Sujets à cliquer

In extrémis

Deux gamins de 15 ans envolés pour rejoindre les combats en Syrie sont rattrapés par leurs parents en Turquie et ramenés en France où ils sont mis en examen par un juge. Un de leurs avocats explique que ce voyage était à but humanitaire et que les gamins partaient là-bas pour aider, pas pour se battre.

C’est possible mais, dans le contexte actuel, un juge peut raisonnablement envisager que ces lascars soient partis vers la Syrie pour participer au jihad. On ne peut pas complètement l’exclure. Cela s’est déjà été fait avant ce cas et se fera encore après. La justice passera.

Que d’argent perdu pour des jeux olympiques

Des jeux olympiques d’hiver organisés en Russie, devant démarrer dans quelques jours, auraient fait exploser le compteur des coûts de préparation : on parle de 50 milliards de dollars dont un tiers parti en coulages divers et variés. Il est vrai qu’il s’agissait de transformer une station balnéaire du bord de la Mer Noire en station de ski, ce qui a nécessité quelques investissements… Les montagnes du Caucase toutes proches sont arrosées de neige artificielle depuis des semaines pour leur donner un semblant d’allure alpine et permettre aux skieurs de glisser sur autre chose que des cailloux.

50 milliards de dollars, ou même si c’était seulement 40, cela représente beaucoup, voire beaucoup-beaucoup, d’argent pour une simple compétition de sport où des musculeux vont s’agiter sous leurs bannières nationales, déclenchant les habituels relents nationalistes de supporters aigris et de politicards à la recherche de. Les dispositifs de sécurité sont impressionnants : missiles, drones, forces de sécurité et tout le tra-la-la habituel digne d’un sommet de chefs d’Etats.

Tout ceci laisse un peu pantois devant une telle débauche de moyens pour… du sport. Mais ainsi va le monde d’aujourd’hui.

La colère gronde

Hier dimanche se sont retrouvés dans les rues de Paris et d’ailleurs, des manifestants sous l’emblème Jour de colère, une coalition hétéroclite de tout ce que la France compte d’oppositions sur des thèmes aussi variés que le mariage homosexuel, les impôts, l’éducation, etc. Leur manifeste s’affiche sur un site web Jour de colère, extrait :

Jour de Colère est l’expression d’une prise de conscience de la société civile face à une action gouvernementale délétère qui nous mène droit vers l’abîme.
 Alors que la France sombre dans un chômage de masse, qu’elle perd un peu chaque jour plus sa souveraineté, que le désespoir de nos concitoyens augmente, que les familles sont détruites et que les valeurs historiques sont bafouées, notre devoir de citoyen éclairé nous impose à travers un sursaut salvateur de réagir face à un Président qui martèle qu’il ne déviera pas d’un pouce la route prise.
 Nous demanderons un changement radical en nous appuyant sur la « coagulation » de toutes les colères !
 Nous cristalliserons l’ensemble de ces déceptions, de ces peurs, de ces frustrations en un jour de colère, Dies Irae contemporain, qui devra sonner le glas définitif de cette politique héritée des précédentes.
 Jusqu’ici, le gouvernement table sur la segmentation des contestations pour mieux les isoler et les mépriser. Il est temps d’unir nos forces autour des points communs qui nous rassemblent.
 Nous avons tous au moins une raison d’être en colère contre ce gouvernement qui :
 • N’écoute pas le peuple
 • Matraque les contribuables
 • Affame nos paysans
 • Enterre notre armée
 • Libère les délinquants
 • Déboussole nos enfants
 • Pervertit notre système scolaire
 • Réduit nos libertés
 • Assassine notre identité
 • Détruit nos familles

bref, tout ce que la France compte d’insatisfaits et de râleurs, agrégé par des malins surfant avec talent sur ces frustrations, reprises en cœur sur les bancs du parlement par nombre d’élus populistes dont le fonds de commerce est assis sur la beaufitude et la désinformation. On y trouve des intégristes qui rétabliraient l’Algérie française derrière un crucifix, mais aussi nos voisins de paliers, honnêtes et sympathiques, mais un peu crédules, se demandant tout de même s’il n’y aurait pas derrière tous ces sujets sociétaux un vaste complot pour tuer l’idée de famille patiemment construite par des générations de bons citoyens.

