The Velvet Underground – New York Extravaganza

Velvet-Underground_2016

Superbe exposition à la Philharmonie de Paris sur le Velvet Underground et son époque. Fin des années 60’ – début des 70’, entre guerre du Vietnam, assassinat du président Kennedy et de Martin Luther King, lutte pour les droits civiques… une contre-culture underground se développe dans la ville de New York ravagée par la violence et la crasse. Avec une créativité fantastique Andy Warhol, Alan Ginsberg, Lou Reed et bien d’autres vont laisser libre court à leur inventivité et leurs sentiments qui s’exprimeront par diverses voies, dont celle de la musique pour le Velvet Underground. Il en résulte un mouvement puissant qui marquera à tout jamais l’histoire du rock et de la poésie contemporaine.

L’exposition retrace magnifiquement l’atmosphère de ce temps. Sur des murs tapissés de noir se succèdent des photos, des paperboards à feuilleter, des projections tressautantes de la ville, des vidéos du groupe ou de l’Exploding Plastic Inevitable de Warhol, un salon de musique où des matelas sont disposés sur le sol pour l’écoute d’un live et cette musique inclassable du Velvet, sombre, déchirante et métallique sur laquelle se place la voix chevrotante chantée-parlée de Lou. Des écrans un peu partout permettent de brancher son casque et d’écouter de la musique ou des délires politiques, artistiques et poétiques des acteurs de ce temps. On accède notamment à une vidéo du fameux concert de l’Olympia, fruit d’une éphémère reformation du groupe en 1993 où ses membres apparaissent plein d’énergie et en grande forme.

Lou Reed fut un musicien de légende, disparu en 2013, capable d’écrire Pale Blue Eyes, parmi les plus belles chansons d’amour jamais produites, comme Metal Music Machine, un délire répétitif de 90 minutes de guitares sans foi ni loi ni parole. Il fut l’âme du groupe et poursuivit une brillante carrière solo après la dissolution du Velvet. Aujourd’hui seuls survivent John Cale (qui donna un concert à la Philharmonie dans le cadre de l’exposition) et Moe Tucker, la batteuse « debout ».

Une exposition à voir absolument, et à revoir.

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