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Le pape et le tueur à gage

Le pape catholique gratifie son marché d’une nouvelle déclaration contre l’avortement :

« Interrompre une grossesse, c’est comme éliminer quelqu’un. Est-il juste d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème ?… Est-il juste d’avoir recours à un tueur à gages pour résoudre un problème ? »

Rien de bien nouveau sur le fond, l’Eglise a été, est et restera hostile à cet acte qui contrevient à son idéologie. La comparaison du médecin pratiquant l’avortement à un tueur à gages sera certainement appréciée par la communauté médicale. Les médecins qui croient à la Bible approuveront, ceux qui croient à la Raison souriront. Le mieux est certainement de traiter cette nouvelle saillie papiste par le dédain, vouloir convaincre l’Eglise catholique des bienfaits de l’avortement c’est un peu comme d’imaginer Marx en trader à Wall-Street chez Goldman Sachs. On ne saurait faire boire un âne qui n’a pas soif !

Evidement ces assertions moyenâgeuses renforcent ceux qui sont déjà convaincus mais il est improbable qu’elles fassent changer d’avis ceux qui privilégient la raison sur le dogme. En Europe certains pays restreignent considérablement (voire cherchent à interdire) le droit à l’avortement, ce sont les nations à forte domination catholique comme la Pologne ou l’Irlande. Les pouvoirs en place y sont élus démocratiquement et les conservateurs y dominent, ils adorent le pape et détestent l’avortement, c’est ainsi, on ne saurait toujours pas faire boire un âne qui n’a pas soif ! Sans doute les nouvelles générations feront évoluer la situation vers plus d’intelligence, une question de temps. Il suffit de voter pour un parti d’inspiration plus libérale et d’aller moins à la messe…

L’écume inutile de la politique

On le sait, suite à la démission du ministre de l’intérieur, vieillard irresponsable de 71 ans abandonnant le navire après une année au service de la République, un remaniement ministériel est nécessaire car il faut au moins remplacer le déserteur. En attendant, un intérimaire a été nommé en la personne du premier ministre. Il y a du monde sur le pont.

Les nominations n’ont pas encore été annoncées au bout de plusieurs jours alors les journalistes mondains et l’opposition à court d’idées glosent sans fin sur cette défaillance du pouvoir en place. Dans la réalité, la maison est tenue par les hauts fonctionnaires et il n’y a pas défaillance du pouvoir. Vu d’ailleurs le calibre du partant, on peut penser que ces dits fonctionnaires étaient déjà aux commandes lorsque le ministre âgé était à leur tête.

Ce déchaînement éphémère permet une fois de plus aux occupants des médias de s’exonérer de travailler sur les vrais sujets. Plutôt que de lire le projet de loi de finances 2019 (274 pages) et de l’expliquer aux citoyens, les journalistes de circonstance préfèrent parier sur l’heure exacte d’annonce de la composition du nouveau gouvernement. Plutôt que d’annoncer leurs programmes alternatifs de gouvernement les oppositions politiques diverses choisissent d’invectiver le pouvoir devant la télévision à l’assemblée nationale au sein de laquelle ils sont rémunérés par les contribuables pour travailler et non pour jouer au ballon.

Le chef du groupe Les Républicains à l’assemblée a fait aujourd’hui cette déclaration inoubliable au premier ministre qui l’écoutât avec sérénité :

« … quand les premiers soutiens désertent ou n’y croient plus, c’est une Bérézina annoncée. Ce n’est pas votre capacité à composer un gouvernement qui va rassurer les français. Depuis une semaine, la tragi-comédie continue. Vous n’arrivez même plus à dissimuler l’affaiblissement du pouvoir exécutif… Le président de la République a perdu son autorité, son crédit, son image personnelle est durement entachée. Votre politique est un échec. Le chômage, les impôts, le pouvoir d’achat, tous les indicateurs sont au rouge. Vous êtes aujourd’hui incapable de proposer un gouvernement crédible à la France tant c’est le vide autour de vous monsieur le premier ministre. Ma question est donc simple : jusqu’à quand cette mascarade va-t-elle continuer monsieur le premier ministre ? »

Ce garçon, Christian Jacob, joue le rôle de l’aboyeur en chef de la droite depuis si longtemps. Ex-ami de Jean-François Coppé, voilà des années qu’il injurie ceux qui ne sont pas dans son camp. Les comptes rendus des débats de l’assemblée nationale en attestent. Il faut quand même une drôle de constitution d’esprit pour exercer un tel métier. Sur sa fiche signalétique de l’assemblée nationale il se déclare « agriculteur » ; cela doit tout de même faire un moment qu’il n’a pas fait de récolte, il préfère manifestement le champ de bataille des questions au gouvernement que les champs de colza. Il fait partie de ce personnel politique qui abaisse le débat et abrutit ceux qui l’écoutent. Il a 58 ans, et sans doute encore sur la scène pour longtemps…

