Sujets à cliquer

Le fouteballe et l’argent public

Saine réaction : des manifestations importantes se déroulent au Brésil contre « la vie chère ». Jusqu’ici rien de bien neuf, surtout dans un pays émergent dont le développement flamboyant de ces dernières années a aussi aggravé les inégalités, développement qui marque un peu le pas d’ailleurs ces derniers mois. Plus nouveau, certains se demandent si les coûts générés par la mise à niveau des infrastructures pour préparer la coupe du monde de fouteballe ne seraient pas à l’origine de l’augmentation d’un certain nombre de prix dans les services publics contestés par les manifestants…

Eh oui, les dépenses liés à l’organisation de ces compétitions mondiales ou olympiques sont indécentes, improductives, ciblées (donc inéquitables), non durables et, de ce fait, inopportunes, au Brésil comme en Occident. Les quelques infrastructures qui peuvent ensuite resservir à l’ensemble de la population, très minoritaires, pourraient très bien être financées hors manifestations sportives. Accessoirement les jeux olympiques d’Athènes ont marqué le début de l’effondrement de la Grèce.

Comme un oignon figé dans la sauce du gigot

Risible : toutes les discussions sur la simplification de l’organisation des collectivités locales, ou même leur simple modification, échouent sur des batailles rangées d’élus accrochés à leurs privilèges, figés dans leurs positions, et tous déploient des trésors inégalés de mauvaise foi, des sommets himalayens de langue de bois, pour justifier le surtout ne rien changer.

Le référendum récent en Alsace proposant aux électeurs de fusionner le conseil régional et les conseils régionaux a été rejeté par les citoyens, embobinés par leurs élus.

Beaucoup de gens raisonnables, de droite comme de gauche, conviennent que des dépenses inutiles significatives pourraient être économisées en restructurant les collectivités locales. Parlement et citoyens s’y refusent, illustrant si tristement l’immobilisme du pays, comme un oignon figé dans la sauce du gigot au sortir du réfrigérateur.

Il est difficile de passer outre, sauf à faire un coup d’Etat ou mettre en branle la VIème République, c’est le projet des Verts et de la Mélanche.

DSK parade avec sa nouvelle copine

On a finalement assez peu parlé de l’un des évènements que l’histoire retiendra certainement comme un monument de vulgarité politique et de futilité mondaine : la montée des marches du festival par un DSK (64 ans) engoncé dans son smoking au bras d’une nouvelle copine, 20 ans plus jeune que lui. Et les voilà qui remettent ça à Roland-Garros, autre haut lieu où se montrent les gens qui n’ont rien à faire.

Une personnalité controversée, impliquée dans nombre de scandales sexuels, qui a défailli dans les responsabilités qui lui ont été confiées, qui s’affiche sans vergogne dans les évènements les plus clinquants de la jetset franchoullarde, attirée par lesprojecteurs comme de la ferraille par un aimant, illustre de la façon la plus pathétique la perte de tout sens des responsabilité, de toute décence, d’une partie de notre classe politique.

Les brutes avinées toulonnaises envahissent Paris

Au secours, des troupeaux de décérébrés occupent encore Paris ! La place de la Bastille est envahie cette après-midi par une horde bruyante et avinée de supporters grimés de noir et rouge, étendards du RCT au vent, cernés par un bataillon de CRS. Renseignements pris RCT veut dire racing club de Toulon, et la seule chose qui différencie ces martiens de ceux des fans du PSG est la forme ovale de la baballe poussée par leurs héros qui seront à l’œuvre ce soir au Stade de France pour une finale de circonstance.

Nabilla : marque déposée de la bêtise humaine

Vous connaissez Nabilla ? C’est une « animatrice » de téléréalité au quotient intellectuel aussi limité que son tour de poitrine est développé, rendue célèbre par une réplique désormais élevée au rang de culte télévisuel, une réplique où il est question de fille et de shampoing. Certaines marques ayant utilisé cette réplique pour fourguer leur camelote, eh bien la Miss Nabilla a déposé sa fameuse réplique auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Le plus incroyable est que ce dépôt de marque ait été possible !

On retrouve cette information dans Les Echos, le seul quotidien économique papier survivant en France, et de citer un pubeux de l’agence Publicis, fier de lui, qui déclare après que l’un de ses clients ait utilisé cette réplique dans une publicité :

« En quelques heures, nous avons bénéficié de 10 000 re-tweets. Utiliser l’image de Nabilla sur le Web permet d’apporter un discours de proximité et de modernité, de créer de l’interaction et de recruter sur Twitter. » 

Et en plus les pubeux se foutent de nous.

On touche là au summum de l’imbécilité, on tangente le fond du fond de la crétinerie humaine, on sombre dans l’abysse de l’abrutissement de la race par une télévision cupide et asservie. C’est… indicible, l’Humanité n’a pas mérité une telle régression, un néant aussi définitif.

En résumé, une bombasse à gros seins qui ferait passer Ribéry pour un agrégé de philosophie, se transforme en leader d’opinion en paradant dans une télé-poubelle. J’ai soudain un petit coup de blues… Je vais aller me servir un whisky pour me remettre.

Les z’Arts

C’est le retour du clinquant avec le festival du cinéma à Cannes : on a même vu DSK ce soir monter les marches avec une nouvelle conquête à son bras. Dans le genre bling-bling-mondain-superficiel il aurait été difficile de faire mieux.

Rappelons que le cinéma est baptisé 7ème art dans une liste de 9 habituellement retenue :

  • 1er art : l’architecture ;
  • 2e art : la sculpture ;
  • 3e art : les « arts visuels » regroupe peinture, dessin ;
  • 4e art : la musique ;
  • 5e art : la littérature, dont la poésie ;
  • 6e art : les « arts de la scène » regroupe théâtre, danse, mime, et le cirque
  • 7e art : le cinéma ;
  • 8e art : les « arts médiatiques » regroupe radiodiffusion, télévision et photographie
  • 9e art : la bande-dessinée.

On ne voit pas bien dans quelle rubrique classer DSK ?

Un monde d’esclaves ?

Une vieille dame aux grands yeux bleus, plutôt bien mise, m’arrête dans la rue pour me demander : « n’avez-vous pas l’impression d’être un esclave qui vit dans un monde d’esclaves ? » Je n’ai pas trop le temps d’entamer un débat sur le sujet, je réponds non !