StoptAntiPubAntiCovid

La pandémie de coronavirus ayant tendance à se dissiper et les Français étant très majoritairement vaccinés, les mesures barrières sont progressivement levées. Il en est une qui, hélas, subsiste : la campagne de publicité pour le vaccin ! Enregistrée avec des voix horripilantes, diffusée à un rythme effréné sur tous les médias publics, cette campagne développe un fort taux d’abrutissement des auditeurs et laissera des traces dans leurs neurones.

Comme toute publicité, le taux de pénétration du message est lié à l’intensité de sa répétition. Que ce soit pour acheter un aïe-phone où pour se faire vacciner, il faut saturer le cerveau du consommateur avec des messages simples et répétitifs, le plus souvent et le plus longtemps possible.

C’est proprement insupportable pour l’auditeur-téléspectateur résistant qui tente de rester à l’abri des dommages collatéraux déclenchés par la publicité à haute dose. Alors baissons le rythme de ces publicités pro-vaccination débilitantes, proportionnellement à la diminution du taux d’incidence du virus !

Faisons tout pour préserver les citoyens de l’abrutissement publicitaire !

La démocratie française est bonne-mère

La cour de justice de la République (CJR), juridiction d’exception chargée de juger les crimes et délits de membres du gouvernement a examiné puis rejeté près de 20 000 plaintes (oui, vous avez bien lu : VINGT MILLE) prérédigées par un avocat antivaccin (Fabrice Di Vizio) à l’encontre du premier ministre et de diverses de ses ministres pour « délit d’abstention de combattre un sinistre », « délit d’extorsion », « délit de publicité mensongère », « délit de non-respect des obligations ».

Cet avocat, spécialistes des questions de santé, habitué des plateaux télévisés défendant des positions « antivax » et en faveur du professeur Raoult, commercialisait ses plaintes prérédigées. Il en aurait vendu 20 000. L’ordre des avocats a ouvert une enquête sur ses pratiques professionnelles. Il y aura éventuellement des sanctions à son encontre.

Cet avocat fait partie de cette catégorie de personnes se levant tous les matins pour se demander : « mais qui je vais bien pouvoir emmerder ce matin ? » Au-delà des comptes qu’il aura éventuellement à rendre à son ordre professionnel, il faudrait créer dans le droit français un délit de « foutage de gueule » qui permette de pénaliser ces citoyens qui utilisent les moyens de la démocratie pour en saper les bases. La CJR a passé plusieurs mois à étudier ces plaintes pour pouvoir décider de les rejeter, du temps a été perdu, des salaires des fonctionnaires chargés de travailler sur ces 20 000 plaintes ont été versés… bref, les contribuables ont payé de leurs poches pour ces billevesées. C’est une perte d’argent, de temps, de crédibilité et l’avocat félon continue à pérorer sur les plateaux télévisés sans assumer le moins du monde sa responsabilité. Il faudrait à tout le moins lui faire financer tout ou partie de cette gabegie déclenchée par son action pour qu’il assume les conséquences de ses actes !

Une telle mesure est évidemment difficile à mettre en œuvre et c’est l’honneur de la démocratie de tolérer les dérives d’une minorité pour Une telle mesure est évidemment difficile à mettre en œuvre et c’est l’honneur de la démocratie de tolérer les dérives d’une minorité pour assurer la liberté de la majorité. Mais, hélas, c’est peut-être aussi le chemin qui la mènera à sa perte !

La Guadeloupe toujours à la pointe de son combat contre la politique sanitaire de « l’Etat colonial »

La violence perdure en Guadeloupe où les syndicats anti-passe, antivaccin, en réalité, antitout ce qui vient de la métropole, exceptés les transferts financiers, après avoir occupé le Conseil régional fin décembre, continue à manifester, bloquer, brûler et soutenir mordicus les personnels de santé refusant d’appliquer la loi nationale leur imposant de se faire vacciner contre la Covid-19. Dans le même temps, le département est sévèrement touché par la pandémie compte tenu, notamment, du faible taux moyen de vaccination de la population. L’application de cette loi nationale dont ils exigent l’annulation pour la Guadeloupe a d’ailleurs été reportée pour les DOM au 31 décembre contre le 15 septembre dans le reste du pays. Cela veut dire que les contrats de travails des personnels de santé récalcitrants n’ont pas été suspendus, sans salaire, comme en métropole. Mais le 31 décembre étant maintenant passé, la lutte continue !

Appel UGTG à manifester le 08/02/2022

Pour fêter la nouvelle année, les manifestants ont assiégé le centre hospitalier-universitaire de Pointe-à-Pitre ce 4 janvier et séquestré le directeur et son adjoint, qui reçoivent régulièrement des menaces de mort et ont dû être exfiltrés par la police sous les huées, et les coups et jets d’urine des manifestants. Des suites judiciaires sont en cours. Une nouvelle manifestation est programmée ce samedi, en plus des blocages et dégradations permanents. Les contestataires savent qu’ils ont toutes les chances d’obtenir satisfaction tant leur capacité de nuisance est notable et la mollesse de l’Etat est incitatrice.

La solution pour un futur apaisé s’appelle toujours l’indépendance avec pension alimentaire !

Lire aussi : https://rehve.fr/2021/11/la-guadeloupe-en-feu-encore/

Vers toujours plus d’abrutissement…

On croyait avoir touché le fond avec les comportements des supporters du fouteballe qui envahissent les pelouses de stades, balancent des bouteilles sur les joueurs, inondent les réseaux dits « sociaux » de messages consternants, se battent entre eux ou contre les forces de l’ordre… mais nous avons désormais les citoyens qui contestent la politique sanitaire menée actuellement contre la Covid-19 dont les actions relèguent celles de leurs collègues actifs dans les stades loin derrière eux !

