Juppé s’auto-amnistie

Alain Juppé, 73 ans, démissionnaire de la mairie de Bordeaux pour entrer au Conseil constitutionnel (pour un mandat de 9 ans qui l’emmènera jusqu’à 82 ans) a été confirmé à ce poste à la majorité des voix de la commission des lois de l’Assemblée nationale. Devant cette commission il s’est octroyé le « droit à l’oubli » de sa condamnation pénale en rappelant que la Cour d’appel a jugé expressément qu’il ne s’était « rendu coupable d’aucun enrichissement personnel ».

Cet argument est souvent avancé par les repris de justice politiques en col blanc qui ont eu le bon goût de ne pas se remplir les poches. Dans le cas d’espèce, Alain Juppé a signé des contrats d’emplois fictifs pour des permanents de son parti politique, financés par les impôts des contribuables parisiens. C’est ce qu’on appelle un détournement de fonds, attesté par des contrats de faux emplois signés de la main de l’impétrant. En gros, il a pris dans la poche du contribuable pour reverser dans les poches de militants politiques.

Pourquoi Alain Juppé, 73 ans, se croit-il encore obligé, près de 30 après les faits de crier son innocence ? Il a fait une grosse bêtise il y a longtemps, la société lui a largement pardonné et oublié ses méfaits, mais l’égo de ces hommes politiques ambitieux est tel que ce genre de blessures restent à vif jusqu’à la fin de leurs jours. Ils ne s’en remettent jamais et continuent à rechercher les honneurs comme une sorte de gage de leur innocence perdue. Pour toute ces raisons, Alain Juppé, 73 ans, s’est senti irrémédiablement attiré par cette ultime reconnaissance, comme une libellule par le feu. Il aurait été plus courageux et approprié de renoncer et de terminer le mandat à Bordeaux pour lequel il a été élu.

Le spectacle continue

Les rumeurs médiatiques ont été confirmées aujourd’hui par une conférence de presse d’Alain Juppé, 73 ans, qui a annoncé, en larmes, qu’il démissionnait une énième fois de la mairie de Bordeaux avant le terme de son mandat, et qu’une nouvelle fois les bordelais ont élu un maire qui se carapate sans aller au bout de son engagement. On ne peut pas complètement exclure que l’impétrant ait éprouvé un peu d’émotion mêlée d’un soupçon de remord, mais la cérémonie d’adieu à Bordeaux a un peu tourné au ridicule. Il s’agit d’une fuite, le mieux aurait été de l’assumer, quitte à sauter l’étape d’une conférence de presse et des petits fours qui ont dû l’accompagner.

Il a aussi déploré dans son discours larmoyant que « l’esprit public est devenu délétère » ! Eh oui, sa génération n’a pas su éviter cette décadence nationale dont elle porte sa part de responsabilité. En fait, Juppé est un cœur tendre qui n’était pas taillé pour ce monde sauvage de la politique française où l’intelligence n’est pas la qualité la plus recherchée. Il s’est beaucoup fait balader par les présidents qui l’ont employé, il a servi de fusible à nombre d’entre eux avec une naïveté assez déconcertante mais il reste fasciné par les attributs du pouvoir comme un enfant devant un sapin de Noël alors il ne sait pas refuser ce dernier poste pour lequel il n’a aucune compétence particulière et il pleure devant les caméras en l’annonçant, sans doute autant devant cette nouvelle traîtrise faîte à ses électeurs que face à ses propres faiblesses. Ce n’est pas très grave, juste l’occasion manquée d’un départ plus glorieux.

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Copinages et petits services rendus

Alain Juppé, 73 ans, haut-fonctionnaire qui fut attiré par le chaudron de la vie politique, actuel maire de Bordeaux, est annoncé comme candidat à un poste au conseil constitutionnel. Le bail est de 9 ans, ce qui l’emmènerait jusqu’à 82 ans s’il va au bout. Le garçon, plutôt conservateur, a connu des hauts et des bas dans cette arène politique pour laquelle il n’était manifestement pas calibré. Il a beaucoup démissionné au cours de sa carrière.

