Sujets à cliquer

Religion en Australie

Un cinglé barbu prend en otages une quinzaine de personnes dans un café à Sidney en se réclamant de l’Etat Islamique en Iraq et au Levant. Après seize heures de siège, la police donne l’assaut : trois morts dont le forcené, et deux clients, plus des blessés.

L’extrémiste religieux avait l’air plutôt gravement atteint : réfugié chiite iranien en Australie, il s’était converti au sunnisme ce qui est plutôt rare, était accusé de viol sur des femmes et du meurtre de son épouse, s’était rendu célèbre en envoyant des lettres d’injures aux parents des militaires australiens morts au combat en Iraq et en Afghanistan. Bref, même l’Iran a officiellement désavoué ce crime, c’est dire…

La communauté musulmane australienne qui a condamné l’opération s’inquiète des amalgames, elle a raison. L’Australie si loin du Moyen-Orient est attaquée elle aussi par cette folie religieuse.

Martine Aubry se teint toujours les cheveux

Manuel_Valls_2013-08Martine Aubry, maire de Lille, fait des déclarations dans la presse pour critiquer la politique du gouvernement socialiste. A l’occasion on l’a vue à la télévision et la vérité est éclatante : elle continue à se teindre le cheveux de façon toujours aussi ridicule.

Rappelons la haine politique qu’elle voue au premier ministre Manuel Valls qui nous avait valu cette exceptionnelle lettre signée par elle en 2009 en tant que cheftaine du parti socialiste où elle recommandait à l’impétrant de démissionner du parti. Il faut relire car c’est une vraie leçon de morale et de socialisme à celui qui est devenu premier ministre et essaye de moderniser la gauche française quand Aubry-qui-se-teint-les-cheveux-si-ridiculement continue à défendre ces vieilles lunes du socialisme français : cliquez ici pour la lettre et sa réponse.

Les talibans sur la route du retour

Un attentat suicide au centre culturel français de Kaboul en Afghanistan fait plusieurs morts et blessés : un gamin s’est fait exploser au milieu des spectateurs d’une pièce de théâtre sur le terrorisme. Il est éminemment sympathique de s’imaginer que le contribuable français finance des pièces de théâtre moralisatrices à Kaboul, mais n’est-ce pas un peu vain ? Et est-ce efficace ?
Dans quelques mois les talibans vont revenir au pouvoir après le départ des derniers soldats occidentaux. Ils ramèneront avec eux leurs méthodes de gouvernement d’un autre âge et leur ambition de répandre leur religion sur le reste de la planète, violemment s’il le faut. Le pays se à un avenir… religieux. L’Occident aura fait la guerre près de quinze années dans ce pays, après en avoir chassé les talibans du pouvoir en quelques semaines après l’attentat de New-York du 11 septembre 2001. Quatorze années de combats, de dépenses pour lutter contre un ennemi invisible et essayer de s’attirer les bonnes grâces d’une population résignée, et sans doute pas définitivement convaincue des bienfaits de la démocratie. Il en résulte : sans doute rien, sinon le retour de talibans que finalement peu de gens du peuple ne conteste. L’élite a en bonne partie sombré dans une corruption record financée par le contribuable occidental pour reconstruire un pays qui va de nouveau sombrer.
Il était légitime d’intervenir en 2001 pour chasser les gouvernants de ce pays qui inspiraient et abritaient les coupables. Il fut inutile d’y rester plus de six mois ce qu’hélas les armées occidentales ont fait, entretenant l’illusion de bâtir une démocratie locale et une armée populaire, pour laisser un pays en ordre à l’issue de son occupation. L’exemple de l’armée du Sud-Vietnam n’a pas suffi : après des accords de paix signés en 1973 et le retrait des troupes américaines, il faudra à peine 2 ans à l’armée du Nord-Vietnam pour obtenir la capitulation totale du Sud-Vietnam dont l’armée avait été pourtant encadrée, formée et financée par les Etats-Unis. Lorsque des gens qui croient à quelque chose se battent contre des gens qui se demandent pourquoi ils sont sur le champ de bataille, le vainqueur est en principe vite désigné
Alors les poètes du centre culturel français de Kaboul sont sans doute un peu décalés. La diplomatie de la culture sera de peu d’effet lorsque les armes vont se remettre à parler. En attendant ils se font tuer.

