Sujets à cliquer

Supporters mal élevés

Nicolas_Sarkozy

Rigolo : Sarkozy en campagne pour la présidence de la République en passant par une étape de d’élection à la présidence de l’UMP tient un meeting à Bordeaux où il invite Juppé, maire de cette ville, et lui aussi candidat à la présidence de la République. Les militants venus soutenir Sarkozy sifflent bruyamment leur opposition audit Juppé lorsque celui-ci évoque son projet d’alliance de l’UMP avec le centre.

La presse se gausse de l’incident car Sarkozy alors assis dans un fauteuil n’a rien fait pour calmer ce mouvement d’humeur. L’attaqué réagit avec philosophie sur son blog : 

Les campagnes électorales finissent toujours dans l’effervescence et l’énervement. On l’a vu samedi après-midi à Bordeaux. Il n’y a pas de quoi en faire tout un plat. Pour ma part, j’ai vu pire. Restons sereins.

tout en redemandant des éclaircissements sur le ligne politique que suivra le futur nouveau président de l’UMP !

Il en ressort que les militants qui assistent à ce genre de meetings sont des gens qui… militent, plutôt mal élevés et moutonniers, mais engagés pour une politique à laquelle ils croient. Il en faut pour faire vivre la démocratie. Alors un petit bonhomme de la droite dure a fait chahuter un vieux bonhomme de la droite molle, par des supporters qui n’aiment pas ce dernier. C’est un peu la même chose quand l’Olympique de Marseille rentre sur le Parc des Princes face au Paris Saint-Germain…

Pour ceux qui en doutaient, il se confirme que ces deux produits politiques n’ont pas la même cible commerciale, et d’ailleurs pas la même politique. Le plus roublard devrait l’emporter en 2017.

Le fouteballe et le marché

CH_20110511_0986_foot

Des dirigeants de clubs de fouteballe, ex et actuels, sont placés en garde à vue pour des histoires de transferts de joueurs qui impliqueraient le grand-banditisme corso-marseillais. Il s’agit de ventes de joueurs d’un club à l’autre via des contrats atteignant parfois plusieurs dizaines de millions d’euros et faisant intervenir des intermédiaires douteux et sans doute peu utiles.

Bien sûr, la démesure de ce marché aux bestiaux attisent les envies, attirent les véreux et fait disjoncter les neurones des gens les plus équilibrés. A partir du moment où la valeur d’un bien, humain ou pas, dépasse l’entendement et n’a plus de rapport avec la réalité et le simple bon sens, c’est le début des dérives de tous ordres. Que ce soient la folie spéculative des marchés financiers ou l’attribution de valeur démesurée à des pousseurs de baballes décérébrés, le cataclysme est au bout de la route : les crises financières mondiales régulières, les fraudes massives existant dans ces sports où le fric a pris le pas sur l‘intelligence.

N’en déplaise à Guillaume Roquette (patron du FigMag), le marché n’est pas toujours un bon juge de paix, il est parfois nécessaire de l’encadrer par de la réglementation, sauf à accepter d’être régulièrement confrontés à ces faillites morales et financières. La fraude mafieuse mise à jour en ce moment dans le fouteballe ne fait que confirmer ce fait.

Religion : la victoire des extrémistes

Encore des égorgements d’otages par des fanatique religieux au Moyen-Orient, encore des images de terreur diffusées par l’Orient vers l’Occident sous couvert de mission divine, mais cette fois-ci les égorgeurs passent à visage découvert sur YouTube et on y identifie des citoyens français, en l’occurrence un gamin normand, et bien normand, qui découpe en deux, au couteau, un otage syrien !

Les religieux qui cherchent à prendre le pouvoir en Iraq et en Syrie, voire ailleurs, n’ont pas encore gagné militairement mais ils ont sans doute emporté une victoire sur les âmes des mécréants occidentaux qu’ils veulent abattre. Ils ont réussi à convaincre des citoyens, français et britanniques notamment, d’abandonner le confort de leur vie occidentale pour venir combattre pour Dieu en égorgeant ses soi-disant ennemis. Une telle conversion est juste incompréhensible pour les gens normalement constitués. Elle est le fait de la religion qui seule peut défaire à ce point la raison.

