Les DOM-TOM à la pointe du combat contre les vaccins

Des mouvements sociaux perturbent le fonctionnement d’hôpitaux dans les départements et territoires d’outre-mer (DOM-TOM). Ce nouveau conflit repose sur le refus des organisations syndicales de voir appliquer les règles françaises instituant que le personnel soignant en contact avec les patients doit être vacciné contre la Covid-19, sous peine de suspension de leurs contrats de travail. Des actions de sabotage ont été menées, notamment, à l’intérieur du CHU de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe (déversement d’huile de vidage dans les services administratifs, introduction de colle dans les serrures, blocage d’accès, etc.).

Le taux de vaccination dans les DOM-TOM reste significativement inférieur à celui de la France métropolitaine mais le taux de revendication reste, lui, très élevé. La capacité de nuisance des organisations syndicales a poussé les autorités de santé a renoncer à imposer cette règle sanitaire pour le moment dans certains de ces confettis de l’Empire.

A priori, les organisations syndicales n’ont pas bloqué les évacuations de patients vers la métropole lorsque les hôpitaux locaux étaient débordés !

Nous sommes en économie libérale

https://www.ecologie.gouv.fr/prix-des-produits-petroliers

L’augmentation récente des prix de l’énergie, qui a suivi l’effondrement de ces prix en 2020 du fait de la crise de la Covid-19, rappelle quelques vérités que nombre de commentateurs à courte vue s’évertuent à passer sous le tapis. Evidemment, personne ne se plaignait quand les cours baissaient mais tout le monde râle quand ils augmentent. L’augmentation du pouvoir d’achat générée durant la période de la crise sanitaire où les cours du pétrole et des énergies similaires ont baissé drastiquement s’est traduite en France par une explosion de l’épargne des ménages.

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La baisse du pouvoir d’achat déclenchée par la hausse de l’énergie va normalement se traduire par une désépargne équivalente. Pour les ménages qui n’auront pas épargné en 2020 durant la période d’énergie à faible coût, certains vont devoir arbitrer dans leurs dépenses, peut-être se désabonner de Netflix ou renoncer à l’achat du maillot de Lionnel Messi (157,99 EUR à la boutique du PSG) pour pouvoir payer leurs factures de gaz, certains autres ne le pourront pas et le gouvernement réfléchit à leur distribuer des subventions (chèque énergie par exemple) pour compenser cette hausse.

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La France est importatrice d’une partie de son énergie, y compris l’uranium qui alimente ses centrales nucléaires, elle est donc dépendante de la loi de l’offre et de la demande sur les marchés, à moins qu’elle ne trouve un pays producteur généreux qui lui fasse cadeau de pétrole et de gaz, ou accepte de lui vendre à des cours inférieurs au marché, hypothèse peu probable dans un avenir prévisible. La Chine est importatrice de sacs Hermès, elle est donc tributaire des prix de vente de ces accessoires décidés par la firme parisienne à moins que cette dernière n’accepte de baisser ses prix, hypothèse improbable à court terme. Quand on importe on est dépendant de ses exportateurs, c’est assez simple à comprendre. Ces lois du marché peuvent être atténuées par différentes mécanismes nationaux mais elles sont incontournables et les augmentations de prix de produits importés sont payées par les pays consommateurs.

La Russie, gros producteur de pétrole et de gaz, rappelle qu’elle signait dans le passé avec les pays importateurs des contrats de fourniture à long terme dans lesquels les prix étaient fixés sur la durée longue desdits contrats, situation avantageuse lorsque le marché monte mais désavantageuse dans le cas contraire. Avec un petit sourire en coin le président russe Poutine vient de rappeler que la Russie sert en priorité les contrats long terme que l’occident a abandonné par idéologie au profit de contrats où les prix, dit « spot », sont alignés sur les variations journalières du marché… La même Russie subventionne d’ailleurs ses prix bas intérieurs pour les consommateurs russes avec les prix haut extérieurs payés par les pays importateurs.

En France, les candidats à l’élection présidentielle d’avril 2022 rivalisent d’idées plus ou moins saugrenues pour savoir « qui va payer » cette hausse des prix de l’énergie : consommateurs ou contribuables ? La réponse la plus probable est que les deux catégories vont être mises à contribution, la hausse des prix sera payée par les consommateurs et certains d’entre eux verront une partie de cette hausse compensée par des subventions à recevoir de l’Etat (payées par les contribuables). Toute la question est de décider comment et où situer la limite entre ceux qui toucheront des subventions et ceux qui n’en bénéficieront pas, en attendant que le marché s’équilibre. Il est délicieux de constater combien même les tenants de la philosophie politique la plus libérale sont tellement tétanisés à l’idée que Mme. Michu se révolte devant la hausse des prix qu’ils ne rêvent que de faire payer les contribuables pour épargner Mme. Michu… qui est elle-même contribuable.

Au-delà de ce problème immédiat qui va bien trouver une solution financière d’une façon ou d’une autre, ce qui s’annonce à moyen terme c’est la fameuse « transition écologique » qui devra se traduire par des changements de comportements des consommateurs et, très probablement, par une hausse moyenne de ce que les citoyens du monde devront payer pour l’énergie qu’ils consommeront demain. Il y aura encore des arbitrages à faire dans le futur, et probablement bien plus drastiques et douloureux que ceux que nous affrontons aujourd’hui.