D’abord du poste de premier ministre de Jacques Chirac, après la plus incroyable mauvaise décision de la Vème République : la dissolution de l’assemblée nationale en 1997 qui donna la majorité aux opposants socialistes qui le remplacent par Lionel Jospin.  Il avait auparavant en 1995 du rendre les clés d’un appartement appartenant à la mairie de Paris qu’il louait à loyer inférieur au marché, de même que son fils pour un autre appartement à la même adresse.

En 2004 il est forcé à démissionner de toutes ses fonctions électives et de la présidence du parti UMP suite à une condamnation en appel à 14 mois de prison avec sursis et 5 années d’inéligibilité pour avoir trempé dans l’affaire dîtes des « emplois fictifs de la mairie de Parus », en gros, le détournement de l’argent des contribuables parisiens pour payer des personnes qui n’y travaillaient pas.

Puis en 2007, redevenu maire de Bordeaux, il démissionne pour prendre un poste de ministre du président Sarkozy (après avoir promis aux bordelais que jamais il ne les quitterait, même pour un maroquin à Paris), poste dont il démissionnera quelques semaines plus tard suite à sa non réélection comme député.

Après avoir réintégré la mairie de Bordeaux, son refuge, il en redémissionne en 2011, de nouveau pour maroquin ministériel parisien aux Affaires étrangères. Le voici qui va encore démissionner aujourd’hui de la mairie de Bordeaux cette fois-ci pour rejoindre le conseil constitutionnel.

Il n’a pas été plus mauvais que bien d’autres, de droite, du centre comme de gauche, mais il a fait preuve d’une grande instabilité dans ses choix et toujours considéré la mairie de Bordeaux comme son dû qu’il pouvait quitter ou réintégrer selon son bon vouloir. Juppé est le représentant d’une génération politique qui doit passer la main. A 73 ans on peut raisonnablement se demander « à quoi peut donc bien servir un Alain Juppé au conseil constitutionnel » ? Sans doute à pas grand-chose, en tout cas pas de quoi justifier une énième démission de la mairie de Bordeaux avant l’échéance du mandat pour lequel il a été élu. Il aurait été plus honorable qu’il aille au bout puis prenne tranquillement sa retraire. Ce n’est pas son choix et il rempile pour un mandat censé l’emmener jusqu’à 82 ans… Ironie de l’histoire, il va succéder à un ancien premier ministre, comme lui : Lionnel Jospin 81 ans, au sein d’une institution présidée par un autre ancien premier ministre : Laurent Fabius, 72 ans. Aucun d’entre eux ne présente de compétence particulière en droit constitutionnel. Les mauvaises habitudes perdurent et Juppé, hélas, ne sera pas le seul repris de justice à siéger dans la plus haute institution juridique française.

Juppé et Sarkozy

Encore un effort Monsieur Juppé

Après quelques autres, Alain Juppé, 72 ans, annonce qu’il « prend du recul » avec le parti Les Républicains (LR) en refusant de payer sa cotisation. Bien sûr il communique par tweet :

Je comprends la décision de @Dbussereau qui m’avait informé. Pour ma part je n’ai pas l’intention de payer ma cotisation LR en 2018. Je prends du recul et je vais observer notamment dans la perspective des élections européennes de 2019.

Quel courage, quel sens du risque ! Mais que sont tous ces militants en vue de LR qui « se mettent en retrait », « prennent de la hauteur »… En fait, plutôt que de démissionner d’un parti dont ils semblent désapprouver les orientations, ils gardent plusieurs fers au feu, on ne sait jamais de quoi sera fait l’avenir. C’est sans doute leur longue habitude du cumul des postes et des mandats qui perdure, leur mauvaise pratique du pantouflage qui leur a permis de prendre assez peu de risques personnels tout au long de leurs carrières rémunérées par les contribuables.

Un garçon comme Alain Juppé qui n’a pas démérité devrait, à son âge avancé de 72 ans, être désormais capable de prendre des décisions politiques franches sans donner en permanence cette impression de vouloir garder un ou des parachutes de secours. Qu’a-t-il à perdre à 72 ans ? Rien, sinon de laisser l’image d’un homme indécis qui n’arrive pas à sortir du milieu hyper-protégé dans lequel il a évolué toute sa vie. Sa carrière est derrière lui, il a été une nouvelle fois désavoué lors des dernières primaires de la droite en 2017 par des électeurs conservateurs qui ne l’aiment pas et ne l’aimeront probablement jamais au point de l’élire à un mandat national.

