Guaino et Laval


Henri Guaino le colérique fait toujours dans la nuance et la subtilité. Sa dernière tonitruante sortie l’a fait comparer le programme économique de François Fillon à celui de Pierre Laval, président du conseil sous Pétain durant la deuxième guerre mondiale. Tout le monde a bien entendu oublié ce que fut la politique économique de Laval, mais par contre beaucoup se souviennent que Laval fut le chantre de la collaboration avec les nazis et l’initiateur de la législation française anti-juive. Lui comparer Fillon n’est donc pas neutre et même particulièrement insultant.

En guise d’excuse Guaino s’est fendu d’une tribune dégoulinante de bons sentiments dans Le Monde pour assurer Fillon de toute son amitié. Henri Guaino c’est un peu le sale gosse qui fait de grosses bêtises et demande ensuite pardon. On se souvient de sa sortie après l’attentat islamiste de Nice expliquant qu’il suffisait d’un soldat avec un lance-roquette pour arrêter le camion criminel de la promenade des anglais ! Ses propositions sont parfois techniquement justes mais toujours inapplicables. C’est la définition du populisme en politique.

Henri Guaino est par ailleurs candidat à l’élection présidentielle française en 2017.

Lire aussi : Guaino le colérique et son lance-roquette

Le bal des serpents à sonnettes

Juppé et Sarkozy
Juppé et Sarkozy

A peine connu le nom du vainqueur du premier tour des élections primaires conservatrices à l’élection présidentielle de 2017, ce fut le bal des serpents à sonnettes qui rallièrent François Fillon avant le deuxième tour. Laurent Wauqiez, le cornecul qui s’est bruyamment félicité de l’élection de M. Trump aux Etats-Unis, Eric Ciotti et Christian Estrosi, les âmes damnées du sarkozysme dans le sud, Christian Jacob qui avait déjà trahi son ami Jean-François Coppé pour rallier le panache de Nicolas Sarkozy…, bref, c’est un festival de retournements de veste à grands coups de tweets auto-satisfaits et louangeurs.

Tel Vercingétorix à Alésia, ils viennent tous déposer leurs armes aux pieds de François Fillon qui a écrasé le premier tour et s’apprête à remporter le second. Seuls quelques retardataires ont joué le mauvais cheval : Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Coppé ou encore Valérie Pécresse soutiennent Alain Juppé.

Le vainqueur final est François Fillon et tous désormais s’affichent derrière lui. C’est le jeu de ces élections primaires qui sont venues se substituer à la décision des partis pour nommer leurs candidats. Devant l’impossibilité de s’entendre au sein des instances des partis politiques sur un nom incontestable à cause des conflits d’ambitieux, sauvages comme des caïmans dans le marigot, la décision a été poussée chez les supporters et militants, chargés de trancher un débat qui n’avait pas pu l’être au niveau supérieur. Cette procédure est présentée comme une avancée démocratique alors qu’elle ne fait que masquer l’indécision des partis. Son principal inconvénient est qu’elle allonge d’une année supplémentaire la durée de la campagne électorale présidentielle en France : sur un mandat de cinq ans, la dernière année est cette de la campagne pour l’élection suivant et l’avant-dernière année est celle de la campagne pour les primaires… Pas sûr que la démocratie n’y ait vraiment beaucoup gagné !

Dernières cartouches

Charlie Hebdo – Juin

En pleine campagne de publicité Alain Juppé pollue les répondeurs téléphoniques de citoyens qui n’en demandent pas tant. Le chroniqueur effaré en rentrant chez lui écoute ce message pathétique et racoleur :

Bonjour c’est euh (SIC) Alain Juppé, la disparition des services publics de nos territoires qui hélas, s’accélère, c’est le déclin assuré et c’est l’abandon des françaises et des français qui habitent ce territoire, or la France c’est la France des territoires. Pour ma part je pense indispensable que l’Etat soit présent au plus près de vous, pour vous protéger, pour vous soigner, pour vous aider. La présence de la République, par ses services publics pour maintenir l’unité de la nation et accompagner l’ensemble des français et des françaises est essentiel et je m’engage à tout faire pour maintenir cette présence. Dimanche 27 novembre, au second tour de la primaire, nous devons nous en souvenir, j’ai besoin de vous et je compte sur vous.

