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Dieudonné remue la fange

L’affaire Dieudonné continue à décliner ses abysses de bêtise. Le plus intriguant dans ce psychodrame c’est l’accumulation de frustration et de rejet que concentrent des personnages comme le Dieudonné, ou son ami Anelka, un footeux guadeloupéen surpayé qui a fait le signe de la quenelle à l’occasion d’un but marqué en expliquant qu’il n’était pas antisémite mais antisystème… L’un et l’autre portent la barbe façon taliban, l’un et l’autre font un doux mélange entre le colonialisme, la traite des noirs, l’islam (Anelka s’est converti à la religion musulmane), le capitalisme, la négritude et la judéité, et bien d’autres…

Des idéologies mal comprises dans des cerveaux aux capacités limitées, dont l’imaginaire véhicule un rejet des blancs pour tout ce que leurs ancêtres ont commis contre les peuples africains, tout en ne rêvant que d’une chose c’est de singer ces blancs dans ce qu’ils ont de plus détestable. C’est un amour-haine qu’ils n’ont jamais réussi à résoudre et qui donne à son paroxysme les résultats que l’on voit : Anelka se disant « antisystème » (il faut quand même le faire pour un fouteballeur surpayé !) ou Dieudonné surfant sur la vague antisémite, qui n’est jamais très loin dans la vieille Europe, pour tenter de défendre la cause noire. C’est la grande lessive des sentiments dans le tambour de la confusion de plusieurs générations dévastées par la télé-réalité, les journaux gratuits et de port de la capuche qui, en pesant de façon continue sur le cortex, réduit sur le long terme les capacités réflexives (il est à noter que la-casquette-à-l’envers sous la capuche accentue encore la pression sur l’occiput et les troubles cognitifs). Tout s’enchevêtre dans ces esprits mal tournés ou mal formés.

C’est un drame de l’ignorance plus que du racisme ; des comportements qui relèvent de la psychothérapie. Le problème c’est qu’il faudrait appliquer cette thérapie à tout un peuple. Les cas de Dieudonné ou Anelka sont irrécupérables et il faut les traiter en justice s’ils contreviennent à la loi, mais pour les spectateurs qui se pressent aux spectacles du premier et sans être un incorrigible humaniste, on peut penser que toujours plus d’éducation et de pédagogie doivent pouvoir améliorer la situation, mais il faut trouver le bon réglage entre reconnaissance du passé et gestion du présent, enseignement de la shoah versus la traite négrière, colonialisme en Afrique, du et au Moyen-Orient, du et en Asie. Ce n’est pas facile, et à défaut le populo est victime de tous les populismes diffusés par Dieudonné et ses clones.

Commerce d’otages au Nigeria

Un curé français retenu en otage au Nigeria, sans doute par la secte des Boko Haram, qui prône l’application de la charia dans tout le pays mais ne néglige pas de remplir ses caisses en se livrant au commerce (ou au massacre) des otages, a été libéré le 1er janvier.

Alors que la presse l’interroge sur sa détention qui ne s’est pas trop mal passé comparée à d’autres, il explique que « ces gens n’ont de compassion pour personne, ils travaillent pour eux ». Heureusement que c’est un prêtre qui le dit, d’autant plus que le garçon a l’air d’avoir le cœur sur la main et semble épris de bonté catholique à l’égard de son prochain.

Il est bon de dire quelques vérités sur ce sujet. Il serait également opportun que nos Etats disent la réalité en ce qui concerne le paiement des rançons car ne nous y trompons pas, il y a certainement de l’argent qui est versé à ces despérados qui n’ont de compassion pour personne ! Les dirigeants français jouent sur les mots et affirment que la France ne paye pas de rançon. Certes, l’Etat n’a sans doute pas signé un chèque prélevé sur le Trésor Public, mais les entreprises, comme Areva pour les ex-otages du Niger, voire certains Etats « amis », comme le Qatar pour les infirmières bulgares de Lybie, ou le Cameroun dans le cas de notre bon curé, ont versé de l’argent. Comment imaginer autrement que les otages fussent libérés. Si les ravisseurs n’ont pas été payés avec de l’argent ils l’ont été avec des armes ou toutes autres marchandises susceptibles de satisfaire leur rapacité.

Pourquoi ne pas le dire que ces gens font du commerce d’humains ? Ce serait les faire apparaître tels qu’ils sont : des businessmen bien éloignés de toute considération religieuse ou morale. Qui sait, peut-être certains de leurs fans trouveraient à y redire ? La raison officielle pour justifier ce silence coupable est de ne pas favoriser ce business en affichant que la France paye pour récupérer ses otages. Restons sérieux, les gens impliqués dans ce trafic savent bien qui paye et qui ne paye pas, alors quitte à payer, faisons le savoir : combien, à qui, par quels canaux ! Soyons transparents autant que ces despérados sont manipulateurs.