L’épidémie de sondagite est loin d’être vaincue

Avec une constance qui force l’admiration et un manque de discernement qui frise l’incompétence les « spécialistes » de plateaux télévisés passent des journées entières à gloser sur les sondages quasi-journaliers qui tombent comme à Gravelotte pour avancer un pronostic sur le résultat de l’élection présidentielle française d’avril 2022. Quant arrive un nouveau sondage, le préambule est toujours en deux points :

  1. Il ne s’agit pas d’un sondage prédictif mais d’une photographie de l’opinion à un moment donné
  2. Il faut faire preuve de la plus extrême prudence car les élections ces dernières années ont souvent abouti à des résultats très différents des anticipations

Une fois posés ces rappels, les plateaux médiatiques passent ensuite des heures à torturer ces chiffres pour essayer d’en tirer, avec difficulté, des analyses qui paraissent intelligentes. Il faut dire qu’ils sont aussi poussés dans ce sens par des candidats qui brillent par l’absence de programme de gouvernement, il n’y a donc pas grand-chose à se mettre sous ma dent.

Le plus étonnant est que l’un des partis conservateur, Les Républicains (LR), revendique officiellement d’avoir utilisé lancer sa propre « enquête d’opinion » pour constater qu’aucun de ses six candidats à la candidature ne prenait vraiment un leadership naturel dans l’opinion et qu’il fallait donc les départager via un vote des militants en décembre prochain.

Les sondages sont érigés en outil de gouvernement depuis des décennies, ils remplacent plus ou moins l’absence de vision politique. A défaut de programme conçus par les gouvernants et expliqué aux citoyens, on demande à Mme. Michu si elle est d’accord pour augmenter les impôts ou nationaliser les autoroutes et l’on voit comment il est possible de concilier les intérêts du pays avec les résultats des sondages.

A la soupe !

Xavier Bertrand en Corse et dans Paris-Match avec son épouse actuelle

La préparation des élections présidentielles françaises d’avril 2022 a déclenché une fébrilité sans égale de la part d’une multitude de candidats de tous bords s’agitant en tous sens comme des mouches dans un bocal.

Les plus étonnants relèvent de « la droite et du centre » qui bataillent fermement pour emporter l’investiture du parti Les Républicains (LR). Nous avons six candidats à la candidature dont un complet inconnu, Denis Payre, un quasi-inconnu, Philippe Juvin, une girouette européenne, Michel Barnier, un crâne glabre à l’accent marseillais, Eric Ciotti et deux personnes qui ont rendu leur carte du parti il y a déjà plusieurs années pour cause de droitisation excessive à leur goût, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand.

Le plus drôle est que ces deux derniers, dont on a du mal à identifier ce qui les distingue de l’actuel président Macron de centre-droit, viennent de reprendre leur carte du parti et, pour Bertrand, d’accepter finalement de se soumettre à la primaire fermée LR qui aboutira, peut-être, à la désignation d’un candidat unique contre Macron. Xavier Bertrand qui a d’ailleurs été comparé à « Séraphin Lampion » par un élu socialiste du nord. Pour les plus jeunes nous préciserons que Séraphin Lampion, agent d’assurances, est un personnage d’Hergé qui apparaît dans plusieurs albums de Tintin et dont l’unique objectif est de fourguer des contrats d’assurance de la compagnie « Mondass ». Et il se trouve que Bertrand a été agent d’assurances durant une période de sa vie comme l’indique son site « de soutien non officiel ». Désopilant !

Né le 21 mars 1965 à Châlons-sur-Marne, Xavier Bertrand est un homme politique français. Fils de Jean-Pierre Bertrand, cadre bancaire, et de Madeleine Bedin, employée de banque, il étudie à l’université de Reims au sein de l’unité de formation et de recherche en droit et science politique d’où il sort diplômé d’une maitrise en droit public et d’un diplôme d’études supérieures spécialisées d’administration locale. Devenu agent d’assurance, il est membre du Grand Orient de France depuis 1995 puis se retire pour des raisons d’incompatibilité avec ses fonctions politiques.

Accueil – Xavier BERTRAND (xavierbertrand2022.eu)

Ce spectaculaire changement de position est sans doute provoqué par la prise de conscience de la totale incohérence qui existait à vouloir solliciter l’investiture (et les sous pour financer la campagne) d’un parti dont ils n’étaient pas membres. Alors, finalement, l’un et l’autre ont avalé leur chapeau et pris « la route de Canossa ». Il n’est pas sûr que cela suffise à convaincre de leur bonne foi les militants qui devront voter lors de cette primaire… Il semblerait logique que ces derniers leur refusent leurs suffrages et les accordent plutôt à Michel Barnier qui a fait preuve de plus de fidélité au parti, mais bien moins à ses idées. Commissaire européen des années durant voilà maintenant qu’il prône le retour à la souveraineté nationale contre la supranationalité européenne.

Pour l’instant personne n’a vraiment avancé de programme sinon quelques slogans de circonstance assénés dans les meetings. L’objectif à court terme est de remporter le concours de beauté du 4 décembre au congrès LR. Il y a six candidats, pas sûr que les cinq perdants seront très motivés à soutenir le gagnant ! Ils auraient tort car la victoire serait sans doute à portée de main s’ils y consentaient avec bonne foi !

