Le mémorial de Montmormel

Août 1944, les alliés enferrent les troupes allemandes dans la « poche de Falaise », entre Argentan et Vimoutiers en Normandie. Le débarquement a commencé sur les plages le 6 juin 1944 et les libérateurs se dirigent vers l’Est, ils atteindront Berlin presqu’un an plus tard, et vers l’ouest breton d’où ils délogeront les troupes allemandes tapies dans les derniers ports qu’elles tiennent.

Après de gros efforts et des pertes importantes, les troupes alliées sont parvenus à s’extraire des plages du débarquement. Du 6 au 13 août elles font face à une contre-offensive allemande vers Avranches pour tenter de couper les lignes américaines. C’est un échec et les allemands sont enfermés dans la « poche de Falaise » que domine la colline sur laquelle est établi le musée, la côte 262 nord sur le mont Ormel. 50 000 soldats ennemis seront faits prisonniers, 10 000 seront tués mais une partie des divisions blindées SS parviendra à s’échapper pour fuir vers la Seine. La colline est tenue par la 1ère division blindée polonaise du général Maczek qui aura un comportement héroïque et à qui est dédié ce mémorial. Ce sera le dernier gros affrontement de la bataille de Normandie. La suite mènera à la jonction des alliés avec l’armée rouge à Berlin et la reddition de l’Allemagne nazie

Le musée du Mémorial a été rénové en 2019. Les batailles sont présentées avec des animations vidéo. Un film fait parler les vétérans, y compris un ancien officier SS… Et les spectateurs terminent la visite dans une vaste rotonde qui domine les lieux où se déroula la bataille, aujourd’hui calmement occupés par les vaches dans les champs. Des photos d’époque sont exposées au pied des baies vitrées rappelant le chaos que fut cette zone bombardée jour et nuit par l’aviation et l’artillerie. On y voit un enchevêtrement de cadavres de soldat, de blindés et de matériels pulvérisés, de chevaux morts. Le passage encore ouvert dans cette nasse par lequel fuyaient les troupes allemandes fut baptisée « le couloir de la mort ». La côte 262 et les soldats polonais qui la tenaient étaient aux premières loges. Visitant les lieux, le général Eisenhower les qualifiera de « l’une des plus grandes tueries de la guerre ».

Après la guerre, la Pologne communiste retirera sa nationalité au général Maczek car il combattit les bolchéviques lorsque ceux-ci se partageront la Pologne avec les nazis en application du pacte Après la guerre, la Pologne communiste retirera sa nationalité au général Maczek car il combattit les bolchéviques lorsque ceux-ci se partageront la Pologne avec les nazis en application du pacte germano-soviétique de 1939. Il resta exilé au Royaume-Uni, ne reçut aucune rémunération/retraite de Londres, et encore moins de Pologne. Il travailla notamment, comme serveur dans un bar d’Edimbourg où certains clients se mettaient au garde-à-vous devant lui. C’est seulement en 1989, après la chute du Mur de Berlin que le dernier gouvernement polonais lui présentât des excuses publiques et le rétablit dans sa citoyenneté polonaise. Il est mort à Édimbourg en 1994 à 102 ans.

La cathédrale Saint-Pierre de Lisieux

La cathédrale de Lisieux expose le parcours de Thérèse (1873-1897), l’héroïne locale, nommée en religion « sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face » et dont les écrits publiés après sa mort en ont fait une mystique reconnue par des lecteurs du monde entier avant d’être élevée au rang de sainte. Elle est la cadette d’une famille très pieuse qui aura neuf enfants dont quatre décéderont en bas âge, et les cinq restantes, toutes des filles, seront carmélites.

Supposée guérie par « le sourire de la Vierge » à 10 ans alors que son état de santé désespérait les médecins, elle va ensuite de révélation en révélation à chaque étape de sa vie de plus en plus religieuse jusqu’à son entrée au Carmel en 1888, à 15 ans à peine. Ce fut ensuite une vie entière consacrée à la prière, à l’amour de Dieu et, plus inattendu, à l’écriture de sa vie de dévotion et des états de son âme, de cantiques, d’innombrables correspondances et de poèmes.

Ses écrits vont inspirer nombre de croyants et d’intellectuels à travers le monde, son livre « Histoire d’une âme » aurait été vendu à 500 millions d’exemplaires. Elle sera nommée « docteur de l’Eglise » en 1997, un titre réservé aux hommes et aux femmes dont l’autorité est particulièrement reconnue dans le domaine de la théologie.

On reste plutôt sidéré devant une telle dévotion à une époque pas si éloignée, c’était la fin du XIXème siècle. Les photos d’elle montrent un visage plutôt angélique, corseté dans l’uniforme du Carmel. Cette conquête de l’inutile à laquelle elle a dédié chaque instant de sa courte vie semblait l’épanouir. Après tout, c’est aussi bien !