Bonne quenelle !


Dieudonné fait le buzz de cette fin d’année : outré par ses errements antisémites, l’Etat voudrait faire interdire ses spectacles mais ce n’est pas si facile dans un pays où la liberté d’expression est protégée par la Loi. C’est un peu comme les flagrants délits des délinquants, il faut attendre qu’ils aient le pistolet sur la tempe du bijoutier pour pouvoir les arrêter, et si la police arrive trop tard, c’est tant pis pour le bijoutier.

Pour Dieudonné il faut attendre qu’il ait formellement promis Patrick Cohen aux chambres à gaz pour pouvoir le condamner. Et comme il est plutôt malin le bougre il fait le plus souvent attention à ce qu’il dit. Parfois toutefois il dérape et il se fait condamner mais on apprend par le ministère de la justice qu’il ne paye jamais les amendes auxquelles il est condamné et a organisé son insolvabilité en mettant ses biens et revenus aux noms de sa femme et de sociétés écrans, et il demande à ses fans de lui prêter de l’argent. Là-encore dans le genre antisystème on a fait plus sincère.

Souvenons-nous qu’Al Capone est tombé pour fraude fiscale et comme il commence à sérieusement énerver le lascar, la justice a ouvert une enquête pour organisation d’insolvabilité illégale… Grandeur et décadence de la démocratie, à suivre !

Courbes et contortions de l’économie française

C’est la fin de l’année et les chaines de télévision d’information en continu nous servent les incontournables replay qui leur permettent de meubler leur manque d’analyse et d’inspiration. Evidemment les engagements du président Hollande d’inverser la courbe du chômage sont repassées jusqu’à la nausée et chacun de lui tomber dessus : la droite, la gauche, les syndicats, le patronat, la presse et ma concierge mettent en valeur le fait que cet engagement n’a pas été formellement respecté et ont l’air de s’en réjouir.

Il faut dire que le gouvernement s’emmêle dans des contorsions sémantiques pour expliquer que la courbe n’est pas vraiment inversée mais qu’on est en voie de le faire. Pas bien sûr que ces explications oiseuses portent auprès des électeurs. En tout cas les journaux satiriques adorent.

Un certain nombre d’économistes admettent, parfois du bout des lèvres, que la situation est un peu meilleure en décembre qu’en janvier et que les accords conclus entre les partenaires sociaux (crédit d’impôt pour la compétitivité des entreprises, formation professionnelle, flexi-sécurité) pourraient avoir des effets positifs sur l’économie à terme, mais la presse préfère attiser la beaufitude de Mme. Michu en lui demandant si elle est pour ou contre la hausse des impôts…

La presse pourrait aussi bien se pencher sur l’opportunité de renoncer à la niche fiscale dont bénéficient encore les journalistes, ou les subventions que les contribuables versent chaque année pour soutenir les journaux… pour montrer le cap à suivre pour la réduction de la dépense publique qu’ils appellent de leurs vœux avec une touchante unanimité sur les plateaux télévisés.

Le duo gagnant : Dieudonné-Anelka

Dieudonné et Anelka, un crétin soutenu par un abruti : le premier, humoriste, repris de justice, se rend intéressant en diffusant des allusions antisémites marquées à tout bout de champ et en ayant inventé une espèce de signe baptisé « la quenelle » consistant à tendre le bras vers le bas, plutôt que vers le haut comme le faisaient les nazis. Il a fédéré un public fidèle qui se retrouve sur son nom pour des motifs plus ou moins nauséabonds. Le second, fouteballeur grossier, célèbre pour ses injures publiques avec notamment son inoubliable, et à ce jour inégalé : « va-te-faire enculer sale fils de pute », asséné à son chef de bande un jour de défaite, fait des « quenelles » sur les terrains de jeux où il court après ses baballes. Un drame de l’ignorance, un sommet de la bêtise humaine !

La défaite des mots

Connaissez-vous Windows 8, le dernier système d’exploitation de Microsoft ? Non, eh bien ce nouveau concept mérite le détour. C’est un logiciel pour analphabète : tout est tactile et la notion de clavier avec des touches où figurent des lettres sur lesquelles appuyer pour composer des mots, voire même des phrases, ce concept donc de création littéraire passe progressivement aux oubliettes. Essayez de composer une phrase sur un clavier tactile et vous comprendrez rapidement pourquoi Tweeter limite ses messages à 140 signes et Nadine Morano à 10 signes en 3 mots maximum…

C’est le glissement progressif de l’écrit vers le charabia, Microsoft poursuit le mouvement déjà lourdement entamé avec l’invasion des tablettes qui ont rendu le clavier un outil complètement préhistorique ; lui-même ayant déjà fait passer la feuille et le stylo aux rangs de brontosaures. Jusqu’où cette tendance intrépide mais délétère nous mènera-t-elle ? Nul ne le sait.

