Religion, politique, terrorisme, le Mali à la dérive !

Les barbus sortent de leurs planques : un kamikaze se fait exploser à Gao samedi, un commando attaque le centre-ville ce dimanche, et pendant ce temps l’armée malienne continue à se déchirer à Bamako et à régler ses comptes entre bérets verts et bérets rouges.

On ne sait pas bien si les barbus kamikazes sont des AQMI algériens recyclés au Sahel, des Touaregs-maliens-ex-mercenaires-de-Kadhafi affiliés aux barbus AQMI, des Touaregs-indépendantistes en lutte contre le pouvoir noir de Bamako et prêts à trahir les Touaregs-maliens-ex-mercenaires-de-Kadhafi pour s’allier aux français et négocier un bout d’indépendance avec Bamako, voire même des Al Quaïda infiltrés de pays arabes… Comme les bérets rouges et verts de l’armée malienne sont en train de régler leurs comptes dans la capitale entre frères et à coups de fusil, ils n’ont pas bien le temps de s’occuper de ce problème.

Bon, la situation est compliquée, après-tout et contrairement aux affirmations lénifiantes du gouvernement français sur les « terroristes criminels » la France est en plein milieu d’une bonne petite guerre civile, teintée d’extrémisme religieux, dont il va maintenant falloir se dépêtrer avec le moins de dégâts possible.

Et n’oublions pas que Ben Laden a dit un jour à la face de l’Occident tant haï par les siens : « nous aimons la mort autant que vous aimez la vie ». On n’est pas sorti de l’auberge malienne.

Représailles islamistes en Algérie

Les représailles islamistes ont démarré avec l’attaque d’un site pétrolier-gazier en Algérie et des dizaines d’otages. Ce n’est sans doute pas fini.

Au Mali les barbus se dispersent dans la nature et la population civile, l’armée française monte vers un front inexistant et attend l’arrivée de la force inter-africaine.

La France en guerre au Mali contre la violence islamisme

L’intervention armée française monte en puissance, hélas. Décision politique courageuse d’aller se colleter contre des barbus en plein désert, mais résultat très incertain. La France met son nez dans une guerre civile où la très grande majorité des combattants sont maliens : les Touaregs-ex-mercenaires-de-Kadhafi, en rébellion contre le pouvoir noir de Bamako depuis des décennies, ont vendu leurs âmes à des islamistes de rencontre, là encore maliens pour le plus grand nombre. L’armée malienne qui s’était déjà rendue célèbre en déclarant la guerre au Burkina-Faso en 1985 pour une bande de brousse stérile, guerre terminée en quelques jours après avec deux ou trois dizaines de morts, a une forte tradition de soutien aux dictateurs (Moussa Traoré durant des décennies) et de coups d’Etat successifs dès qu’un pouvoir civil est élu. On ne peut pas dire que ces galonnés soient un gage de républicanisme.

La communauté internationale occidentale soutient allègrement Paris et les pays africains annoncent l’accélération de la mise en place d’une force multinationale avec le Nigeria, le Bénin, le Niger et d’autres. Bon, c’est sympathique en diable mais on peut craindre que cette aide militaire africaine ne soit d’une efficacité limitée, et que cette belle unanimité ne se brise assez rapidement sous l’arbre à palabres de la brousse.

L’armée française intervient au Mali pour arrêter les colonnes de barbus (islamistes) et d’enturbannés (Touaregs, ex-mercenaires de Kadhafi) qui se sont mis en tête d’investir le pays entier pour y instaurer régime islamique et charia avec tout le tra-la-la de comportements religieux d’un autre âge. Ils affrontent sans trop de difficultés une armée malienne de dépenaillés en déroute.

Pauvre Mali qui n’a pas mérité tout ceci. Enfin, tout de même un petit peu quand même car l’allumette qui a allumé l’incendie du passage à l’attaque des enturbannés et des barbus, a quand même été le coup d’Etat mené par le dépenaillé capitaine Sanogo.

Le président par interim promet sur les écrans nationaux une réplique massive et foudroyante… Bon, gageons que les dépenaillés vont reprendre un peu de peps avec l’aide des légionnaires et matériels tricolores, mais ce n’est pas gagné.

Le pape se met à tweeter

Le pape s’est mis récemment à tweeter pour tout et n’importe quoi, comme tout tweetos qui se respecte. Il bénit ses followers ou leur explique qu’il aime les crèches et autres billevesées. Est-ce que cet abaissement communiquant va lui rapporter des fidèles supplémentaires dans ses paroisses le dimanche ? C’est peu probable.

Le tweet c’est le niveau zéro de la réflexion, l’infantilisation de la parole, la glaciation des échanges. C’est sans doute la raison pour laquelle cet outil est si prisé par le monde politique : ne rien dire en 140 signes, un rêve pour nos édiles.