La justice internationale va se saisir de ces crimes et poursuivre les coupables qui clament ne rêver que du martyr, ce qui rend un peu limitée l’effet de la menace de sanctions humaines. Ben Laden disait : « nous aimons la mort comme vous aimez la vie ! » Le combat contre ces religieux avec des moyens démocratiques va être compliqué.

« On va dire » : stop aux tics verbaux compulsifs

L’envahissement du tic verbal compulsif consistant à commencer toutes ses phrases par « on va dire… » atteint des proportions alarmantes, non seulement les plateaux télévisés, les interviews de fouteballeurs, mais aussi les élus, Mme. Michu chez le boucher, etc. etc. Une population de 65 millions de français atteinte par le syndrome de la répétition d’une mode verbale sans queue ni tête.

Il faut stopper la viralité de ce trouble compulsif et arrêter de le répéter comme un réflexe ! En lutte contre le « on va dire… ».

Nabilla ou l’effondrement intellectuel d’une population

NabillaNabilla, bombasse à gros seins, ex-vedette de télé-réalité, est mise en examen et emprisonnée, soupçonnée d’avoir poignardé son compagnon qui est blessé. Ce fait divers remet en haut de l’affiche ce personnage tellement symbolique de l’effondrement intellectuel de la société d’aujourd’hui.

La miss est devenue célèbre dans une émission dite de télé-réalité où en fait de réalité des chaînes de télévision avides laissent s’affronter la bêtise humaine devant des spectateurs hélas captivés. Elle utilisa ensuite cette célébrité pour lancer une marque de lingerie féminine où s’afficher sur des calendriers pour camionneurs et dans la presse de caniveau pour salon de coiffure.

Nabilla c’est le fruit d’une société abrutie depuis plusieurs générations par les matchs de fouteballe et les journaux télévisés de TF1, une société où l’on préfère Zemmour à Zola, où quand on demande à un gamin à quoi sert la Marseillaise il répond : « c’est utile pour être fouteballeur », où un ministre confond Voltaire avec Zadig et Voltaire, où la maîtresse d’un président de la République à peine virée de la chambre conjugale publie un livre vengeur, etc…

Une société où les messages tweets en 140 signes ont pris le pas sur la pensée ne peut guère espérer ériger de grands intellectuels comme modèles pour ses enfants. Nabilla est une pauvre gamine à qui la gloire éphémère dans la presse pipole est montée dans une tête un peu vide et qui s’est transformée en criminelle. C’est regrettable, surtout pour son compagnon poignardé, c’est affligeant pour l’évolution du genre humain.

Nabilla relève de la psychiatrie, elle sera soignée d’une façon ou d’une autre. Le relèvement de notre civilisation risque d’être plus long et difficile.

Les forbans délateurs

L’un des grands questionnements qui anime la bulle parisiano-médiatique de salon est de savoir si la guerre des boutons entre Fillion-costume-étriqué et Jouyet-le-délateur-de-l’Elysée relève ou pas de l’affaire d’Etat. Voilà une vraie interrogation ! Et d’abord qu’est-ce qu’une affaire d’Etat versus une affaire qui n’est pas d’Etat ?

C’est la même différence qui existe dans le protocole diplomatique entre une visite d’Etat et une simple visite de président. Dans la visite d’Etat la puissance recevant déplie le tapis rouge et épais jusqu’à la passerelle de l’avion de l’invité et la fanfare claque l’hymne national lorsque le noble hôte met le pied sur le sol de France. A table le soir le visiteur « d’Etat » est reçu avec l’argenterie de luxe : 4 verres cristal, 4 fourchettes et 3 couteaux. Le modèle pas d’Etat est plus modeste, pas de tapis à l’aéroport ni de revue militaire, dîner avec moins de couverts bien que sous les ors de la République.