Un ambassadeur très souvent dans l’avion

Alger vient de rappeler son ambassadeur « pour consultation » comme point d’orgue d’une accumulation de reproches faits à la France ces dernières semaines. Les hostilités avaient déjà démarré dans une époque récente en mai dernier avec, déjà, le rappel de l’ambassadeur algérien, à la suite de la diffusion d’un documentaire sur France 5 sur les mouvements de jeunes anti-pouvoir (le Hirak). En réalité, les hostilités diplomatiques n’ont jamais cessé depuis 1962, année où l’Algérie est devenue indépendante.

Cette fois-ci deux évènement ont entraîné l’ire du pouvoir algérien : la réduction des visas français à octroyer aux citoyens algériens à titre de sanction du fait que l’Algérie refuse de réadmettre les Algériens faisant l’objet d’une expulsion du territoire français d’une part, et les propos du président français devant un groupe de jeunes de la troisième génération dont les ancêtres ont été concernés par la guerre d’Algérie, d’une façon ou d’une autre : petits-enfants de combattants du FLN, de militaires français, de harkis ou de « pieds-noirs » rapatriés. Français, algériens ou binationaux, ils ont débattu avec Emmanuel Macron sur la tragédie algérienne. Ce groupe de jeunes a été constitué dans la suite du rapport Benjamin Stora sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie et se réunit régulièrement afin de produire des propositions au président en vue de la réconciliation algéro-française. Le déjeuner à l’Elysée du 30 septembre constituait un point d’étape de cette vaste tâche.

Quelques jours auparavant, le 20 septembre, le président avait officiellement demandé « pardon » et annoncé des compensations financières à verser par les contribuables français aux descendants des harkis :

« Aux combattants abandonnés, à leurs familles qui ont subi les camps, la prison, le déni, je demande pardon, nous n’oublierons pas »

Ce « pardon » venait après la reconnaissance par le président Hollande en septembre 2016 de la « responsabilité » française dans le sort des harkis :

« [des] responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France »

Lire aussi : https://rehve.fr/2016/09/la-republique-reconnait-sa-culpabilite-dans-le-massacre-des-harkis-dans-algerie-post-independance/

Des journalistes assistaient au déjeuner du 30 et en ont rapporté quelques propos tenus par le président et ce sont justement une partie de ceux-ci qui ont déclenché ce énième incident diplomatique avec Alger avec remise de son ambassadeur dans un avion pour le sud. Au milieu d’échanges qui paraissent plutôt apaisés et intelligents M. Macron a évoqué « l’histoire officielle » réécrite par un « système politico-militaire » basée sur « la haine de la France », une « rente mémorielle ». N’en jetez plus, c’en était trop pour les autorités algériennes !

La France s’épuise à essayer de se faire pardonner son errance coloniale. Depuis l’élection en 2017 de M. Macron, Paris a reconnu les assassinats par l’armée française d’un certain nombre de combattants et intellectuels algériens après avoir déclaré à Alger lorsqu’il était candidat que la colonisation était un « crime contre l’humanité ». Le rapport de Benjamin Stora qui a eu accès aux archives françaises, déclassifiées pour l’occasion, a été mal reçu de l’autre côté de la Méditerranée. Stora, bien que né en Algérie, est français et considéré dans son pays d’origine comme subjectif et son travail comme une affaire franco-française. Il est disqualifié d’office. A peu près au moment où M. Stora a été mobilisé pour son étude (juillet 2020), un rapport sur le même sujet a été commandé par le gouvernement algérien à l’historien Abdelmadjid Chikhi. Il n’est malheureusement pas encore disponible et l’on ne sait même pas si l’idée de sa production n’aurait pas été abandonnée.

Devant cette impossible réconciliation on se demande même si la revendication ultime de l’Algérie était consentie par Paris, des excuses officielles et des compensations financières, changerait vraiment les choses.

Lire aussi : https://rehve.fr/2021/04/stora-benjamin-rapport-sur-les-questions-memorielles-portant-sur-la-colonisation-et-la-guerre-dalgerie/

Communiqué de la Présidence de la République [algérienne] du 02/10/2021

A la suite des propos non démentis que plusieurs sources françaises ont attribué nommément au Président de la République française, l’Algérie exprime son rejet catégorique de l’ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures que constituent lesdits propos.

Les propos en question portent une atteinte intolérable à la mémoire des 5.630.000 valeureux martyrs qui ont sacrifié leurs vies dans leur résistance héroïque à l’invasion coloniale française ainsi que dans la Glorieuse Révolution de libération nationale, les crimes de la France coloniale en Algérie sont innombrables et répondent aux définitions les plus exigeantes du génocide contre l’humanité.

Ces crimes qui ne sont pas prescriptibles, ne sauraient faire l’objet d’une manipulation des faits et d’interprétations atténuantes.

La propension des nostalgiques de l’Algérie française et des milieux qui se résignent difficilement à l’indépendance pleine que les Algériens ont gagnée de haute lutte, s’exprime à travers de vaines tentatives d’occulter les exactions, massacres, enfûmades, destructions de villages, des centaines de Oradour-Sur-Glane, éradications de tribus de résistants, qui sont des génocides en séries que les acrobaties conceptuelles et les raccourcis politiques ne parviendront jamais à occulter.

