Les implants de Marie Drucker

La presse, dont la nunuche de service sur France 2 (Marie Drucker en l’occurrence), continue à diffuser des informations sur les 30 000 implants mammaires dont certains fuient et doivent être retirés, en ajoutant que sur les 30 000 receveuses une dizaine développe un cancer du sein tout en précisant « à ce stade il n’y a aucun lien fait entre ces implants et le cancer ». Diffuser ce genre d’informations lorsque l’on est titulaire d’une carte de presse, c’est au mieux de l’incompétence caractérisée, au pire de la malhonnête intellectuelle.

La nunuche devrait passer un peu moins de temps à coiffer ses cheveux dégoulinants pour en consacrer un peu plus à l’intelligence : si le lien est fait il faut donner l’information, s’il n’y a pas de lien ce n’est pas la peine de répéter 20 fois par jour une telle rumeur qui n’a d’autre effet que d’effrayer dans les chaumières.

Exposition Boris Vian à la Bibliothèque Nationale de France

Expo Boris Vian à la bibliothèque François Mitterrand : la vie de cet artiste foisonnant passée en revue, ses multiples facettes dévoilées avec force documents, ses nombreuses facéties sur photos et vidéos ; un homme vraiment original dans le Saint-Germain des Prés de l’après-guerre, lorsque le jazz et la littérature animait un quartier désormais consacré aux boutiques de luxe à bobos ; toute une époque, révolue, hélas !

La Corée du Nord en famille

Kim Jong-Il dirigeant stalinien de la Corée du Nord, fils de Kim Il-Sun ex-dirigeant stalinien de la Corée du Nord, décède d’une crise cardiaque et sera remplacé par Kim Jong-un, le petit-fils du père fondateur,qui promet d’être un futur dirigeant stalinien de la Corée du Nord, sur la voie tracée par ses ancêtres.

Les médias officiels montrent les foules éplorées se tordant de douleur dans de grandes manifestations de masse sur les places gigantesques de Pyongyang. Quand on pense que ce pays détiendrait le feu nucléaire (mis en place avec l’aide technique du Pakistan) on est tout de même un peu effrayé…

Le risque de l’investisseur

Les agences de notation se préparent à dégrader les pays européens, et la France en particulier. Ce phénomène des agences est très intéressant en ce qu’il illustre aussi l’obsession du capitalisme à tout externaliser, même ses fonctions les plus vitales. En l’occurrence « les investisseurs », disons les banques et intermédiaires financiers pour faire simple, qui gèrent nos sous, les placent dans différentes catégories d’actifs (prêts aux entreprises, aux particuliers, aux Etats, placements spéculatifs, etc.) et elles n’ont plus les capacités d’évaluer les risques de ces actifs alors elles se basent sur les notes délivrées par ces trois agences. Le plus rigolo est que ces banques sont elles-mêmes notés par ces agences et, comme pour les Etats, les notes reçues déterminent le risque qu’elles encourent à se prêter les unes aux autres.

En gros chacun se refile le mistigri et la responsabilité d’évaluer les risques échoit finalement à ces trois agences. Le monde financier, et au-delà, s’est défaussé de ses responsabilités sur elles. Du coup il était facile de faire l’autruche la tête dans le sable et de continuer à prêter à des emprunteurs non solvables en perdant le plus élémentaire bon sens. Et quand la catastrophe arrive on peut dire « c’est pas moi c’est l’autre ». C’est ce qui a été dit contre les agences de notation en 2008 qui du coup sont plus sévères en 2011 et se le font aussi reprocher. Elles ne sont qu’un élément d’un système capitaliste devenu fou par le fait de décisions humaines et pas par l’opération du Saint-Esprit. La crise de la dette porte bien son nom : c’est un problème de dette, donc de prêteurs et d’emprunteurs, pas d’agences de notation. Ces dernières peuvent jeter un peu d’huile sur le feu, avec plus ou moins de mauvaise foi ou d’incompétence, mais elles n’ont pas créé le problème grec ou français et elles ne le résoudront pas. Le redressement des finances publiques sera le fait de nos gouvernements et donc des citoyens. Et l’on se rappelle le frappant exemple du récent lobbying qu’un quarteron de sénateurs impotents qui a réussi à faire reculer l’Etat qui voulaient rétablir le taux de TVA normal de 19,6% sur les billets d’entrée aux parcs

Susceptibilité turque et génocide arménien

L’assemblée nationale a voté un texte punissant pénalement les négationnistes de génocides reconnus par la loi française. Il n’y a que deux génocides reconnus en France, la Shoah et celui des arméniens. La négation du premier étant déjà punie par la loi, le présent texte concerne clairement le deuxième. Evidemment la réaction turque ne s’est pas fait attendre : rappel d’ambassadeur, accusation de génocide français durant la guerre d’Algérie, suspension de coopérations diverses, annulation de réunions bilatérales et des artifices mondains qui occupent nos diplomates. La Turquie s’en remettra et la France aussi.