Dans l’affaire qui nous occupe il semble qu’il s’agisse d’une super affaire d’Etat. Quelle que soit, la vraie vérité est une des deux hypothèses :

  • Soit, Fillon, ancien premier ministre (de droite), demande à la présidence de la République (de gauche) d’intervenir dans un processus judiciaire pour casser les reins d’un de ses concurrents lui-même ancien président de la République (de droite),
  • Soit, si cette première hypothèse n’est pas la bonne, le secrétaire général de la présidence de la République monte une histoire abracadabrantesque et la diffuse dans la presse pour nuire à l’opposition.

Dans un cas comme dans l’autre la perversion de ces gens dépasse l’entendement !

A ce jour on ne sait toujours pas qui des deux a réglé l’addition chez Le Doyen, car ces gens-là font le mal, certes, mais au moins le pratiquent-ils dans un restaurant de luxe.

Le calife et son califat

Des djihadistes irakiens en révolte contre le pouvoir irakien proclament le califat et s’érigent en Etat islamique avec pour objectif d’abattre les frontières impies bien au-delà des simples territoires iraquiens déjà reconquis. Bref, on n’a pas fini d’entendre parler de ces nouveaux illuminés qui s’illustrent déjà par leur cruauté vis-à-vis de leurs prisonniers. Et le calfat a un calife : le sieur Al-Bagdhdadi.

Religion

Le pape et ses cardinaux décident finalement de ne pas tourner leur aube et de continuer à refuser la communion aux divorcés, aux homosexuels et quelques autres corporations. Les spécialistes en vaticanoligie ont poussé dehors les consultants en guerre asymétrique pour quelques jours, le temps d’expliquer que le pape François 1er était un pape progressiste qui n’avait simplement pas été suivi par ses cardinaux, spécialement ceux des pays émergents (que l’on appelait anciennement pays du tiers monde) qui ne veulent définitivement pas donner la communion aux homosexuels. C’est ainsi ! Les vaticanologues précisent toutefois que le Vatican n’étant pas une démocratie, François 1er pouvait néanmoins décider seul de donner cette communion contre l’avis de son synode.
En termes de marché, il aurait tort, car sa clientèle cible se trouve justement dans ces pays émergents à la natalité débordante et la religiosité aussi aigüe que celle des occidentaux pour leurs aïe-fones. Ce segment de marché est l’avenir de la religion catholique alors pourquoi aller contre les convictions des consommateurs qui y résident ?
François 1er c’est sûr va y réfléchir avant de prendre une décision qui risque de nuire à la croissance de son activité.

Affligeant…

Nicolas_SarkozyRigolo : alors que Madame Chirac annonce son soutien à Sarkozy pour les futures élections présidentielles, le reste de la famille c’est-à-dire Jacques et sa fille affichent leur soutien à Juppé.
Bernadette et Jacques sont âgés et fatigués. Il conviendrait qu’ils se taisent désormais et se consacrent à leur retraite et leurs petits-enfants. Ils ont fait leur temps et leur devoir. Ils ne sont plus utiles ni à la France, ni à Sarkozy ou Juppé d’ailleurs !

Le FigMag et la famille

Poussé au crime par son environnement, le chroniqueur éploré mais curieux a acheté le Figaro ce week-end dernier. Contre 4,80 EUR il reçut 5 kg de papier dont :

  • Le quotidien papier
  • Le Figaro TV
  • Le Figaro Madame
  • Un encart publicitaire Galeries Lafayette double-format
  • Le Figaro Magazine

Sans parler d’innombrables encarts petit modèle qui tombe des journaux comme les feuilles des marronniers parisiens en automne. La majorité des centaines de pages de ces 5 kg de papier est d’ailleurs dédiée à la publicité.

