Sarkozy n’a pas piqué le sac à mains de Mamy Bettecourt

Les juges en charge de l’affaire des financements occultes par la famille Bettencourt de la campagne présidentielle 2007 de Sarkozy revoient en correctionnelle une dizaine de personnes déjà mises en examen, mais par contre prononce un non-lieu en faveur de Sarkozy pour insuffisance de preuves. Ce dernier parade sur sa page Facebook pour se féliciter que son innocence soit enfin reconnue.

Ce n’était donc pas la peine d’en faire tout un plat, la Justice dite au nom du Peuple français s’est prononcée comme avec n’importe quel justiciable. Celui-ci s’en sort avec un non-lieu, les autres iront s’expliquer au tribunal, qui lui aussi se prononcera le moment venu.

La difficulté des économies

Impayable : alors que Coppé-aux-dents-longues, chef mal élu de l’UMP, édifiait le peuple hier soir à la télévision en expliquant comment la République devait faire des économies, au même moment les conseillers généraux de droite quittaient l’ADF (assemblée des départements de France) pour dénoncer « la mort des départements » ainsi que « l’asphyxie financière des conseils généraux ». L’ADF est un machin financé par des cotisations payées par les départements, donc par les impôts locaux (les contribubales locaux).

Cette bronca des départements de droite est provoquée par la sortie du projet de loi de Finances pour 2014 (PLF – 293 pages) qui intègre à ce stade une baisse de 1,5 milliard d’EUR du financement des contribuables nationaux affecté aux collectivités locales :

« Après une stabilisation en 2013, les concours financiers de l’État seront réduits en valeur de 1,5 Md€ en 2014. Cette baisse sera imputée sur la dotation globale de fonctionnement (DGF) et répartie entre les collectivités au prorata de leurs recettes totales, conformément aux préconisations du Comité des finances locales, soit – 840 M€ pour le bloc communal (56 %), – 476 M€ pour les départements (32 %) et – 184 M€ pour les régions (12 %). »

Cette baisse affichée dans le PLF est assortie de diverses compensations pour en atténuer les effets, notamment la mise en place d’un fonds de soutien à doter de 100 millions d’EUR par an par le contribuable national pour payer les coûts gigantesques dus à l’incompétence des dirigeants de certaines collectivités, très bien partagées entre droite et gauche, qui ont signé des accords de crédits « structurés » avec des banquiers félons leur ayant fourgué des prêt assimilables à de l’escroquerie, notamment assortis d’un taux d’intérêt variable en fonction de l’évolution de la parité de certaines devises étrangères. Il conviendrait sans doute d’ajouter un petit financement pour apprendre à lire aux dirigeants de ces collectivités afin qu’ils lisent puis comprennent ce qu’ils signent !

La baisse de 1,5 milliard d’EUR représente « 0,69% des ressources réelles de fonctionnement des collectivités territoriales en 2012 », elle est qualifiée de soutenable dans le PLF.

Après le vote des sénateurs qui avec une sympathique unanimité droite-gauche se sont autoexclus de l’application de la loi sur le non cumul des mandats, il reste encore du chemin à faire pour que cette masse d’élus reprenne un peu conscience du sens de l’intérêt général. Grandeur et décadence de nos démocraties ayant délaissé la pensée au profit des sondages et du marketing !

Fillon en campagne en Russie

Incroyable : costume étriqué, j’ai nommé François Fillon, ex-premier ministre de la France et candidat à tout pour le futur, déblatère contre la politique étrangère de son pays en Russie en présence du président russe Poutine, ex-KGBiste au passé très totalitaire durant la guerre froide ! Parlant de le Syrie, costume étriqué dit « Je souhaite à cet égard que la France retrouve cette indépendance et cette liberté de jugement et d’action qui, seules, lui confèrent une autorité dans cette crise. » faisant référence bien entendu à l’alliance franco-américaine sur ce dossier.