Ces délicats personnages ont récemment tagués « ANTI-PASS » sur le monument du Mont Valérien, en marquant bien les deux « S » finaux façon nazie :

Pour les plus jeunes, rappelons que le Mont Valérien est une forteresse militaire près de Paris à Suresnes, haut lieu de la mémoire française, qui a été utilisée par l’occupant allemand durant la seconde guerre mondiale pour y fusiller des résistants. A la libération, le Général de Gaulle décida d’y faire ériger le mémorial de la France combattante. Dix-sept combattants représentatifs de la résistance y sont enterrés. On mesure ainsi la subtilité des grapheurs à y inscrire leurs insanités en caractères nazis… Les « anti-passe » sévissent par ailleurs en dévastant des permanences électorales et les domiciles privés d’élus votant pour la politique sanitaire du gouvernement ou en les menaçant de mort sur les réseaux dits « sociaux ».

C’est une régression inquiétante de l’intelligence, un effondrement moral. Comment pourrait-il en être autrement dans un Etat qui préfère utiliser les impôts de ses contribuables pour organiser des jeux olympiques plutôt que de financer sa recherche fondamentale laissée à la générosité des citoyens participant au téléthon, une République qui octroie des légions d’honneur à des fouteballeurs, des affairistes ou des satrapes de circonstance, une nation où le compte Twitter de Cyril Hanouna a près de 6 millions d’abonnés, celui de Nabilla 3 millions… C’est tout le symbole d’une décadence librement consentie par une population en voie d’abrutissement général. Peut-être l’aboutissement final de toute démocratie…

Pulsion de vie d’un virus tueur

La pandémie de Covid-19 apparut il y a deux ans maintenant début 2020 a fait plonger la planète dans l’incertitude, provoqué plusieurs millions de morts et gravement atteints plusieurs autres millions de malades. Les citoyens qui s’intéressent malgré eux à la virologie découvrent avec effarement la pulsion de vie de ce coronavirus qui, semble-t-il comme n’importe quel autre virus, évolue au fur et à mesure où les organismes humains dans lesquels ils s’insinuent développent naturellement, ou via le vaccin, les barrières pour se défendre.

De nouveaux variants apparaissent régulièrement, soit plus nocifs, soit plus contagieux, soit les deux. Et l’on se demande comment un micro-organisme tel qu’un virus peut-il développer un comportement qui lui permet de muter pour contrer les défenses déployées contre lui ? On présuppose qu’il est nécessaire d’avoir quelques neurones pour être capable de s’adapter ainsi à l’ennemi mais c’est une erreur puisque même un agent infectieux microscopique peut le faire et vaincre son ennemi, c’est-à-dire nous les récepteurs.

La science dépense des milliards d’euros pour financer des milliers de chercheurs qui déploient des trésors d’ingéniosité pour trouver la parade à ce virus qui jusqu’ici semble bien plus efficace que les humains dans sa pulsion de vie pour tuer. Voilà qui ouvre des abymes de réflexion…

De l’infection à l’éthique

Avec une énième vague en cours d’infection à la Covid-19, de véritables questions éthiques commencent à se poser en France et dans les pays avoisinants. Les vaccins contre cette maladie semblent en réduire sérieusement les manifestations graves, à tel point que les services de soins intensifs soignent désormais une majorité de patients non-vaccinés. L’apparition d’un variant très contagieux explique la reprise des hospitalisations et la crainte d’une saturation proche des services de réanimation dans les hôpitaux européens.

En France, les « plans blancs » ont été déclenchés qui entraînent le report de certaines interventions chirurgicales qualifiées de « non urgentes » afin de libérer des places dans les réanimations à consacrer aux malades de la Covid. Certains membres des services médicaux expliquent qu’ils sont pour le moment obligés de consacrer des lits d’hospitalisation à des malades de la Covid qui ont fait le choix de ne pas se vacciner par opposition de principe, au détriment de malades non urgents mais dont le report d’intervention aura potentiellement des effets mortifères à moyen-terme, dans les cas de cancers par exemple.

En cas de saturation des services de réanimation, la question du choix à faire se pose s’il n’y a qu’un lit de disponible entre celui qui est sérieusement malade de la Covid-19 car il a préféré ne pas se faire vacciner et celui qui attend une opération pour traiter son cancer. Le pronostic vital est engagé dans les deux cas mais le niveau de responsabilité personnelle des malades n’est pas exactement le même.

Evidemment personne n’ose prendre position en faveur de l’un ou de l’autre de ces malades mais le simple fait de poser la question via quelques tribunes et débats suffit à imaginer l’orientation des pensées de ceux qui la posent. Nous sommes en France dans un système de santé publique qui veut que tout le monde soit mis sur un pied d’égalité, principe qui n’est plus vraiment respecté puisque depuis l’arrivée de cette pandémie de Covid-19 la priorité est donnée aux malades atteints de cette pathologie. On pourrait se satisfaire de cette provisoire rupture d’égalité si elle permettait de convaincre définitivement les non-vaccinés de se faire vacciner, mais cela ne semble pas être le cas et les non-vaccinés continuent à truster les places dans les services de réanimation aux frais de la communauté des cotisants (dont ils font partie) et aux risques de la communauté des malades non-covid (dont ils ne font pas toujours partie).