Dans son éditorial, le patron du Figaro Magazine, Guillaume Roquette expose sa théorie sur la politique anti-famille de la majorité actuelle, avec la subtilité propre au style de cet organe de presse. L’attaque est frontale contre l’annonce de la baisse des prestations sociales en faveur des familles, et plus exactement les mesures financières en faveur de la natalité qui consistent à faire subventionner les citoyens-parents par les citoyens-contribuables, les deux catégories ne se recouvrant pas forcément. Le projet prévoit la réduction de la prime versée pour le deuxième enfant et les suivants de 923,08 à 308,00 EUR. Elle resterait à 923,08 EUR pour le premier marmot. S’ajouteraient quelques mesures d’économie comme le décalage de 14 à 16 ans de la majoration des allocations familiales, la réduction de l’aide à la garde d’enfants à domicile, et autres. Il s’agit du projet de loi sur le financement de la sécurité sociale, il n’est pas encore voté par le parlement. Continuer la lecture de « Le FigMag et la famille »

Le FigMag et l’euro

Le même FigMag publie une interview de Philippe Villin, ex-patron du Figaro et intitulé « Mme. Merkel, sortez de l’euro ! ». Passons sur les habituels jugements à l’emporte-pièce sur le parfait ratage de la politique économique, sur la fonction publique qui ruine le pays, tout ça n’est pas faux mais manque tellement de mesure que c’en est inutile.

Venons-en au fond de l’analyse qui estime que nous ne pouvons pas vivre avec l’euro rhénan qui a succédé au franc fort et joue le rôle d’aspirateur de richesses au profit de nos voisins de l’Est [l’Allemagne, autant être clair NDLR]. Villin constate que la France n’arrive pas à maîtriser ses dépenses publiques ce qu’elle ne peut plus cacher sous le tapis en dévaluant sa monnaie nationale. Citant l’exemple de l’industrie automobile, il insiste sur l’incompétence industrielle française qui n’a pas su prendre le virage de la qualité et n’arrive plus à exporter ses gammes moyennes alors que, du fait de l’euro fort, les consommateurs français peuvent acheter de la deutsche qualitat… Continuer la lecture de « Le FigMag et l’euro »

Combats de papys pour les honneurs du Sénat

 

Larcher (65 ans), UMP filloniste, a battu Raffarin (66 ans), UMP sarkozyste, pour la présidence du sénat dont la majorité a basculé à droite dimanche dernier. Tout ceci n’a guère d’importance et relève du blanc bonnet-bonnet blanc, mais démontre hélas une fois de plus l’immobilisme franchouillard. Ces deux garçons, qui ont maintenant atteint l’âge de la retraite, se sont déjà battus pour la même cause il y sept ans. Avides d’honneur (il n’y a pas de réels pouvoirs au sénat) ils s’imaginent personnages providentiels à la tête de cette institution vieillissante et arc-boutée sur ses privilèges, plus souvent source de conservatisme que d’innovation.

Larcher a déjà été président du sénat quelques années et il n’a pas démérité semble-t-il. Depuis il a beaucoup grossi et il n’est sûr qu’il ne faille pas changer le fauteuil de président pour l’accueillir. Une dépense supplémentaire que l’on aurait pu éviter si cette génération de préretraités acceptait de passer la main à la suivante. Cela devient urgent !

Larher-Raffarin au Sénat, Juppé-Sarkozy pour l’Elysée, on ne peut pas vraiment dire que la République se renouvelle. On a les dirigeants que l’on mérite.

Gallouzeau n’aime pas ses cheveux

Dominique-de-VillepinAvez-vous remarqué la dernière couleur de cheveux de Galouzeau de Villepin la Gargouille ? On dirait qu’il a raté son affaire. Alors qu’il portait beau une crinière uniformément blanche, le voici désormais affublé d’une coiffure châtain sur le dessus avec simplement les tempes blanches. C’est bien entendu du plus parfait ridicule et repose une nouvelle fois cette lancinante question de savoir pourquoi les hommes politiques font ainsi profession de cacher la réalité à leurs électeurs, celles des comptes publics comme celle de leur propre personne ?

Irresponsabilité politique

Etonnant : encore un élu pris la main dans le sac de la fraude fiscale. Député socialiste, Thomas Thévenoud venait d’être nommé sous-ministre de quelque chose alors que la presse à sorti que le garçon avait oublié de faire ses déclarations de revenu durant trois ans, refusé de payer ses loyers pour une durée équivalente, et autres fariboles du même tonneau. Illico démissionnaire du gouvernement et du parti socialiste, Thévenoud-le-fraudeur explique qu’il est victime d’une « phobie administrative » mais qu’il a régularisé sa situation depuis.