Le niveau du débat politique

Charlie Hebdo - Coco
Charlie Hebdo – Coco

Alain Juppé, 71 ans, maire de Bordeaux et candidat à l’élection primaire conservatrice à l’élection présidentielle a été appelé Ali Juppé par quelques-uns de ses bons amis politiques au prétexte qu’il a négocié en tant que maire avec un religieux musulman de sa ville, proche des Frères musulmans, sur une question de projet de construction de mosquée. Un grand moment du débat politique largement caricaturé et dénaturé par la presse et le Café du commerce, comme à leur habitude.

En réalité Juppé estime qu’on ne peut pas gommer complètement les origines de la diversité française, religieuses et autres, le tout dans une laïcité intelligente bien comprise. Evidemment cela heurte les plus conservateurs de ses amis de droite, qui le font savoir de leur élégante façon.

Impéritie complète des vendeurs de sondage

CH_20141112_Fillon
Au soir d’une élection primaire pour désigner un candidat conservateur à l’élection présidentielle française de 2017, les vendeurs de sondages d’opinion font une nouvelle fois preuve de leur impéritie totale en ayant ressassé depuis des mois le succès d’un duo de tête alors que c’est finalement un troisième homme qui écrase les deux autres de par son score.

Lire aussi : Les sondages meublent l’absence d’analyse de la presse

Et à peine connue l’ampleur de leur erreur, les voici de nouveau au premier plan pour prévoir le résultat du deuxième tour de dimanche prochain. La presse repart aussitôt dans ses habituelles circonvolutions autour d’anticipations oiseuse e tout repart comme si de rien n’était. Une presse incompétente s’appuie sur des sondeurs prétentieux. Le mieux est sans doute de négliger les uns comme les autres.

Lire aussi : L’incompétence infinie des sondeurs

Nadine Morano s’esclaffe

tweet_nadine_morano_20161109_election-trump
De nombreux candidats français de tous bords surfent sur la vague populiste et s’auto-persuadent de plus en plus que pour être élu il faut raconter aux électeurs ce qu’ils veulent entendre. Ils pensent pouvoir cacher leur absence de conviction, voire compétence, par une recrudescence de leurs propos de Café du commerce. Rares sont ceux qui résistent encore à la tentation. On aura les dirigeants que nous méritons.

 

Wauqiez félicite Trump

tweet_wauquiez_20161109_election-trump
Il fallait bien que Laurent Wauqiez se sente solidaire du nouveau président élu américain. Voilà qui est fait, sur Tweeter bien entendu, car on ne sait pas bien à ce stade ce que M. Wauquiez retient ou rejette dans le programme de gouvernement de Donald Trump. Les 150 signes de Tweeter permettent d’éviter de trop s’engager sur le fond et offre un rétropédalage plus facile le cas échéant.

Sarkozy : le retour

Sarkozy_ParisMath_201508-c

Nicolas Sarkozy, chef de Les Républicains, ancien président de la République, s’est déclaré candidat à l’élection primaire conservatrice pour les élections présidentielles françaises de 2017. Il est le treizième à le faire et vient de publier un livre programme « Tout pour la France » qu’il va bien falloir lire car le garçon a ses chances de rempiler à l’Elysée.

Quoi que l’on pense de cette candidature, il faut bien admettre qu’elle dénote l’énergie sans faille d’un homme certes ambitieux et offrant nombre d’aspects de sa personnalité fort peu reluisants, mais à qui on peut reconnaître le mérite de « ne rien lâcher »  et d’être prêt à tous les sacrifices pour revenir à un pouvoir qu’il croit absolu. Probablement ambitionne-t-il autant pour la France que pour lui-même, mais force est de constater une ténacité hors du commun qui va sûrement emporter bien des suffrages.

Une catastrophe constitutionnelle

On ne redira jamais assez les effets extrêmement négatifs sur la vie citoyenne de la République de la réforme constitutionnelle inique menée sous la présidence Chirac en 2000 et approuvée par congrès d’élus inconséquents : le passage de la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans.