La déresponsabilisation des citoyens est l’une des tares de notre société moderne qui amène ceux-ci à agir en fonction de leur intérêt personnel et en négligeant l’intérêt général qui n’a plus beaucoup d’écho dans le monde d’aujourd’hui. Le comportement des « antivaccins » est évidemment aussi la conséquence de cet état de fait : il est toujours plus facile de refuser un vaccin préventif lorsque l’on sait que quoi qu’il arrive la communauté médicale vous prendra en charge ! Singapour a opté pour une position médiane, tous les patients covid sont soignés mais ceux qui ne sont pas vaccinés doivent payer leurs frais d’hospitalisation. Frapper les gens au portefeuille est souvent une bonne manière de les pousser à réfléchir. En France le pouvoir politique a renoncé à rendre le vaccin obligatoire par crainte de potentielles réactions négatives de citoyens offusqués par la « dictature sanitaire » alors on ne va certainement va suivre la voie de Singapour. On en reste donc à nos mauvaises habitudes : une minorité agissante nuit à la majorité et tout le monde paye pour les incivilités de quelques-uns.

Lire aussi : https://rehve.fr/2021/12/singapour-se-fache/

Les époques changent, les maladies restent

Alors que l’on célèbre plus ou moins les 40 années des « années SIDA », un virus sexuellement transmissible qui n’a jamais été vaincu mais que l’on sait désormais traiter, on peut voir les changements de comportement de nos sociétés face à la maladie en comparant les réactions aujourd’hui face du SARS-CoV2 (le virus donnant la Covid19) versus le SIDA. Ce dernier aurait fait 20 millions de morts sur la planète depuis son apparition contre 5 à 6 millions à ce jour pour le SARS-CoV2. Si l’on se base sur les pures statistiques on peut déduire via une règle de trois au prorata temporis que le Sars-CoV2 est plus mortifère que la SIDA : 2 millions de morts par an depuis 2019 pour le premier, un demi-million de morts par an depuis 1981 pour le SIDA.

Ce qui est remarquable c’est que face au SIDA qui a beaucoup touché les homosexuels, on a vu cette communauté se battre, parfois violemment, contre les autorités sanitaires, les laboratoires pharmaceutiques, bref, les institutions, pour les forcer à reconnaître cette maladie et à investir pour accélérer la recherche afin de trouver une parade. C’était certes une minorité agissante, mais elle se démenait pour contrer cette maladie qui faisait des ravages. On ne sait d’ailleurs pas bien si ces actions ont accéléré ou non la mise au point des traitements qui permettent aujourd’hui aux malades du SIDA de vivre, mais ce mouvement était pro-science et se battait pour des traitements et la mise en place d’une politique de prévention.

Aujourd’hui, en ces temps de nouvelle pandémie du fait du SARS-CoV2, les minorités agissantes combattent pour nier la gravité de la maladie, son mode de diffusion et les vaccins qui ont été très rapidement mis au point pour en limiter les effets avec succès.

Arguant de la liberté de chacun de se faire vacciner ou non, ces parangons du déni défilent sur les plateaux télévisés pour défendre leurs positions et brailler contre les « dictatures sanitaires » qui se mettent en place dans nombre de pays où la vaccination est rendue plus ou moins obligatoire. Quelques têtes de gondoles comme l’ex-président américain Trump, l’actuel président brésilien Bolsonaro, et bien d’autres, en France notamment les trublions piliers de talk-show-café-du-commerce sur les chaînes « d’information en continu », des syndicalistes dans les DOM-TOM, etc… remuent les doutes des citoyens en contestant systématiquement tous les éléments de la politique mise en œuvre en France.

Le plus remarquable est que nombre d’entre eux ont attrapé… la Covid19 sous sa forme légère, certes, dont MM. Trump et Bolsonaro, et qu’ils en tirent argument pour renforcer leur conviction qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter outre mesure de cette maladie. A cet égard, les journalistes Yvan Rioufol et Charlotte d’Ornellas, non vaccinés et récemment contaminés, qui œuvrent sur les réseaux télévisés appartenant à l’homme d’affaires français conservateur Vincent Bolloré, assènent que leur retour rapide à une bonne santé est bien la preuve que la généralisation du vaccin n’est pas nécessaire en admettant toutefois qu’il peut être utile pour certaines couches à risque de la population

Ils sont a priori peu écoutés ni suivis puisqu’en France près de 90% des citoyens sont vaccinés, mais leur activisme est symptomatique d’un changement d’époque. Nous nous débattons aujourd’hui dans des problèmes de riches où nos populations ont le luxe de pouvoir tout contester, y compris la science, leur protection sanitaire et le personnel qui les gouverne après avoir été élus.

Comment pourrait-il en être autrement dans un pays qui préfère utiliser les impôts de ses contribuables pour organiser des jeux olympiques plutôt que de financer sa recherche fondamentale laissée à la générosité des citoyens participant au téléthon, une République qui octroie des légions d’honneur à des fouteballeurs, des affairistes ou des satrapes de circonstance, une nation où le compte Twitter de Cyril Hanouna a près de 6 millions d’abonnés… C’est tout le symbole d’une décadence librement consentie par une population en voie d’abrutissement général. Peut-être l’aboutissement final de toute démocratie…

Singapour se fâche

Alors qu’une minorité de ses citoyens refuse toujours de se faire vacciner contre la Covid, l’Etat de Singapour a décidé de faire payer les frais d’hospitalisation aux malades de la Covid non vaccinés. C’est une vraie mesure libérale qui fait porter la responsabilité de ses décisions à la population sur le thème « j’ai la liberté de ne pas me faire vacciner mais, si je suis malade, je ne fais pas porter la charge de ma décision par la communauté des cotisants à l’assurance sociale ».