Valls dans Paris-Match plutôt qu’à l’Assemblée nationale


Manuel Valls, ex-premier ministre français et actuel député, s’expose dans Paris-Match avec sa nouvelle fiancée. Il aurait l’intention de porter plainte contre le torchon parisiano-pipole. Il n’a pas toujours été opposé à Paris Match et on se souvient de ces images gnan-gnan de 2013 avec une ancienne fiancée, validées à l’époque par l’impétrant :

Le garçon bénéficie d’une double nationalité française et espagnole. Il serait intéressé par la mairie de Barcelone où il passe beaucoup de temps. S’il bossait un peu plus à Paris dans son job à l’Assemblée nationale, pour lequel il est correctement payé par les contribuables nationaux, plutôt qu’à faire le dindon en Rayban à Barcelone il prendrait moins de risque d’être la cible de la presse de caniveau. Ces comportements de midinettes tuent la politique et la pensée. Au boulot M. Valls, et au boulot à Paris pour le moment !

Lire aussi : Les ambiguïtés de la double nationalité

Désespérance des idéologies religieuses

La religion catholique se débat depuis des décennies dans d’interminables, récurrentes et déprimantes histoires de pédophilies. Des curés à la sexualité trouble ont violenté des enfants pendant des générations entières, souvent des petits garçons, parfois des filles, dans un silence assourdissant et… religieux. Rien de vraiment bien nouveau, même la littérature en a parlé, Montherlant et d’autres.

Ce qui provoque l’ire actuelle des victimes et les réjouissances de la presse c’est qu’il apparaît que certains de ces agissements illégaux et moralement choquants de prêtres catholiques auraient été couverts par leurs hiérarchies, locales ou vaticanes, pour les soustraire à la justice. Des cardinaux ont déjà été mis sur la touche, si l’on ose dire, voire démissionnés par un pape qui n‘arrive pas bien à se dépêtrer de ces affaires gênantes et, en tout cas, très contraires aux enseignements de la Bible.

La corporation catholique cherche à se protéger mais comme souvent en ces circonstances il apparaît des « sociaux-traitres ». Un ancien ambassadeur du Vatican (Carlo Maria Vigano) vient de publier une lettre ouverte de 11 pages (cf. ci-dessous) dans laquelle le garçon explique qu’il a déjà dénoncé ces pratiques pédophiles auprès de sa hiérarchie depuis 2006 lorsqu’il était en poste aux Etats-Unis. La lettre rappelle tous ces faits et cite les noms des coupables, des faits et de leur couverture. Au bout des 11 pages de dénonciation, il implore le pape de reconnaître ses erreurs et de démissionner, et Dieu de les aider sur le chemin de la repentance :

In this extremely dramatic moment for the universal Church, he must acknowledge his mistakes and, in keeping with the proclaimed principle of zero tolerance, Pope Francis must be the first to set a good example for cardinals and bishops who covered up McCarrick’s abuses and resign along with all of them.

Even in dismay and sadness over the enormity of what is happening, let us not lose hope! We well know that the great majority of our pastors live their priestly vocation with fidelity and dedication.

It is in moments of great trial that the Lord’s grace is revealed in abundance and makes His limitless mercy available to all; but it is granted only to those who are truly repentant and sincerely propose to amend their lives. This is a favorable time for the Church to confess her sins, to convert, and to do penance.

Le pape quant à lui s’est refusé à commenter cette lettre ouverte mais a conseillé à tous de la lire. C’est ce que nous avons fait. Il s’agit d’une classique lettre de dénonciation, au moins est-elle signée. Le lecteur lambda est bien sûr incapable de démêler le vrai du faux. On a rarement vu par ailleurs une corporation s’autosanctionner objectivement pour ses errements. La justice de Dieu a ses limites et, en ce qui concerne des affaires pénales, c’est la justice des hommes qu’il faut laisser agir, basée sur le code pénal et non sur la Bible. La Justice française est saisie du cas de l’évêque Barbarin soupçonné d’avoir couvert des actes de pédophilie dans son diocèse de Lyon, elle jugera bien mieux et objectivement que des cardinaux réfugiés à Rome. Il faut faire de même avec d’autres religieux qui seraient soupçonnés de faits comparables.