On touche le fond

Juin/Charlie Hebdo (23/12/2020)

Les Français râleurs se distinguent ce dimanche où plusieurs milliers de personnes ont défilé dans le pays pour exprimer leur refus de se faire vacciner contre le coronavirus actuel tout en exigeant de pouvoir bénéficier des mêmes accès aux lieux publics que leurs concitoyens qui ont reçu ce vaccin. Il est question que le personnel médical soit obligé de se faire vacciner dans un projet de loi en cours de discussion, sous peine de licenciement. Par ailleurs, un « passe sanitaire » serait mis en œuvre pour accéder à certains lieux publics attestant soit de la vaccination, soit d’un test négatif pour entrer dans ces lieux. Du coup, dans les 24h qui ont suivi l’annonce de ces mesures le 12 juillet, ce sont deux à trois millions de citoyens qui se sont précipités pour prendre un rendez-vous vaccinal.

Les opposants au vaccin appartenant au corps médical défilent sur les plateaux médiatiques pour expliquer qu’ils préfèrent changer de métier plutôt que d’accepter de se faire vacciner pour continuer à exercer dans le secteur médical. C’est un chantage relativement classique entre employés et employeurs. Le futur gagnant n’est pas facile à désigner d’avance. Cela dépendra de la capacité du personnel contestataire à accéder à d’autres métiers et celle des employeurs d’établissement de santé à recruter rapidement du personnel soignant pour remplacer d’éventuels départs. Malgré le surcroit d’activité de ce personnel dû à la crise sanitaire il semble que les candidatures aux écoles d’infirmières soient largement supérieures à l’offre actuelle. Si une partie des opposants aux vaccins appartenant au corps médical décidaient de la quitter, ils devraient être remplaçables.

Tous les opposants au principe du vaccin comme à celui du « passe sanitaire » ont défilé aujourd’hui dans les rues de France pour appeler à lutter contre la « dictature sanitaire ». Certains, avec une grande subtilité, se sont référés à l’étoile jaune que portaient les juifs en France pendant l’occupation allemande… Des centres de vaccination ont été vandalisés ou incendiés.

Les Français râlent et contestent comme à leur habitude. Lorsque les vaccins n’étaient pas encore disponibles pour tous ils criaient à la « pénurie » et à « l’incompétence des gouvernants incapables de protéger la population ». Maintenant que les approvisionnements sont suffisants, ils ne veulent plus du vaccin. Peut-être faudrait-il recréer la pénurie pour convaincre tout le monde ?

En fait, comme souvent dans notre beau pays, une minorité agissante et excessive tient le haut du pavé, occupe les plateaux télévisés et emporte le soutien de politiciens à la dérive qui espèrent retrouver les suffrages d’électeurs. Tout ceci devrait passer avec le temps et une majorité de Français vont finalement être vaccinés. L’avenir dira si cela sera suffisant ou pas pour contenir une épidémie pour l’instant non maîtrisée… et les citoyens continueront à critiquer leurs gouvernants quoi qu’il se passe et à ne pas se rendre dans leurs bureaux de vote lorsqu’on leur propose de s’exprimer. Ainsi va la vie dans l’hexagone.

La Madone de la droite en pleine crise de mysticisme

Christine Boutin, 77 ans, continue à nuire et à maintenir son compte Twitter.

Inspirée par la grâce, le pape François 1er et les « gilets jaunes » elle n’a certes que 92 000 suiveurs, contre 6 millions à Cyrille Hanouna par exemple, mais ces 92K sont quand même un chiffre impressionnant. Son nouveau combat est celui de la liberté dont elle estime la France privée par la « dictature » qui se met en place dans la crise sanitaire actuelle.

Christine Boutin ne fait que suivre un « courant de pensée » à la mode dans le Café du Commerce que sont devenus les plateaux médiatiques des chaînes d’information en continue. Chacun y va de ses accusions à l’emporte-pièce, critiquant le pouvoir lorsqu’il y a pénurie de vaccins, geignant lorsqu’il y a surplus, éructant lorsqu’il s’agit de contrôler ceux qui ne sont pas vaccinés, s’égosillant devant « l’infantilisation » des citoyens, etc. etc.

Et le discours de cette petite caste de pleureuses se rejoint pour déplorer la « dictature » qui se mettrait en place en France. Comme chacun le sait, l’excès mène au néant, mais on en train de franchir tous les records en ce moment.

Rappelons que la corporation des titulaires de cartes de presse bénéficie d’une niche fiscale sous forme d’un abattement forfaitaire sur leurs revenus imposables pour « frais d’emploi ». Ces subventions financées par les contribuables devraient, à tout le moins, générer un comportement responsable des journaux et journalistes qui en sont les bénéficiaires. Ils sont ainsi reconnus un peu comme service public, qualification qui devrait être un gage de qualité et non de beaufitude.