Le site web de l’assemblée nationale ne donne pas les noms et couleurs politiques de la quarantaine de députés qui ont voté cette loi pour savoir qui vote quoi et qui n’a rien d’autre à faire sinon agiter le chiffon rouge devant les moustaches turcs. Sans doute le vote était anonyme ou à main levée. Dommage !

Le clan corse Tibéri

Un fiston Tiberi qui avait été nommé par décret à une fonction de responsabilité au ministère français des finances voit cette nomination annulée par le conseil d’Etat au motif que « les auteurs du décret attaqué ont commis une erreur manifeste d’appréciation en estimant que M. Tiberi présentait les aptitudes requises pour une telle nomination ».

Encore un fiston imprudent qui aurait mieux fait de vivre sa vie loin du parapluie politique offert, consciemment ou inconsciemment, par ses parents.

D’ailleurs, papa Tiberi, 76 ans, traîne toujours ses guêtres UMP à l’assemblée nationale comme député de Paris d’une circonscription qui recouvre une partie du 6ème arrondissement.

Le terme approprié pour des comportements nauséabonds

Libération narre qu’un député britannique a été filmé début décembre dans un restaurant où s’était déroulée une soirée nazie. L’AFP a visionné le film et découvert parmi les convives un député britannique assis à coté d’un homme habillé en uniforme nazi. Une photo montre le nazi d’opérette faire le salut hitlérien devant l’entrée du restaurant, avec un brassard sur lequel figure une croix gammée.

M. Burley, le député, vient de faire part sur son compte twitter « de son profond regret de ce qui s’était passé » et a reconnu que le « comportement de ses invités était clairement inapproprié », ont relayé les médias britanniques.

Avez-vous remarqué comme le mot « inapproprié » est devenu le terme politiquement correct pour qualifier les comportements scandaleux des puissants. La célèbre fellation de Clinton par Monica dans le bureau ovale de la Maison blanche était inappropriée ; le p’tit coup tiré vite fait par DSK avant d’aller déjeuner avec sa fille était inapproprié ; et maintenant la participation d’un député de la Couronne à des agapes nazillonnes est inappropriée. C’est le moins que l’on puisse dire. Il y d’autre adjectif du dictionnaire français qui semblerait beaucoup plus appropriés comme obscène, irresponsable, répugnant, salace, maladif, à-faire-enfermer-d’urgence, à-révoquer-de-toute-fonction-publique-et-élective, bref, dire la réalité.

Légiférer l’Histoire

N’ont-ils rien d’autre à faire nos parlementaires en fin d’année que de vouloir de nouveau légiférer l’Histoire ? Cette fois-ci ils s’attaquent à punir les négationnistes des génocides reconnus par la Loi française, en l’occurrence celui des juifs durant la deuxième guerre mondiale et celui des arméniens pendant la première. Le négationnisme de la shoah étant déjà pénalement condamné par la loi française, ce nouveau projet de loi est clairement dirigé contre les turcs qui le vivent plutôt mal.

Capacité de nuisance

Les personnels de sécurité des aéroports français sont en grève et exercent leur capacité de nuisance. Annulations et retards d’avion sont légions depuis quelques jours et les consommateurs/voyageurs se plaignent. Eh oui, les agents de sécurité ne sont pas contents, pour la plupart ils doivent être salariés de sous-traitants de sous-traitants de sous-traitants, payés au lance-pierre, considérés comme des inputs bien moins précieux que le kérosène remplissant les avions dont ils sont chargés de contrôler les passagers, ou des plateaux-repas qui servent à remplir lesdits passagers. Bref, les agents de sécurité se plaignent de leurs conditions de travail et le font savoir par la manière forte. C’est leur droit.

Les engagements budgétaires décrédibilisés

La dégradation des notes financières (et donc des taux d’intérêt à payer par les contribuables des pays concernés) pour les Etats européens est annoncée maintenant pour les prochains jours. Nous en parlons depuis plusieurs mois dans ces colonnes et c’est incontournable et logique. La France semble particulièrement visée et serait dégradée plus que les autres, c’est compréhensible : comment penser qu’un Etat qui a dû renoncer à rétablir un taux de TVA normal sur les places d’entrée dans les parcs d’attraction soit capable de revenir à l’équilibre budgétaire d’ici 2013 ? C’est juste impossible, Messieurs les Marchés en prennent acte. L’augmentation des taux d’intérêt sur les emprunts aura au moins un effet vertueux qui est de rendre la dette plus chère, peut-être un moyen de sevrage salvateur ?