Le célibat imposé au statut du prêtre pousse sans doute les sexualités perverties à se manifester plus facilement. Il faut probablement réfléchir à le faire évoluer, comme d’ailleurs d’autres dogmes datant d’un autre âge, ce qui n’est pas gagné compte tenu du côté très réactionnaire de cette religion. C’est sans doute à ce prix qu’elle regagnera des parts de marché en Occident. En attendant il est plus prudent que les parents ne mettent pas leurs enfants dans des écoles religieuses ni ne les envoie dans des organisations catholiques pour les vacances ou le catéchisme. Il existe bien d’autres alternatives dans nos sociétés pour l’éducation et les loisirs de nos chères petites têtes blondes car il est à craindre que ces histoires de curés touche-pipi seront aussi éternelles que l’au-delà qu’ils nous promettent dans les églises, hélas !

La lettre ouverte de Carlo Maria Viganò

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Les joueurs de rugby tombent

Un joueur de rugby de 21 ans est décédé ce 10 août après un choc sévère sur le terrain. Le lien entre les deux évènements est en cours d’analyse. Comme à chaque drame de cet ordre, la presse sportive, éventuellement suivie par les fédérations de ballons, constate que la professionnalisation du rugby a renforcé la force physique des joueurs et les affrontements violents sur le terrain. La médiatisation et les intérêts financiers ont fait le reste : le nombre de traumatismes crâniens avec séquelles lourdes augmente sensiblement, la mort est parfois au bout du chemin, même au cours de matchs amateurs. Des constats équivalents sont portés sur le fouteballe américain ou la boxe.

Il suffit de passer quinze minutes devant un poste de télévision lors d’un match de ballon ovale pour comprendre la violence de ce « jeu », voire même s’étonner qu’il n’y pas plus de blessés. Mais le public est enthousiaste et les télévisions en redemandent. Du pain et des jeux pour le peuple…

La bonne nouvelle est que pour réduite cette hécatombe, en théorie, il suffit de ne plus jouer au rugby et de passer au curling. La moins bonne est que c’est plus difficile à faire qu’à dire tant l’attrait que ces « vedettes » du ballon exercent est fort en ces temps d’affadissement intellectuel de nos sociétés. Des gamins de 20 ans s’y brulent les ailes en espérant un jour briller sous la lumière des stades.

Pour Louis Fajfrowski qui jouait à Aurillac, il est trop tard pour réfléchir, hélas.

Les idoles de la jeunesse


Deux rappeurs à tête de talibans, et leurs bandes respectives, se battent à l’aéroport d’Orly et saccagent une boutique. L’aérogare où se déroulent les évènements est fermé quelque temps et certains avions sont retardés. La police arrête les loubards et les embastillent. Ils sont ensuite mis en examen.

Tout ceci aurait pu se limiter à une bagarre entre deux crétins plus portés sur le muscle que sur les neurones, mais il se trouve que les impétrants sont des idoles des jeunes pour leur rap tout en subtilité, qu’on en juge :


2.7.0. toujours plus haut, la République me suce le tuyau
Monsieur l’agent, je t’enfonce le triangle, Sevran et le gilet fluo
Je veux faire des sous mais je suis paresseux
J’aime pas ta gueule je te baise ta reu-sœu
Je n’ai que confiance qu’en mon Desert Eagle
Et en Zizou dans les arrêts de jeu
Elle est dans la chambre, elle est sous les draps (hum hum)
J’ai des jambes à la place des bras
Elle pense que je suis en train de la doigter (hum hum)
Je lui mets mon gros doigt de pied
Mes deux questions préférées
Qu’est-ce que je vais faire de tous ces deniers?
Si je te fends le crâne en deux, quel œil va se fermer le premier?
Continue à glousser, je te fume et je roule un trois feuilles
Tes ongles continuent à pousser tu pourras griffer ton cercueil
J’ai la prose qui tue et, même ton corps reconstitué
On ne sait toujours pas qui tu es, ta grand-mère la prostituée
Montre en diamants, lunettes de soleil
Sors les kalash comme à Marseille
Ma question préférée, qu’est-ce je vais faire de tout cet oseille?

Kalash – Booba

Alors le sujet fait la une de l’actualité depuis quelques jours, des ministres de la République se croient obligés de commenter et les journalistes abrutissent leurs téléspectateurs d’analyses à deux balles. Après le fouteballe en juillet, le rap en août, c’est le triomphe de la bêtise humaine qui prend progressivement le pas sur la pensée. La bonne nouvelle c’est quand même qu’un peuple qui n’a rien d’autre à faire que de se passionner pour un tel évènement est finalement un peuple qui, au moins matériellement, ne se porte pas si mal que ça. Pour ce qui de l’intellect, c’est une autre histoire…

Lire aussi : Le social-traître

La justice ne s’est pas encore prononcée. On se prend à espérer que les loubards soient condamnés à recevoir une grosse fessée culs-nus et à balayer gratuitement l’aéroport jusqu’au complet remboursement des dégâts causés.