La Morano en peine déprime

Nadine_MoranoNadine Morano, pom-pom girl de la sarkozie, prix Nobel du Tweet politique le plus stupide, récompensée pour l’ensemble de son œuvre (https://twitter.com/nadine__morano), la Morano donc, exprime sa déception de ne pas avoir nommée à un poste de responsabilité dans la nouvelle équipe de l’UMP menée désormais par Sarkozy, le héros de Nadine.

Selon Le Figaro, elle aurait refusé un poste de secrétaire national à l’apprentissage et à la formation professionnelle au sein de l’UMP alors qu’elle visait la vice-présidence du mouvement. Elle se répand depuis dans la presse pour expliquer que Sarkozy fait une erreur en ne s’entourant pas de ses plus proches et en voulant au contraire ouvrir le jeu dans son parti désigné faux-facturier de l’année.

Fidèle parmi les fidèles, elle fait sans doute plus de mal que de bien compte tenu de ses capacités limitées. Il est des amis proches dont il faut se méfier tant leurs actions peuvent être irréfléchies et néfastes. La Morano est de cette trempe. La simple lecture de ses tweets permet de se rendre compte de l’étendue du désastre. Sarkozy a dû en convenir et s’est résolu à renoncer à récompenser cet aficionado. C’est sûrement douloureux pour lui mais la République lui en sera reconnaissante. On frémit quand on se souvient que Nadine fut ministre. On se rassure à l’idée qu’elle ne sera pas en tête de liste pour le redevenir si la droite revient au pouvoir.

Citoyens à courte vue

Une réaction de plus en plus entendue dans les dîners en ville et au Café du commerce : les taux d’intérêt de la dette publique française sont si bas qu’il ne faut pas se priver de s’endetter. Dans ces conditions ces citoyens à courte vue se demandent si la dette publique est un véritable problème et s’il est vraiment nécessaire de réduire les déficits de la République. Ce type de raisonnement est largement soutenu par les Mélanchon, Montebourg et autres ayatollahs de la dépense.

Il est certes agréable de s’entendre dire que l’on peut continuer à dépenser sans limite, mais il est étonnant que ce discours reniant les basiques de l’économie rencontre un tel écho auprès de citoyens qui appliquent ces mêmes basiques à la gestion de leur budget personnel.

La note de la dette française a été de nouveau dégradée aujourd’hui par l’agence de notation Fitch. Elle l’avait déjà été par d’autres agences ces derniers mois, sans effet significatif sur les taux d’intérêt. On ne sait si ce nouveau bonnet d’âne entraînera une augmentation des taux, mais de toute façon, il va bien arriver un jour où les prêteurs exigeront plus de rémunération de leurs prêts à la France. Ce semble être, hélas, le seul moyen pour que la République comprenne son surendettement est un poids pour l’avenir et non une gloire.

Les corporatistes dans la rue

Notaires-propagande_201409Notaires-propagande_201411La corporation protégée des notaires continue à inonder la presse de placards publicitaires pour justifier leur revendication de ne pas toucher à leur profession. Il convient de la pas avoir de réponse a priori sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire avec les professions protégées : notaires, pharmaciens ou autres. Par contre expliquer par presse interposée qu’il faut surtout ne rien changer n’est pas un comportement positif ni opérationnel. Cela ne fait qu’attiser les discussions de Café du commerce de Mme. Michu.

Des gens intelligents et bien éduqués (comme les notaires) doivent pouvoir se réunir autour d’une table avec les représentant de l’Etat et des consommateurs pour voir s’il y besoin, ou pas, de faire évoluer le statut d’une profession. C’est ce qu’on appelle un comportement démocratique. Mais c’est surtout une méthode efficace.

L’économie libérale chère à Guillaume Roquette sera sans doute pour le démantèlement des protections dont bénéficient ces professions. Il faut surtout ne pas avoir de position idéologique sur le sujet mais juste l’espérance que les responsables en charge de ces dossiers mesurent le pour, le contre, ainsi que les coûts pour le contribuable, et ensuite décident. C’est ce qu’on appelle un comportement responsable. Nous faisons ça en entreprise tous les matins en arrivant au bureau… Ce n’est pas si compliqué.