Pour leur part, les appréciations superficielles, approximatives et tendancieuses énoncées en ce qui concerne l’édification de l’Etat national algérien ainsi que sur l’affirmation de l’identité nationale relèvent d’une conception hégémonique éculée des relations entre Etats et ne sauraient, en aucune façon, être compatibles avec le ferme attachement de l’Algérie à l’égalité souveraine des Etats.

Cette malencontreuse intervention qui heurte fondamentalement les principes devant présider à une éventuelle coopération algéro-française en matière de mémoire, a l’incorrigible défaut de tendre vers la promotion d’une version apologique du colonialisme au détriment de la vision établie par I’Histoire de la légitimité de luttes de la libération nationale, alors que rien ni personne ne peut absoudre les puissances coloniales de leurs crimes, y compris les massacres du 17 octobre à Paris dont l’Algérie et sa communauté établie en France s’apprêtent à commémorer dans la dignité.

Face à la situation particulièrement inadmissible engendrée par ces propos irresponsables, le président de la République, Monsieur Abdelmadjid Tebboune, a décidé le rappel immédiat en consultations de l’ambassadeur d’Algérie auprès de la République française.

Des toilettes « non genrées »

En Amérique du nord, sous-continent à la pointe des concepts « woke » et de « déconstruction », les toilettes « non genrées » font florès et le principe commence à diffuser en Europe. Evidemment le citoyen lambda se demande ce qui peut bien se cacher derrière ce concept de « toilettes non genrées » ? S’agit-il d’un troisième local en plus des toilettes « hommes » et « femmes » ? S’agit-il de réceptacles particuliers pour les besoins des personnes « non genrées » ?

A priori non, il s’agirait simplement, par l’affichage du sigle ci-dessus, d’autoriser les personnes « transgenres » ou « non binaires » à se rendre dans les toilettes « femmes » même si elles ont une apparence d’hommes, et vice-versa. On ne sait pas bien comment on identifiera une personne « transgenre » ayant l’apparence d’un homme mais se rendant dans les toilettes des « femmes », d’un pervers-pépère venu pour mater, mais qu’importe, on présuppose la bonne foi des « non binaires » et des « transgenres ».

Une nouvelle fois, une minorité activiste impose des changements de comportement à la majorité qui regarde, éberluée, l’invasion de ces concepts « de genre » en Occident. Mais cette majorité reste globalement inerte face à l’activisme des tenants du « wokisme » et autres billevesées du même ordre. Le risque existe que ces principes étonnants viennent bouleverser nos sociétés mais il parait plus probable qu’ils tomberont dans l’oubli et réintègreront les laboratoires de recherche en sciences sociales desquels ils n’auraient jamais dû sortir.

La bonne nouvelle est que nos pays occidentaux ne se portent pas si mal que ça s’ils ont les moyens de consacrer des ressources financières et humaines à « réfléchir » sur pareils sujets !

Lire aussi : https://rehve.fr/2021/09/sandrine-rousseau-jargonne/

Fuyez la publicité abrutissante

Avez-vous remarqué que l’une des phrases les plus souvent prononcées sur les médias commerciaux est « restez avec nous ! » ?

En fait elle est assénée avant de lancer la réclame sur les ondes, celle qui fait vivre les stations et qui s’avère tellement abrutissante pour les auditeurs et les téléspectateurs que généralement ils profitent de l’intermède pour aller se soulager ou s’ouvrir une bière, l’un n’allant pas sans l’autre bien entendu. Une annonce sans auditeur/téléspectateur vaudra bien sûr moins cher, sans parler du fait qu’un téléspectateur évadé sur une autre chaîne ne va forcément y revenir après son pissou.

Alors on ânonne « restez avec nous ! » pour convaincre le téléspectateur volage que ce n’est qu’un mauvais moment à passer qui ne vaut pas la peine de partir à la concurrence. Et voici comment toutes les chaînes de télévision et de radio répètent à l’envie cette phrases qui est devenue la plus entendue sur les ondes.

Une visionnaire à la dérive

Coco/Charlie Hebdo (21/10/2015)

Christiane Taubira (69 ans), née à Cayenne en Guyane, a connu en engagement visionnaire dans sa jeunesse lorsqu’elle militait pour l’indépendance de cette colonie française artificiellement transformée en « département d’outre-mer (DOM) » en 1946 (après avoir été déjà département français en 1797). Très logiquement, Mme. Taubira, surdiplômée des universités parisiennes (sciences-économiques, sociologie, ethnologie « afro-américaine », agroalimentaire) qu’elle rejoint après avoir été scolarisée en Guyane, développe une pensée qui l’amène à soutenir que l’indépendance est la seule solution possible pour ce confetti de l’empire colonial français. Elle partage cette vision avec son mari au sein du parti créé par celui-ci en 1974 : le Mouvement Guyanais de Décolonisation (MOGUYDE) et la développe à la tête de la revue indépendantiste MAWINA. Le MOGUYDE sera même impliqué dans une tentative ratée d’attentat contre les installations pétrolières guyanaises qui vaudra quelques mois de prison à son mari et leurs comparses.