Chirac fut un dirigeant sympatoche et peu efficace (le roi-fainéant disait son ministre Sarkozy) qui ne restera pas dans les annales, sinon pour avoir déclenché la plus grande poilade de Vème République en dissolvant l’assemblée nationale et en réussissant l’exploit de perdre les élections législatives qui s’en suivirent. Ce ne fut finalement pas si grave et le premier ministre Jospin put ainsi gouverner la France cinq années durant où il appliqua un peu de son rigorisme protestant qui finalement fit plutôt du bien.

Non, la vraie catastrophe fut le passage au quinquennat dont la France supportera les conséquences pour encore de longues années, à moins qu’un dirigeant clairvoyant et courageux prenne un jour l’initiative de rétablir ce septennat. Ce ne fut qu’un des innombrables retournements de veste chiraquien, mais ce fut certainement le plus nuisible. Il avait été manipulé à l’époque par Giscard dit d’Estaing qui avait lancé l’initiative de cette réforme, sans doute juste pour nuire à son ennemi de toujours. Plutôt que de se battre contre le quinquennat comme il l’avait fait depuis des décennies, le président céda et organisa un référendum histoire d’en tirer un piteux bénéfice. Approuvé par 73% des électeurs, Chirac empoche la gloriole de cet éphémère succès électoral et transforme la République en plateau télé où l’élection présidentielle devient l’émission préférée de télé-réalité qui ne s’arrête jamais, sauf peut-être durant les 12 mois qui suivent immédiatement l’élection. Ce fut une mauvaise action !

On sent avec encore plus de force aujourd’hui l’ampleur de ce désastre. Les petites combines de partis en préparation de primaires et les débats médiatiques oiseux occupent la place depuis déjà six mois alors que nous n’en sommes qu’à douze de l’élection elle-même. L’unique préoccupation de journalistes paresseux en quête de sensationnalisme à peu de frais est de questionner tous les candidats supposés sur leur volonté d’être… candidat. Plutôt que de lire les programmes politiques des impétrants pour les expliquer aux citoyens, ces journalistes de circonstance préfèrent jouer Mme. Soleil et harceler les élus qui se précipitent sur leurs plateaux avec des questions de caniveau obsessionnelles.

Les candidats putatifs eux sortent les couteaux maintenant dix-huit mois avant l’échéance pour commencer à s’écharper, d’autant que les partis traditionnels incapables de désigner leurs candidats organisent désormais des élections primaires ce qui avance encore le point de départ.

Le quinquennat : une réforme institutionnelle déplorable menée par des élus irresponsables qui ont confondu l’agitation avec la réflexion, la démagogie avec la politique, qui ont privilégié l’hystérie à l’intelligence pour masquer la défaite de leur pensée ! Une triste histoire.

NKM et le stalinisme

A l’issue des résultats des dernières élections régionales, plutôt mitigés pour l’opposition, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) est débarquée de sa place de numéro 2 du parti Les Républicains. La diva en pantalon taille-basse s’en émeut dans des termes plutôt déplacés, ou à tout le moins faisant preuve de sa méconnaissance de l’Histoire :

Il est d’ailleurs curieux, au moment où on annonce un débat sur la ligne, de penser évincer ceux qui ne sont pas d’accord. Croire que le parti se renforce en s’épurant, c’est une vieille idée stalinienne. Moi je crois que le parti se renforce en débattant.

Parler d’épuration et de stalinisme est hors de propos dans une démocratie et même au sein de Les Républicains. NKM devrait relire Soljenitsyne au lieu de divaguer devant les micros de la presse. Elle dirait moins de bêtises et pourrait ainsi passer plus de temps pour préparer son programme de reconquête. Mais avoir des idées demande plus d’exigence que de lancer des slogans en pâture dans la bauge médiatique.

D’un courant plutôt centriste et partisane d’une alliance avec la gauche si c’est un moyen de barrer la route du pouvoir au Front National, elle s’oppose depuis des années aux tenant de la « droite décomplexée » qui prônent une vraie politique de droite et ne voient pas comment ils pourraient s’allier avec cette gauche qu’ils honnissent si viscéralement.