Le social-traître


Connaissez-vous ce garçon ? Probablement non, il s’agit de Thierry Henry, un fouteux français qui était entraîneur de l’équipe de Belgique lors du championnat du monde de baballe récemment tenu en Russie le mois dernier. La France ayant affronté la Belgique, Thierry Henry fut considéré comme un social-traître par nombre de fans hexagonaux.

Plus intéressant, l’allure du footeux : on peut bien entendu choisir son apparence comme on l’entend dans nos démocraties occidentales mais le look crâne rasé, barbe fournie sur une peau plutôt foncée fait immanquablement penser au look « taliban ». Est-ce volontaire ? On peut l’imaginer, M. Henry doit tout de même savoir ce qui se passe sur la planète depuis quelques années. Tout du moins on l’espère. L’islamisme a été récupéré par nombre de protestataires, peut-être fait-il partie du lot et veuille ainsi diffuser un message.

Ou peut-être s’agit-il d’une simple coïncidence ? On a du mal à y croire puisque ce changement d’apparence relativement récent semble reposer sur un choix raisonné.

Fouteballe en ville


Dans les dîners en ville bobos ces derniers temps l’on parle du… fouteballe, entre autres, pour s’esbaudir devant « le pouvoir de rêver », « le modèle pour les gamins de quartiers » et « l’aspect populaire » que véhicule ce jeu de ballon. Et de citer tel ou tel joueur qui aurait pu tourner dealer de shit mais est devenu footeux grâce « à l’exemple de Zidane »… alléluia-alléluia, merci au Dieu-Zizou !

C’est aussi la puissance de ce sport de déclencher cette indulgence tranquille qui fait assimiler les mérites de l’école républicaine à ceux de la réussite dans le fouteballe. Plutôt que de citer les exemples de success stories dans le monde affaires, de la science ou de la culture de la part de gamins issus de milieux défavorisés, on met sur un pied d’égalité le statut de pousseurs de ballons avec ceux de businessmen, de scientifiques ou d’artistes. Soutenir le foute c’est « populo » alors on compromet sur son degré d’exigence pour les apprentis-dealers de shit, on boit des Kronembourg devant des matchs à la télé et on met ses enfants dans des écoles privés des fois que leur ambition professionnelle serait de courir après une baballe sur le gazon.

Dans une vie plus mesurée on rêverait que le fouteballe revienne dans l’esprit des citoyens à ce qu’il est : un sport. Hélas, nous en sommes loin tant le marketing développé par ce business a réussi à en faire LE sujet numéro 1 dans le cœur des habitants de la planète. Le sport est une activité certes indispensable à la bonne santé de l’âme et du corps mais elle n’a jamais réglé les conflits sur terre, ni véritablement fait progresser l’Humanité vers un futur stable et apaisé. Alors il ne faut pas abdiquer pour autant et continuer à se battre pour favoriser la pensée plutôt que le muscle, l’éducation plutôt que le ballon ; c’est probablement ainsi que l’on progressera aussi dans les banlieues.

Exécutions capitales au Japon

Le Japon a fini d’appliquer les condamnations à mort prononcées par la justice locale à l’encontre de treize dirigeants de la secte Aum, une bande criminelle inspirée par un mélange d’idéologies religieuses, principalement bouddhiste et hindouiste, mais aussi par l’annonce de l’apocalypse cette fois-ci très chrétienne, le tout assorti d’un zeste de science-fiction.

Le gourou en chef de cette organisation finit par justifier meurtres et attentats comme outils de la doctrine. Le groupe terroriste commis une attaque chimique au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995 qui tua 13 personnes, en intoxiqua des milliers d’autres et créa un traumatisme profond dans la société japonaise. Ce gourou et douze membres participants à l’attentat ont été condamnés à mort et exécutés ces jours-ci par pendaison, vingt-trois ans après les faits.

Le coté troublant dans l’idéologie de cette secte fut sa capacité à recruter des militants issus de catégories sociales plutôt favorisées et bien formées. Le « charisme » du gourou laisse pantois. La secte qui avait une existence légale officielle a été remplacée depuis par une autre qui continue à diffuser les mêmes sornettes mais en se plaçant dans le cadre du respect de la loi.