C’est évidemment une situation difficile à imaginer en France où la déresponsabilisation et la victimisation des citoyens sont souvent érigées en mode de fonctionnement. Voyons ce que donnera cette décision à Singapour dans un vrai pays libéral.

Les DOM cassent tout

Toujours à l’affut d’un sujet pour contester la métropole, les départements d’outre-mer français s’enflamment depuis quelques jours contre l’obligation faîte au personnel soignant, aux pompiers et à quelques autres corps de métiers en contact avec le public d’être vaccinés contre la Covid.

Les émeutes et les grèves générales se multiplient en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane et même à Tahiti. Aux Antilles, malgré un couvre-feu en vigueur, les nuits sont violentes, bâtiments en flamme, barrages routiers, racket des automobilistes, blocage d’accès aux hôpitaux, abattages d’arbres sur les routes, pillages de magasins, voitures béliers écrasant les gendarmes, tir d’armes à feu contre les forces de l’ordre, etc.

Nous l’avons dit précédemment, ce conflit devrait se résoudre comme les précédents avec le retrait des mesures nationales ne « plaisant » pas aux syndicats des DOM et des enveloppes budgétaires revues en hausse à distribuer pour calmer les esprits. D’ailleurs le gouvernement a annoncé cette nuit le report de l’obligation vaccinale au 31 décembre.

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Plus original, le ministre des DOM-TOM actuellement en visite dans ces territoires a annoncé que « le gouvernement est prêt à parler d’autonomie ». Il semble que cette déclaration plutôt novatrice ait été provoquée par des demandes d’élus guadeloupéens pour plus de décision locale. C’est une bonne nouvelle qu’il reste maintenant à mettre en œuvre. Ce sera à l’évidence un processus long, et couteux pour les contribuables, mais nécessaire pour enfin responsabiliser ces confettis de l’Empire qui méritent leur indépendance ou, à tout le moins, une forte autonomie comme celle instituée en Nouvelle-Calédonie, étape incontournable avant le grand saut vers l’indépendance.

Si l’on en juge par les textes syndicaux publiés notamment par l’UGTG on mesure que les négociations ne vont pas être faciles. On ignore actuellement la position de l’UGTG sur les évacuations de malades sur la métropole ou les renforts médicaux envoyés par Paris lors des derniers épisodes épidémiques de la Covid.

C’est le prix à payer pour s’être enferrés si longtemps dans ce non-sens statutaire d’avoir donné la position de département français à des iles exotiques et lointaines. Les négociations vont surtout être couteuses pour les contribuables car il va falloir payer pour aplanir les difficultés. Quand on se souvient que la Guadeloupe avait rejeté par référendum en 2003 à 73% l’idée d’un statut de « collectivité administrée par une assemblée unique » pour remplacer celui de département, la Martinique l’avait refusé à 50,5%, on mesure que la route va être longue avant l’indépendance…

On est néanmoins sur la bonne voie, à court terme on cède aux émeutiers et à plus long terme on pose la question de l’autonomie avec les élus.

La Guadeloupe en feu, encore…

La Guadeloupe, jamais en reste de sujets de révolte contre la « France coloniale », s’appuie cette fois-ci sur l’obligation vaccinale imposée au personnel soignant, pour pouvoir travailler dans les hôpitaux, pour mettre l’archipel à feu et à sang. Le syndicat UGTG (Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe) a lancé les hostilités et depuis quelques jours c’est l’arsenal habituel qui est déployé : blocage de routes et d’accès (au centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre notamment), barrages divers, émeutes nocturnes, incendies de bâtiments, tirs d’armes à feu contre les forces de l’ordre, etc. afin de s’opposer à « ces soldats de la vaccination forcée, à ces sbires de l’ordre macroniste, à ses Cadres de direction et à ces Médecins défroqués ».

Le préfet local impose un couvre-feu nocturne, le gouvernement parisien envoie des forces de l’ordre, y compris le RAID et le GIGN utilisés d’habitude pour les actions contre le terrorisme, le grand banditisme ou les actes de folie individuelle, la « dignité du peuple guadeloupéen » est mise à rude épreuve et les réactions outrées se multiplient. Si la routine habituelle en ces circonstances s’applique une nouvelle fois, la violence devrait perdurer encore quelques jours puis un accord dérogatoire sera consenti aux émeutiers, quelques enveloppes seront distribuées et le contribuable sera mis à contribution pour financer ces enveloppes et réparer les dégâts provoqués par les émeutes.

Lire aussi : Les DOM-TOM à la pointe du combat contre les vaccins – Hit the road Jack… (rehve.fr)

Plus que les autres confettis de l’empire la Guadeloupe est coutumière de ces flambées de violence et le phénomène ne s’arrêta qu’avec l’indépendance de ce territoire. Hélas, cette échéance, souhaitable pour tous, mais pas forcément souhaitée par l’ensemble des parties, semble s’éloigner alors que la Nouvelle-Calédonie pour laquelle un vrai processus de décolonisation est en route, a l’air de reculer devant l’obstacle du prochain référendum prévu en décembre prochain.

La souveraineté rendue à ces confettis sera l’unique solution pour réussir à rendre à ces territoires le sens de leurs responsabilités et retrouver leur « dignité perdue ». Nous y viendrons un jour tant le statut actuel est inefficace et générateur de frustrations. Le plus tôt serait le mieux.

Lire aussi : Des intellectuels appellent à la poétique dans les DOM-TOM : vaste tâche ! – Hit the road Jack… (rehve.fr)

AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

Ils n’ont que cette expression à la bouche. Au nom de la loi de la république ! C’est donc en vertu de cet adage, qu’ils ont décidé de nous punir. De nous punir d’avoir osé braver le maître, d’avoir osé nous dresser pour dire notre inquiétude, nos incertitudes, nos doutes et DIRE NON, AN PA DAKÒ !