On pourrait supprimer cette niche fiscale imméritée et en réorienter le produit au financement de voyages d’études de journalistes de Café du Commerce dans de véritables pays autoritaires comme la Russie, le Venezuela, la Chine ou bien d’autres afin qu’ils puissent être éclairés sur ce qu’est une dictature et comparer leur statut avec celui des journalistes dans ces pays. Christine Boutin serait l’invitée d’honneur de ces voyages d’études.

La « droite la plus bête du monde »

Le président du parti conservateur Les Républicains (LR) semble avoir quelques loisirs pour prendre des engagements stupides qui illustrent l’aveuglement du personnel politique français obnubilé par ses haines recuites et ses égos surdimensionnés qui lui font oublier l’intérêt général. En réalité, contrairement à ce qu’assène Christian Jacob la politique actuelle est clairement « de droite », et même plus vraiment « libérale » quant on voit le recours massif aux financements publics actuellement mis en œuvre pour porter l’économie à bout de bras dans le cadre de la crise sanitaire en cours. On se demande d’ailleurs ce qu’un président LR aurait fait différemment depuis 2017 s’il avait été élu.

Qu’importe, le président Macron a réussi à fédérer beaucoup de haines contre lui et c’est sans doute l’un de ses échecs. La droite conservatrice privée du pouvoir exécutif depuis bientôt dix ans lui reproche tout et son contraire, mais aussi d’avoir réussi certaines réformes qu’elle n’a jamais osé mener à bien, comme celle de la SNCF ou de l’assurance chômage ou la diminution drastique des emplois aidés… N’hésitant jamais devant une contradiction et pour satisfaire son besoin irrépressible de tout critiquer on a même vu le parti LR pactiser avec les émeutiers ou défendre le maintien des emplois aidés…

Heureusement pour eux, la gauche est dans un tel état de déliquescence, grosso-modo pour les mêmes raisons qu’à droite mais d’une intensité encore plus autodestructrice, qu’en principe un candidat de droite, Macron ou LR, devrait l’emporter à l’élection présidentielle française de 2022.

Macron : les projets !

Les commentateurs avisés de plateaux télévisés considèrent comme certain que l’actuel président de la République va se présenter aux suffrages électoraux pour un second mandat de cinq ans. Aucun ne semble envisager une hypothèse où le président déciderait d’aller « planter ses choux ailleurs ». Ils ont peut-être tort.

On ne peut pas en effet complètement exclure que fatigué par cinq années de critique permanente l’accusant de tout et son contraire, usé par la contestation populaire endémique érigée en mode de fonctionnement, déprimé par l’incroyable résistance au changement des « gaulois réfractaires », il ne préfère finalement partir se recaser dans une banque ou une fondation histoire de se retrouver dans un environnement plus carré, plus opérationnel, plus productif, plus valorisant.

Il est jeune et a la vie devant lui. Il aura fait son possible, ceux qui ne cessent de l’abominer quoi qu’il fasse ou ne décide se feront un plaisir de le remplacer et de montrer combien leurs solutions sont meilleures que les siennes. « Les Français sont des veaux » aurait dit MonGénéral, eh bien qu’ils aient les dirigeants qu’ils méritent !

Elections régionales, un seul perdant : les sondeurs !

Charlie Hebdo (23/12/2020)

Cela devient maintenant une habitude : la déroute des sondeurs une fois les résultats officiels des élections publiés. Les élections régionales dont le deuxième tour a eu lieu dimanche 27 juin ont confirmé une nouvelle fois cette routine. Les anticipations tablaient sur une avancée importante du Rassemblement Nationale (RN) qui devait emporter la majorité dans une voire plusieurs régions administratives. Le résultat est qu’il n’en a remporté aucune. Ceci n’est pas bien grave et on mesure la difficulté de prévoir les votes de citoyens aux convictions plutôt variables. Cela montre que les prix auxquels sont facturés ces sondages sont peut-être à revoir à la baisse tant ils sont éloignés des vrais résultats.

Plus notable est la persévérance des organes médiatiques à continuer à utiliser ces sondages comme sources de leurs débats sans même émettre quelques réserves sur la fiabilité de ceux-ci. Le soir même de la diffusion des résultats le 27 juin sur les plateaux télévisés, les journalistes commentaient déjà un nouveau sondage sur les élections présidentielles de 2022 alors même qu’ils constataient la déroute des sondeurs sur les élections régionales aboutie le soir même…

Le mieux à faire pour les commentateurs serait de commenter les programmes électoraux pour les vulgariser auprès de leur public, mais cela nécessite de les lire et de les comprendre au préalable, effort semble-t-il hors de portée de la majorité d’entre eux. Alors il est plus simple, mais aussi plus onéreux, de gloser sur des prévisions chiffrées qui se sont avérées tant de fois bien éloignées des résultats officiels. Les programmes électoraux sont généralement disponibles gratuitement sur des sites Internet, il suffit de les lire et d’activer un peu ses neurones pour les commenter.