Pas grand monde ne va trop s’émouvoir de l’exécution de ces treize membres d’une secte surréaliste et criminelle. Les pays européens, dont la France, rappellent leur solidarité avec les victimes et leurs familles mais aussi leur opposition à la peine de mort. On est ici face à un vrai cas de conscience : la culpabilité des condamnés n’est pas discutée, l’horreur aveugle d’une attaque chimique dans le métro est évidente, la démocratie japonaise n’est pas non plus contestée, le fait que les accusés soient sans doute irrécupérables pour s’adapter au mode de vie d’une société démocratique est sans doute très probable, mais soit l’on est opposé à la peine de mort par principe et on l’abolit, soit on garde cette arme judiciaire et on l’administre dans un cadre légal démocratique, c’est la position du Japon, et d’ailleurs des Etats-Unis d’Amérique. Le monde actuel vit le même genre de dilemme avec les terroristes religieux islamistes.

C’est un véritable cas de conscience. La majorité des sociétés occidentales l’ont résolu en abolissant la peine capitale sur le double thème de la morale et de son inefficacité à réduire la criminalité.

Psychodrame religieux en Israël

Depuis la création de cet Etat, les jeunes hommes étudiant la Torah dans les écoles religieuses israéliennes sont exemptés de faire leur service militaire, qui dure trois ans dans ce pays quasi-continuellement en guerre. Les partis religieux extrémistes qui font partie de la coalition au pouvoir estiment que les étudiants qui consacrent leur vie à Dieu et aux textes sacrés ne peuvent dévier de cette mission. En face certains parlent le langage du droit et de la rupture d’égalité des citoyens face au service de l’Etat.

Comme partout Dieu et le code civil n’ont jamais fait bon ménage, c’est la parole divine contre la construction humaine du droit. La religion s’y est toujours également bien entendu pour défendre ses privilèges, en Israël comme ailleurs. Ces pratiques d’un autre âge sont toujours de mise, hélas ! Que la République laïque nous protège de ces absurdités.

Hérésie républicaine

Un président de la République prend sur son temps de travail et dépense à cette occasion quelques deniers payés par les contribuables pour aller assister à des matchs de pousseurs de ballon à l’occasion d’un championnat du monde de cette spécialité qui se déroule en Russie. Il n’est pas sûr que ce soit la façon la plus efficace de faire son travail !

Il serait plus avisé d’œuvrer à ce que la France, qu’il est payé pour diriger, puisse concourir pour la coupe du monde de l’équilibre budgétaire.

Déni de réalité de la classe politique

Qu’est-ce qui rapproche le plus ces deux personnels politiques ? Sans doute un peu leur socialisme, leur positon de maire d’une grande ville, leur ambition aussi, mais surtout beaucoup leurs ridicules couleurs de cheveux. L’une et l’autre se teignent manifestement leurs cheveux qui devraient être blancs si elles n’y répandaient pas de produits chimiques pour masquer ce signe manifeste de leur âge.

Quand on regarde ces photos ou que l’on voit ces personnages à la télévision, le regard est immédiatement attiré par cette superficialité qui domine tout le reste, au détriment d’ailleurs de leur discours, promesses ou engagements parlés.

Comment faire confiance à des élus qui dépensent du temps et de l’argent pour masquer la réalité ? Comment ne pas penser qu’ils feront de même avec les comptes de la Nation ? Encore plus ridicule était le précédent président de la République qui, lui, n’avait déjà plus beaucoup de cheveux, mais en plus ratait sa couleur qui tendait vers le roux.

Le personnel politique français s’honorerait à travailler sur ses vrais dossiers et non pas des questions d’apparat qui ne servent qu’à satisfaire leurs égos et non point les citoyens dont les impôts payent leurs salaires !

La progéniture terroriste islamique sur le retour

Un djihadiste français converti capturé en Syrie se met à table, balance ses anciens amis et dévoile certains des projets des fameux frères Clain, autres djihadistes français convertis qui, semble-t-il, étaient proches du sommet du groupe terroriste religieux Etat islamique. Le plan était de former les gamins, les « Lionceaux du Califat », nés sur place en Syrie ou en Irak ou amenés avec leurs parents lorsqu’ils choisirent l’exil vers ces lieux de combat djihadistes, pour les renvoyer en Europe comme kamikazes.

La contraception étant plutôt contraire aux valeurs locales et le groupe voulant multiplier ses effectifs, la natalité est plutôt encouragée. Nombre de gamins sont et ont été élevés dans cette atmosphère de tuerie permanente au nom d’un Dieu. De nombreuses vidéos ont été publiées où l’on voit des enfants d’une dizaine d’années tuer des otages à coups de pistolet. Alors pourquoi ne pas les renvoyer dans les capitales mécréantes pour qu’ils continuent le job ? On imagine de plus que si un policier européen se trouve face à un enfant terroriste il ressentira sans doute un peu plus de préventions pour le « neutraliser ».