Un ancien président de la République française condamné

L’ex-président Chirac est condamné à deux ans de prison avec sursis pour « abus de confiance », « détournement de fonds publics » et « prise illégale d’intérêt ».  Juppé-le-raide-comme-un-passe-lacet avait été condamné en 2004 à quatorze mois de prison avec sursis pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, prise illégale d’intérêt » dans la même affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Henri Emmanuelli avait été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis pour complicité de trafic d’influence.

Ces trois hommes ont manigancé des combines pour financer leurs partis politiques. Ce n’était pas par intérêt personnel mais ils ont violé la Loi. La Justice est passée, c’est bien ainsi. Force reste à la Loi, cela aura valeur d’exemple, peut-être…

Quelques procès nauséabonds restent à la une pour les prochains mois : commissions et rétro-commissions sur contrats publics d’exportation d’armes, proxénétisme dans le Pas de Calais, corruption dans le Nord et à Marseille, etc. La permanence de ces phénomènes, sous des pouvoirs de gauche comme de droite est assez consternante. La Justice a encore du travail.

Querelle de cours d’école

Des ministres français et britanniques s’invectivent par presse interposée pour savoir qui est dans la plus mauvaise situation financière. L’intérêt de la polémique est nul. Elle est finalement de peu d’importance et sera vite oubliée dès la prochaine coucherie révélée de DSK ou du résultat d’un match de rugby France-Angleterre. Elle est en revanche révélatrice de ce que ces ministres de rencontre sont finalement plutôt sous-employés. Ils sont payés par les contribuables pour bosser dans leurs bureaux sur des dossiers brûlants mais on les voit hanter les plateaux de télévision pour mener des chamailleries de cour d’école maternelle. N’ont-ils rien de mieux à faire ? Sans doute se sentent-ils plus compétents dans la querelle futile que dans la gestion des finances publiques. Manifestement ils n’ont pas le minimum de bon sens nécessaire pour assurer correctement leurs fonctions. Il faut donc les changer. Pour ce qui concerne les ministres français cela ne devrait plus tarder désormais.

Querelle de cours d’école

La Dati continue à expliquer pourquoi Fillon est parachuté candidat député de Paris 15° de façon triste alors qu’elle-même a une vraie légitimité à se présenter aux élections législatives dans cet arrondissement parisien, et de publier une lettre ouverte incendiaire dans Le Monde. L’égo de ces élus est sans borne, on est toujours surpris de le constater à quel point lors de telles envolées. On croit rêver !

Monsieur le Premier Ministre, vous avez décidé d’être candidat à Paris. Cela aurait pu être une bonne nouvelle pour les Parisiens et pour notre famille politique, s’il s’était agi de venir soutenir ceux qui, depuis plusieurs années, se battent contre une politique municipale qui pénalise les familles et les classes moyennes, qui organise une ville-musée et non une ville animée par le désir d’être inventive pour l’emploi, la recherche, les filières d’excellence, pour de meilleures conditions de transport et de vie.

Cela aurait pu être une bonne nouvelle, s’il s’était agi d’aller convaincre les Parisiens qui doutent que les choix de mise en mouvement de la société française faits par le président de la République sont les bons.

Cela aurait pu être une bonne nouvelle, s’il s’était agi de montrer aux Parisiens qu’on peut partager une expérience politique, sans pour autant rechercher le confort et la facilité. Cela aurait pu être une bonne nouvelle, s’il s’était agi de prendre des risques pour ses idées.

Mais vous n’avez pas fait ces choix, et votre arrivée n’est finalement pas une bonne nouvelle. C’est une faute, une faute triste.

Elle est le retour d’une manière de faire de la politique, celle qui soumet les règles et les usages aux pressions de l’ambition solitaire des puissants, celle des appareils politiciens ; une manière de faire de la politique qui n’a jamais favorisé la promotion des femmes et qui empêche à chaque élection l’émergence de la diversité ; une manière de faire de la politique qui ne valorise pas le travail de terrain et les élus, une manière de faire de la politique qui est le refus du contact avec la France populaire pour ne privilégier que les élites d’appareil.