Fillon devrait consulter son psy. Son attitude récente avec ses sorties sur le FN et la Syrie révèlent un vrai problème de sur-moi. Ce garçon a besoin d’exister et de se mettre en avant. Ce n’est pas anormal pour un homme politique adepte de la démocratie participative mais il devrait trouver des moyens plus intelligents pour le faire, il devrait se faire aider pour être moins indécent.

Christian Jacob fait la mauvaise tête

Une statistique inattendue marque une baisse significative du chômage sur le mois d’août. Personne ne l’avait anticipé, ni les économistes de plateaux télévisés, ni les journalistes mondains, mais autant s’en réjouir car cela risque de ne pas durer…

Le gouvernement est extrêmement prudent, craignant une erreur de calcul. L’opposition, mal lunée comme d’habitude, s’exprime par la voix du chefaillon UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob-avec-sa-tête-de-maquignon-mal-dégrossi, et explique que si jamais par le plus grand des hasards ces chiffres étaient vrais ils ne révéleraient que l’augmentation des emplois publics aidés donc non productifs, précaires, provisoires et générateurs de dette de l’Etat. Bref, le garçon cache sa joie…

Tout ceci est évidemment en partie vrai, mais notre maquignon-mal-dégrossi comme à son habitude ne fait pas dans la nuance. Il oublie bien entendu de mettre en balance les dizaines de milliards d’euros d’exonération de charges déversées sur les entreprises privées depuis des décennies, qui sont également générateurs de précarité et d’endettement, mais qui, l’un dans l’autre, ont permis de créer des emplois.

Depuis l’émergence de la situation de stagnation économique en France avec les crises pétrolières des années 70’s la puissance publique, et donc le contribuable, distribue des milliards d’euros en subventions, exonérations de charges, niches fiscales… à l’économie, privée comme publique.

Les emplois aidés comme les entreprises exonérées sont des cautères sur jambes de bois mais que serait l’économie française sans ? Tout ceci relève d’un compromis boiteux entre l’Etat, les entreprises et les citoyens contribuables et consommateurs. Dans un cas comme dans l’autre on transfère sur le citoyen les charges que ne peuvent ou ne veulent pas prendre les entreprises. La solution alternative c’est un grand soir ultra-libéral qui supprimerait toute subvention et exonération en laissant partir à la casse les entreprises non auto-suffisantes. Il n’est pas dit qu’il ne faudra pas en venir là un jour, mais pour l’instant ce n’est pas le mandat que les électeurs ont confié à leurs dirigeants élus.

 

NKM et Rachida Dati réconciliées devant les photographes, Libération publie la photo de cet évènement historique et bouffon qui déclenche une salve de commentaires de lecteurs, à la hauteur de cette galéjade communicante. Qu’on en juge :

  • Idiotes patentées
  • Et vous êtes payé pour ça ? Photographier deux dindes !
  • Non mais sans rire, il faut arrêtez là. On est où pour que deux greluches de la droite bobo, aussi moches l’une que l’autre, aient autant personne que s’intéressent à elles?
  • Ohlàla la baronne NKM avec les cheveux dénoués, quel laisser-aller …
  • 2 crétines minaudent au Champs de Mars…Minables !
  • C’est toujours amusant, des grands bourges qui s’aventurent dehors, au café… Mises en scènes déplorables pour bruit de fond médiatique inepte.
  • Finalement, depuis Sarkozy en Camargue, les pauvres journalistes et photographes ne sont toujours pas redescendus de leur charrette à foin. Ce genre de pantomime est pathétique, ne trouvez-vous pas ? Servir la soupe à ces deux dindes, dans l’espoir de faire croire à on ne sait quelle unité… Prendre l’électeur pour un con, toujours et encore. A pleurer.
  • On attend le même récit et la même photo inutile avec Hidalgo devant la misère qu’elle et son chef ont créée depuis 12ans.
  • Etc…

Il est vrai que nous sommes sur Libération mais ces commentaires sont frappés au coin du bon sens.