Hélas, c’est rarement la méthode employée dans notre République par ses citoyens !

Citoyens ! Réjouissons-nous !

Philharmonie-projetLe monde de la culture est déjà à feu et à sang pour la nouvelle salle philharmonique de musique classique construite à la Porte de Pantin sur financement du contribuable, et pas même encore inaugurée.

L’Etat qui en est propriétaire de même que la salle Pleyel veut administrer cette nouvelle offre culturelle en concentrant la musique classique sur ce nouveau site et en réservant la salle Pleyel à d’autres genres musicaux. Et déjà le monde de la culture et Mme. Michu pétitionnent et contestent en chœur cette nouvelle organisation qui n’a pas encore vu le jour. Un adjoint à la culture de la mairie de Paris 17ème lance une pétition sur un site spécialisé en coups de gueule franchouillards :

À l’attention : de la Ministre de la Culture et de la Communication et du Directeur Général de la Cité de la Musique

Madame la Ministre, Monsieur le Directeur,

La Salle Pleyel fermera temporairement fin 2014 et son exploitation sera concédée à un prestataire dont le cahier des charges sera exclusivement centré sur les spectacles de musique (rock, pop, chanson…) et de divertissement.

Nous nous opposons à cette fin programmée de la musique classique à la Salle Pleyel, lieu mythique chargé d’histoire.

L’argument invoqué par les responsables de la Philarmonie [avec une belle fôte d’orthographe, NDLR], d’une éventuelle concurrence entre les deux salles, ne nous paraît pas suffisant pour décider arbitrairement d’une réduction drastique de la présence de la musique classique symphonique dans le centre de Paris.

De même que Bastille n’a jamais vidé Garnier, une complémentarité peut certainement être trouvée entre la Philarmonie et Pleyel, permettant à cette dernière de conserver tout ou partie de sa vocation classique.

Nous faisons donc appel à votre pragmatisme pour que le bon sens l’emporte et permette à la Salle Pleyel de continuer à accueillir des concerts de musique classique.

Les musiciens se sont plaints des années durant de l’absence de salle de musique classique digne de ce nom à Paris. Leurs vœux ont été exaucés aux frais du contribuable puisque bien entendu le secteur privé n’a pas semblé intéressé par un tel investissement. La salle existe désormais et doit être inaugurée dans les prochaines semaines. Croyez-vous que lesdits musiciens se réjouissent, remercient le contribuable de ses efforts et l’Etat d’avoir mené à bien ce chantier ? Que nenni, les quémandeurs sont déjà à leurs pétitions…

En l’occurrence l’Etat se propose d’administrer l’offre musicale parisienne plutôt que de laisser jouer la libre concurrence. Pourquoi pas en attendant de consolider la demande ? Une autre solution est effectivement de laisser agir les forces du marché (chères à Guillaume Roquette du FigMag) pour désigner le vainqueur et pleurer sur la défaite du vaincu. La logique libérale voudrait alors que l’on laisse fermer la salle qui ne drainerait pas assez de spectateurs. Dans une telle hypothèse on peut compter sur une nouvelle pétition des quémandeurs pour exiger que le contribuable paye les déficits de la salle moribonde plutôt que de la laisser mourir.

Nous sommes en France et nous connaissons cette tendance tenace à consacrer son énergie à la contestation de tout et son contraire plutôt qu’à avancer, mais celle-ci est parfois un peu déconcertante et peu productive. Laissons démarrer les choses doucement, les gestionnaires de cette offre culturelle nouvelle s’adapteront aux réalités de ce marché aux contours encore incertains au fur et à mesure de leur apparition. Et qui sait il y aura peut-être assez de spectateurs et de fonds publics pour faire vivre ces deux salles en plus de l’auditorium de Radio-France, du théâtre des Champs-Elysées, les salles Gaveau, du Chatelet et des deux opéras de la capitale.