Cet admirable engagement militant pour l’indépendance des dernières colonies françaises marquait une personnalité ambitieuse et exigeante, un engagement qui s’est malheureusement affadi avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Mme. Taubira se rapproche du parti radical de gauche puis du parti socialiste, est élue conseillère régionale de Guyane en 2010, puis députée de ce territoire en 1993 et se trouve ensuite aspirée par les ors du pouvoir et les dorures des palais de la République, jusqu’à abandonner sa ferveur indépendantiste pour des raisons jamais vraiment explicitées. Renonçant à assurer l’avenir de son peuple, elle va, à la place, consacrer son temps et son énergie à l’élaboration de différentes lois culpabilisantes pour l’ancien colonisateur de son territoire de naissance, dont, en 2001, une loi qui entérine que :

« …la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVème siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité. »

Cette loi exclut de fait la traite et l’esclavage dans le monde arabe ainsi qu’à l’intérieur du continent africain.

Nommée ministre de la Justice sous la présidence socialiste de François Hollande, elle promeut la loi ouvrant le mariage aux homosexuels puis démissionne en 2015 par refus du projet de légiférer pour pouvoir déchoir de leur nationalité des terroristes binationaux.

Dernier et récent avatar de sa reconversion dans l’avachissement de la pensée : elle refuse d’inciter publiquement ses concitoyens guyanais à se faire vacciner alors que l’épidémie de coronavirus fait des ravages dans les DOM où les taux de vaccination sont extrêmement faibles ce qui explique en grande partie la recrudescence du virus. Il semble que le vaccin suscite plus de méfiance qu’ailleurs dans ces anciennes colonies car il vient… des anciens colonisateurs.

On ne connaît pas l’avis de Mme. Taubira sur les évacuations sanitaires qui permettent de transférer dans les hôpitaux métropolitains les malades de la Covid de ces départements exotiques où les hôpitaux sont débordés, ni sur les renforts de soignants envoyés dans ces territoires depuis l’ancienne puissance coloniale !

Pourquoi cette femme brillante, excellente oratrice, férue de l’histoire des peuples colonisés, rouée au contact de la politicaillerie franchouillarde, ne s’en laissant pas compter par les journalistes de plateaux télévisés ni par les insultes d’une droite conservatrice déchaînée contre elle, a-t-elle abdiqué d’une pensée indépendantiste positive qui constituait une vraie révolution idéologique et un avenir souhaitable pour les DOM au profit d’engagements victimaires ressassant un passé révolu ?

C’est le syndrome des DOM-TOM, on voudrait se débarrasser de tout lien avec l’ancien colon et faire payer ses péchés originels à ses descendants. On préfère mariner dans le ressentiment plutôt que d’assurer les incertitudes de la liberté et de la responsabilité. Christiane Taubira illustre jusqu’à l’excès cet inextricable contradiction, bien installée à… Paris.

Et les doutes des guyanais sur le vaccin contre le coronavirus sont toujours aigus !

Un polémiste de rencontre

L’actualité politique du jour est monopolisée par un polémiste de plateaux télévisés et de succès populaires en librairie qui laisse planer le doute sur son éventuelle candidature à l’élection présidentielle française d’avril 2022. Adorateur de Napoléon, obsédé par les effets délétères de l’immigration sur la société française dont il fait l’alpha et l’oméga de sa pensée, historien cultivé pour rassurer les bourgeois, muet sur les questions économiques pour inquiéter les bobos qu’il exècre, il aime provoquer avec des idées radicales de droite inapplicables en l’état (stopper l’immigration, expulser tous les prisonniers étrangers, sortir de la convention européenne des droits de l’homme…), histrion médiatique, il critique tout et tout le monde en assénant des simplismes idéologiques qu’adore une Mme. Michu conservatrice.

Le garçon performait sur les médias Bolloré dont il était un très bon client, gage d’audience et de publicité rémunératrice, lorsque le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) décida d’imposer aux médias qui l’hébergent de compter son temps de parole comme celui d’un candidat à l’élection et non plus celui d’un chroniqueur. Cela a évidemment bouleversé les business plans des capitaines d’industrie qui détiennent ces médias qui, du coup, ont fait sortir Éric Zemmour par la porte des polémistes pour le faire rentrer par la fenêtre des candidats. Désormais, au lieu d’être concentré sur Télé-Bolloré, il apparaît sur l’ensemble du champ médiatique en tant que candidat « bon client ». Son audience explose et toutes les chaînes parlent de lui diffusant de façon quasi-permanente ses interventions de campagne et ouvrant leurs micros à leurs « experts » en sondage qui radotent les mêmes consternantes analyses sur le personnage dont on ne sait toujours pas s’il concrétisera ou pas son projet électoral. Il n’a bien entendu pas de programme de gouvernement mais uniquement quelques slogans, ce qui suffit aujourd’hui pour se faire élire.

On a du mal à l’imaginer aux commandes de la République tant son inexpérience est abyssale, mais qui sait. S’il était élu il serait sans doute suffisamment intelligent pour s’entourer des compétences nécessaires pour combler ses immenses lacunes. Pas sûr cependant qu’il accepterait d’adapter ses idées radicales s’il était confronté à la difficile réalité tant son ego en très forte croissance pourrait l’aveugler.

En principe les partis politiques classiques devraient l’absorber et le digérer pour, éventuellement, le transformer en conseiller du Prince si la droite conservatrice l’emportait, mais en ce XXIème siècle où nos démocraties glorifient les slogans plutôt que la réflexion, les provocateurs plutôt que les modérés, le fouteballe plutôt que la philosophie, rien n’est exclu et l’élection d’un Zemmour est possible comme l’a été celle de Trump aux Etats-Unis d’Amérique.

On a les dirigeants que l’on mérite : vous aimez Zemmour ? Eh bien il suffit de voter pour lui !