L’offre et la demande… à l’œuvre

Un effet collatéral imprévu de la crise sanitaire est en train d’apparaître et pose une intéressante question à l’économie de marché. Depuis la fermeture des restaurants, bars et autres lieux accueillant des consommateurs. Depuis la réouverture de ces sites, leurs patrons peinent à recruter de nouveau le personnel nécessaire à leur pleine activité. Il manquerait 100 000 personnes à l’appel pour reconstituer les effectifs d’avant la crise sanitaire d’environ 500 000 en équivalent temps plein.

Il semble qu’une partie des manquants ayant été mis au chômage partiel durant de long mois a goûté les joies d’une vie moins contrainte par les horaires très lourds imposés au personnel de la restauration pour des salaires plutôt faibles. S’ils ne veulent pas retourner à leur activité d’origine il leur faudra trouver une activité de substitution lorsque le chômage partiel subventionné sera arrêté. Pas sûr qu’ils y parviennent tous auquel cas il n’est pas exclu qu’ils reviennent à la restauration pour subsister…

Du côté des employeurs, s’ils veulent recruter à hauteur de leurs besoins et si le refus de revenir d’une partie de leurs anciens employés persistent, il faudra peut-être augmenter les salaires pour attirer les récalcitrants, c’est en tout cas ce que dit la théorie économique. Et si les coûts salariaux s’accroissent dans ce secteur où le niveau faible des marges est faible, l’addition elle-aussi augmentera pour les consommateurs. Si l’addition augmente il y aura mécaniquement moins de consommateurs.

Les mois à venir permettront de voir comment l’équilibre va se rétablir entre des entreprises qui manquent de personnel, des employés qui veulent une amélioration de leur situation et des consommateurs qui souhaitent optimiser leurs dépenses de restauration. Car un niveau d’équilibre va évidemment être atteint mais ce ne sera pas forcément celui anticipé ni attendu. Relisez « Salaire, prix et profit » de Marx si vous voulez en savoir plus. Ainsi va la loi du marché !

Le goût de la polémique

Après les polémiques liées au traitement par la France de la crise sanitaire : les masques, les vaccins, les lits de réanimation, le couvre-feu, etc. les citoyens et les plateaux médiatiques commençaient à manquer de sujets d’affrontement et le pays en ressentait une grande frustration sans rien à se mettre sous la dent !

Affaire réglée grâce à l’ineffable Stéphane Bern, diplômé d’une école de commerce, chargé d’une mission de préservation du Patrimoine par le pouvoir actuel. Avec sa tête de ravi de la crèche il vient de lancer une attaque en règle contre les éoliennes qu’il qualifie de « supercherie », dont l’énergie produite ne serait ni « écologique ni renouvelable » et qui seraient « responsables d’un drame écologique en ruinant la diversité ».

Aussitôt reprise par le chœur des pleureuses de l’opposition systématique, la complainte anti-énergie éolienne a animé pour quelques jours les conversations du Café du Commerce. En réalité, comme toujours, les gens aiment bien le principe les éoliennes du moment qu’elles sont installées loin de chez eux. Il en est de même pour les centrales nucléaires : c’est une énergie qui n’émet pas de gaz à effet de serre, tout le monde apprécie mais pourvu que l’on ne construise pas une centrale nucléaire dans leur jardin et que l’on ne stocke pas les déchets dans leur village.

Il est probable que la transition énergétique en cours basera la production française future sur un savant mélange entre les différentes sources que sont le nucléaire, le gaz, l’hydraulique, le solaire, l’éolien et d’autres à venir. Chacune a ses avantages et inconvénients et la définition du mix relève des programmes politiques et du choix des électeurs pour l’un de ces programmes. Les saillies médiatiques d’un Stéphane Bern sont inutiles et polémiques ; elles ne servent qu’à satisfaire, peut-être, la soif de reconnaissance de l’impétrant. C’est un problème d’égo « bernien » et non un débat énergétique. Le mieux à faire serait qu’il se consacre à ses émissions de télévision et laisse les sujets techniques aux spécialistes encadrés par le gouvernement.

La fin de l’opération militaire française Barkhane au Sahel

Le président de la République française a annoncé cette après-midi dans une conférence de presse la fin de l’opération militaire Barkhane au Sahel. C’est un bon début. On ne connaît pas bien encore la forme que prendra l’opération suivante, car il y en a déjà une annoncée. On a seulement appris qu’elle impliquerait une baisse significative des effectifs de l’armée française dans ces territoires étrangers. L’option d’un retrait total des troupes françaises du Sahel, comme c’est actuellement le cas pour les troupes de l’OTAN d’Afghanistan, n’a pas été retenue. Peut-être a-t-elle été évoquée ?