Des pratiques d’un autre âge

Charlie-Hebdo / Charb

Charlie Hebdo publie cette semaine ses habituelles caricatures des religions avec quelques dessins consacré à Mahomet. Toute la beaufitude de circonstance s’exprime bien entendu sur le sujet : les religieux de tous ordres ont leur avis, les libertaires craignent la censure, les politiques, mi-chèvre mi-choux, cherchent le sens du vent. Tout ceci devrait être traité par l’indifférence, mais ne l’est pas, hélas !

Du coup est passé plus inaperçu l’éditorial de Charb sur la corrida qui mérite bien plus l’attention que cette agitation politico-religieuse => CH_20120919_Tauromachie.pdf.

Il s’agit d’ailleurs de sujets comparables, où comment des minorités agissantes arrivent à imposer des pratiques d’un autre âge à la République.

Des barbaries religieuses

Des talibans flinguent Malala une gamine de 14 ans qui était devenue l’égérie d’un mouvement anti-obscurantisme au Pakistan. Elle est entre la vie et la mort dans un hôpital du Swat. Des barbus amputent à tour de bras au Nord-Mali… avec une désespérante régularité, les religions continuent à proférer leur arriération.

Touchables…

Charb – Charlie Hebdo 19/09/2012

Charlie Hebdo publie cette semaine ses habituelles caricatures des religions avec quelques dessins consacré à Mahomet. Toute la beaufitude de circonstance s’exprime bien entendu sur le sujet : les religieux de tous ordres ont leur avis, les libertaires craignent la censure, les politiques, mi-chèvre mi-choux, cherchent le sens du vent. Tout ceci devrait être traité par l’indifférence, mais ne l’est pas, hélas !

Du coup est passé plus inaperçu l’éditorial de Charb sur la corrida qui mérite bien plus l’attention que cette agitation politico-religieuse.

Il s’agit d’ailleurs de sujets comparables, où comment des minorités agissantes arrivent à imposer des pratiques d’un autre âge à la République.

Agitation religieuse

Un crétin tourne un film ridiculisant l’islam aux Etats-Unis, que personne n’a vu, et aussitôt les pays musulmans s’enflamment, attaquent des ambassades occidentales, brûlent leurs drapeaux. Manifestations, ripostes, contre-ripostes, on en est à une dizaine de morts dont un ambassadeur américain en Lybie .

Moins violent mais tout aussi déprimant, le déferlement de protestations des représentants juifs, musulmans et autres, accusant l’Allemagne d’empêcher le libre exercice de la religion sur son territoire après qu’une instance judiciaire allemande ait déclaré la circoncision passible de poursuites car considérée comme blessure.

Tout ceci est globalement risible, ponctuellement dramatique car il y a des morts. Comme le disait Fillon il y a quelques mois quand survint le psychodrame de l’abattage rituel et religieux :

Les religions devraient réfléchir au maintien de traditions qui n’ont plus grand chose à voir avec l’état aujourd’hui de la science, l’état de la technologie, les problèmes de santé.

François Fillon

Il en va de même du sacré et du blasphème.

Donnez du développement économique et culturel aux peuples épris de religiosité et ils rejoindront les lumières. Tout ceci relève d’un autre âge et illustre un drame de la bêtise et de l’ignorance, une consternante défaite de la pensée !

Le dogme et la presse

C’est l’été, pas grand-chose à se mettre sous la dent au Café du Commerce ni sur les plateaux, alors Madame Michu qui présente les journaux télé s’émeut de ce que l’église catholique s’oppose au mariage homosexuel dans sa prière en ce jour d’assomption.

Elle veut quoi Madame Michu ? Que Benoît 16 soupapes danse en drag-queen sur un chariot de la gay-pride ? L’église elle a un dogme et elle s’y tient. On ne va pas non plus remettre en cause l’immaculée conception pendant qu’on y est.

Eh Madame Michu ! La République elle est laïque donc elle décidera ce qu’elle voudra et son parlement votera les lois qu’il votera, quoi qu’en pensent l’église, les intellos ou Christine Boutin. C’est ainsi, c’est ce qu’on appelle la démocratie, alors laissons au moins s’exprimer les courants de pensée, ce n’est pas interdit, c’est même parfaitement légal, d’autant plus que ladite église parle de façon plutôt modérée sur ce sujet.

Certains parlent même d’organiser un référendum. Ce n’est pas idiot, faisons donc un référendum.

Les secrets d’alcôve d’un pape

Le majordome du pape a été arrêté par les pandores du Vatican pour avoir diffusé des informations confidentielles à la presse. On a beau se gratter la tête, on n’arrive pas à imaginer ce que peut être une information confidentielle du Vatican !