Le plus croquignolet dans l’histoire est que cet élu fraudeur fut membre de la commission parlementaire chargée de mettre au clair l’affaire de Cahuzac l’autre ministre-fraudeur, dont il ne fut pas l’un des accusateurs les plus modérés.
Nouvelle illustration si besoin en était de la folie du pouvoir qui monte facilement à la tête des politiciens les plus faibles.

« Nous aimons la mort comme vous aimez la vie ! »

Les barbus irakiens égorgent et décapitent un journaliste américain en filmant et diffusant l’exécution sur YouTube. En parallèle ils continuent à massacrer ou chasser tout être humain non musulman-sunnite des territoires qu’ils ont conquis. C’est la Saint-Barthélemy dans le désert, retour à un autre âge sous l’égide de Dieu. Souvenons-nous de Ben Laden qui disait : « nous aimons la mort comme vous aimez la vie ! »

Avec beaucoup de retard, l’islam sunnite applique une barbarie qui hélas a marqué toutes les religions dans leur histoire. Les catholiques ne sont pas les derniers à avoir empalé, torturé, martyrisé les opposants à l’idéologie de Rome, simplement c’était il y a des siècles et on pensait que la raison l’avait désormais emporté sur la religion. Ce n’est hélas pas le cas comme le confirment les évènements actuels !

Les subtilités du pape

Le pape François 1er prospecte de nouveaux marchés en Asie (en Corée du Sud en l’occurrence) et tout le monde tombe en pamoison devant cette stratégie divine. Il fait le job, voilà tout. La fiche du poste depuis Saint-Pierre est de répandre la foi catholique en diffusant son message. Eh bien il fait ce pour quoi il a été mandaté.

Comme nous sommes revenus à d’ancestrales guerres de religion au Moyen-Orient, le pape en a profité pour écrire à l’ONU en demandant « de tout faire… [pour que cessent les violences contre les chrétiens constituant]… une offense à Dieu et à l’humanité ». Qu’en termes divins ces choses sont bien dîtes. En l’occurrence « tout faire » consiste à envoyer des F16 bombarder des barbus.

Certains de ses évêques (de France) vont encore plus loin en justifiant l’utilisation de la force :

« Le voyage tout récent de la délégation de l’Eglise catholique en France vient de mesurer à quel point la population irakienne, dans ses diverses composantes, crie au secours. Entendrons-nous leur appel ? Nous saluons les récentes prises de parole des dirigeants de notre pays. Mais elles doivent se concrétiser davantage. C’est au niveau des Nations Unies que doit au plus vite s’organiser la plus ferme et la plus rapide des réactions, avant qu’il ne soit trop tard.

Les catholiques de France sont mobilisés dans la prière et l’action. Nos frères chrétiens sont chez eux en Orient ! La communauté internationale est indigne d’elle-même si elle ne protège pas toutes les minorités de la planète. »

Des illusions au Moyen-Orient

Rappelons les grands axes de la géopolitique au Moyen-Orient :

  • Les musulmans sunnites pensent que le successeur légitime du prophète Mahomet (mort en 632) est Abou Bakr qui deviendra effectivement calife
  • Les musulmans chiites pensent que le successeur légitime du prophète Mahomet est Ali, son gendre et fils spirituel
  • Les chrétiens pensent que Jésus est leur prophète
  • Les juifs pensent que Jésus n’est pas leur prophète et attendent toujours leur messie
  • Les yézidistes croient en un Dieu qui façonna le monde comme une grosse perle blanche qu’il brisa et dont les éclats formèrent le ciel, la terre et la mer
  • Les zoroastriens considèrent que leur Dieu n’a pas besoin d’adoration, pas besoin d’intermédiaires
  • Tous croient à la vie éternelle au paradis où chacun rejoindra son Dieu, les uns mangent du cochon et pas les autres, etc.

Depuis 2 000 ans ces principes ont entraîné des millions de morts sur la planète, et l’on continue aujourd’hui à se battre pour ces illusions ! C’est pathétique.