Pour le retrait occidental de l’Afghanistan une négociation a été menée entre les Etats-Unis et les rebelles religieux. On ne sait pas s’il en est ainsi pour le Mali et les pays avoisinants. A-t-on demandé leur avis aux gouvernements locaux sur les contours de la nouvelle opération et la fin de l’ancienne ? Il est peu probable que la France puisse maintenir des troupes dans des pays étrangers sans un accord des pays d’accueil et on se dit que si l’on demande son avis au gouvernement malien actuel celui-ci pourrait être négatif.

Les quelques éléments donnés sur la nouvelle opération mentionnent plus de formation et d’encadrement des troupes locales et moins d’interventions directes de l’armée française. C’est une petite musique déjà régulièrement entendue (dans le cas du Rwanda par exemple, ou du Vietnam du sud pour les Etats-Unis) et l’on sait bien que lorsque les armées africaines seront en danger elles demanderont un appui militaire français tant que des militaires hexagonaux seront postés dans leur pays. Et l’on devine qu’en de pareilles circonstance les dirigeants politiques françaises trouveront toujours de bonnes raisons pour « y aller une dernière fois »… L’avantage du retrait total est qu’il n’y a plus d’intervention directe facilitée par le positionnement de personnels et de matériels sur place. Elle est donc beaucoup plus complexe à mettre en branle, le cas échéant.

Bref, cette affaire est sans doute loin d’être terminée puisque l’option du complet retrait n’a pas été choisie, comme elle l’a été pour l’Afghanistan.

Lire aussi : Un départ de l’armée française du Mali pour bientôt ? – Keep on rockin’ in the free world (rehve.fr)

La France s’enrichit

Dans un dîner en ville, les convives notent un récent article paru dans le journal Le Monde ce 8 juin sur « La France heureuse, la France qui va bien, et si c’était elle, la majorité silencieuse ? » qui détonnerait dans le pessimisme ambiant d’un pays passant beaucoup de temps à se lamenter sur son sort et à critiquer ceux qui le gouvernent. Le reportage est centré sur une ville de Mayenne, Château-Gontier, qui a l’air en pleine forme économique et morale. Excellente nouvelle !

Comme souvent, le discours pessimiste, rabâché par un système médiatique plus concerné par le scoop que par l’information, pénètre les esprits qui en oublient de s’informer à la source. Les chiffres de l’INSEE montrent que le produit intérieur brut (PIB) de la France est passé de 363 milliards d’euros en 2000 à 593 en 2018.

Source INSEE

Le pays s’est donc enrichi de plus de 60% en 18 ans. Même retraités de l’inflation, des marges d’erreur statistiques et de l’âge du capitaine, ces chiffres confirment une augmentation de la richesse nationale créée par le travail et la production de tous. Bien sûr il y a des inégalités en France et tout le monde n’a certainement pas profité dans la même proportion de cet enrichissement mais il n’est pas intégralement tombé dans les poches des grands capitaines du CAC40 qui ne sont que… 40, il a aussi diffusé dans le pays, et dans la ville de Château-Gontier, entre autres. La France est malgré tout un des pays où la redistribution entre « riches » et « pauvres » est la plus importante par le biais des dépenses sociales financées par l’impôt. Si l’on veut encore augmenter cette redistribution, il suffit de le décider. Le budget voté annuellement par le parlement est là pour ça.

La série ci-dessus s’arrête à fin 2018 et il est probable que la crise sanitaire actuelle marquera un freinage en 2020 comme elle fait apparaître un recul après la crise financière de 2008, recul qui a été absorbé en deux ans. La nature sanitaire de la crise de 2020 devrait permettre une reprise encore plus rapide une fois l’orage passé. Mais cette fois-ci encore cette crise a profité à de nombreux secteurs, et pas qu’aux entreprises du numérique. Demandez-donc son avis à votre boucher ou votre poissonnier… On entend beaucoup les secteurs défavorisés par la crise, ceux de la culture par exemple, mais leur présence médiatique est souvent largement supérieure à leur importance dans l’économie. Ceux qui se portent bien restent silencieux et font le dos rond. C’est l’habituelle comédie humaine régie plus par les rapports de force que par la réflexion.

Il y a une « France qui va bien » mais dans le domaine économique comme dans celui des idées sociétales la « majorité silencieuse » est… silencieuse. Les commentateurs seraient donc bien avisés d’aller consulter les statistiques économiques de l’INSEE pour illustrer leurs analyses et enrichir les radiotrottoirs dans lesquels Mme. Michu détaille son mal de vivre et celui de sa « minorité agissante ».

Un bon projet pour la Nouvelle Calédonie

Libérons la Nouvelle Calédonie

Les partis calédoniens réunis à Paris avec le gouvernement français viennent d’arrêter la date du troisième référendum d’indépendance qui se tiendra en décembre 2021. Il semble que les participants pro-indépendance craignaient une date après les élections présidentielles de mai 2022 avec le risque que si Marine Le Pen était élue, la perspective d’une indépendance, et donc du référendum, ne soit repoussée aux calendes grecques. Voilà qui est fait.