C’est la manière de Cécile Duflot, secrétaire générale d’Europe Ecologie-Les Verts, qui veut prendre la place de la seule femme députée de Paris qui n’est pas une cumularde et qui est présente dans les rues du 11e arrondissement tous les jours depuis des décennies, contrairement à la plupart des élus socialistes de Paris.

En choisissant la facilité, une « circonscription sans électeurs », comme vous le dites de manière étonnante, vous allez casser ce que Nicolas Sarkozy a fait de mieux, de plus symbolique au cours de son quinquennat, montrer que la réussite de l’intégration, c’est de pouvoir convaincre notre électorat le plus traditionnel qu’il peut être représenté par quelqu’un qui n’a ni les mêmes origines sociales ni les mêmes origines culturelles.

Vos chargés de mission sur le terrain pourraient entendre ce que j’entends sur les marchés parisiens. Le courage chez Nicolas Sarkozy c’est quand « Rachida » a succédé à Edouard Frédéric-Dupont.

Cela, la gauche ne l’a fait nulle part. Cela devrait être la fierté de la droite républicaine au moment où le Front national tente de lui faire abandonner ses valeurs.

Votre choix, s’il se maintenait, serait donc pour nos valeurs celui de la régression, celui du retour aux errements qui nous ont fait perdre Paris. Du reste, je constate amèrement avec la majorité des élus parisiens de la droite et du centre que vous souhaitez, grâce à votre candidature, remettre en selle le clan qui nous à fait perdre Paris et le cœur des Parisiens et qui a ainsi favorisé la victoire de la gauche.

La politique du président de la République a été celle du courage, celle de l’impopularité nécessaire au moment où il s’agissait de faire des choix pour rénover la France. J’ai servi cette politique en menant jusqu’au bout la réforme de la carte judiciaire, en engageant une réforme profonde du code de la justice des mineurs, en défendant par mon exemple la laïcité, en allant au-devant des Parisiens avec une histoire personnelle peu habituelle dans le quartier des ministères.

Nicolas Sarkozy, et comme de nombreux enfants issus de l’immigration, je l’en remercie, a porté haut les valeurs de l’intégration républicaine. Il a montré l’exemple.

A Paris, pour un homme comme vous qui a dit longtemps vouloir s’inspirer du gaullisme social, le courage serait d’aller au-devant de la diversité parisienne, là où notre famille politique a besoin de soutien, là où Philippe Séguin avait fait le choix de se battre, là où la pratique politique de la majorité municipale est celle du cumul des mandats, du refus du renouvellement des générations, du refus de promouvoir la diversité, du refus de la République intégratrice. Là où Alain Juppé avait su battre Lionel Jospin.

Comprenez, Monsieur le Premier Ministre, quand il en est encore temps, que l’enjeu n’est pas la circonscription. L’enjeu, maintenant, c’est l’honneur de ceux que je représente, ceux qui croyant en moi ont cru en vous. Ceux pour lesquels vous avez placé un visage sur leur espoir, ceux qui ont cru à vos symboles, et qui reconnaissent aujourd’hui la légitimité de ma démarche.

Vous m’avez placée, vous-même, face à mon devoir de résistance. Vous êtes le seul à posséder la solution au problème que vous avez créé. Au nom de notre famille politique, au nom des valeurs dont vous vous réclamez, je vous le demande solennellement, refusez la facilité, car Paris et les Parisiens aiment le courage.

Maire (UMP) du 7e arrondissement de Paris et députée européenne (Article paru dans l’édition du Monde du 13/12/2011 )

Les cathos à l’assaut !

Le monde théâtreux est en émoi à la suite de manifestations d’intégristes catholiques contre des pièces de théâtre qui seraient non respectueuses envers la religion. Bon, on imagine lesdites pièces parisiano-intello-abscondes, incompréhensibles et faisant la joie des critiques dans les dîners en ville. Les cathos venus chanter Je vous salue Marie devant le Chatelet auraient mieux fait de rester chez eux s’ils voulaient servir leur cause, c’est-à-dire ne pas faire parler d’une pièce de théâtre qui n’aurait probablement pas dépassé le cadre étroit de la critique mondaine sans leur intervention. Comme souvent, la religion est arriération !

Le programme économique d’une extrémiste

Christine Boutin explique doctement ce matin à la radio comment, si elle est élue présidente de la République, elle va créer un Eurofranc pour les paiements domestiques qui cohabitera avec l’Euro avec une parité de 1 pour 1. Elle n’explique comment elle maintiendra la parité ; un miracle du Seigneur sans doute. Par pitié, renvoyez la Boutin à ses bondieuseries pour l’éloigner de l’économie !