Compte tenu des reculs militaires du groupe Etat islamique pour le moment sur le terrain de guerre, ce projet n’a pour l’instant pas encore été mis en œuvre, mais on peut compter sur la foi de ses membres pour l’exécuter dès qu’ils en auront la possibilité.

Il faudrait un jour que les responsables adultes de telle stratégie aient à rendre des comptes devant la justice des hommes. Mais là encore l’Occident se trouve face à un dilemme car ces terroristes embrigadés par Dieu préfèrent la mort, gage de paradis, et n’ont pas peur de la justice humaine. Certains d’entre eux toutefois semblent avoir une foi un peu plus hésitante : c’est le cas par exemple de cette balance, Jonathan Geoffroy, qui aurait découvert avoir été « trompé » par l’Etat islamique et qui planifie naïvement de faire trois ans de prison en France avant de retrouver sa femme au Maroc pour y monter « une boutique de lingerie », alors qu’il risque jusqu’à trente années de prison. C’est le cas aussi de cette française, Mélina Boughedir, que l’on a vu à la télévision de faire condamner à la prison à perpétuité en Iraq avec son plus jeune enfant dans les bras, les trois premiers ayant été rapatriés en France chez leurs grands-parents, leur père étant probablement toujours en train de combattre quelque part sur le front, s’il n’a pas déjà été tué. Elle risquait la peine capitale.

Les uns et les autres expliquent qu’ils ont été dupés, l’une par son mari ou l’autre par l’Etat islamique en affirmant qu’ils n’ont pas participé à des opérations militaires : difficile à croire, impossible à vérifier ! Les survivants dont l’engagement est le plus flageolant, ou le mieux masqué, voudraient rentrer en France, pour y subir une justice démocratique ou poursuivre leurs actions mortifères de l’intérieur, on ne peut pas savoir. C’est la raison pour laquelle la France semble choisir l’option les faisant juger localement en Syrie ou en Iraq en prenant ainsi quelques libertés avec les usages démocratiques. Pour les djihadistes français qui ne seraient pas condamnés à mort ni exécutés cela ne fait que repousser le problème au jour de leur sortie de prison. Les enfants nés de parents français sont quant à eux discrètement rapatriés avec l’accord des autorités qui les détiennent. Lorsqu’ils ont été capturés ils sont donc revenus, ou en train de revenir, sur le territoire de la République et personne ne sait bien comment ils évolueront.

L’expérience des enfants-soldats n’est pas complètement inédite et les guerres africaines de ces dernières décennies ont permis de faire progresser la connaissance sur ce sujet. Mais la situation de gamins à qui l’on a fait commettre des actes cruels et barbares sur leurs prochains est relativement nouvelle. Nul ne sait s’ils seront « récupérables » ! L’avenir seul le dira.

Les prix du fouteballe en Russie

 


Les prix officiels des tickets des matches de la coupe du monde de fouteballe en Russie s’échelonnent entre 105 et 1 100 USD selon le stade de la compétition auquel on s’intéresse. Il y a une catégorie pour « personnes obèses », sans supplément de prix. Il s’agit des prix officiels affichés sur le site de la fédération internationale mafieuse de foute, gageons que le marché noir doit multiplier par trois ou par quatre.

Le grand abrutissement

10/02/2016

Ca y est : la grande procession de l’abrutissement des masses par le fouteballe a démarré. Les fans se précipitent vers leur anéantissement en chantant comme les chrétiens se faisaient dévorer par les lions dans les amphithéâtres de Rome en priant leur Dieu. Le championnat du monde de fouteballe commence cette semaine en Russie. C’est un mois à venir de déchaînements populaires sur l’insignifiant, d’hystérie médiatiques sur l’inintéressant et même d’allusions politiques sur l’inexistant. Les performances des pousseurs de baballe vont occuper les esprits et les conversations durant quatre semaines, dans les écoles, dans les bureaux, dans les palais du pouvoir, les villes et les campagnes.

Le business de la bière et de la pizza va exploser en même temps que les neurones vont brûler. C’est un désastre annoncé de l’intelligence, une nouvelle défaite de la pensée à venir. C’est la coupe du monde de fouteballe, tout simplement

Israël se déchaîne

Israël fait parler d’elle ces derniers temps et pas toujours de la meilleure façon. En effet, face à des manifestations palestiniennes faisant mine de traverser leur frontière nord pour envahir Israël l’armée tire sur ces manifestants. Il y a des dizaines de morts et ce, le jour où le pouvoir inaugure en grande pompe la nouvelle ambassade américaine transférée de Tel-Aviv à Jérusalem marquant ainsi le soutien des Etats-Unis au fait que cette ville est la capitale unique d’Israël bien que l’organisation des Nations Unies ait voté plusieurs résolutions prônant Jérusalem comme capitale partagée entre Israël et le futur Etat palestinien à créer.

