history of #NYC, @BilldeBlasio, just called me a blow hard!

Le président américain au sujet du maire de New York de Blasio – 20/11/2015

A consulter : une page web du New York Times qui recensent les principales insultes proférées par le président américain du moment sur :

Twitter : https://www.nytimes.com/interactive/2016/01/28/upshot/donald-trump-twitter-insults.html.

Certaines sont inattendues venant d’un président mais on sait que Trump n’a aucune barrière ni quant à la vérité de ce qu’il dit, ni, encore moins, sur la forme de ses déclarations. Cet abandon de toute mesure, cet abaissement du discours politique, cette vulgarisation du langage a pour but de plaire au peuple et de rapporter des voix. Cela doit sans doute fonctionner à court terme, on peut craindre l’inverse à moyen et long terme. L’abrutissement des masses n’est jamais payant et tous s’en mordront les doigts un jour.

Le président français ne devrait pas se mettre au niveau de ses collègues Erdogan ou Trump et polémiquer par médias interposés. S’il y a des messages à faire passer il vaut sans doute mieux les faire comprendre par des actions ciblées que des messages Twitter en 140 signes. Ne pas répondre par les mêmes voies aux attaques de caniveau des uns ou des autres honorerait la France et ses représentants.

Si l’on est mécontent des actions d’un Etat tiers contre l’Europe ou la France, une restriction temporaire de la délivrance de visas ou des autorisations d’investissement devrait être plus rapidement compréhensible que des messages sur les réseaux dits sociaux qui ne font qu’attiser des réactions vulgaires et braillardes. La République peut mener ces actions sans le dire, ce serait plus malin et sans doute plus efficace. Il y aurait bien sûr des mesures de rétorsion à anticiper mais les négociations qui s’en suivraient seraient initiées sur une bien meilleure base.

Un nouvel attentat religieux devant les anciens locaux de Charlie Hebdo

Un terroriste islamiste a agressé et blessé gravement deux personnes ce vendredi 25 septembre avec un hachoir de boucher. L’attaque a eu lieu rue Nicolas Appert où se trouvaient les anciens locaux de Charlie Hebdo, attaqués eux en 2015 (11 morts) mais le terroriste actuel semblait ignorer que le journal satyrique avait déménagé. Qu’importe, il a frappé deux personnes qui fumaient une cigarette sur le perron de cet immeuble maudit désormais connu dans le monde entier, et particulièrement dans sa mouvance islamique.

L’attaquant a été arrêté quelques minutes après, couvert du sang de ses victimes et, semble-t-il, sans opposer de résistance. Il s’avère qu’il s’agit d’un immigrant pakistanais arrivé en France sous une fausse identité, minorant son âge pour pouvoir bénéficier du statut de mineur isolé (offrant une prise en charge financée par les contribuables nationaux). On l’a cru d’abord âgé de 18 ans après son arrestation, il en avait en réalité 25. Quelques jours après l’attentat, différentes vidéos sont diffusées montrant une personne se disant être son père et qui se félicitait de « l’exploit » de son fils. Au même moment se tient le procès des accusés des attentats de janvier 2015 (Charlie Hebdo et Hyper Casher) et la concomitance des dates n’est sans doute pas fortuite.

Cette nouvelle attaque islamique montre si besoin en était que la violence religieuse est loin d’être réduite en France. Cet attentat coche par ailleurs toutes les cases du douteux mélange entre les dérives de l’immigration, de haine de la République, de l’absence d’intégration, de l’interprétation moyenâgeuse d’un dogme religieux… On appelle ça « séparatisme », « islamisme », ou autre, la sémantique n’a plus guère d’importance, mais nos nations occidentales continuent à affronter aujourd’hui des organisations capables de former leurs militants à jeter des avions contre des tours ou à tirer à la mitraillette sur une rédaction de presse ou dans une salle de spectacle. Le combat est rude et se poursuit.