Ce sont les mêmes qui ont indemnisé les esclavagistes en 1849, pérennisant le racisme et la discrimination pour l’éternité, … AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

Ce sont les mêmes qui ont tué au total plus d’une centaine de Guadeloupéens en 1910, en 1925, en 1930, en 1952, en 1967, en 1985, … sans jamais qu’un militaire français ne soit condamné, … AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

Ce sont les mêmes qui ont volontairement empoisonné la Population Guadeloupéenne au chlordécone et qui, aujourd’hui, osent nous parler de « responsabilité partagée dans le cadre d’un aveuglement collectif »,… AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

Ce sont les mêmes qui maintiennent notre Pays et note Peuple dans un sous-développement latent, sous la domination des descendants d’esclavagistes pour mieux nous asservir, pour mieux nous domestiquer, …

AU NOM DE LA LOI DE LA REPUBLIQUE !

Extrait d’une publication de l’UGTG du 26/10/2021

Les DOM-TOM à la pointe du combat contre les vaccins

Des mouvements sociaux perturbent le fonctionnement d’hôpitaux dans les départements et territoires d’outre-mer (DOM-TOM). Ce nouveau conflit repose sur le refus des organisations syndicales de voir appliquer les règles françaises instituant que le personnel soignant en contact avec les patients doit être vacciné contre la Covid-19, sous peine de suspension de leurs contrats de travail. Des actions de sabotage ont été menées, notamment, à l’intérieur du CHU de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe (déversement d’huile de vidage dans les services administratifs, introduction de colle dans les serrures, blocage d’accès, etc.).

Le taux de vaccination dans les DOM-TOM reste significativement inférieur à celui de la France métropolitaine mais le taux de revendication reste, lui, très élevé. La capacité de nuisance des organisations syndicales a poussé les autorités de santé a renoncer à imposer cette règle sanitaire pour le moment dans certains de ces confettis de l’Empire.

A priori, les organisations syndicales n’ont pas bloqué les évacuations de patients vers la métropole lorsque les hôpitaux locaux étaient débordés !

Des problèmes de riches

Depuis dix-huit mois la France s’enferre dans des débats oiseux sur la nécessité de vacciner les citoyens contre la covid19 et l’aspect liberticide du principe du « passe sanitaire » destiné à limiter l’accès à des lieux publics comme les cinémas ou les restaurants aux personnes vaccinées ou non contaminées. A priori, les Français ont plutôt voté pour le vaccin puisqu’à ce jour plus de 70% d’entre eux sont désormais vaccinés. Les médias et les dîners en ville continuent néanmoins à être envahis de discussions sans fin sur le sujet, désormais doublées par des manifestations « anti-vax / anti-passe » tous les samedis dans des villes de France dont certaines se terminent régulièrement par des émeutes.

Dans le même temps, des messages publicitaires institutionnels sont diffusés plusieurs fois par heure afin de tenter de convaincre les derniers récalcitrants aux vaccins, augmentant au passage le niveau d’abrutissement de la population du fait de ces publicités incessantes et horripilantes.

Les arguments des uns et des autres sont ressassés jusqu’à la nausée et ne convainquent plus personne. Il faudra bien faire avec les opposants et gérer les risques induits par cette maladie.

Dans cet océan de fatuité, la bonne nouvelle est que nous vivons en France des problèmes de pays riches où des citoyens, des scientifiques ou des journalistes ont le temps et les moyens de parader sur des plateaux pour s’écharper sur des non-sujets pour plus de 70% de la population, tout en gardant la possibilité d’aller se faire vacciner au coin de la rue aux frais des cotisants à la Sécurité sociale. Bref, le pays a encore la capacité de financer cette immense perte de temps et d’énergie ! Cela ne va peut-être pas durer éternellement.

C’est reparti !

Les contestataires de la politique sanitaire ont relancé les manifestations du samedi qui avaient animé nos années 2018 et 2019, tournant régulièrement aux émeutes urbaines. Ils défilent par dizaines de milliers depuis les samedis de ce mois de juillet en criant leur opposition au vaccin, au « pass sanitaire » et à la « dictature » qui se mettrait en place en France. Au passage, avec une grande subtilité, certains taguent des croix gammées sur des centres de vaccination ou les incendient, d’autres arborent des étoiles jaunes en référence à celles imposées aux juifs durant la dernière guerre mondiale. Encore un drame de la bêtise.

Avec une régularité de métronome de nouveaux variants plus contagieux apparaissent et l’épidémie repart, en France comme ailleurs. Les chiffres montrent de façon assez logique que les foyers réapparaissent en ce moment là où se trouvent les foules sur leurs lieux de vacances. Campings et boîtes de nuit sont les endroits privilégiés où le virus se déchaîne. Il apparaît que le vaccin n’empêche pas d’attraper la maladie mais, au moins, protège de ses formes les plus graves. La loi des nombres fait que les hôpitaux se remplissent de nouveau sans que cela ne perturbe le moins du monde les râleurs. Certaines régions sont déjà débordées, évacuent des malades, rétablissent des mesures sanitaires (confinement, couvre-feu, etc.). C’est la mobilisation !