Et revient la petite musique religieuse rappelant que « Dieu a promis Israël au peuple juif » et que c’est ainsi, non discutable. C’est la vieille histoire des références historiques (et, pire, bibliques) pour justifier des conquêtes territoriales. Ces références peuvent être vraies, elles n’en sont pas moins subjectives par nature car jusqu’où remonte-t-on, à quel siècle s’arrête-t-on, la parole de quel vainqueur retient-on ? C’est sans fin et ce sont des fondements ne reposant ni sur le droit, ni sur la science, et encore moins sur la raison. Depuis Neandertal il y a toujours eu des peuples ou des tribus qui ont existé sur un territoire avant d’autres, cela ne leur donne pas pour autant de prééminence sur un territoire, sinon il faudrait rendre les Etats-Unis aux Apaches, les Antilles aux Arawaks, la Savoie à l’Italie et l’Algérie aux descendants d’Homo-Sapiens (qui étaient là bien avant les Kabyles).

Les israéliens et leurs soutiens se réfèrent à l’ancien testament de la Bible pour justifier le « grand Israël », la colonisation des territoires occupés et l’annexion de Jérusalem-Est. Les israéliens et leurs soutiens se réfèrent à l’ancien testament de la Bible pour justifier le « grand Israël », la colonisation des territoires occupés et l’annexion de Jérusalem-Est. Là c’est encore plus contestable car on ne sait même pas qui a écrit ce livre, qui l’a traduit. Il nous dit « Dieu a promis Israël au peuple juif », mais on ne sait pas bien qui est Dieu ; Henri IV ou César, on voit à peu près, mais Dieu on ne l’a jamais vu, il n’a jamais signé de traité international, il ne s’est jamais présenté non plus au cadastre avec un acte de propriété du territoire qu’il « donne au peuple juif » ! Et si l’on commence à croire la Bible sur le « Grand Israël » pourquoi ne faudrait-il pas croire non plus toutes les « vérités » assénées dans le Coran et qui justifient nombre de pratiques d’un autre âge. Non, les livres religieux sont des fables littéraires qui doivent rester dans les bibliothèques à la disposition des théologiens, et n’en point sortir.

Le gouvernement des Hommes doit reposer sur le droit et la Raison. Et il se trouve que le droit et la Raison après lui avoir octroyé un territoire en 1948 demandent à Israël de revenir dans ses frontières de 1967 en restituant les territoires conquis par la force et de partager Jérusalem comme capitale de deux Etats, dont celui de la Palestine à créer un jour. C’est sans doute la raison pour laquelle les conservateurs israéliens se réfèrent à la Bible plutôt qu’à l’ONU.

Après les dirigeants visionnaires, Ben Gourion, Golda Meir, Begin, Rabin, Peres, Israël est maintenant dans les mains d’un clan d’affairistes qui balancent entre l’extrême-droite et l’extrême-judaïsme et ne font pas honneur à l’esprit des fondateurs. Ils colonisent à tour de bras en violation des décisions de la communauté internationale pour imposer le fait accompli. Mais il y a un combat qui est perdu d’avance, c’est celui de la natalité : celle des arabes israéliens (20% de la population, en majorité musulmans) comme celle des pays arabes alentour qui est bien supérieure à celle des israéliens non arabes. L’Histoire est tragique et à terme ceux-ci seront balayés à la fois de l’intérieur de leur pays et de l’extérieur, un peu comme les occidentaux qui perdent progressivement de leur puissance face au reste du monde, ce qui n’est d’ailleurs pas une mauvaise nouvelle. Déjà sous cette pression démographique, Israël en est au point de devoir faire faire du tir au pigeon sur la frontière sud sur les arabes de Gaza pour les bloquer. Cela ne pourra pas durer éternellement, il leur faudra bien composer.

La détestation du monde arabe partagée en Occident, teintée d’une admiration des capacités militaires israéliennes font que ce pays bénéficie d’une indulgence excessive de nos pays. Gageons que l’intelligence et la raison vont prendre un jour le pas sur les sornettes religieuses, bibliques ou coraniques. C’est déjà plus ou moins le cas dans les démocraties occidentales et nombre de pays asiatiques, il n’y a pas de raison que cela ne diffuse pas un jour au Moyen-Orient. Cela prendra des générations mais c’est leur intérêt et celui du reste de la planète.