Il est également prévu une période de transition de deux années qui sera nécessaire quel que soit le résultat. Si l’indépendance l’emporte il faudra transférer les pouvoirs et régler le sort de ceux qui voudront émigrer, si c’est le Non qui vainc, il faudra définir de nouveaux accords sur un mode de fonctionnement entre la métropole et ce territoire pacifique lointain.

Si indépendance il y a, le Front de libération kanak nationale et socialiste (FLNKS) et ses différentes composantes ont déjà leur programme prêt. C’est un bon programme.

Au niveau institutionnel on ne peut pas dire que le schéma envisagé soit très original. Un parlement à deux composantes : l’assemblée nationale élue par les provinces elles-mêmes soumises au suffrage des électeurs, une chambre des représentants élus par les conseils coutumiers ; un président de la République élu par le parlement ; un gouvernement dirigé par un premier ministre ; une armée nationale ; une force de sécurité intérieure (FSI) pour assurer l’ordre ; une monnaie propre arrimée à un panier de monnaie mais l’adoption d’une monnaie tierce n’est pas exclue, etc.

Quant au financement de la dépense publique le schéma envisagé est le même que celui de la situation actuelle sauf que la source « Participation de l’Etat français » est remplacée par « Revenu de l’Etat [calédonien] actionnaire ».

Si l’indépendance l’emporte, il suffira donc d’appliquer ce programme et de laisser voguer la Nouvelle Calédonie vers son destin. Il faudra certainement que les contribuables français continuent à aider ce nouvel Etat. Nous pouvons le faire comme nous l’avons déjà fait, et continuons à le faire dans une certaine mesure, pour les anciennes colonies françaises qui ont accédé à l’indépendance.

Lire le programme du FLNKS : ici

On avance

La presse quotidienne nationale fait état d’un sondage commandité fin avril 2021 par le ministère des outre-mer à la l’Institut Harris Interactive fait état que 66% des Français estiment que l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie serait une bonne chose. C’est un bon résultat qui montre que les choses avancent favorablement pour cette colonie française qui doit voter une troisième fois dans les mois à venir pour ou contre son indépendance.

Une partie des acteurs de cet archipel est actuellement réunie à Paris pour envisager le « jour d’après » car que la réponse soit oui ou non à l’issue de ce troisième référendum il faudra bien gérer la suite, les accords de Nouméa encadrant le processus en cours devant s’éteindre avec ce référendum devront bien être remplacés par quelque chose si l’on veut éviter un malheureusement probable chaos.

Une autre partie des acteurs (de sensibilité indépendantiste) a refusé de venir à discuter à Paris.

Lire aussi : La dépendance de la Nouvelle-Calédonie reste légèrement majoritaire à l’issue du référendum du 4 octobre – Keep on rockin’ in the free world (rehve.fr)

Bigard : le déclin

Jean-Marie Bigard, humouriste au style gras et tapageur se régale en ces temps de pandémie et de vaccination. On l’entend éructer contre les vaccins et l’éventualité qu’ils deviennent obligatoires, message délivré dans les brailleries et la vulgarité qui lui sont habituelles. Quelques « artistes » ont pris le parti de s’ériger contre la politique sanitaire française actuelle à grands coups de déclarations tonitruantes et antiscience. Au-delà de Bigard, le chanteur de variété Francis Lalanne ou l’actrice Juliette Binoche diffusent des théories délirantes sur les puces que Bill Gates voudrait nous installer sous la peau pour nous traquer ou un appel à la destitution du président pour coup d’Etat, etc.

Lire aussi : Un grand moment de solitude – Keep on rockin’ in the free world (rehve.fr)

Une autre actrice, Isabelle Adjani, affiche déjà depuis plusieurs années ses convictions antivaccins expliquant qu’elle n’a jamais fait vacciner ses enfants qui s’en portent très bien, et qu’elle a même bénéficié de faux certificats de vaccinations pour les inscrire à l’école. Dans un autre genre, l’humoriste Dieudonné M’Bala M’Bala a aussi mis à profit sa relative popularité pour vulgariser des thèses complotistes et antisémites qui lui ont d’ailleurs valu maille à partir avec la justice.

On assite sans doute à une manifestation collatérale de l’égo surdimensionné de ces habitués des feux de la rampe en fin de carrière qui ont le droit d’être antiscience mais qui veulent en plus utiliser leur supposée capacité d’influence pour emporter l’adhésion de fans complotistes. Il existe effectivement une partie de la population française croyant que Bill Gares nous injecte des puces-mouchardes sous la peau mais il n’est pas sûr du tout que les positions de Juliette Binoche en accroissent le nombre.