Les manifestants d’aujourd’hui, comme les émeutiers de 2019, ne répondent plus ni aux chiffres ni à la raison mais seulement à leur intérêt personnel et leur volonté de rejeter de tout ce qui vient d’un pouvoir central. Heureusement ils sont minoritaires mais, comme lors de émeutes de 2019, ils sont bruyants. Si la France était réellement la dictature dont ils se plaignent, leur sort serait vite réglé. Mais la démocratie ne sait pas vraiment gérer ce type de contestataires alors ils continuent à nuire et quelques hommes politiques à la dérive des sondages se raccrochent à ces branches inattendues pour souffler sur les braises :

En réalité, l’individualisme de cette population mériterait d’être traité en conséquence, par exemple en déremboursant les frais médicaux de traitement de la Covid si le patient n’est pas vacciné… C’est évidemment impossible, mais toucher les gens au portefeuille est généralement une méthode efficace et une excellente pratique pour leur faire assumer leurs actes.

A défaut de pouvoir réduire ces râleurs systématiques, il va falloir les supporter. Alors advienne que pourra, la France est comme elle est et, a priori, fort peu disposée à évoluer. C’est ainsi.

Une communication abrutissante mais contestée

Parmi les moulte récriminations avancées par les contestataires systématiques de la politique sanitaire actuellement menée en France figure celle d’une supposée absence de pédagogie sur la nécessité de se faire vacciner contre la Covid19 qui serait préférable au fait de rendre cette vaccination obligatoire.

On se demande quelles sources d’information fréquentent ces pleureuses car il est tout de même difficile d’échapper à la communication abrutissante sur la nécessité de se faire vacciner. Il y a les messages publicitaires gouvernementaux diffusés plusieurs fois par jour et jusqu’à l’écœurement sur les radios, les débats sans fin sur la Covid occupant les chaînes de télévision d’information en continue depuis un an et demi avec des pros et des antivaccins, les interventions journalières d’au moins un ministre sur les ondes ou dans les journaux sur ce même sujet, certains d’entre eux s’expriment également sur les réseaux dits « sociaux » pour toucher une audience plus jeune… bref, il est tout de même difficile d’échapper à cette communication invasive et bêtifiante qui a tout de même tendance à prendre les auditeurs pour du bétail bon à avaler du message publicitaire, du « temps de cerveau disponible » selon la célèbre et cruelle assertion de l’ancien pédégé de TF1 après sa privatisation.

On peut être opposé au message diffusé mais il semble osé d’en critiquer l’inexistence. D’ailleurs, les citoyens refusant de se faire vacciner semblent parfaitement informés de l’incitation officielle au vaccin mais en conteste simplement la nécessité. Le message vient du gouvernement donc on s’oppose.

La recrudescence en cours de l’épidémie, la « quatrième vague », touche plus gravement les zones sous-vaccinés comme les départements d’outre-mer et la clientèle accueillie dans les hôpitaux est majoritairement non-vaccinée. Mais qu’importe les chiffres, il va être difficile de convaincre le dernier carré de ces « rebelles » de circonstance.

On touche le fond

Juin/Charlie Hebdo (23/12/2020)

Les Français râleurs se distinguent ce dimanche où plusieurs milliers de personnes ont défilé dans le pays pour exprimer leur refus de se faire vacciner contre le coronavirus actuel tout en exigeant de pouvoir bénéficier des mêmes accès aux lieux publics que leurs concitoyens qui ont reçu ce vaccin. Il est question que le personnel médical soit obligé de se faire vacciner dans un projet de loi en cours de discussion, sous peine de licenciement. Par ailleurs, un « passe sanitaire » serait mis en œuvre pour accéder à certains lieux publics attestant soit de la vaccination, soit d’un test négatif pour entrer dans ces lieux. Du coup, dans les 24h qui ont suivi l’annonce de ces mesures le 12 juillet, ce sont deux à trois millions de citoyens qui se sont précipités pour prendre un rendez-vous vaccinal.

Les opposants au vaccin appartenant au corps médical défilent sur les plateaux médiatiques pour expliquer qu’ils préfèrent changer de métier plutôt que d’accepter de se faire vacciner pour continuer à exercer dans le secteur médical. C’est un chantage relativement classique entre employés et employeurs. Le futur gagnant n’est pas facile à désigner d’avance. Cela dépendra de la capacité du personnel contestataire à accéder à d’autres métiers et celle des employeurs d’établissement de santé à recruter rapidement du personnel soignant pour remplacer d’éventuels départs. Malgré le surcroit d’activité de ce personnel dû à la crise sanitaire il semble que les candidatures aux écoles d’infirmières soient largement supérieures à l’offre actuelle. Si une partie des opposants aux vaccins appartenant au corps médical décidaient de la quitter, ils devraient être remplaçables.

Tous les opposants au principe du vaccin comme à celui du « passe sanitaire » ont défilé aujourd’hui dans les rues de France pour appeler à lutter contre la « dictature sanitaire ». Certains, avec une grande subtilité, se sont référés à l’étoile jaune que portaient les juifs en France pendant l’occupation allemande… Des centres de vaccination ont été vandalisés ou incendiés.

Les Français râlent et contestent comme à leur habitude. Lorsque les vaccins n’étaient pas encore disponibles pour tous ils criaient à la « pénurie » et à « l’incompétence des gouvernants incapables de protéger la population ». Maintenant que les approvisionnements sont suffisants, ils ne veulent plus du vaccin. Peut-être faudrait-il recréer la pénurie pour convaincre tout le monde ?

En fait, comme souvent dans notre beau pays, une minorité agissante et excessive tient le haut du pavé, occupe les plateaux télévisés et emporte le soutien de politiciens à la dérive qui espèrent retrouver les suffrages d’électeurs. Tout ceci devrait passer avec le temps et une majorité de Français vont finalement être vaccinés. L’avenir dira si cela sera suffisant ou pas pour contenir une épidémie pour l’instant non maîtrisée… et les citoyens continueront à critiquer leurs gouvernants quoi qu’il se passe et à ne pas se rendre dans leurs bureaux de vote lorsqu’on leur propose de s’exprimer. Ainsi va la vie dans l’hexagone.