C’est de bonne guerre, et c’est aussi le jeu de la démocratie. Ce que font ces gens n‘est pas illégal. Beaucoup d’entre eux n’ont toujours pas admis que l’institution du mariage ait été ouverte aux homosexuels. De la même façon que l’Espagne conservatrice est en train de très sérieusement limiter le droit à l’avortement, ces opposants français lorsqu’ils auront rétabli une majorité de droite au pouvoir chercheront à défaire le mariage homosexuel, voire également le droit à l’avortement ou la parité en politique. Les idées s’opposeront et la loi décidera, espérons simplement que le débat s’élèvera un petit peu au-dessus du niveau de Café de commerce qu’il a déjà du mal à atteindre aujourd’hui…

Dieudonné remue la fange

L’affaire Dieudonné continue à décliner ses abysses de bêtise. Le plus intriguant dans ce psychodrame c’est l’accumulation de frustration et de rejet que concentrent des personnages comme le Dieudonné, ou son ami Anelka, un footeux guadeloupéen surpayé qui a fait le signe de la quenelle à l’occasion d’un but marqué en expliquant qu’il n’était pas antisémite mais antisystème… L’un et l’autre portent la barbe façon taliban, l’un et l’autre font un doux mélange entre le colonialisme, la traite des noirs, l’islam (Anelka s’est converti à la religion musulmane), le capitalisme, la négritude et la judéité, et bien d’autres…

Des idéologies mal comprises dans des cerveaux aux capacités limitées, dont l’imaginaire véhicule un rejet des blancs pour tout ce que leurs ancêtres ont commis contre les peuples africains, tout en ne rêvant que d’une chose c’est de singer ces blancs dans ce qu’ils ont de plus détestable. C’est un amour-haine qu’ils n’ont jamais réussi à résoudre et qui donne à son paroxysme les résultats que l’on voit : Anelka se disant « antisystème » (il faut quand même le faire pour un fouteballeur surpayé !) ou Dieudonné surfant sur la vague antisémite, qui n’est jamais très loin dans la vieille Europe, pour tenter de défendre la cause noire. C’est la grande lessive des sentiments dans le tambour de la confusion de plusieurs générations dévastées par la télé-réalité, les journaux gratuits et de port de la capuche qui, en pesant de façon continue sur le cortex, réduit sur le long terme les capacités réflexives (il est à noter que la-casquette-à-l’envers sous la capuche accentue encore la pression sur l’occiput et les troubles cognitifs). Tout s’enchevêtre dans ces esprits mal tournés ou mal formés.

C’est un drame de l’ignorance plus que du racisme ; des comportements qui relèvent de la psychothérapie. Le problème c’est qu’il faudrait appliquer cette thérapie à tout un peuple. Les cas de Dieudonné ou Anelka sont irrécupérables et il faut les traiter en justice s’ils contreviennent à la loi, mais pour les spectateurs qui se pressent aux spectacles du premier et sans être un incorrigible humaniste, on peut penser que toujours plus d’éducation et de pédagogie doivent pouvoir améliorer la situation, mais il faut trouver le bon réglage entre reconnaissance du passé et gestion du présent, enseignement de la shoah versus la traite négrière, colonialisme en Afrique, du et au Moyen-Orient, du et en Asie. Ce n’est pas facile, et à défaut le populo est victime de tous les populismes diffusés par Dieudonné et ses clones.

Commerce d’otages au Nigeria

Un curé français retenu en otage au Nigeria, sans doute par la secte des Boko Haram, qui prône l’application de la charia dans tout le pays mais ne néglige pas de remplir ses caisses en se livrant au commerce (ou au massacre) des otages, a été libéré le 1er janvier.

Alors que la presse l’interroge sur sa détention qui ne s’est pas trop mal passé comparée à d’autres, il explique que « ces gens n’ont de compassion pour personne, ils travaillent pour eux ». Heureusement que c’est un prêtre qui le dit, d’autant plus que le garçon a l’air d’avoir le cœur sur la main et semble épris de bonté catholique à l’égard de son prochain.

