Il faut payer

Nouvelle montée de tension socio-économique en France : cette fois-ci avec les agriculteurs qui se plaignent des prix trop faibles auxquels ils vendent leurs productions de lait et de viande de porc. Il semble que les lois du marché si chères à Guillaume Rocquette (le patron du FigMag) soient insuffisantes pour assurer des revenus minimaux à des agriculteurs français qui ont perdu de leur compétitivité face à la concurrence. Alors on fait appel aux contribuables pour aider l’agriculture comme on fait appel à eux chaque année pour subventionner la presse française, dont le groupe de presse de Guillaume Roquette qui a perçu 16 266 723,00 EUR en 2014.

Il n’est pas forcément inopportun que le contribuable aide certains secteurs économiques lorsque ceux-ci ont un rôle social que l’on estime nécessaire. C’est le cas de la presse et de l’agriculture. Ce qui est insupportable c’est de lire et d’entendre vanter à longueur d’éditoriaux du FigMag, de Valeurs Actuelles et de bien d’autres les mérites de l’ultralibéralisme lorsque ces mêmes parangons de la concurrence à tout va ne survivent que grâce aux subventions des contribuables et aux financements de l’industrie. C’est ainsi, il ne faut pas s’en énerver !

Dans le cas de l’agriculture le mieux serait sans doute que les consommateurs acceptent de payer un peu plus cher leur alimentation pour peu qu’elle soit Made in France tout en poussant cette agriculture à se réformer. Un cercle vertueux bien difficile à initier… Si Monsieur le marché ne suffit à nourrir les agriculteurs, il faut bien que quelqu’un fasse l’appoint, consommateur ou contribuable.

Est-ce que Monsieur Guillaume Roquette le dimanche midi après la messe en famille mange du gigot du Limousin ou de Nouvelle-Zélande ?

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