La religion au XXI ème siècle

Les barbus de l’Etat Islamique en Irak et au Levant appliquent les commandements de leur foi dans les territoires qu’ils ont conquis en Irak : tout humain qui n’est pas musulman sunnite est prié de se convertir immédiatement sous peine d’être exécuté sur place. Alors des masses de chrétiens (et sans doute de musulmans chiites) sont en train de fuir la nord du pays pour aller se réfugier au Kurdistan, en principe plus protecteurs et moins extrémistes…

Un dignitaire iraquien chiite appelle à prendre les armes contre les sunnites, des évêques chrétiens s’émeuvent à travers la planète et en France, Christine Boutin inondent la tweeto-sphère de ses messages stupides. Bref, la religion continue à décliner sous nos yeux sa régression profonde et les armes parlent au nom de Dieu en Orient.

Oublions un peu Moïse

Malgré les bombardements destructeurs d’Israël sur la bande de Gaza, le Hamas continue d’envoyer ses bombinettes à réaction sur le voisin. Elles sont le plus souvent inoffensives mais énervent copieusement Israël qui doit se dire « tout ça pour ça ! ». Le Hamas s’offre même le luxe de rompre un cessez-le-feu accepté par son ennemi car ses revendications ne seraient pas prises en compte.

Même si Tel-Aviv rasait Gaza comme en 1945 les alliés rasèrent Dresde, il y aurait toujours un petit Hamas qui sortirait de derrière les cailloux avec son drapeau noir, ne serait-ce que parce que nous avons 5 ou 6 millions de palestiniens exilés dans le Proche-Orient suite à la première guerre israélo-arabe de 1948 ! Réfugiés apatrides ils refusent généralement d’accepter la nationalité de leurs pays hôtes, quand on leur la propose, pour entretenir le rêve sans doute illusoire du retour au pays.

Israël se drape derrière son droit biblique à investir cette terre, les palestiniens rappellent leur antériorité sur celle-ci dont ils ont été chassés, et chacun en appelle à Moïse ou Allah pour justifier l’injustifiable. Les deux camps continuent pour le moment à s’exprimer à coup de missile. Cela dure depuis 60 ans, laisse le Proche-Orient à feu et à sang et commence à sérieusement fatiguer le reste de la planète.

Il faudra un jour reprendre les discussions et laisser Moïse/Allah de côté pour parlementer entre humains avec des raisonnements terriens au lieu d’envolées divines.

Dieu et la Raison

La religion est synonyme de toutes les arriérations humaines, le déclencheur de toutes les régressions de la pensée, l’origine des plus grands cataclysmes de notre Humanité. Nous en avons la confirmation hélas tous les jours. Au Proche-Orient des barbus s’affrontent à des intégriste à papillotes et se balancent des missiles sur la tête qui tombent au passage sur des écoles, et tout ça parce que Moïse, ou Jésus, ou Jehova, ou on ne sait plus qui a arrêté la mer rouge et multiplié les pains en marchant sur l’eau. Les uns font appel à 2000 ans d’Histoire pour justifier leur présence sur cette terre, les autres s’en sont fait expulser en 1948 et s’en plaignent, tous dégainent leurs armes pour s’imposer et tous y échouent depuis des décennies. C’est ainsi. On a vu ça des deux côtés du Rhin pendant deux siècles. On a besoin de raison et d’intelligence alors qu’il n’y a conviction et déraison.

Un illuminé turc veut proscrire le rire des filles au motif qu’il attise la sexualité des hommes. Des extrémistes pakistanais massacrent le personnel médical qui vaccine les enfants contre la polio, car le vaccin est un produit de l’occident décadent. Des barbus de l’Etat Islamique au Levant chassent les chrétiens du nord de l’Irak, etc. La liste des régressions est sans fin.

Pour lutter contre l’intégrisme religieux il faut de l’éducation et du développement. A quelques exceptions cela fonctionne bien : l’arriération religieuse recule devant la croissance économique. C’est ainsi que nos sociétés européennes sont progressivement passées de la Bible au Code civil, et grand bien leur en fut. L’immaculée conception n’est pas compatible avec Descartes.