La France libérée…

Ce jour marque un assouplissement des mesures de contrainte sanitaire compte tenu de la décroissance de l’épidémie de Covid19. Les Français vont pourvoir retourner au bistrot et au cinéma. C’est bien, surtout pour les propriétaires de bistrot et de cinéma d’ailleurs, mais les médias rivalisent de radiotrottoirs et reportages de Café du Commerce pour partager la félicité de Mme. Michu expliquant combien ce « lien social » lui a manqué et comment elle a déjà réservé sa table au restaurant du coin pour fêter cette renaissance.

Certes, cette évolution est sympathique mais l’observateur se demande si l’on en fait pas un peu trop. Il ne s’agit tout de même pas de la libération des camps comme en 1945 ! Un peu plus de mesure dans cette information ne ferait pas trop de mal.

Fouteballe à la Une

On apprend que le fouteballeur Benzéma a été sélectionné pour jouer dans l’équipe nationale pour le championnat d’Europe de ce sport le mois prochain. La nouvelle ne présente bien entendu aucun intérêt mais elle fait la une de tous les médias car le garçon n’avait plus été sélectionné depuis plusieurs années par suite de ses comportements douteux : implication dans une affaire d’extorsion de fonds pour une question de vidéo porno montrant les exploits d’un de ses collègues pousseur de baballe, refus de chanter la Marseillaise, difficulté à positionner sa nationalité de cœur entre l’Algérie et la France, etc.

Bref, sa sélection est fêtée comme un évènement historique à la hauteur de la descente des Champs Elysées par le Générale de Gaulle le 26 août 1944 à la libération de Paris. Même le président de la République s’est cru obligé d’y aller de sa petite déclaration. Bonne nouvelle quand même : un pays qui n’a rien d’autre à faire en 2021 que de s’esbaudir devant un joueur de fouteballe avec un pareil pédigré ne va finalement pas si mal que ça, mais quelle décadence que tout ceci !

Un pari sur l’intelligence perdu

On a cru un moment la droite française réconciliée avec l’intelligence après l’annonce d’une alliance logique pour les élections régionales de fin juin en région « Sud Provence Alpes Côte d’Azur » (ex-PACA) entre les listes Les Républicains (LR) et La République en Marche (LREM) à mener par Renaud Muselier, l’actuel dirigeant LR de cette région à l’accent qui sent la bouillabaisse. Cet espoir a été balayé en quelques heures. Bien que ces deux partis soient largement d’accord sur l’essentiel, le clanisme à courte vue qui les caractérise a fait rapidement voler en éclat cette tentative avisée.

A l’heure qu’il est les deux maires LR de Nice et de Toulon ont « quitté » le parti LR, la liste LR finalement n’accueillera pas de ministre ni d’élus LREM, mais pourrait sans doute compter quelques militants LREM et on ne sait pas bien si ce dernier parti représentera ou non une liste concurrente. Bref, c’est la pétaudière, ou plutôt la bouillabaisse sur les quais du Vieux-Port. C’est un état finalement assez habituel de la politique locale, depuis Gaston Defferre, et sans doute encore auparavant, les pratiques politiques au sud de Valence relèvent d’un ordre et de règles parfumées à l’aïoli.

Le blocage franchouillard qui veut que « la majorité gouverne et l’opposition s’oppose » perdure et rend inconcevable le principe même d’alliance de gouvernement comme il en existe dans les pays de nord. On aurait pu penser que les nouvelles générations politiques arrivent à dépasser ce réflexe claniste mais il n’en est rien, c’est le côté « gaulois réfractaires » déjà souligné par l’actuel président de la République. On veut voir « les autres » chuter dans les urnes pour pouvoir continuer à les critiquer et à les railler, plutôt que participer à leur gestion.

Heureusement quelques individualités LR acceptent, ou ont accepté, de participer au gouvernement LREM mais ils ont été généralement repoussés, dans les mots ou dans les faits, par le parti conservateur.

Les crocodiles se sont dévorés dans le marigot du CAC40

Après une bataille homérique dans les tranchées de la bourse française, Veolia a vaincu et va manger Suez. Le gros dévore le petit, les règles du darwinisme social sont respectées et le prix convenu de 20,40 EUR par action a permis d’emporter l’agrément des réfractaires. Le prix initial était de 15,50 EUR, ce qui donne une hausse de 32% pour vaincre les résistances. Tout a un prix !

Veolia et Suez annoncent que leurs conseils d’administration respectifs ont atteint, hier soir, un accord de principe sur les principaux termes et conditions du rapprochement entre les deux groupes.