Et voilà…

Un nouveau tic verbal envahit les ondes et les conversations. Il consiste à placer un « voilà » dès que le manque d’inspiration empêche de terminer une phrase. Une variante est le « voilà, quoi » utilisé dans le même contexte. Comme le manque d’inspiration est la caractéristique d’une portion importante des conversations et débats entendus sur les ondes le « voilà » devient un élément de langage majeur du discours d’aujourd’hui.

La folie du classement permanent

Comme chaque fin d’année il faut désigner l’Homme de l’année. Notre société a besoin de classer les bons et les mauvais. Nous avons ainsi le classement des universités, des joueurs de fouteballe, des taux de croissance, de la personnalité la plus populaire, de la capitalisation boursière, du pédégé le plus performant, etc.

Que serait notre civilisation sans son irrépressible besoin de tous classer en glorifiant les premiers de la classe. En l’occurrence l’Homme de l’année pourrait être le pape François 1er qui décline un discours humaniste tendance anticapitaliste ; croustillant !

La Morano toute en grâce

La Morano tient encore les feux de la rampe ! La rumeur voudrait qu’elle soit désignée tête de liste de l’UMP pour la Région Est aux prochaines élections européennes. Evidemment quelques caciques du parti s’émeuvent d’une telle éventualité : Accoyer se demande dans une interview au Monde : « …si elle doit remplacer quelqu’un : qu’apporterait-elle de plus ? »

La question est légitime concernant cette twittos obsessionnelle et compulsive dont l’un des derniers messages est rappelé ci-dessous :

La campagne électorale promet d’être intéressante, sans parler des débats au parlement européen si jamais elle y était élue !

On touche le fond

Le problème avec la qualification des footeux français pour le championnat du monde de fouteballe au Brésil c’est que non seulement la courbe de l’abrutissement des masses ne va pas s’inverser de sitôt, mais c’est aussi que Pierre Ménès, expert fouteballistique exerce désormais sur I>Télé. Il reportait auparavant sur Canal + ce qui préservait les non-abonnés à cette chaîne payante du spectacle consternant de ses prestations, mais il est maintenant passé sur le gratuit ce qui accroît mécaniquement son audience, hélas… !!!

Le garçon est aussi vulgaire que content de lui. Sa simple apparition à l’écran transforme l’antenne en grand circus bordéliforme où plus personne n’y retrouve ses petits. On voit mal comment il pourrait être compétent dans la matière qu’il commente, mais laissons ça aux experts. On se demande par contre par quel miracle il peut être titulaire d’une carte de presse et bénéficiaire de la niche fiscale qui y est attachée ?

Les sables mouvants de l’Azawad

Le Mouvement de libération de l’Azawad (MLNA), composés de multiples factions, réunissant des Touareg moitié indépendantistes moitié islamistes, dont les membres ont, en ordre dispersé, mené une guerre civile au Mali dans les années 80 et 90, servi de nervis au clan Kadhafi du temps de sa gloire, fait alliance avec Al Qaida en 2012 pour tenter un coup d’Etat et instaurer la charia, puis pactisé avec l’armée française en lutte contre les barbus tout en enlevant des otages occidentaux, le MLNA donc, ce groupe aux convictions politiques pour le moins mouvantes vient de déclarer qu’il reprenait les armes contre le gouvernement malien. Bien, voilà qui est clair… pour le moment !

KGB et religion

Rigolo : Poutine, ex-officier du KGB, nostalgique de la grande Union Soviétique, qui semble n’avoir jamais eu d’autres convictions que celle de son maintien au pouvoir, Poutine donc, président de la Russie, rencontre le pape François et les deux compères affichent leurs convergences de vue sur le refus d’une solution militaire en Syrie et le sort peu enviable des chrétiens d’Orient. Un ancien espion soviétique rendant hommage à la religion, opium du peuple, il fallait le faire !

Le fouteballe en émoi

La semaine dernière c’était Waterloo avec une défaite des footeux français en Ukraine dans on ne sait plus quelle compétition mondiale de fouteballe. Ce matin c’est Austerlitz avec une victoire des mêmes footeux surpayés qui leur donne accès à on ne sait plus quelle compétition mondiale de fouteballe. La politicaille franchouillarde s’empresse de parader sur les plateaux de télévisions pour se féliciter de cette victoire et faire des allusions grossières à la situation politique interne sur le thème : « quand on veut, on peut ! »

En revenant d’Ukraine il fallait les raser en place publique (ce qui vu les coupes de cheveux ridicules qu’ils arborent n’aurait pas été un mal), quatre jours après il fallait les transférer du Stade de France au Panthéon.