Bigard : le déclin

Jean-Marie Bigard, humouriste au style gras et tapageur se régale en ces temps de pandémie et de vaccination. On l’entend éructer contre les vaccins et l’éventualité qu’ils deviennent obligatoires, message délivré dans les brailleries et la vulgarité qui lui sont habituelles. Quelques « artistes » ont pris le parti de s’ériger contre la politique sanitaire française actuelle à grands coups de déclarations tonitruantes et antiscience. Au-delà de Bigard, le chanteur de variété Francis Lalanne ou l’actrice Juliette Binoche diffusent des théories délirantes sur les puces que Bill Gates voudrait nous installer sous la peau pour nous traquer ou un appel à la destitution du président pour coup d’Etat, etc.

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Une autre actrice, Isabelle Adjani, affiche déjà depuis plusieurs années ses convictions antivaccins expliquant qu’elle n’a jamais fait vacciner ses enfants qui s’en portent très bien, et qu’elle a même bénéficié de faux certificats de vaccinations pour les inscrire à l’école. Dans un autre genre, l’humoriste Dieudonné M’Bala M’Bala a aussi mis à profit sa relative popularité pour vulgariser des thèses complotistes et antisémites qui lui ont d’ailleurs valu maille à partir avec la justice.

On assite sans doute à une manifestation collatérale de l’égo surdimensionné de ces habitués des feux de la rampe en fin de carrière qui ont le droit d’être antiscience mais qui veulent en plus utiliser leur supposée capacité d’influence pour emporter l’adhésion de fans complotistes. Il existe effectivement une partie de la population française croyant que Bill Gares nous injecte des puces-mouchardes sous la peau mais il n’est pas sûr du tout que les positions de Juliette Binoche en accroissent le nombre.

La France libérée…

Ce jour marque un assouplissement des mesures de contrainte sanitaire compte tenu de la décroissance de l’épidémie de Covid19. Les Français vont pourvoir retourner au bistrot et au cinéma. C’est bien, surtout pour les propriétaires de bistrot et de cinéma d’ailleurs, mais les médias rivalisent de radiotrottoirs et reportages de Café du Commerce pour partager la félicité de Mme. Michu expliquant combien ce « lien social » lui a manqué et comment elle a déjà réservé sa table au restaurant du coin pour fêter cette renaissance.

Certes, cette évolution est sympathique mais l’observateur se demande si l’on en fait pas un peu trop. Il ne s’agit tout de même pas de la libération des camps comme en 1945 ! Un peu plus de mesure dans cette information ne ferait pas trop de mal.

Une honte française !

Après qu’eurent été annoncées hier la généralisation sur toute la France métropolitaine des mesures sanitaires restrictives auparavant réservées à une quinzaine de départements les plus touchés par l’épidémie, les oppositions de tous bords, de gauche, de droite, de la faculté de médecine et des médias Bolloré se déchaînent en faisant assaut d’une irresponsabilité rarement atteinte. Des polémistes de rencontre paradent sur les plateaux médiatiques pour critiquer tout et son contraire, et surtout les décideurs dont aucune action n’emporte leur assentiment. Tout est « nul », le président de la République est accusé d’avoir « du sang sur les mains », la haute administration d’être « inefficace », le ministre de la santé est vendu aux intérêts des grands laboratoires, si l’on confine on est un « enfermiste soumis à la dictature sanitaire » et si l’on libère on est « un néolibéral qui va laisser mourir les français sur des brancards dans les couloirs des hôpitaux »… Les mêmes prennent une position le lundi qu’ils retournent le mardi puis mixent les deux le mercredi sur les plateaux de CNEWS. Et lorsqu’il est demandé à tous ces artistes de la critique systématique ce qu’ils auraient fait à la place du gouvernement la réponse est généralement : « mais si nous étions aux affaires nous n’aurions pas mis le pays dans cette situation. » Cerise sur le gâteau, les oppositions comme un seul homme ont refusé de voter à l’issue du débat parlementaire organisé ce jour sur ces nouvelles mesures sanitaires, quittant les assemblées à grands renforts d’effets de manche, drapées dans leur dignité outragée d’opposants aux petits pieds.

Ces comportements sont navrants et dénotent l’irresponsabilité du monde politique. Dans ces circonstances on eut espéré une solidarité minimum ou à tout le moins un débat intelligent, pour une fois sortir des querelles politiciennes qui minent la Vème République depuis 30 ans. Hélas, hélas, hélas, ces élus sont à l’image de ceux qui les élisent, habitants d’un pays déclassé qui préfère financer sur son sol des jeux olympiques en 2024 plutôt que réduire sa dette ou investir dans ses hôpitaux, un pays où Cyril Hanouna a 6 millions de « followers » sur son compte Twitter mais où la presse écrite sombre, un pays où l’on favorise le geignement sur l’action, un pays où des minorités de circonstance crient plus fort que les majorités silencieuses, un pays où le débat du jour porte sur la nécessité de célébrer, de commémorer ou d’ignorer le bicentenaire de Napoléon plutôt que de réformer l’Etat qui vit toujours sur un système légal et organisationnel mis en place par ledit Napoléon, un pays où l’on octroie la légion d’honneur à des fouteballeurs… mais un pays riche et démocratique où la vie n’est pas si désagréable si l’on en juge par les flux de populations qui cherchent à le rejoindre.