La dépendance de la Nouvelle-Calédonie reste légèrement majoritaire à l’issue du référendum du 4 octobre

Le second référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie a été organisé ce dimanche 4 octobre dans une relative indifférence nationale. La question posée était :

Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?

La réponse fut oui à 46,74% (contre 43,3% au premier référendum de 2018), c’est-à-dire quelques points de moins que la majorité, avec une très importante participation de 85,64%, également en hausse par rapport à 2018. Une troisième consultation doit être organisée dans deux ans dont on peut espérer que l’idée de l’indépendance aura alors gagné les 4 ou 5 points qui lui manque pour cette ancienne colonie renonce enfin à sa dépendance. Dès les résultats connus, le président de la République française a fait une intervention à la télévision à la mi-journée dimanche, se félicitant de ces résultats mais accueillant ceux-ci avec « humilité ».

Les accords de Nouméa du 5 mai 1998 qui ont fait suite aux accords de Matignon du 26 juin 1988, vont donc continuer à s’appliquer jusqu’au troisième et dernier référendum prévu pour 2022 en espérant qu’ils ouvriront enfin la voie de l’indépendance à cette ancienne colonie, une indépendance qu’elle mérite et à laquelle tout le monde gagnera. La République accompagnera cette indépendance pour encore des décennies et c’est bien ainsi.

Revenons sur ces accords de Nouméa qui ont été extrêmement bien rédigés et sont un modèle d’intelligence consensuelle concernant la situation ambiguë de ce confetti de l’ex-empire français. Le préambule stipule que :

1. Lorsque la France prend possession de la Grande Terre, que James Cook avait dénommée « Nouvelle-Calédonie », le 24 septembre 1853, elle s’approprie un territoire selon les conditions du droit international alors reconnu par les nations d’Europe et d’Amérique, elle n’établit pas des relations de droit avec la population autochtone. Les traités passés, au cours de l’année 1854 et les années suivantes, avec les autorités coutumières, ne constituent pas des accords équilibrés mais, de fait, des actes unilatéraux.

Or, ce territoire n’était pas vide. …

2. La colonisation de la Nouvelle-Calédonie s’est inscrite dans un vaste mouvement historique où les pays d’Europe ont imposé leur domination au reste du monde. …

La relation de la Nouvelle-Calédonie avec la métropole lointaine est demeurée longtemps marquée par la dépendance coloniale, un lien univoque, un refus de reconnaître les spécificités, dont les populations nouvelles ont aussi souffert dans leurs aspirations. …

3. Le moment est venu de reconnaître les ombres de la période coloniale, même si elle ne fut pas dépourvue de lumière.

Le choc de la colonisation a constitué un traumatisme durable pour la population d’origine. …

4. … Le passé a été le temps de la colonisation. Le présent est le temps du partage, par le rééquilibrage. L’avenir doit être le temps de l’identité, dans un destin commun.

La France est prête à accompagner la Nouvelle-Calédonie dans cette voie. …

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000555817

La cause de la dépendance reste majoritaire même si cette majorité s’effrite avec le temps. Si le troisième référendum n’emporte pas une majorité pour l’indépendance on ne sait pas encore bien ce qui se passera. Sans doute de nouveaux accords à négocier et certainement encore un interminable processus avant d’aboutir à une indépendance qui arrivera de toutes façons un jour. Peut-être l’Etat devrait-il sortir de sa neutralité et rassurer les partisans de la dépendance sur le fait que la République française aidera à financer l’indépendance de l’archipel en tant que de besoin, ou accueillera en France ceux qui refuseraient de rester dans une Calédonie indépendante si l’expérience ne se passait pas aussi bien que prévu ? Mais il faudra bien en finir un jour : cette ancienne colonie recouvrira son indépendance. Il n’est pas sûr que l’intelligence et le consensus qui caractérisent les accords de Nouméa ne perdurent indéfiniment.