 

Fillon choisit

Rigolo : costume étriqué, j’ai nommé François Fillon, ex-premier ministre de droite recyclé en châtelain bien élevé posant dans Paris Match, costume étriqué disions-nous déclenche un hourvari de faux-jetonneries dans la classe politique française en déclarant qu’en cas de face-à-face PS-FN aux prochaines élections municipales il appellerait à voter pour « le moins sectaire ». Quand on visionne la séquence filmée de son interview à la radio on a l’impression qu’il lance ceci sur le ton de la blague, avec son petit sourire en coin.

La droite comme la gauche se répandent sur les ondes pour attaquer l’impétrant en essayant de scier la branche de sa candidature aux élections présidentielles de 2017. En réalité le microcosme s’agite comme des bacilles dans un bouillon de culture, impuissant et effrayé devant la démagogie et le populisme du Front National.

Les sondagiers, qui se sont beaucoup trompés, annoncent un raz-de-marée du FN dès 2014. C’est possible mais ce n’est pas la peine de s’en énerver car il n’y a pas grand-chose à faire à court terme pour espérer inverser la tendance. Tant que le pays frôle l’abîme de la décadence, la beaufitude du FN séduit Mme. Michu. Donnez de la croissance économique (du pain et des jeux) et Mme. Michu reviendra à son vote républicain. En attendant, oui nous risquons fortement d’avoir des édiles FN à la tête de grandes villes, voire même ministres si la droite revient au pouvoir en 2017. L’armée ne va pas faire un coup d’Etat pour autant !

Quoi qu’il en soit le FN devrait rester minoritaire et cantonné dans des postes mineurs. L’inanité de son programme politique et économique devrait décrédibiliser de lui-même ce parti s’il est en mesure un jour d’en négocier l’application avec une majorité parlementaire quelle qu’elle soit. Il faut juste espérer qu’un futur président de la République qui aurait à compromettre avec le FN saura le casser comme Mitterrand a eu l’habileté de réduire le Parti Communiste à néant.

Voter la guerre ou ne pas la voter !

Etonnant retournement de situation : l’opposition française demande à voter pour ou contre l’engagement de l’armée française contre la Syrie. La droite devrait relire la constitution de MonGénéral modifiée par Sarkozy… Le Christian Jacob, chef de l’UMP à l’assemblée nationale, avec son allure de maquignon mal dégrossi, est en tête de gondole sur le sujet. Les députés veulent voter, grand bien leur fasse. Et que vont-ils voter ? L’histoire ne le dit pas. Ce n’est d’ailleurs honnêtement pas facile de se décider devant la complexité de la situation.

La France n’est pas bien brillante dans cette affaire. Rappelons que le président de la République française (Jacques Chirac) fut le seul chef d’Etat occidental à assister aux obsèques de Hafez El-Assad en 2000, un garçon fort peu recommandable qui a trempé dans toutes les affaires de terrorisme international du XXème siècle, sans parler de sa colonisation du Liban ni de l’assassinat de l’ambassadeur de France au Liban, Louis Delamare, en 1981. Son fiston, Bachar, a paradé en 2008 derrière ses lunettes noires sur les Champs Elysées pour le 14 juillet, invité par le président Sarkozy. A priori ce régime familial est armé par la Russie, voilà au moins un pays arabe qui n’a pas été gavé d’armements occidentaux. On espère que les produits chimiques qui servent à gazer les populations civiles n’ont pas été fourgués par des entreprises françaises…

Que faire avec ce pays, que faire avec ce proche et moyen orient si compliqué ? Alors pourquoi demander un vote au parlement français, pourquoi Christian Jacob ne laisse pas le président socialiste essayer de se dépêtrer tout seul du sac de nœuds dans lequel il s’est mis ? Quel que soit son vote, il est probable que le Christian Jacob se le verra reprocher… Il serait plus avisé de s’écraser sur ce coup et de laisser venir plutôt que de faire dans la politicaillerie. Mais non, l’opposition est réglée pour s’opposer, même si elle doit pour cela brûler ses vaisseaux et s’asseoir sur ses convictions.