Citoyens ! Réjouissons-nous ! Merci aux contribuables d’avoir financé cette belle salle et d’être déjà engagés à en payer une partie du fonctionnement pour les années à venir. Merci aux maîtres d’œuvre et d’ouvrage d’avoir mené ce chantier. Merci aux artistes qui s’y produiront et aux spectateurs qui s’y rendront. Sourions, laissons-nous aller, cette nouvelle salle ce n’est que du plaisir et enfin une bonne nouvelle. Les pisse-froid ne nous feront pas perdre notre bel enthousiasme, les râleurs ne gagneront pas face aux gens heureux, Guillaume Roquette du FigMag n’appliquera pas ses théories libérales à l’exception culturelle française !

Accessoirement, l’exposition David Bowie is… y est programmée à partir du 3 mars.

 

Le pape fait la morale aux parlementaires européens

Ce bon François 1er déboule en aube au parlement européen et fait la morale à des députés qui en sont ravis et louent les qualités du grand homme. Bien sûr François 1er parle de Dieu et du Ciel, mais aussi de la terre où les hommes perdent le sens du bien général, il pleure sur la solidarité, l’individualisme qui ronge la société, etc.

C’est doux à entendre, sympathique à partager, personne ne peut fondamentalement s’opposer à un tel discours. Il faut dire ces paroles et mais il est peu probable que la solidarité revienne sur Terre sans l’aide de l’action publique. Les députés européens doivent le savoir eux qui votent la Loi. Alors ils se donnent bonne conscience en applaudissant un homme de principe, un peu comme ils vont à confesse pour se remettre à pécher… La Morano a évidemment facebooké sur le sujet avec son style inimitable fait de vide et de clinquant :

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Ce qui ne manque pas de sel c’est que les plus libéraux, en faveur d’un individualisme forcené et contre toute intervention de l’Etat, sont parfois ceux qui s’affichent les plus croyants (Tea Party aux Etats-Unis ou Guillaume Roquette du FigMag en France).

Supporters mal élevés

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Rigolo : Sarkozy en campagne pour la présidence de la République en passant par une étape de d’élection à la présidence de l’UMP tient un meeting à Bordeaux où il invite Juppé, maire de cette ville, et lui aussi candidat à la présidence de la République. Les militants venus soutenir Sarkozy sifflent bruyamment leur opposition audit Juppé lorsque celui-ci évoque son projet d’alliance de l’UMP avec le centre.

La presse se gausse de l’incident car Sarkozy alors assis dans un fauteuil n’a rien fait pour calmer ce mouvement d’humeur. L’attaqué réagit avec philosophie sur son blog : 

Les campagnes électorales finissent toujours dans l’effervescence et l’énervement. On l’a vu samedi après-midi à Bordeaux. Il n’y a pas de quoi en faire tout un plat. Pour ma part, j’ai vu pire. Restons sereins.

tout en redemandant des éclaircissements sur le ligne politique que suivra le futur nouveau président de l’UMP !

Il en ressort que les militants qui assistent à ce genre de meetings sont des gens qui… militent, plutôt mal élevés et moutonniers, mais engagés pour une politique à laquelle ils croient. Il en faut pour faire vivre la démocratie. Alors un petit bonhomme de la droite dure a fait chahuter un vieux bonhomme de la droite molle, par des supporters qui n’aiment pas ce dernier. C’est un peu la même chose quand l’Olympique de Marseille rentre sur le Parc des Princes face au Paris Saint-Germain…

Pour ceux qui en doutaient, il se confirme que ces deux produits politiques n’ont pas la même cible commerciale, et d’ailleurs pas la même politique. Le plus roublard devrait l’emporter en 2017.

Le fouteballe et le marché

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Des dirigeants de clubs de fouteballe, ex et actuels, sont placés en garde à vue pour des histoires de transferts de joueurs qui impliqueraient le grand-banditisme corso-marseillais. Il s’agit de ventes de joueurs d’un club à l’autre via des contrats atteignant parfois plusieurs dizaines de millions d’euros et faisant intervenir des intermédiaires douteux et sans doute peu utiles.

Bien sûr, la démesure de ce marché aux bestiaux attisent les envies, attirent les véreux et fait disjoncter les neurones des gens les plus équilibrés. A partir du moment où la valeur d’un bien, humain ou pas, dépasse l’entendement et n’a plus de rapport avec la réalité et le simple bon sens, c’est le début des dérives de tous ordres. Que ce soient la folie spéculative des marchés financiers ou l’attribution de valeur démesurée à des pousseurs de baballes décérébrés, le cataclysme est au bout de la route : les crises financières mondiales régulières, les fraudes massives existant dans ces sports où le fric a pris le pas sur l‘intelligence.