Attaque terroriste religieuse à Liège

Un extrémiste islamiste tue ce 29 mai trois personnes, dont deux policières, à Liège en Belgique. Il apparaît qu’il en assassiné une quatrième le matin même, un ancien codétenu retrouvé mort chez lui. L’assaillant est un citoyen belge, repris de justice pour trafic de drogue, et converti à l’islam. Le groupe Etat islamique a revendiqué ce nouvel attentat.

Corses et fouteballeurs

Corse et fouteballeur, violence et stupidité : deux qualités qui sont finalement assez complémentaires et qui ont encore frappé récemment à l’occasion d’un match entre un club corse et un autre normand. Coups, insultes racistes, menaces diverses, les supporters et joueurs les uns contre les autres et contre les spectateurs. Les autorités en charge de ce sport prononcent des sanctions à l’encontre du club corse jugeant que celui-ci était plus coupable des dérives que son adversaire, hypothèse que l’on ne peut pas complètement exclure.

Aussitôt les dirigeants corses et la presse locale prennent la défense de leurs joueurs. Le parti indépendantiste publie le 21 mai sur son site web le communiqué suivant :

Corsica Libera constate à nouveau avec stupeur que le football français est l’alibi de tous les racismes anti-corses.

Depuis la rencontre avortée entre l’AC Ajaccio et Le Havre vendredi soir, c’est tout un peuple qui est à nouveau montré du doigt et critiqué avec une violence inouïe. En toute impunité, les médias français et leurs commentateurs pour la plupart anonymes des réseaux sociaux font preuve à l’égard des nôtres d’un racisme assumé et sans bornes. Depuis longtemps, les supporters corses, du Sporting Club Bastiais ou d’ailleurs sont les victimes d’un monde ou la présomption d’innocence n’existe pas. D’un monde où tout peut se dire, où toutes les critiques sont permises, où tous les mensonges ont droit de cité.

Corsica Libera soutient et soutiendra toujours tous les corses victimes du racisme et souhaite qu’enfin, celui contre notre peuple, aujourd’hui plus que reconnu et légitimé par nos victoires électorales successives, soit condamné sans délai et avec la plus grande fermeté.

Même le fouteballeur corse est peu compatible avec la République et défend avec efficacité l’indépendance de son île.

C’est parti pour deux mois d’abrutissement


Les citoyens français démarrent une période de deux mois qui vont être envahis par le fouteballe jusqu’au terme du championnat du monde qui va se dérouler en Russie. Les festivités ont démarré avec une finale d’on ne sait plus de quelle énième compétition de fouteux-surpayés et qui a été perdue par des marseillais face à plus fort qu’eux.

Mais le pire reste à venir avec la compétition russe dans laquelle la France est engagée. Le simple énoncé de la liste des joueurs-surpayés-et-mal-coiffés qui ont été sélectionnés a déclenché une avalanche d’émissions spéciales, de psychodrames, de répliques stupides. Même le porte-parole du gouvernement, payé par les contribuables pour travailler sur ses dossiers, s’est cru autorisé à consacrer quelques minutes de son temps de travail pour commenter la réaction d’un joueur-crétin-et-surpayé qui a fait une crise d’égo et refusé sa sélection car la place qui lui était proposée n’était pas à la hauteur de ses ambitions.

On peut espérer que la France soit rapidement éliminée de cette compétition de pousseurs de baballe, mais même si cette hypothèse optimiste se réalise la France entière va arrêter de vivre deux semaines durant pour suivre ces jeux du stade qui font progressivement fondre les neurones de leurs amateurs.

Avantage collatérale pour le Royaume-Uni : compte tenu du froid diplomatique entre Londres et Moscou suit à la tentative d’assassinat chimique d’un agent-double russe sur le territoire britannique, les membres de la couronne ont informé qu’ils n’assisteraient à aucun match de cette compétition de stupides mal coiffés.

Les jeunes et la communication

Le chroniqueur sexagénaire se fait rappeler par une gamine de 25 ans que « les moins de 30 ans n’écoutent pas leurs messageries téléphoniques » ! Il est vrai que cette jeunesse ne parle plus beaucoup au téléphone que ce soit en direct avec un interlocuteur ou via une messagerie ; les jeunes pianotent sur leurs écrans tactiles des messages en quelques signes via une multitude d’applications diverses. Il faut juste s’en souvenir et si l’on a besoin de communiquer avec un moins de 30 ans, cela ne sert à rien d’user sa salive, un petit texto sera bien plus efficace et atteindra immédiatement son destinataire.