14 millions de téléspectateurs auraient regardé le match hier soir, ce qui permet de déduire que 51 millions ne l’ont pas regardé. Il reste encore un peu d’espoir, le pays entier n’est pas encore contaminé par ce virus pernicieux aboutissant à une dégénérescence des fonctions vitales des patients qui en sont atteint.

Réglement de comptes

Le chef des talibans pakistanais a été tué par les Etats-Unis via un de leurs fameux drones, indument qualifiés d’avion sans pilote, puisque ces aéronefs ont bien un pilote mais qui n’est pas dans l’avion. Il a été immédiatement remplacé par un autre chef taliban du nom de Fazullah qui s’est déjà rendu célèbre ces dernières années en faisant brûler les écoles de filles et en assassinant les personnels chargés des campagnes de vaccination des enfants, éducation et vaccination étant considérés comme contraire à la charia…

Des Touaregs à la dérive

Il semble que les deux journalistes assassinés au Mali au début du mois l’aient été par des rebelles Touaregs enrôlés dans l’islamisme, mêlant revendications d’indépendance et de charia après avoir vendu leurs services au clan Kadhafi des années durant et s’être recyclés depuis dans le juteux business des otages. Ont-ils même les idées au clair sur ce qu’ils veulent ou ce qu’ils sont ? En tout cas ces groupes dépenaillés, disséminés dans l’immensité du Sahara, se déjouant des frontières invisibles et se défiant d’Etats locaux inexistants, ayant troqué les chameaux pour des Toyota, tiennent tête à l’Occident dans leurs dunes. Tout ça n’est pas bien brillant.

Centrafrique ou Francafrique ?

La grande asperge Christine Okrent (70 ans) qui anime l’émission Affaires Etrangères le samedi sur France-Culture (sans égaler son prédécesseur Jean-Marie Colombani [65 ans]) consacre son émission d’aujourd’hui à la Centrafrique suite à la décision française d’y envoyer un contingent militaire, une nouvelle fois, pour essayer d’y rétablir l’ordre et de préserver les populations civiles des exactions de voyous dépenaillés qui mettent le pays à feu et à sang.

Ses invités chercheurs y assènent quelques contre-vérités étonnantes, notamment que les pillages actuels du pays sont du « jamais vu » ! Le garçon devrait retourner à ses chères études et relire Gide dans Voyage au Congo de 1927 dans lequel il raconte comment toute sa caravane a été intégralement pillée lors de son étape à Bossangoa…

Bossangoa c’est justement devant la cathédrale de ce bourg de brousse que des milliers de villageois des environs sont actuellement réfugiés en espérant que Dieu les protégera des leurs.

En matière d’inepties, le pouvoir politique français n’est pas en reste en ânonnant sur les risques « pré-génocidaires », les nécessités du développement pour compléter l’opération sécuritaire et le rôle de l’armée française comme supplétive de la force interafricaine, sans parler de l’habituel couplet sur les droits de l’homme.

Soyons réalistes et arrêtons de confondre massacres délinquants et génocide. Ce dernier terme a une définition bien précise donnée par l’ONU : il s’entend comme des crimes « commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Il se caractérise par l’intention d’extermination totale ou partielle d’une population et la mise en œuvre systématique de cette volonté. Nous n’en sommes pas là semble-t-il en Centrafrique ou plus simplement des voyous surarmés sans foi ni loi pillent et massacrent en toute impunité du fait de la disparition de toute autorité. Cela fait des décennies que cela dure dans ce pays, avec plus ou moins d’intensité, au hasard des errements des pouvoirs en place et des dérives de la Francafrique.

Car Dieu seul sait que la France a des choses à se reprocher dans la déliquescence de ce pays depuis sa décolonisation. Il a servi de camp d’entraînement pour l’armée française jusqu’en 1995, de terrain de chasse pour Giscard d’Estaing durant sa présidence, de bac à sable pour les centurions de la République envoyés à Bangui pour gouverner le pays, de théâtre pour Grand Guignol avec l’avènement de Bokassa 1er, de terre d’accueil pour des corses, des repris de justice, des agents secrets, bref tout un monde franchouillard interlope qui se retrouvait au bord de l’Oubangui pour festoyer dans cette poussière d’Empire au milieu des diamants, des jeunes filles, des casinos véreux et de l’illusion du pouvoir.

Le développement économique, n’y pensons même pas pour le moment ; l’implication de la force interafricaine, une vraie blague ; les droits de l’homme, on en reparlera au siècle prochain. L’armée française va là-bas pour rétablir l’ordre, montrer son gros bâton et mettre fin au banditisme. Elle peut le faire (elle l’a d’ailleurs déjà fait), c’est bien le moins qu’elle doive à ce pays qu’il faudrait mettre sous tutelle avec finesse et subtilité en attendant des jours meilleurs.