Fantin-Latour : exposition « A fleur de peau » au Musée du Luxembourg

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Belle exposition Fantin-Latour au musée du Luxembourg jusqu’au 12 février 2017 : ce peintre du XIXème siècle (1836-1904) est finalement assez peu connu des non-initiés mais fut l’auteur de merveilleuses natures mortes, à base de fleurs pour l’essentiel, dont la précision du dessin et le rendu des couleurs sont proprement stupéfiants. Des tableaux de groupe sont également exposés où Rimbaud, Verlaine ou Baudelaire cohabitent avec d’autres personnages de l’époque, connus ou pas, ainsi que l’auteur qui prend un malin plaisir à se glisser dans le tableau. Grand amateur de musique, Fantin peindra aussi des toiles hommages à ses héros : Wagner, Berlioz, Schumann… dans lesquelles il laisse parler un imaginaire un peu kitch.

Un homme qui a consacré sa vie à l’art, produit des centaines de toiles, s’est initié à la photographie naissante, méritait bien cet hommage mené à bien par ce sympathique petit musée parisien.

La Turquie éructe…

Drapeau_TurquieAlors que nombre d’Etats occidentaux se demandent comment sortir du piège moyen-oriental, la Turquie lutte pour y entrer. Déjà engagée militairement en Syrie pour y défendre une stratégie pas toujours très claire, si ce n’est son aspect antikurde, Ankara qui dispose d’une base militaire dans le nord de l’Irak fait des pieds et des mains pour participer à la bataille pour le reprise de la ville de Mossoul tenue par les terroristes religieux sunnites du groupe Etat islamique. Le gouvernement irakien du moment étant chiite, la Turquie sunnite voudrait s’assurer que les intérêts religieux sunnites seront maintenus après une éventuelle victoire chiite.

Alors que le premier ministre irakien critiquait la présence militaire turque dans son pays, le président turc lui a répondu dans son style très personnel et tout en subtilité lui enjoignant de rester à sa place :

« Tu n’es pas mon interlocuteur, tu n’es pas à mon niveau. Peu nous importe que tu cries depuis l’Irak, nous continuerons à faire ce que nous pensons devoir faire…  L’armée de la République turque n’a pas de leçon à recevoir de vous. »

Pas sûr que la réconciliation du Moyen-Orient soit pour demain !

La connerie se vend bien

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M. Bolloré, cador du CAC40, qu’on appelait autrefois le Mozart du Cash flow, s’est mis en tête comme tout patron qui se respecte d’investir dans les médias, pour exister dans les dîners en ville, voire dans les cénacles politiques. Ces investissements sont généralement financièrement déficitaires mais peut-être profitables en termes d’égo. Tous les grand pédégés ont mis la main à la poche à un moment donné pour se payer un journal, une radio ou une télévision.

L’actualité du jour porte sur les démêlés de M. Bolloré avec les chaînes de télévision et les journaux dont il est actionnaire directement ou indirectement. On avait déjà parlé il y a quelques mois des ponts d’or versés à Cyril Hanouna pour continuer à abrutir la population des téléspectateurs de D8 avec une émission dont l’imbécilité atteint des sommets rarement égalés. On a aujourd’hui l’affaire Morandini, un animateur mis en examen pour « corruption de mineur aggravée ». Le garçon produit des websérie érotique et aurait utilisé cette position pour tenter de séduire des garçons. Contre toute attente, il dispose aussi d’une carte de journaliste et intervient désormais sur iTélé pour une émission journalière d’une heure. Evidemment la rédaction de la chaîne s’émeut du pédigrée de ce nouveau-venu et s’est mise en grève depuis plusieurs jours.

Au-delà des cas personnels Hanouna ou Morandini, on voit ce que donne la privatisation intégrale des médias qui sont généralement immédiatement envahis par la publicité et la connerie. Allez-voir quelques minutes de l’émission d’Hanouna sur D8 (qui s’appelle désormais C8) pour vous rendre réellement compte de l’Himalaya d’abrutissement diffusé à une heure de grande écoute. Les médias publics consommant l’argent des contribuables sont quand même restés à l‘écart de ces dérives, en tout cas des plus édifiantes. En termes macro-économiques le maintien d’un minimum de raison et d’intelligence sur les médias est sans doute rentable pour une nation et la dépense publique en faveur de médias publics n’est pas engagée pour rien. Hanouna, Morandini et quelques autres le confirment par l’absurde tous les jours.

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