Alors il devrait se détendre, respirer un grand coup, aller où bon lui semble et profiter d’une retraite bien méritée qui approche à grand pas. Comme il garde la stature d’un sage homme de droite, il sera consulté certainement, écouté parfois, au-delà des dossiers du tramway de Bordeaux. Les jeunes sont là chez LR comme ailleurs, il faut leur laisser les manettes, la génération des Juppé doit admettre de se retirer sans amertume. Suivez l’exemple de MonGénéral que diable !, qui écrivait en 1969 le lendemain du désaveu du référendum sur la régionalisation :

« Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi. »

Ce fut simple et de bon goût et le sortant ne prit plus jamais la parole publiquement sur aucun sujet politique avant que la fin ne le rattrape, il est vrai assez rapidement après sa démission. C’est ainsi qu’on laisse une trace dans l’Histoire d’une nation !

Le niveau du débat politique

Charlie Hebdo - Coco
Charlie Hebdo – Coco

Alain Juppé, 71 ans, maire de Bordeaux et candidat à l’élection primaire conservatrice à l’élection présidentielle a été appelé Ali Juppé par quelques-uns de ses bons amis politiques au prétexte qu’il a négocié en tant que maire avec un religieux musulman de sa ville, proche des Frères musulmans, sur une question de projet de construction de mosquée. Un grand moment du débat politique largement caricaturé et dénaturé par la presse et le Café du commerce, comme à leur habitude.

En réalité Juppé estime qu’on ne peut pas gommer complètement les origines de la diversité française, religieuses et autres, le tout dans une laïcité intelligente bien comprise. Evidemment cela heurte les plus conservateurs de ses amis de droite, qui le font savoir de leur élégante façon.

La mémoire courte

Charlie Hebdo - Juin
Charlie Hebdo – Juin

A la machine à café, trois trentenaires ignorent tout du passé judiciaire d’Alain Juppé dont le chroniqueur les informe. Le peuple a la mémoire courte et parfois sélective, surtout quand il s’agit de sujets politiques. C’est sans doute l’une des explications de la difficulté au renouvellement de la classe dirigeante en France. Tout est oublié !

Lire aussi Indulgence dans les salons

Indulgence dans les salons

A l’approche des élections primaires conservatrices une indulgence certaine se développe dans les salons bobos à l’égard d’Alain Juppé, 71 ans, condamné en 2004 à dix-huit mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêt alors qu’il était maire-adjoint de Paris chargé des finances et en même temps secrétaire général du parti de droite RPR. Il a signé de sa propre main des contrats de travail fictifs à la mairie de Paris pour des personnes travaillant en réalité à plein temps pour le RPR. Son patron de l’époque, Jacques Chirac, maire de Paris, sera ensuite condamné pour les mêmes faits à deux années de prison avec sursis.

Ces délits permirent de détourner l’argent des contribuables parisiens au profit d’un parti politique et ce, bien des années après la Loi Rocard sur le financement de la politique. C’est ce que l’on appelle une escroquerie. Dans une échelle de valeurs classique, de tels actes sont classés dans la rubrique « pas bien ». Dans celle des bobos ne sachant pas pour qui voter ils relèvent des sujets oubliés. Juppé est un garçon intelligent et bien formé à l’école de la République (financée par l’impôt) et il savait ce qu’il faisait, personne ne l’a forcé, il pouvait toujours refuser de commettre ces actes délictuels, voire même démissionner.