Il est bon de dire quelques vérités sur ce sujet. Il serait également opportun que nos Etats disent la réalité en ce qui concerne le paiement des rançons car ne nous y trompons pas, il y a certainement de l’argent qui est versé à ces despérados qui n’ont de compassion pour personne ! Les dirigeants français jouent sur les mots et affirment que la France ne paye pas de rançon. Certes, l’Etat n’a sans doute pas signé un chèque prélevé sur le Trésor Public, mais les entreprises, comme Areva pour les ex-otages du Niger, voire certains Etats « amis », comme le Qatar pour les infirmières bulgares de Lybie, ou le Cameroun dans le cas de notre bon curé, ont versé de l’argent. Comment imaginer autrement que les otages fussent libérés. Si les ravisseurs n’ont pas été payés avec de l’argent ils l’ont été avec des armes ou toutes autres marchandises susceptibles de satisfaire leur rapacité.

Pourquoi ne pas le dire que ces gens font du commerce d’humains ? Ce serait les faire apparaître tels qu’ils sont : des businessmen bien éloignés de toute considération religieuse ou morale. Qui sait, peut-être certains de leurs fans trouveraient à y redire ? La raison officielle pour justifier ce silence coupable est de ne pas favoriser ce business en affichant que la France paye pour récupérer ses otages. Restons sérieux, les gens impliqués dans ce trafic savent bien qui paye et qui ne paye pas, alors quitte à payer, faisons le savoir : combien, à qui, par quels canaux ! Soyons transparents autant que ces despérados sont manipulateurs.

Bonne quenelle !


Dieudonné fait le buzz de cette fin d’année : outré par ses errements antisémites, l’Etat voudrait faire interdire ses spectacles mais ce n’est pas si facile dans un pays où la liberté d’expression est protégée par la Loi. C’est un peu comme les flagrants délits des délinquants, il faut attendre qu’ils aient le pistolet sur la tempe du bijoutier pour pouvoir les arrêter, et si la police arrive trop tard, c’est tant pis pour le bijoutier.

Pour Dieudonné il faut attendre qu’il ait formellement promis Patrick Cohen aux chambres à gaz pour pouvoir le condamner. Et comme il est plutôt malin le bougre il fait le plus souvent attention à ce qu’il dit. Parfois toutefois il dérape et il se fait condamner mais on apprend par le ministère de la justice qu’il ne paye jamais les amendes auxquelles il est condamné et a organisé son insolvabilité en mettant ses biens et revenus aux noms de sa femme et de sociétés écrans, et il demande à ses fans de lui prêter de l’argent. Là-encore dans le genre antisystème on a fait plus sincère.

Souvenons-nous qu’Al Capone est tombé pour fraude fiscale et comme il commence à sérieusement énerver le lascar, la justice a ouvert une enquête pour organisation d’insolvabilité illégale… Grandeur et décadence de la démocratie, à suivre !

Courbes et contortions de l’économie française

C’est la fin de l’année et les chaines de télévision d’information en continu nous servent les incontournables replay qui leur permettent de meubler leur manque d’analyse et d’inspiration. Evidemment les engagements du président Hollande d’inverser la courbe du chômage sont repassées jusqu’à la nausée et chacun de lui tomber dessus : la droite, la gauche, les syndicats, le patronat, la presse et ma concierge mettent en valeur le fait que cet engagement n’a pas été formellement respecté et ont l’air de s’en réjouir.

Il faut dire que le gouvernement s’emmêle dans des contorsions sémantiques pour expliquer que la courbe n’est pas vraiment inversée mais qu’on est en voie de le faire. Pas bien sûr que ces explications oiseuses portent auprès des électeurs. En tout cas les journaux satiriques adorent.