Les deux groupes se sont mis d’accord sur un prix de 20,50 € par action Suez (coupon attaché) conditionné à la conclusion de l’accord de rapprochement…

Communiqué de presse : Paris, le 12 avril 2021 – Accord Veolia-Suez

La suite du communiqué liste une série de points d’accord dans les domaines social, juridique et organisationnel de moindre importance. Ainsi, les dés sont jetés, le nouveau Veolia devient un mastodonte du traitement de l’eau et autres prestations de services « écologiques ». L’avenir dira si les clients bénéficiaires de ces services seront ou non gagnants. Malgré les grandes envolées lyriques sur « la construction du champion mondial de la transformation écologique autour de Veolia » personne de peut anticiper à ce jour les résultats futurs de cette opération.

Lire aussi : Ça se tend chez Veolia – Keep on rockin’ in the free world (rehve.fr)

La droite française toujours la plus bête du monde…

Ce matin il fait beau, la journée s’annonce merveilleuse, France-Info nous informe qu’en région « Sud Provence Alpes Côte d’Azur » (ex-PACA) une alliance a été décidée entre les deux partis de droite La République en Marche (LaREM) et Les Républicains (LR) sur une liste commune pour les élections régionales de fin juin, bref, nous sommes inondés par l’harmonie en ce magnifique dimanche de mai !

Et puis à midi, patatras, tout s’effondre, on apprend que la direction du parti LR s’oppose à cet accord et retire son investiture à la liste « LR » menée par Renaud Muselier, ce qui devrait signifier la mise sur pieds d’une nouvelle liste LR pour cette élection, et don un risque certain de voir perdre les deux listes, celle officiellement investie et celle qui vient d’être reniée.

Ce comportement politicien est toujours étonnant et tristement représentatif de la dérive conservatrice française. Il n’est pas besoin d’être un grand clerc pour comprendre que les partis LR et LaREM sont à peu près d’accord sur 80% de leurs programmes respectifs (« programme » est peut-être un bien grand mot s’agissant d’une liste de slogans un peu hétéroclite). Ce type d’alliance entre des gens qui sont d’accord sur le fond et arrivent à s’entendre sur des noms susceptibles de les représenter semble logique, profitable à tous et susceptible de servir l’intérêt général d’une France qui est majoritairement à droite. Mais les égos sont souvent plus forts que la raison. Le résultat électoral de cette élection sera intéressant à suivre.

Dimanche après-midi, les communiqués des uns et des autres fusaient sur les réseaux dits « sociaux » s’accusant respectivement de cuisine électorale et de privilégier leurs intérêts personnels, et le citoyen qui s’était réveillé plein d’entrain et d’optimisme se couche ce soir en ressassant que la droite française est décidemment la plus bête du monde !

Manuel Valls ne veut pas choisir entre la France et l’Espagne

Manuel Valls, binational franco-espagnol, ancien maire de banlieue, ancien ministre et premier ministre de la République française, ancien député de l’assemblée national française ayant démissionné de ce poste électif pour concourir à la mairie de Barcelone en Espagne (sa ville de naissance), revient dans l’actualité française pour assurer la promotion de son nouveau livre « Pas une goutte de sang français – mais la France coule dans mes veines » aux éditions Grasset. On le voit sur les plateaux médiatiques expliquer qu’il est disponible pour servir la France. Il semble que l’ouvrage relève un peu de la confession intime, révélant ses passions et livrant son parcours politique.

Evidemment il est interrogé sur la démission de son poste de député français pour aller courir des élections espagnoles qu’il a d’ailleurs perdues, devant se contenter d’un modeste poste de conseiller municipal alors qu’il visait celui de maire. Va-t-il démissionner de ce poste maigrichon pour retraverser les Pyrénées si jamais la France lui faisait une offre de services ?

Le garçon n’a pas démérité lorsqu’il exerçait des responsabilités de haut niveau en France. Il eut à se battre contre les archéo de son parti, le PS, contre les assauts du terrorisme religieux des années 2015 en France, contre les arriérations syndicales face aux réformes socio-économiques qu’il promouvait, et il l’a fait de façon valeureuse et avec une énergie qui a forcé l’admiration. Mais il a annoncé en 2018 se « retirer de la vie politique française » et il est tout de même problématique de vouloir y revenir à peine 3 ans plus tard. Tout ceci relève d’une certaine instabilité, voir même d’une indécision peut compatible avec un véritable engagement politique franc et sincère.

Pour la trace qu’il laissera éventuellement dans l’histoire politique, le mieux serait que Manuel Valls renonce à cette tentative de retour et reste discret dans les médias.

On se souvient du dernier message de MonGénéral diffusé le à 28/04/1969 au petit matin après le rejet la veille du référendum sur la régionalisation :

« Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi ».

On a plus entendu l’ex-président jusqu’à sa mort depuis le 28/04/2021, intervenue il est vrai seulement 18 mois plus tard.

NB : à 58 ans Manuel Valls affiche une coiffure noire de jais de bel hidalgo, sans un seul fil blanc. Il est probable qu’il se teint les cheveux.