Il ne sert à rien de vouloir minorer la responsabilité des coupables ce qui ne doit pas empêcher de voter pour eux, une fois leur peine accomplie, si l’offre politique du moment n’aligne pas de candidats plus propres. Un Juppé, s’il était élu, pourrait être efficace mais aurait sans un peu moins de crédibilité lorsqu’il prônera rigueur et justice dans la gestion des finances publiques…

Juppé-le-raide

Juppé-le-raide-comme-un-passe-lacets, informe ses concitoyens qu’il se présentera aux élections primaires pour les présidentielles. Ce garçon est vieux, repris de justice pour délinquance financière et il ne fait pas rêver l’électrice. Mais dans le champ de ruines qu’est la droite, il surnage comme un homme intelligent, moins ambitieux que les plus jeunes, avec de l’expérience politique (pas en économie hélas, il n’a jamais mis les pieds dans une entreprise), alors il fait plutôt bonne figure.

Cet évènement est de peu d’importance à ce stade, par contre, il démontre à nouveau par l’absurde l’erreur politique majeure commise par la présidence Chirac de passer d’un septennat au quinquennat. Nous le voyons, nous sommes à 2 ans et demi du prochain scrutin présidentiel et déjà la politicaille n’est préoccupé que par cette échéance, et cela va aller en s’aggravant… Pendant ce temps, elle ne s’occupe pas du reste.

Juppé rend hommage à Coppé, attachez vos ceintures…

Impayable : Juppé rend hommage au courage de Copé, démissionnaire de la présidence de l’UMP ! Juppé, repris de justice suite à sa condamnation dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, qui s’incline devant Copé dont le parti qu’il préside est impliqué dans un système de fausses factures, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité…

Caution morale vs. compromission

Juppé-le-raide-comme-un passe-lacet, la « caution morale incontestable » de l’UMP, cherche à réconcilier Copé-l’aboyeur et Fillon-costume-étriqué. Il échoue ce soir. Il faut dire qu’avoir choisi ce psychorigide de toute première catégorie pour mener une médiation relève d’une colossale erreur de ressources humaines, le garçon n’est pas vraiment commode et pour mener une médiation il convient de savoir compromettre, ce qui n’est pas une qualité connue du bonhomme.

Si ces deux chiffonniers avaient un minimum de sens de l’intérêt général, ils renonceraient chacun à la présidence du parti et feraient organiser de nouvelles élections auxquelles ils ne participeraient pas. Mais bien sûr cela ne sera pas. Ce n’est pas bien grave, il n’y a pas mort d’hommes, il ne s’agit que d’élire un chef de bande de l’UMP. La République y survivra et, en principe, la gauche est au pouvoir pour dix ans, au minimum.

Quelques nouvelles de la Libye

Courage fuyons ! La Ligue arabe commence à se débiner sur la justification d’une intervention extérieure en Libye, la Russie désapprouve les bombardements occidentaux et certains pays européens membres de la coalition ont des états d’âme.

On a vu à la télévision un avion de guerre tomber en flamme et s’écraser sur Benghazi. Le reportage parle d’un pilote algérien et d’un avion rebelle, puis passe à autre chose. Il serait est tout de même important de comprendre si la rébellion a pris le contrôle d’une partie de l’aviation militaire locale. Sans parler du fait que le pilote (mort) aurait été algérien ce qui tendrait à montrer que les rebelles emploient également des mercenaires. Si cela était avéré cela change quelque peu la donne ! Mais non, on parle d’autre chose sans investiguer plus avant sur ce sujet stratégique, préférant repasser les éternelles images de lancement de missiles tomahawk de nuit dans une féérique illumination plutôt que de faire un peu d’analyse des faits.

Kadhafi n’est pas très malin dans cette affaire. Il a affirmé haut et fort avec ses fistons qu’il allait massacrer la rébellion dans des rivières de sang. Evidemment, cela fait mauvais genre. Il aurait pu le faire sans le clamer si fort, comme à Bahreïn par exemple. Il aurait pu aussi compromettre un peu avec la rébellion, leur donner quelques gages qui ne prêtent pas trop à conséquence, acheter quelques tribus supplémentaires, et tout aurait pu continuer comme depuis 42 ans. Au lieu de ceci il a abominé la terre entière, lâché sa progéniture dans l’arène, annoncé des rivières de sang, bref il a fait le beau et cédé aux sirènes de son ego surdimensionné et de la communication.