N’en déplaise à Guillaume Roquette (patron du FigMag), le marché n’est pas toujours un bon juge de paix, il est parfois nécessaire de l’encadrer par de la réglementation, sauf à accepter d’être régulièrement confrontés à ces faillites morales et financières. La fraude mafieuse mise à jour en ce moment dans le fouteballe ne fait que confirmer ce fait.

Religion : la victoire des extrémistes

Encore des égorgements d’otages par des fanatique religieux au Moyen-Orient, encore des images de terreur diffusées par l’Orient vers l’Occident sous couvert de mission divine, mais cette fois-ci les égorgeurs passent à visage découvert sur YouTube et on y identifie des citoyens français, en l’occurrence un gamin normand, et bien normand, qui découpe en deux, au couteau, un otage syrien !

Les religieux qui cherchent à prendre le pouvoir en Iraq et en Syrie, voire ailleurs, n’ont pas encore gagné militairement mais ils ont sans doute emporté une victoire sur les âmes des mécréants occidentaux qu’ils veulent abattre. Ils ont réussi à convaincre des citoyens, français et britanniques notamment, d’abandonner le confort de leur vie occidentale pour venir combattre pour Dieu en égorgeant ses soi-disant ennemis. Une telle conversion est juste incompréhensible pour les gens normalement constitués. Elle est le fait de la religion qui seule peut défaire à ce point la raison.

La justice internationale va se saisir de ces crimes et poursuivre les coupables qui clament ne rêver que du martyr, ce qui rend un peu limitée l’effet de la menace de sanctions humaines. Ben Laden disait : « nous aimons la mort comme vous aimez la vie ! » Le combat contre ces religieux avec des moyens démocratiques va être compliqué.

« On va dire » : stop aux tics verbaux compulsifs

L’envahissement du tic verbal compulsif consistant à commencer toutes ses phrases par « on va dire… » atteint des proportions alarmantes, non seulement les plateaux télévisés, les interviews de fouteballeurs, mais aussi les élus, Mme. Michu chez le boucher, etc. etc. Une population de 65 millions de français atteinte par le syndrome de la répétition d’une mode verbale sans queue ni tête.

Il faut stopper la viralité de ce trouble compulsif et arrêter de le répéter comme un réflexe ! En lutte contre le « on va dire… ».

Nabilla ou l’effondrement intellectuel d’une population

NabillaNabilla, bombasse à gros seins, ex-vedette de télé-réalité, est mise en examen et emprisonnée, soupçonnée d’avoir poignardé son compagnon qui est blessé. Ce fait divers remet en haut de l’affiche ce personnage tellement symbolique de l’effondrement intellectuel de la société d’aujourd’hui.

La miss est devenue célèbre dans une émission dite de télé-réalité où en fait de réalité des chaînes de télévision avides laissent s’affronter la bêtise humaine devant des spectateurs hélas captivés. Elle utilisa ensuite cette célébrité pour lancer une marque de lingerie féminine où s’afficher sur des calendriers pour camionneurs et dans la presse de caniveau pour salon de coiffure.

Nabilla c’est le fruit d’une société abrutie depuis plusieurs générations par les matchs de fouteballe et les journaux télévisés de TF1, une société où l’on préfère Zemmour à Zola, où quand on demande à un gamin à quoi sert la Marseillaise il répond : « c’est utile pour être fouteballeur », où un ministre confond Voltaire avec Zadig et Voltaire, où la maîtresse d’un président de la République à peine virée de la chambre conjugale publie un livre vengeur, etc…

Une société où les messages tweets en 140 signes ont pris le pas sur la pensée ne peut guère espérer ériger de grands intellectuels comme modèles pour ses enfants. Nabilla est une pauvre gamine à qui la gloire éphémère dans la presse pipole est montée dans une tête un peu vide et qui s’est transformée en criminelle. C’est regrettable, surtout pour son compagnon poignardé, c’est affligeant pour l’évolution du genre humain.