Une politique qui marche

Circuler à Paris en automobile ou en deux-roues motorisés devient un cauchemar. Les voies de circulation sont drastiquement rétrécies pour laisser la place à l’installation de pistes cyclables, de plus en plus de rues sont mises en sens unique pour les véhicules polluants pour laisser l’autre file aux vélos ou aux terrasses de café, des caméras automatiques font pleuvoir les amendes comme à Gravelotte, se garer devient impossible, résultat : la ville est congestionnée toute la sainte journée. C’est l’objectif : passer en force et imposer l’abandon des véhicules thermiques par découragement de l’adversaire.

Et ça marche, les bobos découvrent maintenant les joies du Vélib qui ont leur propre code de la route, ne respectent aucuns feux rouges, peuvent s’enquiller les sens uniques sans vergogne et rouler sur les trottoirs sans crainte de se faire verbaliser…

L’avenir dira si l’application de ces méthodes autoritaires donne des résultats probants en matière de pollution et de fluidité des transports. Paris est une vieille ville, conçue ni pour les autos ni pour les vélos ; compter sur la bonne volonté de ses habitants pour améliorer la situation est un leurre comme l’ont confirmé ces dernières années, l’imposer par la force est le choix qui a été fait. Dans un pays comme la France peuplée de « gaulois réfractaires » il n’y a hélas guère de juste milieu et en tout cas aucun consensus possible !

Lire aussi : https://rehve.fr/2021/09/la-complainte-du-bobo-a-velo-dans-paris/

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Catégorisé comme France

Rupture des contrats

2015 : la France annule le contrat de construction et fourniture de bâtiments de projection et de commandement (BPC) à la Russie en rétorsion à l’annexion de la Crimée par Moscou. Le client, la Russie, explique que la non-livraison des PBC n’aura que peu de conséquences sur sa capacité de défense. « Pour nous, ce n’est pas critique. On survivra ! » déclare alors le président Poutine. Les clauses contractuelles de rupture ont été appliquées et la Russie a été indemnisée en conséquence. La France a ensuite revendu les deux bâtiments à l’Egypte sans que l’on ne sache vraiment si et comment ils ont été payés.

2021 : la France apprend que l’Australie annule le contrat de construction et fourniture d’une dizaine de sous-marins à propulsion non-nucléaire. Cambera a changé d’avis et opté pour l’achat de sous-marins à propulsion nucléaire à fournir par les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Immédiatement Paris monte sur ses grands chevaux, rappelle une tripotée d’ambassadeurs, lâche ses ministres sur les médias et transforme cet aléa commercial en affaire politique considérable.

En réalité ce qui est le plus étonnant dans cette situation c’est que l’Australie ait signé ce contrat de fourniture d’armement en 2012 alors qu’en cas de troubles guerriers dans la zone pacifique, ce n’est pas la France qui viendrait défendre l’Australie mais bien plus probablement les Etats-Unis. Malgré ses dires et la possession de quelques confettis coloniaux dans l’océan Pacifique (dont la Nouvelle Calédonie est d’ailleurs en voie de décolonisation…), la France n’est pas une puissance « Indopacifique ». Elle est très loin d’avoir les sous, les effectifs ou le matériel nécessaires, bref, la puissance qu’il faudrait déployer en cas de conflit pour projeter des forces militaires dans cet océan lointain et immense.

L’annulation du contrat est évidemment une mauvaise nouvelle industrielle et commerciale pour l’hexagone mais le problème ne se résoudra pas par des aboiements médiatiques ni des rappels temporaires d’ambassadeurs. Il vaudrait mieux, comme la Russie en 2015, appliquer les clauses de rupture prévues au contrat, voire réclamer un peu plus, comme des compensations industrielles, les entreprises françaises pourraient par exemple fabriquer en sous-traitance des matériels dans le nouveau contrat entre l’Australie et les Etats-Unis. Mais il est toujours plus efficace de mener de telles négociations dans la discrétion, exactement comme l’a fait Moscou en 2015 avec Paris.

Quand la France cessera-t-elle de se prendre pour le centre du Monde ? Mais quand Paris en rabaissera-t-il de son égo surdimensionné ?

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Catégorisé comme Asie, France

Sandrine Rousseau jargonne

Sandrine Rousseau se révèle : candidate à la candidature écologique aux élections présidentielle de 2022, elle assène un discours « woke » dans lequel elle développe les thèmes classiques de « l’intersectionnalité » qui veut que les minorités de couleurs  désormais qualifiées de « racialisées », les minorités sexuelles « LGBTQIA+ » et les minorités féministes sont martyrisées depuis des siècles par une majorité « blanche » hétérosexuelle dont les lointains ancêtres ont colonisé les zones d’origine des « racialisés » et transformé en esclaves les populations qui y séjournaient.

Mme. Rousseau a expliqué à la télévision lors d’une joute avec son collègue écologiste Jadot que son compagnon était « déconstruit » et qu’elle s’en portait très bien. Si l’on comprend bien, le « déconstruit » est celui qui accepte de se remettre en cause et de reconnaître sa responsabilité dans le sort des minorités précitées.