La guerre occidentale a commencé en Lybie avec des bordées de missiles lancés sur le pays et des tirs d’avion français et britanniques. Kadhafi éructe qu’il achèvera tout traître ou collaborateur de la coalition des croisés. Il menace de transformer la mer Méditerranée en champ de bataille. Il est capable de faire tout ceci, il l’a déjà fait d’ailleurs. Les menaces de ce régime sont à prendre au sérieux. Le travail est commencé, il faut maintenant le finir. Espérons que cela avancera vite et bien.

Si la Ligue arabe a vaguement approuvé cette opération du bout des lèvres, l’Union africaine est contre. Les nouvelles puissances (Chine, Brésil ou Russie) se sont prudemment abstenues. Après tout elles pourraient elles-mêmes se retrouver dans des situations comparables à la Lybie en maltraitant leur peuple… Il s’agit bien d’une opération occidentale, une fois encore. Il va y avoir des morts, des bavures, des doutes. Le cas le plus favorable serait que l’armée libyenne se débine rapidement face à l’armada mais rien n’est moins sûr, après tout la France lui a elle-même fourgué des équipements des années durant ! Cette guerre peut aussi re-souder les affidés de Kadhafi autour de lui. D’un autre coté personne ne l’aime ni en Afrique, ni dans le monde arabe, ni bien sûr en Occident. Ses seuls soutiens sont ses clients locaux ainsi que Chavez (Venezuela) et Ortega (Nicaragua).

Juppé-le-raide-(comme un passe-lacet)-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-depuis-2006-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville est présenté comme le nouveau héros français pour avoir fait passer une résolution au Conseil de sécurité des Nations-Unies pour entrer en guerre contre la Lybie. Ira-t-il néanmoins passer demain son lundi à Bordeaux pour s’occuper de sa ville ?

Les occupations d’Alain Juppé

Juppé-le-raide-(comme un passe-lacet)-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-depuis-2006-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville prend son temps : histoire de bien montrer qui est le patron, il est allé aujourd’hui à Bordeaux présider son conseil municipal et du coup a retardé sa passation de service au ministère des affaires étrangères demain matin.

L’ordre du jour de ce conseil municipal est disponible sur le site web de ladite Mairie et semble d’importance. Qu’on en juge, il y en a 4 pages dont la première est la suivante :

M. le Maire

Communication

Communication sur le Projet Social 3.

M. le Maire

Délibération  20110053

Indemnités de Fonctions des Elus Locaux. Attribution d’une indemnité supplémentaire. Autorisation.

Délégation de Hugues MARTIN, Adjoint au Maire

Délibération  20110054

Centrale Photovoltaique du parc des expositions avenant au bail emphytéotique Ville de Bordeaux. Société Bordelaise des équipements publics d’exposition et de congrés (SBEPEC). Autorisation. Décision.

Délibération  20110055

Acquisition par la Ville de Bordeaux de l’emprise du Groupe Scolaire n°1 de la ZAC des Berges du Lac. Autorisation. Décision.

Délibération  20110056

Association Le P’tit Campus. Emprunt de 570.000 € auprès du Crédit Coopératif. Garantie partielle de la Ville. Autorisation.

Délibération  20110057

Exploitation d’une Auberge de Jeunesse. Délégation de Service Public. Appel public à concurrence. Décision. Autorisation.

Délibération  20110058

Cimetière de la Chartreuse. Aménagement d’une aire d’accueil pour les convois funéraires.

Délibération  20110059

Tempête du 24 janvier 2009. Divers Bâtiments communaux et mobiliers urbains endommagés. Règlement par les assureurs de l’indemnité différée. Encaissement. Autorisation.

Délibération  20110060

Fonds d’Intervention Local 2011. Affectation de subventions.

Délégation de Anne BREZILLON, Adjoint au Maire

Délibération  20110061

Attribution d’aides en faveur des associations – Subventions – Adoption – Autorisation

Délégation de Brigitte COLLET, Adjoint au Maire

Délibération  20110062

Redevances dues par les enseignants au titre du chauffage dans les logements de fonction. Disposition d’encaissement. Autorisation.

Délégation de Dominique DUCASSOU, Adjoint au Maire

Délibération  20110063

Manifestation Evento. Convention de partenariat entre le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) et la Ville de Bordeaux. Signature. Autorisation.