Nabilla relève de la psychiatrie, elle sera soignée d’une façon ou d’une autre. Le relèvement de notre civilisation risque d’être plus long et difficile.

Les forbans délateurs

L’un des grands questionnements qui anime la bulle parisiano-médiatique de salon est de savoir si la guerre des boutons entre Fillion-costume-étriqué et Jouyet-le-délateur-de-l’Elysée relève ou pas de l’affaire d’Etat. Voilà une vraie interrogation ! Et d’abord qu’est-ce qu’une affaire d’Etat versus une affaire qui n’est pas d’Etat ?

C’est la même différence qui existe dans le protocole diplomatique entre une visite d’Etat et une simple visite de président. Dans la visite d’Etat la puissance recevant déplie le tapis rouge et épais jusqu’à la passerelle de l’avion de l’invité et la fanfare claque l’hymne national lorsque le noble hôte met le pied sur le sol de France. A table le soir le visiteur « d’Etat » est reçu avec l’argenterie de luxe : 4 verres cristal, 4 fourchettes et 3 couteaux. Le modèle pas d’Etat est plus modeste, pas de tapis à l’aéroport ni de revue militaire, dîner avec moins de couverts bien que sous les ors de la République.

Dans l’affaire qui nous occupe il semble qu’il s’agisse d’une super affaire d’Etat. Quelle que soit, la vraie vérité est une des deux hypothèses :

  • Soit, Fillon, ancien premier ministre (de droite), demande à la présidence de la République (de gauche) d’intervenir dans un processus judiciaire pour casser les reins d’un de ses concurrents lui-même ancien président de la République (de droite),
  • Soit, si cette première hypothèse n’est pas la bonne, le secrétaire général de la présidence de la République monte une histoire abracadabrantesque et la diffuse dans la presse pour nuire à l’opposition.

Dans un cas comme dans l’autre la perversion de ces gens dépasse l’entendement !

A ce jour on ne sait toujours pas qui des deux a réglé l’addition chez Le Doyen, car ces gens-là font le mal, certes, mais au moins le pratiquent-ils dans un restaurant de luxe.

Le calife et son califat

Des djihadistes irakiens en révolte contre le pouvoir irakien proclament le califat et s’érigent en Etat islamique avec pour objectif d’abattre les frontières impies bien au-delà des simples territoires iraquiens déjà reconquis. Bref, on n’a pas fini d’entendre parler de ces nouveaux illuminés qui s’illustrent déjà par leur cruauté vis-à-vis de leurs prisonniers. Et le calfat a un calife : le sieur Al-Bagdhdadi.

Religion

Le pape et ses cardinaux décident finalement de ne pas tourner leur aube et de continuer à refuser la communion aux divorcés, aux homosexuels et quelques autres corporations. Les spécialistes en vaticanoligie ont poussé dehors les consultants en guerre asymétrique pour quelques jours, le temps d’expliquer que le pape François 1er était un pape progressiste qui n’avait simplement pas été suivi par ses cardinaux, spécialement ceux des pays émergents (que l’on appelait anciennement pays du tiers monde) qui ne veulent définitivement pas donner la communion aux homosexuels. C’est ainsi ! Les vaticanologues précisent toutefois que le Vatican n’étant pas une démocratie, François 1er pouvait néanmoins décider seul de donner cette communion contre l’avis de son synode.
En termes de marché, il aurait tort, car sa clientèle cible se trouve justement dans ces pays émergents à la natalité débordante et la religiosité aussi aigüe que celle des occidentaux pour leurs aïe-fones. Ce segment de marché est l’avenir de la religion catholique alors pourquoi aller contre les convictions des consommateurs qui y résident ?
François 1er c’est sûr va y réfléchir avant de prendre une décision qui risque de nuire à la croissance de son activité.

Affligeant…

Nicolas_SarkozyRigolo : alors que Madame Chirac annonce son soutien à Sarkozy pour les futures élections présidentielles, le reste de la famille c’est-à-dire Jacques et sa fille affichent leur soutien à Juppé.
Bernadette et Jacques sont âgés et fatigués. Il conviendrait qu’ils se taisent désormais et se consacrent à leur retraite et leurs petits-enfants. Ils ont fait leur temps et leur devoir. Ils ne sont plus utiles ni à la France, ni à Sarkozy ou Juppé d’ailleurs !