Un os à ronger

Les politicards et la presse français ont trouvé un nouvel os à ronger : le problème n’est plus le fait que la Syrie gaze ses citoyens et qu’il faut se demander comment mettre fin à ce massacre mais il est devenu : « François Hollande va-t-il organiser un vote du parlement sur le principe d’une intervention armée ». On est passé du fondamental à l’accessoire avec une déconcertante facilité, c’est évidemment plus facile de pérorer sur une procédure que sur un problème.

La poissonnière de la politique

La Morano, poissonnière en chef à l’UMP continue à ponctuer la vie politique de ses analyses subtiles :

Le plus rigolo dans l’histoire est que la Morano devrait en fait défendre Manuel Valls qui défend des idées proches des siennes en matière sécuritaire. Que nenni ! Elle préfère l’accabler. Entre intelligence et crétinerie, la Morano choisit vite. Impayable, elle est vraiment impayable. Allez, on vous en remet un p’tit pour la route :

Le cash de l’ambassadeur

Boris Boillon, ancien ambassadeur de France en Iraq et en Tunisie, plutôt marqué « sarkoziste » est attrapé à la gare du Nord en partance pour la Belgique avec 350 000 EUR et 40 000 USD en liquide non déclarés dans son sac de voyage. Il va falloir expliquer la provenance de ces fonds à la justice, c’est la loi. Tout ceci est peut-être légal, peut-être pas, que la Justice passe.

L’UMP sauvée de la faillite

Bon, a priori l’UMP en faillite virtuelle suite au non-remboursement par les contribuables français de la campagne électorale 2012 de Sarkozy, l’UMP donc aurait récolté 10,6 millions d’euros pour une dette de campagne de 11 millions. Ça ira comme ça, la démocratie est sauvée et la Morano pourra continuer à tweeter tout son amour pour Sarkozy et l’UMP. Il manque 400 mille euros, mais soit les banques les abandonnent soit elles appellent la caution personnelle que Sarkozy aurait donnée en leur faveur, et l’affaire est bouclée.

La noyade des partis politiques

C’est l’été, il y a des noyés sur les plages, ni plus ni moins que les années précédentes. La plupart du temps les victimes se baignaient dans des zones indiquées comme dangereuses, voire même interdite. La droite accuse la gauche de laxisme dans la surveillance des plages, et, bien entendu, la gauche répond qu’il s’agit là du résultat de la politique de la droite pendant dix années. Les requins qui bouffent les surfeurs à la Réunion, c’est aussi la faute à Flamby…

Est-ce que la politique ne s’honorerait pas pour une fois à mettre les citoyens devant leurs responsabilités plutôt que de se rejeter la balle d’un parti à un autre ?

Sarko-Zorro arrive

Sarkozy vient faire la claque dans une assemblée de l’UMP réunie d’urgence pour parer à la cessation des paiements annoncée du parti de droite suite au rejet par le conseil constitutionnel des comptes de la campagne présidentielle du même Sarkozy en 2012 qui aurait dépassé les seuils légaux. Il manque ainsi une dizaine de millions d’euros qu’un appel à la générosité publique devrait combler.

Le plus intéressant est de voir l’enthousiasme avec lequel l’ex-candidat a été accueilli par la foule des militants massés devant le siège de l’UMP, et les rangs des vassaux massés à l’intérieur. Le plus ubuesque fut de voir la Morano accrochée aux basques de son héros et déployant les derniers efforts pour être cadrée par les télévisions en compagnie de son mentor.

Chacun voit en Sarkozy le sauveur de l’opposition pour les futures élections présidentielles de 2017. Il est vrai que la bataille de polochons menée l’an passé entre les deux apprentis sorciers candidats à sa succession a montré leur irresponsabilité et leur incapacité à assumer de suprêmes fonctions, alors Sarko-Zorro envisage de revenir pour ferrailler contre la gauche et refaire don de sa personne à la République.