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Tout ce gloubi-boulga idéologique, plus ou moins inspiré par la philosophie française post soixante-huitarde développée par Derrida, Foucault et autres, est servi sur les chaînes d’information et dans des messages Twitter en 280 caractères. On ne sait pas bien si le spectateur moyen y comprend grand-chose mais on s’aperçoit dans les conversations de Café du Commerce que le sujet devient générationnel : les jeunes endossent assez facilement le discours victimaire de ces minorités quand les seniors sont quand même étonnés du succès rencontré par ces idées. Sans doute la jeunesse d’aujourd’hui estime qu’elle n’est pas responsable des tourments infligés aux minorités et qu’elle peut donc être solidaire de ceux qui en ont souffert ? Elle fait preuve d’optimisme car pas plus que les sexa n’ont participé à l’esclavagisme ni à la colonisation, les descendants de ceux qui ont subi ces fléaux leur demandent de rendre des comptes, y compris financiers, et ils continueront à le demander aux générations qui suivent. L’avenir dira si ce courant idéologique imprime sur la majorité de la population française ou s’il passe comme l’eau coule sur les plumes d’un canard.

En attendant, la bonne nouvelle est que Mme. Rousseau dont le compagnon est « déconstruit » a précisé qu’elle s’en porte très bien !

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Manuel Valls touche le fond

De plus en plus affligeant : Manuel Valls, franco-espagnol, ancien député français, ancien maire français, ancien conseiller municipal espagnol de la ville de Barcelone, démissionnaire compulsif de tous ces postes, 1 million de followers sur Twitter, retiré de la vie politique française, le voici maintenant retiré de la vie politique espagnol venant publier des livres en France dont il fait la promotion chez… Cyril Hanouna, consternant racoleur télévisuel aux 6 millions de followers sur Twitter.

Quelle tristesse de voir un homme politique, qui n’a pas démérité par ailleurs, se commettre dans de telles émissions, attirer par les illusions de gloriole de plateaux télévisés. Si la « politique lui manque » comme l’affiche la manchette du tweet en photo le mieux aurait été de rester député français ou conseiller municipal espagnol plutôt que de squatter les médias français pour vendre son livre « Pas une goutte de sang français ». C’est une histoire d’égo surdimensionné qui n’arrive pas à tourner la page ni à admettre que le peuple français ne l’attend plus car il est passé à autre chose. Comme son ami et président de l’époque François Hollande, il espère encore être rappelé après sa fuite… On dirait un amoureux qui a quitté sa fiancée et se roule à ses pieds pour revenir dans ses bras. Cela manque pour le moins d’élégance et de noblesse !

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La complainte du bobo à vélo dans Paris

Tout fringuant, le bobo parisien habitant dans le sud de la ville se lève ce matin à une heure matutinale pour rejoindre son rendez-vous de 11h dans le quartier de l’Opéra. Habitué aux aléas des « Vélib » il part à 10h pour être certain de trouver un deux-roues disponible en à peu près bon état près de chez lui. Il lui fallut tout de même fréquenter trois stations différentes et tester cinq vélos avant de pouvoir commencer à pédaler. Les stations dans ce quartier périphérique sont quasiment vides à cette heure de la matinée et les quelques deux-roues qui y sont stationnés ne sont généralement pas très reluisants.

A 10h25, le bobo se met à pédaler, tranquille de pouvoir arriver à l’Opéra dans les délais et il atteint sa destination 30 mn plus tard après un sympathique pédalage au frais soleil qui inonde la capitale.

Mais évidemment, toutes les stations au centre de Paris sont pleines et notre vaillant cycliste ne trouve qu’une place libre pas trop éloignée de sa destination. Bien sûr, le matin les flux de cyclistes vont plutôt de l’extérieur vers les quartiers centraux (de bureaux), et l’inverse le soir. Mais, hélas, hélas, hélas, cette place miraculeuse est inoccupée car le système permettant d’y parquer le véhicule et de stopper le compteur de la course ne fonctionne pas.

Il est 11h05, pas d’autre place disponible, le bobo se résout à appeler le helpdesk Velib pour faire arrêter sa course et le compteur malgré la défaillance du parking. Le disque habituel retentit dans son téléphone ânonnant d’une voix horripilante : « votre temps d’attente est estimé à quatre minutes »…

Il est 11h10, au bout du délai annoncé une opératrice entre en scène et demande au bobo s’il a accès à Internet pour lui envoyer un lien permettant d’ouvrir une aide vidéo à distance. Premier essai, la 4G est faiblarde, le lien ne fonctionne pas, deuxième essai, la 4G toujours souffreteuse permet d’ouvrir le lien mais cette fois-ci c’est le téléphone qui bloque l’ouverture de l’application. Renonçant à un troisième essai, le bobo implore l’opératrice de trouver un autre canal pour stopper le compteur de la course, ce qu’elle fait contre l’engagement de celui-ci de prendre et d’envoyer deux photos prouvant que le vélocipède a bien été rangé dans la station annoncée.

11h15, la procédure est exécutée et l’opératrice propose au bobo légèrement tendu de répondre à un petit sondage sur la qualité de son intervention… Elle essuie un refus poli.

11h20, le bobo arrive à son rendez-vous avec 20mn de retard malgré son départ de chez lui à 10h.

La morale de l’histoire est que lorsque vous avez un rendez-vous rigide à tenir pendant la journée, même dans Paris intramuros, soit il faut partir deux heures avant de chez vous, soit prendre le métro. Il sera toujours temps de faire le retour en « Velib ».