Cette crise sanitaire confirme pour ceux qui ne l’auraient pas encore réalisé que la France a rejoint depuis longtemps la masse des pays moyens, ballotés au gré de mouvements politiques démagogiques, d’inerties administratives et de volontés populaires contradictoires, élisant des représentant à son image. Ce n’est pas un drame, juste un déclassement. Il ne tient qu’à nous d’inverser le mouvement. Notre collectivité nationale montre à l’occasion de cette pandémie qu’elle n’en prend pas le chemin !

Florilège de quelques réactions d’élus de la République sur les mesures sanitaires annoncée le 31 mars, illustrant jusqu’à la caricature la vacuité de leurs auteurs :

La France est à la fois suradministrée et sous-gouvernée. Aux Républicains, notre objectif est simple mais ambitieux : rendre l’action publique efficace pour que la France redevienne prospère.

@ChJacob77 – 31/03/2021

Ma réaction suite aux annonces de #Macron. Ils n’ont rien anticipé, et font payer les Français. Où sont les lits, les soins précoces, les protections ciblées, les contrôles aux frontières ? Sortons de l’enfermement à perpétuité ! Une autre voie est possible : liberté et prudence

@dupontaignan – 01/04/2021

« Le Président nous a annoncé des mesures pour 4 semaines. Ces 4 semaines correspondent à son retard pris sur la vaccination, les revirements sur les vaccinodromes etc. Au début nous ne manquions pas de doses, mais de stratégie » @CNEWS #hdespros2 #Macron20h #COVID19

@nadine_morano – 31/03/2021

Le 7 avril, il se tiendra une réunion de plusieurs forces politiques pour organiser la résistance face aux attaques de l’extrême droite et des macronistes contre les libertés publiques.

@JLMelanchon – 01/04/2021

Macron à fait un pari. Ce sont les Français qui ont perdu. – de 15j après les dernières annonces il faut évidemment changer de braquet. Sans concertation, aucune anticipation possible pour ceux qui vont devoir appliquer les mesures. L’exercice solitaire du pouvoir désorganise tt.

@faureolivier – 31/03/2021

Covid : une coronafolie menace la démocratie

@ivanrioufol – 31/03/2021

Pendant ce temps, en Allemagne, on apprend que des élus du parti chrétien démocrate (CDU) auraient perçu des commissions sur des contrats de fourniture de masques de protection… Nous vivons une époque vraiment formidable !

Le bal des lamentations

Alors que de nouvelles mesures de restriction sanitaire, plutôt légères d’ailleurs, sont annoncées, c’est aussitôt un déluge de critiques, un tsunami de plaintes, un ouragan de geignements. Tout le monde s’y met pour tomber à bras raccourcis sur l’Etat et son administration qui tournent à la « dictature sanitaire », « auront des morts sur la conscience », etc. De droite, de gauche, du centre… du corps médical, de l’enseignement, de la presse… tout le monde est d’accord pour critiquer, dire ce qu’il aurait fallu faire, traîner la France au fond du caniveau et anticiper la catastrophe à venir.

Une telle unanimité dans la critique laisse à penser que les mesures prises sont les bonnes. Elle marque surtout la vacuité de notre pays décadent et sa préférence pour la polémique versus l’action. Quand on pense à cette colossale perte de temps et d’argent on a le vertige devant une telle inefficacité ! Si tous ces beaux esprits, médecins, psychologues, élus, fonctionnaires, journalistes, anonymes… consacraient le dixième du temps perdu en discussions vaines et querelles polémiques à respecter les gestes barrières, l’épidémie serait sans doute sérieusement ralentie.

Spéciale dédicaces pour les médecins et scientifiques de plateaux télévisés dont on se demande à quel moment de leurs journées ils ont encore le temps d’exercer leur beau métier vue la fréquence avec laquelle on les voit se contredire dans les médias ?

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Pendant ce temps, le gouvernement gouverne et prend les mesures sanitaires qu’il pense appropriées. Si l’on n’est pas heureux avec ces décisions il suffira de voter pour d’autres partis politiques aux prochaines élections. Cela tombe bien, des élections présidentielles sont prévues dans un an. En attendant, la meilleure solution est sans doute que ceux qui sont autorisés à travailler (la grande majorité de l’économie) le fasse, arrêtent de se plaindre et bossent aussi pour ceux qui en sont empêchés.

Fermer les frontières signifie que les frontières ferment !

Devant la dégradation de la situation sanitaire en Moselle et les risques de contagion, l’Allemagne a annoncé la fermeture de sa frontière avec le département français de la Moselle. Aussitôt c’est un déchaînement de lamentations côté français, dirigeants et chefs d’entreprise déplorent les effets à attendre de cette fermeture pourtant assortie de nombreuses souplesses, notamment en faveur des travailleurs transfrontaliers.

L’aspect comique de ce chœur des pleureuses est que certaines d’entre elles appartiennent à des partis politiques qui prônent le rétablissement des frontières sur les plateaux médiatiques toute la sainte journée. Jean Rottner, président conservateur de la Région Grand-Est, semble découvrir dans son tweet que fermer les frontières veut dire que la frontière est fermée, c’est-à-dire que les flux d’hommes et de marchandises vont être au moins partiellement compliqués car contrôlés, voire ralentis. C’est à ça que sert une frontière.

Cette expérience permettra sans doute à M. Rottner et aux siens de bien peser les conséquences d’une fermeture des frontières françaises avant de la prôner à tout va comme ils en ont l’habitude. On peut les fermer mais cela ne donne pas exactement les mêmes résultats que quand elles sont ouvertes !