Le peuple n’a pas de mémoire, c’est sa principale caractéristique. En 1944 il acclamait Pétain dans les rues de Paris quelques semaines avant de révérer de Gaulle remontant les Champs-Elysées en août après la libération de la capitale. Il coulera de l’eau sous les ponts de la Seine avant 2017, il n’est pas exclu que d’ici-là le taux de chômage diminue en France, ce sera lui l’arbitre du vote.

DSK l’expert

Pernicieux : DSK est invité en tant « qu’expert économique » au Sénat pour plancher devant une commission, de droite, sur les banques. L’expertise du bonhomme n’est sûrement pas inoubliable, vous shootez sur un des arbres du jardin de l’université Dauphine et il vous tombe immédiatement 10 professeurs largement aussi experts que DSK mais tellement moins croustillants à inviter par des parlementaires de droite pour faire la nique à leurs collègues de gauche.

La République fraude le fisc

Un rapport du ministère de l’intérieur confirme les propos de Claude Guéant, à savoir que celui-ci touchait des primes en liquide lorsqu’il était directeur de cabinet du ministre de l’intérieur. L’intéressé avait expliqué à la télévision que ces primes en liquide, non fiscalisées, expliquaient ses dépenses personnelles « d’électroménager » qui avaient été réglées en liquide comme l’avait révélé une perquisition judiciaire réalisée chez l’impétrant à l’occasion de l’affaire Tapie.

La justice, à son tour saisie de cette nouvelle affaire de valises de billets, dira si le droit de la République a été bafoué par ses serviteurs ou pas.

Le plus fascinant dans cette histoire est que tout le monde reconnaît que des cabinets ministériels encaissaient des salaires en liquide dans les années 2000 alors que cette pratique était en principe abolie, et la bouche en cœur ajoute que ces sommes n’étaient pas soumises à l’impôt !

Guerres civiles à droite

Impayable : les deux mousquetaires de l’UMP qui s’étaient entre-déchirés lors de l’élection à la présidence de ce parti sur fond de fraude, de copinage et de coteries, qui s’étaient finalement entendus pour refaire l’élection en fin d’année, eh bien ces deux cow-boys viennent de se ré-entendre pour finalement demander par vote aux militants s’ils veulent relancer l’élection de la présidence ! C’est pour le moins fumeux, sinon incompréhensible pour l’électeur moyen.

Pendant ce temps l’élection primaire de l’UMP pour la désignation du candidat à la mairie de Paris démarre à peine pour trois jours que l’un des candidats inconnus (M. Bournazel) fait le siège des plateaux média pour réclamer l’arrêt du scrutin sur internet qui serait entaché par des fraudes.

C’est une manie, c’est surtout le bal des égos surdimensionnés qui s’imaginent indispensables et irremplaçables, seuls en mesure de sauver le monde. Tout ceci n’est pas raisonnable et plutôt ridicule. La démocratie participative est devenue un must en termes d’inefficacité politique. En fait, elle est censée suppléer l’incapacité des chefs à trancher et à s’imposer, elle est destinée à remplacer l’absence d’autorité, mais jusqu’ici cela ne marche pas fort, en tout cas à droite.

Pauvre NKM

NKM (à gauche) et sa « copine » Rachida Data

Pauvre Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) emberlificotée dans des primaires pour les élections municipales à l’UMP dont tout le monde se fout. Pour désigner son candidat il faut s’inscrire sur le site internet de ce parti et payer 3 euros. Il semble que seuls quelques milliers d’inscriptions aient été faites alors que la Miss s’attendait à être portée par une vague considérable de militants, du coup, elle risque de se faire battre par les autres candidats, illustres inconnus.