Bien que la droite ait pu gagner la présidence de deux régions grâce au retrait des listes socialistes, la ligne NKM a été mise en minorité au sein de Les Républicains et la Mistinguett priée d’en évacuer la direction. Elle n’est pas exclue du parti mais simplement démise de sa vice-présidence. Il faut maintenant qu’elle se mette au travail pour convaincre ses pairs et ses électeurs : un peu moins de Tweeter et un peu plus de réflexion, c’est aussi simple que cela.

Au moins une bonne nouvelle ce soir

Virginie Calmels, adjointe au maire de Bordeaux, qui se présentait comme tête de liste de Les Républicains aux élections régionales pour la présidence de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes ne sera pas présidente de cette région puisque sa liste n’est pas majoritaire. C’est une bonne nouvelle car une personne qui a dirigé la société de production d’émissions télévisuelles parmi les plus abêtissantes de la planète n’aurait pas pu se transformer d’un coup de baguette magique en une personnalité publique sensible à l’intérêt général. Regardez un replay de Secret Story, Star Academy ou de La Ferme Célébrités et vous comprendrez cette évidence.

Lire aussi > Virginie Calmels : de la télé-réalité à la politique

Virginie Calmels : de la télé-réalité à la politique

Virginie Calmels, adjointe au maire de Bordeaux, est tête de liste de Les Républicains aux élections régionales pour la présidence de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Avant de se lancer en politique Mme. Calmels a exercé des fonctions de direction dix ans durant, jusqu’en 2013, de la société Endemol, entreprise de production télévisuelle qui a commis parmi les émissions les plus stupides et malsaines que les spectateurs aient eu à endurer sur la planète télévision comme : Secret Story, Star Academy, La Ferme Célébrités, etc.

Ces spectacles télévisuels participent à la décérébration des populations et sont une des explications possibles de la déroute en cours de la pensée. De la télé-poubelle au conseil régional, on peut craindre que la cible ne soit la même : attraper le gogo ! Il n’est pas sûr que les méthodes commerciales de la télévision soient applicables à la gestion politique. Ce passé douteux suffira en tout cas au chroniqueur pour ne jamais déposer dans une urne un bulletin au nom de Virginie Calmels.

Guaino le (très) colérique

CH_20130501_GuainoHenri Guaino devient de plus en plus colérique et inconstant. Il pique des crises sur les plateaux télévisés qu’il quitte en direct, il invective avec fébrilité la justice aux micros des journalistes et de l’assemblée nationale, etc. Il devrait se surveiller car il est guetté par la crise d’apoplexie. Accessoirement il a déjà été condamné en appel par cette justice qu’il honnit tant, pour outrage à magistrat.

Et voilà qu’il remet le couvert le 28 octobre à l’assemblée nationale en éructant contre les juges. Sur les images de télévision on le voit ne maîtrisant plus les tremblements agitant ses mains, il a fallu couper son micro pour laisser le gouvernement lui répondre :

« Dans la magistrature comme partout ailleurs il y a des gens qui honorent leur fonction, il y a aussi des pervers, des psychopathes, des militants aveuglés par leur idéologie, des gens auxquels l’ivresse de leur toute puissance fait perdre tout discernement ! »

Si la justice mécontente les députés il leur suffit d’en changer le fonctionnement. Ils ont le pouvoir de le faire en votant à la majorité. Plutôt que de s’invectiver devant les caméras et ressasser leurs vieilles badernes sur la justice dépendante ou indépendante, laxiste ou pas, qu’ils se mettent au travail sur un sujet où il y a évidemment des améliorations à mettre en œuvre. Par contre il n’est pas facile d’identifier au recrutement les magistrats pervers, psychopathes ou simplement laxistes et de gauche. Même la Loi aura du mal à les empêcher d’accéder à la magistrature s’ils en ont les compétences, il faut simplement s’assurer qu’il existe suffisamment de garde-fous pour empêcher leurs tendances révolutionnaires ou conservatrices de s’exprimer trop librement. Messieurs les députés, c’est votre boulot !

En attendant Guaino a été condamné à une amende 2000,00 EUR par la cour d’appel et il ne s’est pas encore pourvu en cassation. A ce jour il doit 2 000,00 EUR aux contribuables français.