Un certain nombre d’économistes admettent, parfois du bout des lèvres, que la situation est un peu meilleure en décembre qu’en janvier et que les accords conclus entre les partenaires sociaux (crédit d’impôt pour la compétitivité des entreprises, formation professionnelle, flexi-sécurité) pourraient avoir des effets positifs sur l’économie à terme, mais la presse préfère attiser la beaufitude de Mme. Michu en lui demandant si elle est pour ou contre la hausse des impôts…

La presse pourrait aussi bien se pencher sur l’opportunité de renoncer à la niche fiscale dont bénéficient encore les journalistes, ou les subventions que les contribuables versent chaque année pour soutenir les journaux… pour montrer le cap à suivre pour la réduction de la dépense publique qu’ils appellent de leurs vœux avec une touchante unanimité sur les plateaux télévisés.

Le duo gagnant : Dieudonné-Anelka

Dieudonné et Anelka, un crétin soutenu par un abruti : le premier, humoriste, repris de justice, se rend intéressant en diffusant des allusions antisémites marquées à tout bout de champ et en ayant inventé une espèce de signe baptisé « la quenelle » consistant à tendre le bras vers le bas, plutôt que vers le haut comme le faisaient les nazis. Il a fédéré un public fidèle qui se retrouve sur son nom pour des motifs plus ou moins nauséabonds. Le second, fouteballeur grossier, célèbre pour ses injures publiques avec notamment son inoubliable, et à ce jour inégalé : « va-te-faire enculer sale fils de pute », asséné à son chef de bande un jour de défaite, fait des « quenelles » sur les terrains de jeux où il court après ses baballes. Un drame de l’ignorance, un sommet de la bêtise humaine !

La défaite des mots

Connaissez-vous Windows 8, le dernier système d’exploitation de Microsoft ? Non, eh bien ce nouveau concept mérite le détour. C’est un logiciel pour analphabète : tout est tactile et la notion de clavier avec des touches où figurent des lettres sur lesquelles appuyer pour composer des mots, voire même des phrases, ce concept donc de création littéraire passe progressivement aux oubliettes. Essayez de composer une phrase sur un clavier tactile et vous comprendrez rapidement pourquoi Tweeter limite ses messages à 140 signes et Nadine Morano à 10 signes en 3 mots maximum…

C’est le glissement progressif de l’écrit vers le charabia, Microsoft poursuit le mouvement déjà lourdement entamé avec l’invasion des tablettes qui ont rendu le clavier un outil complètement préhistorique ; lui-même ayant déjà fait passer la feuille et le stylo aux rangs de brontosaures. Jusqu’où cette tendance intrépide mais délétère nous mènera-t-elle ? Nul ne le sait.

Et voilà…

Un nouveau tic verbal envahit les ondes et les conversations. Il consiste à placer un « voilà » dès que le manque d’inspiration empêche de terminer une phrase. Une variante est le « voilà, quoi » utilisé dans le même contexte. Comme le manque d’inspiration est la caractéristique d’une portion importante des conversations et débats entendus sur les ondes le « voilà » devient un élément de langage majeur du discours d’aujourd’hui.

La folie du classement permanent

Comme chaque fin d’année il faut désigner l’Homme de l’année. Notre société a besoin de classer les bons et les mauvais. Nous avons ainsi le classement des universités, des joueurs de fouteballe, des taux de croissance, de la personnalité la plus populaire, de la capitalisation boursière, du pédégé le plus performant, etc.

Que serait notre civilisation sans son irrépressible besoin de tous classer en glorifiant les premiers de la classe. En l’occurrence l’Homme de l’année pourrait être le pape François 1er qui décline un discours humaniste tendance anticapitaliste ; croustillant !

La Morano toute en grâce

La Morano tient encore les feux de la rampe ! La rumeur voudrait qu’elle soit désignée tête de liste de l’UMP pour la Région Est aux prochaines élections européennes. Evidemment quelques caciques du parti s’émeuvent d’une telle éventualité : Accoyer se demande dans une interview au Monde : « …si elle doit remplacer quelqu’un : qu’apporterait-elle de plus ? »

La question est légitime concernant cette twittos obsessionnelle et compulsive dont l’un des derniers messages est rappelé ci-dessous :

La campagne électorale promet d’être intéressante, sans parler des débats au parlement européen si jamais elle y était élue !