Cerise sur le gâteau, les deux-petit-fachos de l’UMP, vous savez, ce duo de têtes à claques, bien mis, horripilants et auto-satisfaits, à la tête du courant La Droite Forte, premier clan de ce parti, eh bien cette paire de gamins mal dégrossis à l’idéologie résumée en quelques tweets, appelle à voter contre NKM parce que notre princesse de Longjumeau s’est abstenue lors du vote de la loi sur le mariage homosexuel. La félonne NKM a trahi et laisser faire ce mariage décadent, elle doit payer. Ainsi ont parlé les deux-petits-fachos !

Un comité Théodule de l’UMP a commis une réaction condamnant cette prise de position des deux-petits-fachos, mais les intéressés n’en ont cure. Et on peut penser que du coup cela va provoquer des inscriptions de militants anti NKM pour voter contre elle aux primaires, il n’y a guère que ceux-là pour s’intéresser à ces primaires. Bon, ce n’est pas un drame, la NKM est sympatoche mais on ne peut pas dire que l’on est ébloui par ses prestations ni son programme. Un autre fera aussi bien l’affaire pour être battu par la dauphine de Delanoé à Paris, élue par des bobos soumis à l’Impôt de solidarité sur la fortune.

Le plus consternant dans cette affaire c’est le principe de primaires ouvertes à tous vents pour désigner les candidats de l’UMP aux élections municipales dans plusieurs grandes villes. Et en plus des débats entre candidats sont organisés sur différentes télévisions publiques et privées, aussi insipides que peu regardés. La primaire, invention américaine est devenue l’alfa et l’oméga de la démocratie participative. Comme les partis sont devenus des foires d’empoigne où des courants s’affrontent sauvagement et les chefs ne représentent plus qu’eux-mêmes, on demande à Madame Michu de décider à la place d’organisations défaillantes. Bientôt lorsque l’UMP recrutera une standardiste on organisera des primaires pour départager les cv !

NKM a l’air d’une égérie romantique perdue dans un monde de requins. Elle déballe tout l’arsenal communiquant du parfait candidat : comptes Twitter, Facebook, blog, site web et tout le tra-la-la. Elle est femme, cela pourrait être un avantage mais son concurrent socialiste est aussi une femme, ce n’est en tout cas plus un avantage comparatif… Je crois que je vais quand même m’inscrire sur le site des primaires de l’UMP pour essayer de sauver le soldat NKM.

Morano + fouteballe : une défaite de la pensée !

Une équipe de fouteballe parisienne gagne hier soir un championnat de France et vient fêter l’évènement avec son public ce soir sur la place du Trocadéro. Comme il se doit des bandes de décérébrés encapuchonnés viennent casser du CRS, brûler des voitures et dévaster des vitrines. Les joueurs ayant grosso-modo la même allure que les casseurs ne serait-ce leurs costumes-cravates, ne demandent pas leur reste et vu la tournure des évènements tournent rapidement casaque. C’est le lot du fouteballe, ainsi va la vie.

Le plus navrant et dommageable dans cette histoire c’est que Nadine Morano, la poissonnière de l’UMP, a passé sa soirée sur son aïe-phone à balancer des tweets aussi décérébrés que les casseurs. Qu’on en juge :

Les incontournables tweets d’une élue de la Républiquue…
…suite…

…et un petit dernier. On ne s’en lasse pas !

Au secours ! Il faut empêcher la Morano de s’exprimer, les casseurs nous cassent les pieds (et nos vitrines) mais la Morano nous casse le moral. Que fait la police devant une telle agression ?

Guéant les doigt dans le pot de miel

Claude Guéant, ex-ministre de droite et âme damnée de Sarko l’agité, a touché 500 000 EUR en provenance d’un compte à l’étranger et payé quelques dizaines de milliers d’euros en liquide. Ces joyeusetés ont été révélées par Le Canard Enchaîné et auraient été identifiées lors de perquisitions judiciaires effectuées chez l’impétrant dans le cadre de l’information judiciaire en cours sur d’éventuels financements libyens de la campagne électorale présidentielle 2007 de l’agité.