Délibération  20110064

Capc Musée d’Art Contemporain. Partenariat du CIC Sud-Ouest, de Paniers Primeurs et d’Univitis. Titre de recette. Conventions. Signature. Autorisation.

Délibération  20110065

Opération Week-end Musées Télérama. Gratuité d’accès. Autorisation.

Délibération  20110066

Synagogue de Bordeaux. Travaux. Subvention d’équipement. Dernière tranche. Décision. Autorisation.

Délibération  20110067

Conventions liant la Ville de Bordeaux à diverses associations dans le domaine culturel. Signature. Autorisation.

Délibération  20110068

Extension du Glob-Théâtre. Participation de la Ville au financement des études de maîtrise d’oeuvre. Convention de partenariat. Adoption. Autorisation.

Délibération  20110069

Musée d’Aquitaine. Organisation de la Nuit des Musées. Autorisation.

Délibération  20110070

Musée d’Aquitaine. Catalogue pour l’exposition ‘Arts d’Afrique. Voir l’invisible’. Fixation du prix de vente. Autorisation.

Délibération  20110071

Musée d’Aquitaine. Saison franco-vietnamienne. Organisation d’une manifestation intitulée ‘Entre Garonne et Mékong’. Autorisation.

Etc. etc.

C’est sûr que par rapport à une délibération sur l’attribution d’une indemnité de fonction supplémentaire aux élus locaux bordelais les affaires du Monde sont de peu d’importance, révoltes dans le Maghreb, G20 et autres billevesées, l’ex-ministre de la défense et nouveau ministre des affaires étrangères est à Bordeaux, droit dans ses bottes, et gère l’acquisition par la Ville de Bordeaux de l’emprise du Groupe Scolaire n°1 de la ZAC des Berges du Lac ainsi que, ne l’oublions surtout pas, l’aménagement d’une aire d’accueil pour les convois funéraires au Cimetière de la Chartreuse…

On ne peut pas tout faire, les affaires étrangères et la défense attendront !

Changement et continuité

Nouveau gouvernement en France. La MAM est remplacée par Juppé-le-raide-(comme un passe-lacet)-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-depuis-2006-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville. Après avoir passé quelques mois au ministère de la défense à réceptionner les cercueils des soldats français tués en Afghanistan, le voici au quai d’Orsay. A-t-on le moindre espoir qu’il ne mente moins aux citoyens français qu’il n’a menti aux bordelais ? Aucun !

Souvenons-nous également qu’il est repris de justice, condamné à de la prison avec sursis plus de l’inéligibilité. Depuis il a payé et avalé bien des chapeaux, et pourtant il revient, sur sa parole, comme sous les ors de la République.

Cela étant dit il n’est sans doute pas un plus mauvais bougre que la moyenne des ministres actuels. Il est en tout cas noble et fidèle, ayant payé en justice pour couvrir son chef Chirac qui était le vrai coupable.

Juppé globe-trotter

Juppé-le-raide-(comme un passe-lacet)-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-depuis-2006-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville doit maintenant se rendre au Niger pour y récupérer les corps de deux français tués par des terroristes. Après son réveillon de Noël à Kaboul pour essayer de rassurer les soldats français, celui du nouvel-an au Brésil pour fourguer nos Rafale, c’est maintenant Niamey pour y constater notre impuissance face à une bande de va-nu-pieds terroristes de circonstance. Comme il doit regretter sa mairie de Bordeaux où il menait une vie paisible et fidèle à ses engagements !

Il ne sait pas ce qu’il dit

Juppé-le-raide-(comme un passe-lacet)-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-depuis-2006-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville affirme maintenant que l’armée française n’a aucune intention d’intervenir en Côte d’Ivoire. Est-il en train de mentir aux français comme il a menti- aux-bordelais-depuis-2006-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville ? L’avenir le dira mais on peut craindre le pire de la part d’un responsable qui n’a pas hésité à mentir-aux-bordelais-depuis-2006-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville.