Un Bournazel qui promet déjà !

Un lecteur attire notre attention sur un certain Pierre-Yves Bournazel qui se met en avant sur la grève des éboueurs parisiens. Le garçon a une petite quarantaine d’années, diplômé de Sciences Politiques Toulouse, conseiller de Paris et conseiller régional de l’Ile de France sous les couleurs de Les Républicains. Il fut candidat aux primaires conservatrices pour la candidature à la mairie de Paris où il termina troisième. Propret et bien mis avec ses costumes près-du-corps et ses cravates ficelles, il fréquente à l’occasion les plateaux télévisés.

Mais surtout M. Bournazel a un compte Tweeter qu’il utilise de façon obsessionnelle comme nombre de ses collègues élus pour qui un format en 140 signes est le vecteur idéal de leurs pensées à courte vue. Il affiche 14 700 abonnés à ce jour qui ont pu lire trois tweets décisifs dans la journée du 8 octobre :

Tweet_Bournazel_20151008

Reprenons Ces trois messages :

  1. Y-a-t-il un pilote dans l’avion ? (33 signes)
  2. Paris en sale état! Urgence d’agir Mme Hidalgo (46 signes)
  3. Quelle image pour Paris! (24 signes)

Il s’agit de slogans qui ne disent rien, expliquent encore moins et ne proposent aucune solution. Ils n’utilisent même pas les 140 signes autorisés mais affichent trois photos similaires de poubelles entassées qui sont censées faire souffler le vent de la révolte contre la maire Hidalgo « qui n’agit pas ». Ils ne disent rien des raisons la situation ni pourquoi la grève a lieu dans certains arrondissement et pas dans d’autres. Ils sont muets sur les négociations en cours entre la mairie de Paris et les syndicats des grévistes. Ils sont l’archétype de la communication politique d’aujourd’hui : infantilisante et contre-productive.

Rien que dans la journée du 8 octobre M. Bournazel a tweeté ou retweeté une vingtaine de messages du même ordre. Il n’a pas eu le temps ce même 8 octobre d’annoncer que la grève de quatre jours des éboueurs s’était terminée le soir même suite aux négociations menées entre les parties.

Ce Bournazel n’a pas quarante ans mais il promet déjà ! Comme tout ceci est affligeant.

Morano rivalise avec Sarkozy

Sarkozy_ParisMath_201508-cCH_20151007_Morano

On se souvient de la citation de Sarkozy sur l’immigration en juin dernier devant un parterre de militants à L’Isle-Adam :

« Dans une maison, il y a une canalisation qui explose, elle se déverse dans la cuisine… Le réparateur arrive et dit, j’ai une solution: on va garder la moitié pour la cuisine, mettre un quart dans le salon, l’autre quart dans la chambre des parents et si ça ne suffit pas il reste la chambre des enfants. »

La Morano y est allé de son couplet sur les étrangers il y a quelques jours :

« Nous sommes un pays judéo-chrétien. Le général de Gaulle le disait, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères… J’ai envie que la France reste la France et je n’ai pas envie que la France devienne musulmane. »

Le premier a décidé de faire déchoir la seconde de son investiture de tête de liste pour la région Est aux élections régionales de décembre 2015. Elle s’en remettra, l’opposition également.

La Morano… encore

 

CH_20120111_Morano

La Morano a encore commis une déclaration tonitruante à la radio :

« Nous sommes un pays judéo-chrétien. Le général de Gaulle le disait, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères… J’ai envie que la France reste la France et je n’ai pas envie que la France devienne musulmane. »

Elle agace même ses amis de Les Républicains qui envisagent de la déchoir de son investiture aux élections régionales dans l’est. Sans doute les dirigeants de Les Républicains ont estimé qu’il y avait plus de voix à prendre chez les centristes dont ils visent les suffrages en réfrénant la Morano, qu’à gagner coté droite conservatrice en la gardant sur le bateau. Ils ont surtout compris que cette femme aux capacités politiques limitées leur causait plus d’ennuis qu’autre chose et ils en profitent pour la faire passer à la trappe. Elle s’en remettra, la France également.

