Blocage de la presse

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La CGT Livre, puissante section du syndicat moyenâgeux dans l’impression et la distribution des quotidiens, surtout puissante en région parisienne et un peu moins en province, a voulu imposer à ces journaux la publication d’une « tribune » de M. Martinez sous peine de non parution. Du coup, seul le journal du parti communiste L’Humanité a accepté et a pu paraître hier ! La CGT déploie sa stratégie de nuisance avec la même constance et relative efficacité.

Cette action ne fut que de peu d’effet du fait de l’accès aux éditions numériques pour la plupart des quotidiens. Ladite tribune a d’ailleurs pu être lue par tous ceux qui voulaient la consulter. Le plus comique, si l’on ose dire, c’est que L’Humanité est un journal en faillite virtuelle depuis plusieurs années qui ne surnage que grâce aux dons de ses lecteurs et qui vient d’entamer une campagne pour bénéficier de plus d’aides publiques tirées de la poche des contribuables. Dans le même temps, la survie des quotidiens censurés par la CGT est très aléatoire, les éditions papiers se vendant de moins en moins et les modèles numériques n’ayant pas encore trouvé leur équilibre financier.

Sans vergogne la CGT a voulu imposer une propagande interne aux journaux et a bloqué la parution de la presse quotidienne qui refusait de plier. L’impact réel de ce blocage sur l’information a été quasiment nul mais la CGT a montré qu’elle pouvait mettre la plupart des quotidiens nationaux à genoux si elle le décidait.

Rappelons que la CGT Livre continue à bénéficier d’un monopole d’embauche en région parisienne (ce n’est pas les patrons qui recrutent mais le syndicat). Même si cet important avantage n’offre plus autant de capacité de nuisance que par le passé du fait de la numérisation de la presse, ce qui s’est passé hier montre quand même que la CGT Livre sait encore perturber la presse.

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