Rien de bien neuf sous le soleil, il y a du liquide qui circule, des sommes rondelettes sur des comptes privés. Nous somme dans le cadre d’une information judiciaire, il suffit que l’intéressé réponde aux questions du juge qui avisera si ce sont des faits légaux ou illégaux. Si l’on est dans le premier cas c’est la fin de l’histoire, circulez il n’y a plus rien à voir ; si c’est le second, un tribunal se prononcera in fine sur la culpabilité ou non du Guéant, et en attendant présomption d’innocence.

Hélas, hélas, hélas, plutôt que d’adopter une attitude sereine face à l’adversité, Guéant s’est précipité sur les plateaux médiateux et a passé son jeudi entier à tenter de s’expliquer dans les journaux, les radios et les télés. Il a raconté des bribes d’histoires maladroites, des tableaux vendus en Malaisie, des fonds secrets ministériels reçus à Paris ; c’est peut-être vrai, sans doute faux, certainement incomplet, sûrement inutile !

Guéant a agi comme une midinette attirée par une émission de télé-réalité, une guêpe aimantée par un pot de miel, les doigts d’un gamin se dirigeant vers la prise électrique. Personne ne l’obligeait à bondir face aux caméras mais il n’a pas su résister, s’imaginant qu’il pourrait embobiner le gogo avec ses historiettes en milliers d’euros. Mais qu’il ait dit la vérité ou non, cela n’aucune importance car personne de l’a cru. Cette incontrôlable attirance pour la communication vide de sens tue les politicards à petit feu, ils le savent et se précipitent dans le vide en criant banzaï ! C’est édifiant.

Désopilant : ils se trompent de boutons

Fantastique : Henri Guaino a voté pour la loi sur le mariage homosexuel d’après le décompte de l’assemblée nationale ! Une mise au point a été publiée par l’assemblée notant :

« M. Marcel Bonnot, M. Luc Chatel, M. Alain Chrétien, Mme Marianne Dubois, M. Henri Guaino qui étaient présents au moment du scrutin ou qui avaient délégué leur droit de vote ont fait savoir qu’ils avaient voulu « voter contre ». » =

Luc Chatel a aussi fait partie de lot de députés UMP s’étant trompé de vote. Au total ce sont six députés qui ont voté pour alors que deux seulement soutenaient la loi : Benoist Apparu et Franck Riester. A chaque scrutin il y a ce type d’erreur technique, mais dans le cas de Guaino c’est vraiment impayable compte tenu des positions du bonhomme ces dernières semaines. On note aussi sur le site de l’assemblée nationale que Nathalie Kosciusko-Morizet, Pierre Lellouche et Bruno Le Maire, cadors de l’UMP se sont abstenus. Coté centriste, Borloo a voté pour avec quelques inconnus de son parti.

Le Guaino file un mauvais coton ces derniers temps, il devient de plus en plus colérique. On l’a vu perdre ses nerfs à plusieurs reprises sur les plateaux de télévision sur différents sujets : la mise en examen de Saint-Sarkozy, le mariage homosexuel, les simples questions insignifiantes de journalistes voyeurs, bref Guaino s’énerve à tout va, fait monter sa tension artérielle et risque l’accident vasculaire cérébral à tout instant dès qu’il franchit le seuil d’un salon médiatique.

Ce garçon était un bon commissaire du plan, un chroniqueur intéressant lorsqu’il publiait dans la presse, un polémiste convaincant lorsqu’il bataillait contre le traité de Maastricht, il se révèle un piètre élu, pas assez pernicieux, trop entier, peu porté sur le marketing et la communication qui sont les deux mamelles de la réussite en politique aujourd’hui. Il devrait donc changer de métier et consacrer sa belle intelligence à écrire ses pensées et théories plutôt qu’à chercher vainement à convaincre des journalistes racoleurs. Il n’est pas fait pour les messages tweetés en 140 signes, il peut être plus utile au débat de fond plutôt que dans l’arène politicarde. Accessoirement cela lui éviterait de voter par erreur contre ses idées.