En fait ces réactions épidermiques sont assez ridicules et de fort peu d’intérêt politique. Elles illustrent la panique du monde politique et médiatique lorsqu’il s’agit d’expliquer la réalité aux citoyens. La phrase gaullienne citée par la Morano sur les plateaux télé était adaptée à l’entre deux-guerres quand la France était effectivement un pays de religion majoritairement catholique et à la couleur de peau plutôt blanche.

Depuis il y a eu la décolonisation, la guerre d’Algérie, les accords avec les ex-pays colonisés pour faciliter la reconnaissance de nationalité aux ex-citoyens colonisés, l’enrôlement des « tirailleurs sénégalais » dans les armées alliées durant la deuxième guerre mondiale, des ministres africains (de l’Union française) dans le gouvernement français, des députés et sénateurs africains au parlement français, la départementalisation des possessions d’outre-mer, le regroupement familial, les usines Renault à faire tourner dans les années 50’, les métiers dont les français qui s’enrichissaient ne voulaient plus et qu’il fallait bien assurer durant les trente glorieuses, bref, la France s’est ouverte et mélangée. Le blanc n’est plus la couleur de peau unique dans l’hexagone et les églises catholiques ont tendance à être désertées par les citoyens qui préfèrent la lecture de L’Equipe à celle de la bible.

C’est ainsi et le mélange ne s’est pas produit par hasard, il a été le fruit d’une politique menée de façon permanente par la droite comme la gauche et jamais vraiment inversée. On peut en déplorer le résultat mais il va être difficile de revenir en arrière. Ce qui a été fait est fait et il faut gérer la situation, ce qu’essayent de réaliser tant bien que mal les pouvoirs successifs. D’autre pays ont eu des politiques beaucoup plus restrictives. Chacun se fera son idée sur ce qui est préférable.

Il est possible de revoir le Code de la nationalité française et la politique d’immigration, il suffit de le décider et de faire voter la loi en conséquence par une majorité au parlement. Mais débattons au préalable et faisons valoir l’intelligence plutôt que les slogans assénés sur Tweeter. Expliquons la situation ethnique et religieuse française et son évolution récente de façon apaisée et subtile plutôt que de faire mousser la Morano avec des mesures disciplinaires dont elle s’empresse de faire son miel sur son compte Tweeter. Qu’on en juge :

Tweet_Nadine_Morano_20150930_Race-blanche

La Morano se jette à l’eau

LCE_Morano_20150826

Arghhhhhhh ! La Morano annonce sa candidature aux élections primaires de Les Républicains pour élire un candidat/candidate à l’élection présidentielle de 2017. Voilà qui promet des débats tout en finesse comme à son habitude et lors de ce tweet d’hier :

Tweet_Nadine_Morano_20150903_Immigration

L’incroyable foi qu’elle a en elle mérite le respect. Sa combativité est également un modèle du genre. Ces deux qualités sont malgré tout insuffisantes pour gouverner la France.

La Morano veut le pouvoir !

LCE_Morano_20150826Impayable : Nadine Morano, la poissonnière de Les Républicains, affiche son projet de se présenter à l’élection primaire de son parti pour désigner le candidat pour les présidentielles de 2017 dans Le Parisien du 23/08/2015. Evidemment cela déclenche l’hilarité générale mais ses concurrents connaissent l’incroyable pugnacité de la Morano dont l’énergie sans faille et la haute idée qu’elle se fait d’elle-même la rendent capable de tout, y compris de dévorer son idole Sarkozy.

Faisons confiance à ses concurrents de droite pour la pousser dans l’escalier afin de l’empêcher de se présenter mais le culot hors norme de la donzelle force le respect.

Tweet_Nadine_Morano_20150824

Rachida en pleine forme pour ses vacances

Tweet_Rachida-Dati_20150701
Rachida est une ancienne ministre de la justice française. On a du mal à se l’imaginer quand on voit le niveau de ses messages ci-dessus. Une obsession de détestation contre Manuel Valls, une passion démesurée pour Nicolas Sarkozy, un cocktail amour-haine qui semble avoir dévasté totalement sa capacité de réflexion. Elle va devoir en parler à son psy.