Le FigMag et la famille

Poussé au crime par son environnement, le chroniqueur éploré mais curieux a acheté le Figaro ce week-end dernier. Contre 4,80 EUR il reçut 5 kg de papier dont :

  • Le quotidien papier
  • Le Figaro TV
  • Le Figaro Madame
  • Un encart publicitaire Galeries Lafayette double-format
  • Le Figaro Magazine

Sans parler d’innombrables encarts petit modèle qui tombe des journaux comme les feuilles des marronniers parisiens en automne. La majorité des centaines de pages de ces 5 kg de papier est d’ailleurs dédiée à la publicité.

Dans son éditorial, le patron du Figaro Magazine, Guillaume Roquette expose sa théorie sur la politique anti-famille de la majorité actuelle, avec la subtilité propre au style de cet organe de presse. L’attaque est frontale contre l’annonce de la baisse des prestations sociales en faveur des familles, et plus exactement les mesures financières en faveur de la natalité qui consistent à faire subventionner les citoyens-parents par les citoyens-contribuables, les deux catégories ne se recouvrant pas forcément. Le projet prévoit la réduction de la prime versée pour le deuxième enfant et les suivants de 923,08 à 308,00 EUR. Elle resterait à 923,08 EUR pour le premier marmot. S’ajouteraient quelques mesures d’économie comme le décalage de 14 à 16 ans de la majoration des allocations familiales, la réduction de l’aide à la garde d’enfants à domicile, et autres. Il s’agit du projet de loi sur le financement de la sécurité sociale, il n’est pas encore voté par le parlement. Continuer la lecture de « Le FigMag et la famille »

Le FigMag et l’euro

Le même FigMag publie une interview de Philippe Villin, ex-patron du Figaro et intitulé « Mme. Merkel, sortez de l’euro ! ». Passons sur les habituels jugements à l’emporte-pièce sur le parfait ratage de la politique économique, sur la fonction publique qui ruine le pays, tout ça n’est pas faux mais manque tellement de mesure que c’en est inutile.

Venons-en au fond de l’analyse qui estime que nous ne pouvons pas vivre avec l’euro rhénan qui a succédé au franc fort et joue le rôle d’aspirateur de richesses au profit de nos voisins de l’Est [l’Allemagne, autant être clair NDLR]. Villin constate que la France n’arrive pas à maîtriser ses dépenses publiques ce qu’elle ne peut plus cacher sous le tapis en dévaluant sa monnaie nationale. Citant l’exemple de l’industrie automobile, il insiste sur l’incompétence industrielle française qui n’a pas su prendre le virage de la qualité et n’arrive plus à exporter ses gammes moyennes alors que, du fait de l’euro fort, les consommateurs français peuvent acheter de la deutsche qualitat… Continuer la lecture de « Le FigMag et l’euro »

Combats de papys pour les honneurs du Sénat

 

Larcher (65 ans), UMP filloniste, a battu Raffarin (66 ans), UMP sarkozyste, pour la présidence du sénat dont la majorité a basculé à droite dimanche dernier. Tout ceci n’a guère d’importance et relève du blanc bonnet-bonnet blanc, mais démontre hélas une fois de plus l’immobilisme franchouillard. Ces deux garçons, qui ont maintenant atteint l’âge de la retraite, se sont déjà battus pour la même cause il y sept ans. Avides d’honneur (il n’y a pas de réels pouvoirs au sénat) ils s’imaginent personnages providentiels à la tête de cette institution vieillissante et arc-boutée sur ses privilèges, plus souvent source de conservatisme que d’innovation.

Larcher a déjà été président du sénat quelques années et il n’a pas démérité semble-t-il. Depuis il a beaucoup grossi et il n’est sûr qu’il ne faille pas changer le fauteuil de président pour l’accueillir. Une dépense supplémentaire que l’on aurait pu éviter si cette génération de préretraités acceptait de passer la main à la suivante. Cela devient urgent !

Larher-Raffarin au Sénat, Juppé-Sarkozy pour l’Elysée, on ne peut pas vraiment dire que la République se renouvelle. On a les dirigeants que l’on mérite.