Comme on le dit de l’aviation privée dans les aéroclubs : le « Vélib », un moyen de transport rapide pour gens qui ont le temps !

Paul Valéry à Sète

Tombe de Paul Valéry au cimetière marin de Sète

Epitaphe

O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux

A Lyon

Musée des Confluences à Lyon

Au musée des Confluences de Lyon une exposition « Jusqu’au bout du monde – regards missionnaires » aborde les histoires de ces missions religieuses envoyées par l’occident à travers le monde pour l’évangéliser avec plus ou moins de succès.

« Ne mettez aucun zèle, n’avancez aucun argument pour convaincre ces peuples de changer leurs rites, leurs coutumes et leurs mœurs à moins qu’elles ne soient évidement contraires à la religion et à la morale. Quoi de plus absurde de transporter chez les Chinois, la France, l’Espagne, l’Italie ou quelque autre pays d’Europe ? »

Instruction de la Congrégation de la Propagande Fide, 1659

C’eut été bien que les puissances occidentales méditent cette réflexion avant d’aller envahir les tropiques ces derniers siècles. Vous remplacez « à moins qu’elles ne soient évidement contraires à la religion et à la morale. » par « à moins qu’elles ne soient évidement contraires à la démocratie et aux droits de l’homme » et vous avez l’explication des batailles perdues des XXème et XXIème siècle. La récente défaite occidentale en Afghanistan illustre jusqu’à l’excès l’absurdité de ces errances politico-militaires.

Nadine Morano « like » Mme. Michu

Par son tweet du 19 mai, Mme. Michu apportait son soutien à Nadine Morano dans sa lutte contre le président LR de sa région Grand Est qui l’avait exclue de sa liste pour les élections européennes du mois de mai 2021.

L’histoire n’a guère d’importance mais la position pro-Morano de Mme. Michu a déclenché par la suite l’attribution d’un « like » de Nadine Morano à Mme. Michu.

Cet échange nous permet de constater que Nadine Morano, député européen, rémunérée par les contribuables, non seulement passe un temps important à rédiger puis à asséner des messages abrutissants par centaines chaque mois sur son compte Twitter mais qu’elle passe ensuite autant de temps à analyser les retweets de ses propres tweets et a, éventuellement, les « liker » ou les commenter.

On peut raisonnablement se demander si les impôts des contribuables sont bien utilisés à financer ce genre d’activités ? Evidemment, avec un tel programme, des élus rémunérés par l’argent public n’ont plus beaucoup de temps pour la réflexion ou l’action politiques.

A ce jour, Nadine Morano a plus de 234 000 followers sur son compte.

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De plus en plus de jargonnage

On ne dit plus « un parti politique dirigé par des nunuches ambitieux et indécis » mais « une famille politique en déficit d’incarnation ».

Manuel Valls un peu pathétique

Manuel Valls, 59 ans (né en 1962), binational franco-espagnol, ancien maire de banlieue, ancien ministre et premier ministre de la République française, ancien député de l’assemblée national française, ayant démissionné, ou poussé dehors, de ses responsabilités françaises, s’est présenté en 2018 à l’élection municipale de la ville de Barcelone dont il est natif. N’ayant récolté que peu de suffrages il n’est devenu qu’un anonyme conseiller municipal, poste qui, manifestement, ne lui convient pas puisqu’il vient d’annoncer qu’il en démissionne pour revenir en France comme… commentateur sur la chaîne d’information en continu BFM-TV.

L’indécision de M. Valls, d’abord sur le pays où il veut vivre et ensuite sur ses mandats électifs dont il a pris la fâcheuse habitude de démissionner avant leurs termes (de son poste de député français en 2018, de son poste de conseiller municipal espagnol aujourd’hui), vire au pathétique ! Quant on a exercé, plutôt bien d’ailleurs, des responsabilités gouvernementales au plus haut niveau en France, puis choisi l’Espagne pour y exercer une fonction élective, la décence voudrait qu’il ne lâche pas tout, une nouvelle fois au milieu du gué, pour venir commenter la vie politique sur une chaîne de télévision plutôt médiocre. Manuel Valls ne manquerait ni à l’Espagne ni à la France s’il prenait véritablement sa retraite de la vie politique, il pourrait ainsi se consacrer à des tâches plus nobles et plus utiles que d’aller participer au Café du commerce de BFM.

Lire aussi : https://rehve.fr/2021/04/manuel-valls-ne-veut-pas-choisir-entre-la-france-et-lespagne/

Paris-Match avait annoncé en 2018 sa nouvelle union avec une riche héritière espagnole. L’histoire ne dit pas si elle fera toujours partie de sa nouvelle vie.

Valérie Pécresse a des idées

Kiro/Le Canard Enchaîné (19/05/2021)

Valérie Pécresse, l’un des candidats « de la droite et du centre » à l’élection présidentielle française de 2022 a donné quelques lignes de son programme dont celle consistant à organiser une conférence salariale avec les partenaires sociaux pour « faire progresser les salaires d’au moins 10% sans que cela ne coûte plus cher aux entreprises ». Mais comment n’y-a-t-on pas pensé plus tôt ?

Pendant qu’on y est, on pourrait aussi organiser une réunion pour « guérir les malades », une autre pour « enrichir les pauvres » et peut-être une troisième pour réchauffer la mer en Bretagne où il est toujours très pénible de se baigner ?

Une campagne électorale qui commence très fort !