Baxter Dury – 2011/12/10 – Paris la Maroquinerie

Baxter Dury ou la merveilleuse surprise de Noël ce soir à la Maroquinerie pour la sortie de son disque Happy Soup. Une tête d’angelot en costume-cravate-noir-chemise blanche façon mod, accompagné d’un groupe fusionnel dont Madelaine Hart en robe de Pierrot lunaire au minois aussi charmant que sa voix se place merveilleusement bien sur celle de Baxter, et l’excellent Mike Moore aux guitares qui réussit l’exploit d’allumer ses cigarettes au milieu de solos redoutables et nerveux.

Bref, une bande de sales gosses a pris le pouvoir sur une soirée parisienne et enthousiasmé l’audience avec une musique ironique et une gouaille sans égard. Faut-il rappeler que Baxter est le fils de son père Ian (et ses Blockheads), aux performances duquel le chroniqueur a applaudi en son temps dans les années new wave : Wake-up an Make Love with Me, Sex & Drug & Rock’n’Roll… La génétique fait des miracles et Baxter poursuit la lignée post-punk lancée par son paternel.

Le groupe démontre une affectueuse complicité pour délivrer une prestation jouissive. La musique est ingénue et les textes ébouriffants, il y est question de Claire, Isabel, de câlins l’après-midi, de garçons qui pleurent dans les hôtels de Brixton, le ton est désabusé mais l’atmosphère est enlevée. Baxter carbure au cognac, chante et slam avec naturel, raconte son ressenti des odeurs parisiennes alors que les techniciens rebranchent des fils. Madelaine tape à deux doigts sur ses claviers et virevolte aux facéties de son leader, les harmonies qu’elle réalise sur ses chœurs sont un régal de douceur et d’élégance, en fait, la marque des chants de ce groupe dont Madelaine est co-chanteuse ! Mike triture ses guitares et tressaute sur ses riffs. Baxter s’abandonne à ses claviers hystériques. Le show courre à perdre haleine emmené avec habilité par la morgue de son créateur et l’unité des siens.

Baxter Dury vous salue bien : She’s early for no reason ans she’s dancing at angles/ Yet another slim man’s taking chances with another girl/ She could be in her marigolds, dancing on her patio but/ She’s living it up in an other dreary disco town/ Isabel’s sleeping, Isabel’s sleeping/ I think my mate slept with you when you were in Portugal…

Warm up : Theodore, Paul & Gabriel (un trio de folkeuses françaises à suivre)

Et si l’on remisait Djack ?

Jack Lang, 72 ans, n’a pas été réinvesti sur une circonscription socialiste pour les élections législatives de mai 2012. On devrait arriver à s’en remettre et lui aussi à son âge. La capacité des vieux politicards à s’accrocher à leurs hochets est toujours stupéfiante. Le plus étonnant c’est qu’ils se croient sans doute irremplaçables et qu’il y ait autour d’eux suffisamment de lustreurs en brosses à reluire pour aller dans leur sens. Ce vieux Jack (qui se colore les cheveux) illustre cet état jusqu’à la caricature.

Dispositif anti-casquettes-à-l’envers

Dans un petit square du XIVème a été installé un dispositif anti-stationnement de jeunes-casquettes-à-l’envers qui ne peuvent plus s’assoir sur les rebords presque coupants des parterres de fleurs. Assez peu efficace à l’usage : les jeunes-casquettes-à-l’envers restent debout sous leurs casquettes-à-l’envers et continuent à parsemer le périmètre de mégots et de glaviots. Ce n’est pas méchant, juste un peu crasseux.

Les étudiants iraniens sèchent leurs études

Les étudiants islamiques en Iran nous rejouent la prise d’une ambassade à Téhéran ! Cette fois-ci ils choisissent celle du Royaume-Uni, pénètrent dans les locaux, brisent quelques ordinateurs, brûlent quelques papiers. Cette fois-ci il n’y a pas de prise d’otages. Les raisons de cette montée de tension sont les nouvelles sanctions prises contre l’Iran pour cause d’activité nucléaire.

Il doit y avoir des cours d’attaque d’ambassade dans les universités islamistes car leurs étudiants semblent particulièrement brillants et pugnaces en la matière ! Tout ceci est un peu fatiguant. On ne peut s’empêcher de penser à la réciprocité, concept si propre à la diplomatie des ambassades, et sourire en imaginant vaguement qu’une ambassade iranienne en Occident soit un jour envahie par des étudiants. Cela ne se produira sans doute pas, et c’est aussi bien.