Juppé devrait arrêter de se dédire

Juju-le-raide, Juju-qui-devait-se-consacrer-à-sa-ville-de-Bordeaux, Juju se lâche dans Le Monde et propose son projet pour 2012. Après moult départs de la vie politique il n’arrive pas à s’y faire et ne résiste pas à l’appel du large, alors une nouvelle fois il s’annonce prêt au sacrifice :

« …s’il advenait qu’il [Sarkozy] décide de ne pas se présenter l’UMP devra organiser des primaires. Dans ce cas j’envisagerai de concourir. »

Pauvre Juju, il n’a que très peu de chances d’être élu tant il fait peu rêver la ménagère de moins de cinquante ans, mais son espoir fait plaisir à voir et son énergie façon « je ne renonce jamais » force l’admiration.

La droite s’égaye dans la nature

A peine les urnes régionales remballées sur l’échec de la droite aux élections du même nom, c’est déjà la curée au cœur même de la droite. Tel un troupeau de gnous dans la plaine du Ngorongoro à la recherche d’un point d’eau en fin de saison sèche, les candidats au changement s’agitent : Galouzeau de Villepin annonce devant un parterre de plumitifs mondains du Pressclub de France son intention de créer

« …un mouvement politique, un mouvement libre et indépendant, ouvert à tous, quels que soient leur origine, leur sensibilité, leur engagement, au-dessus des clivages partisans, qui pourra rassembler toutes les bonnes volontés. Servir la République, servir la France, c’est pour moi la clef de l’engagement politique. Et avec tous ceux qui nous rejoindront, nous porterons sur les fonts baptismaux ce mouvement politique le 19 juin à Paris, avec le souci d’apporter une contribution tout au long des prochains mois, de ces deux prochaines années, et le souci de défendre le moment venu nos idées et notre projet. »

Pendant ce temps Juppé-le-raide-comme-passe-lacet, que l’on croyait tranquillement somnolant à la mairie de Bordeaux (il a d’ailleurs annoncé lui-même à plusieurs reprise qu’il se concentrerait désormais sur les enjeux locaux) se commet sur les ondes pour annoncer qu’il n’exclut pas de pouvoir être candidat à la candidature de droite aux présidentielles de 2012 si par malheur Sarko l’agité ne se représentait pas ; un quarteron de députés UMP signe un tract pour demander la suspension du bouclier fiscal ; même Carla y va de son commentaire dans Le Figaro Madame : 

« En tant qu’épouse, je ne le souhaite pas vraiment [que Sarkozy se représente en 2012 aux élections présidentielles NDLR]. Peut-être ai-je peur qu’il y laisse sa santé, peut-être ai-je envie de vivre ce qui nous reste à vivre dans une certaine paix ? Mais quelles que soient la situation et les décisions que prendra mon mari, je ferai tranquillement avec. Je dois dire que je suis réconfortée par les occasions d’aider les autres que cette fonction m’a offerte. C’est une consolation. Et je demeure encore stupéfaite et honorée de représenter la France, je fais vraiment de mon mieux pour être à la hauteur. »

Bref, cette défaite va au moins secouer le Landerneau de la politique droitière franchouillarde, voyons ce qu’il en sortira.

Encore un petit effort Monsieur Juppé

Juppé-le-raide se bonifie avec le temps. Alors qu’on lui aurait proposé de succéder à Seguin à la Cour des Comptes il préfère rester tranquillement maire de Bordeaux et profiter de la vie à l’ombre des vignobles. C’est bien.

Il dit par ailleurs dans Les Echos :

Les banques ont-elles tiré les leçons de la crise ?

Je regardais la une d’un grand journal ce week-end. A gauche, il y avait Haïti, à droite le milliard de bonus que les banques françaises s’apprêtent à distribuer. C’est obscène et inacceptable. Rien ne justifie à mes yeux qu’on puisse avoir de telles dérives et de tels excès. J’espère que la taxation dont il est question en France va se concrétiser.

Le gouvernement prévoit une taxe de 50% sur les bonus au-delà de 27.500 euros…

Si on n’arrive pas à se faire entendre des banques, je pense qu’il faudra aller plus loin au parlement. On nous dit toujours : « Il y a la concurrence, les banquiers vont filer ailleurs… » Mais la concurrence ne justifie pas l’immoralité.